Troehoceras Barr. HaU., eiroilée à doiUe coubire
. sip o^XnujnnmiQidei variable.
. siphon cylindrique, étroit.
r siphon cylind., très large, t goulots invaginés.
. siphon insolite.
. siphon nummul., très large.
siphon cylindrique.
2ème Série: Types à ouverture composée.
10. Gomphoceras . . Sow.,{^^g^^^^^^^^^^^^ cylindrique, étroit.
ll.Litnites . . . Breyn., {^^SsïeT^^^^
12. Ophidioceras . . ^ BaTr.,{^^^;?^J^^/^^^^^^ cylindrique, étroit.
Nous n'avons pas mentionné particulièrement les apparences variées des ornements du test, dans les 12 types primitifs. Mais, nous avons constaté ailleurs, qu'D est impossible de découvrir aucun contraste dans l'ornementation entre les Orthocères de la faune seconde silurienne d'Amérique ou d'Europe, et ceux de la faune troisième, en Bohême. Voir p. 1169, ci-dessus. Cette remarque s'applique aux autres genres. Nous rappelons que, dans les fossiles les plus anciens, l'observation des ornements du test n'est pas toujours possible, à cause de l'état de conservation. On peut cependant reconnaître, qu'elle ne présente, dans les types primitifs aucune
Observations généraleô. 1^3
apparence, qui ne soit comparable à celles que nous observons dans les formes congénères des âges postérieurs.
Notre tableau montre, que les principaux caractères, relatifs à l'ouverture, à la courbure et au siphon, sont représentés dans les types primitifs, comme dans les Céphalopodes des faunes subséquentes.
a. En ce qui concerne l'ouverture, nous devons faire remarquer, que l'existence de sa forme contractée est bien constatée, dans 3 des 12 types énumérés, auxquels s'ajoute encore Phragmoceras, vers le milieu de la durée de la faune seconde. Cependant, cette faune, considérée dans son ensemble, présente un nombre relativement beaucoup moindre de Nautilides à ouverture contractée que la faune troisième. On pourrait donc être disposé à considérer ce fait comme indiquant un progrès dans le développement de cette famille.
Cette interprétation serait eiTonnée, comme on peut s'en convaincre par les considérations qui suivent.
L'ouverture contractée constitue dans les types une forme bien caractérisée, dont le but nous est inconnu. Mais, cette forme ne peut pas être regardée comme un progrès, parcequ'elle ne procure aucun avantage réel, sous le rapport de l'existence ou de la fréquence des individus.
En effet, les Céphalopodes à ouverture composée .ont apparu avec le plus grand nombre de formes spécifiques, en Bohême, à 2 époques distinctes et séparées par une grande hauteur verticale, durant notre faune troisième.
Sur l'horizon de notre bande e2, ils sont représentées pj^r 96 espèces, savoir:
S.-g. Ophidioceras 3 espèces.
Phragmoeeras 25 „
Gomphoeeras 66 „
Glossoeeras 2 „
Ensemble 96 espèces.
Ce nombre comprend les espèces de la Série tardive.
Cette bande e2, ayant fourni 777 espèces de Céphalopodes, les 96 à ouverture composée représentent la proportion notable de yY^ = 0.12. Une semblable proportion n'est connue dans aucune
134 Distribution verticale.
autre contrée. Cependant, malgré cet avantage numérique apparent, à l'époque où une cause de destruction, jusqu'ici inconnue, anéantit presque complètement la faune de la bande e2, il ne reste aucun représentant des 4 genres à ouverture composée. Au contraire, les seuls Nautilides, qui échappent à ce désastre, appartiennent à 2 types, bien caractérisés par l'ouverture simple, c. à d. Orthoceras et Cyrtoceras, qui sont les seuls représentés dans la bande f 1. Ces types continuent à se propager à travers nos bandes f 2 et gl. Ensuite 2 autres types à ouverture simple, TVochoceras et Gryroceras, reparaissent avec eux.
La bande g 3 nous présente un autre exemple analogue et encore plus frappant. Par suite d'une réapparition soudaine des genres Phragmoceras et Gomphoeeras, auxquels s'ajoutent les 2 genres nouveaux Adelphoceras et HercoceraSy qui surgissent inopinément, les espèces à ouverture contractée s'élèvent dans cette bande au nombre de 33, comme il suit:
Adelphoceras 2 espèces.
