‹ Céphalopodes. Études générales. Extraits du Système silurien du centre de la Bohême. Vol. II, texte v. Chap. XVII-XIXChapitre 64 sur 89 · Adelphoceras · texte numérisé non relu

Adelphoceras

Bronn.

. Barr.

. Sait. . Hall.

. Stok.

. Sait.

. Barr.

Hereoeeras . . .

. Barr.

s.-g. Ophidioceras .

. Barr.

Nothoeeras . .

. .Barr.

Bathmoceras . .

. .Barr.

Mesoeeras . . *

.Barr.

Glossoceras . .

. .Ban\

s.-g. Glymemia .

. Mûnst.

En supposant que le genre Baetrites se maintiendra, suivant les indications de notre diagramme, nous l'associons provisoirement aux genres principaux, à cause de l'étendue verticale de son existence.

Kemarquons maintenant que, parmi les 12 genres principaux ou cosmopolites, il y en a Ô, c. à d. la grande majorité, qui ont fait partie de la première apparition des Céphalopodes, à l'origine de la faune seconde. Voir le diagramme cité, p. 84.

Parmi les 4 autres, il y en a 2, qui ont apparu durant la faune seconde, savoir: Fhragmoceras dans une phase moyenne et AscoeeroB dans la dernière phase, l'un et l'autre en Amérique.

Les 2 derniers genres cosmopolites, Gp-oeeras et Goniatites, se sont manifestés, en Bohême, vers le milieu de la durée de la faune troisième.

Observations générales. 129

On peut se demander, pourquoi les genres doués de la plus grande vitalité appartiennent, en grande majorité, à la série des premiers types connus. Il serait aussi intéressant de savoir, pourquoi les autres genres, surgissant à 4a même époque, n'ont joui, au contraire, que d'une existence relativement peu prolongée, bien que leurs apparences extérieures ne nous permettent de reconnaître aucune infériorité dans leur organisation.

A cette occasion, observons que le type complètement enroulé, Nautilus^ est le seul qui a eu le privilège de traverser tous les âges géologiques. Mais par contraste, c'est le type droit, Orthoceras, c. a d. le plus opposé au type enroulé, qui présente la plus grande longévité après Nautilus,

Ce contraste nous montre, que la longévité prédominante de Nautilus ne peut pas être attribuée exclusivement à la forme de sa coquille.

D'autres comparaisons analogues, que le lecteur peut établir comme nous, d'après notre diagramme, concourent à nous montrer, que la force vitale attribuée à chaque genre et qui se manifeste par l'étendue verticale de sa durée, comme par sa richesse en espèces, ne peut pas être mesurée par les règles de la science, ni par les théories. Elle dérive des combinaisons générales de la souveraine puissance créatrice.

Jetons maintenant un coup d'oeil sur les types secondaires, dont l'existence et l'extension horizontale ont été très réduites. Notre diagramme sert à reconnaître, que ces types se trouvent en nombre égal, à l'époque de chacune des 3 grandes apparitions de genres ou sous-genres, que nous avons signalées durant la grande période silurienne. Dans cette comparaison, nous faisons abstraction de Tretoceras, à cause des motifs déjà indiqués.

A l'origine de la faune seconde, apparaissent les 3 types suivants, extrêmement restreints, dans le nombre de leurs espèces, contrastant avec la diffusion géographique des 2 derniers, en Europe et en Amérique.

S.-g. Discoceras Barr.

S.-g. Pihceras Sait.

Bathmoeeras Barr.

130 Distribution verticale.

Sur l'horizon du plus grand développement des Céphalopodes, dans les premières phases de la faune troisième, 3 nouveaux types apparaissent et disparaissent dans un court espace de temps, savoir:

S.-g. Hwronia Stok.

Mesoceras Barr.

Crlossoceras Barr.

Leur diffusion géographique est très peu étendue.

Vers la fin de la faune troisième, 3 nouveaux genres se manifestent et disparaissent après une existence limitée verticalement dans notre bande g 3 et géographiquement dans la Bohême.

Adelphoceras Barr.

Hercoceras Barr.

Nothoceras Barr.

Ainsi voilà 3 groupes, chacun composé de 3 types secondaires, la plupart locaux et également caractérisés par une durée très bornée, qui contraste avec celle des types principaux.

En signalant cette coïncidence, nous ne pensons pas, qu'elle constitue un caractère important dans la distribution verticale des types des Céphalopodes, durant la période silurienne. Cependant, nous avons cru devoir la signaler, en attendant que de nouvelles découvertes de types fassent disparaître la périodicité de cette triple apparition.

Après la production inexplicable de 24 types, indiqués dans notre diagramme, pendant la durée de la période silurienne, nous sommes frappé par l'extrême rareté des nouveaux types, qui font leur première appjuition durant les faunes subséquentes. En eflfet, ces derniers se réduisent à 2, que nous venons de mentionner.

L'un est Clymenia^ qui n'est connue jusqu'ici que sur les horizons les plus élevés des faunes dévoniennes et qui appartient à la famille des Goniatides.

L'autre est Aturia^ qui appartient aux Nautilides, mais dont l'apparition est séparée, par un immense intervalle chronologique, de l'époque où florissait cette famille.

Cette .répartition des Céphalopodes, dans la série des âges géologiques, est un problème, dont la solution paraît inabordable.

Observations générales. 131

L'événement le plus grave dans cette répartition verticale, consiste dans la réduction soudaine de toutes les formes génériques et spécifiques, immédiatement après la faune troisième silurienne. Nous avons déjà montré sur la p. 716, Texte IV, que l'introduction des poissons, dans les mers de cette époque, ne pouvait pas nous fournir une explication satisfaisante "de ce grand événement, daiis les mers paléozoiques.

3. Absence de progrès, dans la conformation extérieure et la structure interne des types des Céphalopodes.

Il résulte des observations exposées sur les pages qui précèdent, que les types génériques des Céphalopodes, au point de vue de leur nombre et de l'époque de leur apparition, ne présentent aucune trace de l'évolution théorique. Cette apparition reste donc inexplicable pour la science.

n convient maintenant d'examiner, si la conformation extérieure et la structure interne des coquilles montrent des progrès continus dans un même sens, durant l'existence connue de ces mollusques. Il nous suffit de jeter un coup d'oeil sur les formes représentées dans leur première apparition, pour résoudre négativement cette question.

On sait, que les distinctions les plus générales parmi les Céphalopodes, qui nous occupent, sont fondées sur les caractères suivants, dont les 2 premiers servent principalement à leur classification savoir:

1. la forme simple ou composée de l'ouverture, qui nous a permis de répartir les types en 2 séries parallèles. (Voir notre tableau de classification, p. LVIII, Texte, partie IV.)

2. les apparences de la courbure, d'après lesquelles nousavons établi l'ordre des types dans chaque série.

3. la forme et le diamètre du siphon ont été pris par divers savants conmie bases de leur classification et par nous comme un caractère auxiliaire dans la distinction des types.

4. les apparences du test nous ont servi à établir des groupes distincts parmi les espèces, dans les genres et sous-genres.

Examinons maintenant jusqu'à quel point ces caractères, ou indices principaux, se sont manifestés dans les 12 types primitifs,

Distribution verticale.

à l'origine^ de la faune seconde. C'est ce que nous indiquons succinctement pour l'ouverture, la courbure et le siphon, dans le tableau suivant. Nous faisons abstraction du test, . que nous mentionnerons particulièrement ci-après.

Tabl. NS 4. Caractères principaux des 12 types primitifs des Céphalopodes.

l^'t Série: Types à ouverture simple.

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