Hercoeeras 2 „ dont 1 var,
Phragmoeeras 21 ^
Gomphoeeras .8 „ •
Ensemble 33 espèces.
Ce nombre comprend les espèces de la Série tardive.
La bande g 3 possédant en tout 110 espèces de Céphalopodes, les formes à ouverture contractée représentent la proportion jusqu'ici inouie de -^ = 0.30. On pourrait penser, que l'ouverture composée est en voie d'arriver à la prédominance sur l'ouverture simple, ou du moins à l'égalité.
Remarquons en outre que, parmi ces Nautilides à ouverture composée, la majorité des espèces se distingue par sa grande taille.
Cependant, malgré ces 2 avantages, lorsqu'une nouvelle cause de destruction se manifeste, comme à l'époque de la bande e2, toutes ces formes disparaissent à la fois. D ne reste des 110 espèces de la bande g 3, que 4 formes, qui se reproduisent dans la bande hl et qui appartiennent aux genres suivants:
Orthoeeras 1 espèce.
Goniatites , . 3 espèces.
Observations générales. 135
Mais, dans la même bande hl, nous voyons surgir. quelques espèces nouvelles et d'autres se reproduire des bandes inférieures. Ainsi, cette dernière représentation de la faune troisième comprend seulement 14 espèces. Elles appartiennent à 3 genres, caractérisés par l'ouverture simple, savoir:
Gyroceras^ Konck 1 espèce.
Orthoeeras, Breyn 10 „
Ooniatites, de Haan 3 „
Ensemble 14 espèces.
Voilà donc 2 époques très remarquables, dans lesquelles nous reconnaissons, que l'ouverture contractée ne confère pas un avantage aux Nautilides, qui en sont pourvus. En effet, cette conformation, même associée à une grande taille, n'a pas pu les protéger contre les causes quelconques de destruction, auxquelles ont échappé cependant les représentants de divers types, possédant seulement une ouverture simple.
Dans les faunes dévoniennes, les Nautilides à ouverture composée jouent un rôle très secondaire,- Leur nombre est réduit à 14, appartenant au seul genre Gomphoceras et leur taille est, en général, exiguë. Ils sont donc bien éloignés de disputer la prédominance aux espèces, qui ne possèdent qu'une ouverture simple et dont' nous comptons 217.
Dans les faunes carbonifères, 4 espèces seulement pourraient être attribuées à la série caractérisée par l'ouverture contractée. On suppose quelles appartiennent aa genre Gomphoceras. Mais, cette association est douteuse, parceque l'ouverture n'a jamais été observée. L'une d'elles, décrite par Sowerby sous le nom de Orth. ^ cordiforme, est remarquable par sa grande taille.
En admettant la supposition de 4 Gomphoceras dans les faunes carbonifères, on voit que leur nombre est minime par rapport aux autres Nautilides de cette faune, dont nous évaluons le nombre à 228. (Voir notre tableau et diagramme, ci-dessus, p. 84.)
Après cette dernière apparition hypothétique des Nautilides à ouverture contractée, nous n'en rencontrons plus aucune trace dans les faunes permiennes, ni dans les faunes triasiques. Les premières renferment des représentants de 3 genres à ouverture simple: Ncmtilus, Cyrtoceras, Orthoceras. Les dernières sont beaucoup plus riches en espèces de Orthoceras et Nautilu$,
Distribution verticale.
D'après cette revue, l'ouverture composée ne peut pas être considérée comme l'indice d'un progrès quelconque dans les Nautilides. En effet, nous voyons qu'à toutes les époques, les espèces pourvues de ce caractère se sont constamment montrées inférieures en résistance à celles qui possédaient une ouverture simple. Ces dernières* ont encore survécu pendant longtemps après la disparition des premières.
b. Sous le rapport de la courbure, si nous comparons les 12 types primitifs avec tous les autres types, qui ont surgi durant les âges postérieurs, nous ne rencontrons aucune combinaison nouvelle, pour la forme extérieure des coquilles non primitives. Ce fait est très reconnaissable, d'après les indications du tableau suivant :
Tableau N° 5. Forme de la courbure des types, qui ont apparu après les 12 types primitifs.
I^'^ Série: Types à ouverture simple.