Phragmoceras . Brod., coquille arquée comme Cyrtoceras
12. Hereoceras . . . Barr., cs^iille eanaiée à toara coitigis . . comme Nautilus.
13. Adelphoceras . . Barr., ceqiiile earoalée à doable coirbvre . comme Trochocercts,
Dans ce tableau et le précédent Nr. 4, p. 132, nous avons négligé Tretoceras, à cause des incertitudes déjà exposées à son sujet. Sa coquille est droite, comme celle de Orthoceras.
En comparant les 13 types du tableau qui précède, aux 12 types primitifs, énumérés sur notre tableau Nr. 4, p. 132, on voit que ceux qui ont apparu à diverses époques successives, ont repro-
Observations générales. 137
duit les formes de la courbure, qui avaient déjà existé comme caractères génériques, paimi les types qui ont surgi à l'origine de la faune seconde. On ne peut même reconnaître entre les séries comparées qu'une seule différence minime, savoir, celle qui distingue certains Gyroceras à tours disjoints, des Lituites dont la spire, semblablement enroulée, se termine par une crosse droite.
En somme, sous le rapport de la courbure, nous ne voyons les traces, ni d'un progrès quelconque, ni même d'une notable variation, entre les 12 types primitifs, qui ont apparu à l'origine de la faune seconde, et les autres types du même ordre, qui ont surgi à des époques diverses, subséquentes et espacées très inégalement dans la série des âges géologiques.
c. Comparons maintenant les mêmes séries de types, sous le rapport des apparences du siphon qui est l'un des éléments \eé plus importants de la coquille. Ces apparences sont relatives à la position de cet organe, à la forme de ses éléments et à leur largeur.
En ce qui touche la position du siphon, nous avons déjà présenté une étude sur ce sujet sous le titre qui suit: Comparaison des diverses positions du siphon des Nautilides, sous le rapport de leur première apparition et de leur persistance durant les âges géologiques. Voir p. 527, Texte, partie IV.
Les faits que nous avons exposés dans cette étude, étant parfaitement suffisants pour établir, que les diverses positions du siphon se sont manifestées dans les 12 types primitifs, nous prions le lecteur de se reporter à la page citée.
En ce qui concerne l'apparition de la forme cylindrique et de la forme nummuloide des éléments du siphon, nous avons constaté, qu'elle avait été contemporaine dans les Orthocères, à l'époque de l'apparition des 12 types primitifs. Voir p. 779, ci-dessus, l'étude intitulée: Antériorité relative de la forme cylindrique et de la forme nummuloide, dans les éléments du siphon des Orthocères,
D'après cette étude, il est reconnu, que la forme cylindrique prédominait dans cette première phase de la faune seconde, comme durant toutes les phases subséquentes des faunes paléozoiques. Il serait superflu de reproduire ici la recherche indiquée.
La forme nummuloide, après avoir éprouvé diverses oscillations en sens opposés, a disparu avant la forme cylindrique. Celle-ci est la seule connue dans les Nautilides permieus et triasiques, à l'ex-
138 Distribution verticale.
ception de Naut, arietis^ qui est à la fois le seul NautUus et la dernière espèce de cette famille, qui ait été pourvue d'un siphon à éléments nummujoides.
Au sujet de la largeur du siphon, il est aisé de constater, que ses dimensions extrêmes, comme ses dimensions moyennes, étaient représentées parmi les 12 types primitifs.
En considérant d'abord les types sur notre tableau Nr. 11, ci-dessus, p. 894, on voit, que Endoceras et Piloceras présentent la limite maximum de la largeur, qui n'a jamais été dépassée dans les éléments du siphon, mais qui a reparu dans Orthoc. cocMeatum durant la faune III silurienne. Nous pouvons indiquer de même les espèces de Lituites, comme possédant un siphon d'un faible diamètre, voisin du minimum. Au contraire, les autres genres, tels que Orthoceras, NautUus . . . &c ... offrent dans leur siphon les largeurs moyennes.
D'après ces indications, nous pouvons affirmer que, dans les 12 types primitifs, les apparences diverses du siphon ont été aussi bien représentées que dans les 13 types paléozoiques subséquents. Seulement, il faut remarquer, que le nombre total de 165 espèces fournies par les 12 types primitifs, étant très inférieur à celui des espèces, qui ont apparu dans les faunes postérieures, la fréquence de chacune des apparences du siphon doit suivre une proportion à peu près semblable.
En somme, les documents que nous venons de rappeler, au sujet de l'ouverture, de la courbure de la coquille, du siphon et du test, concourent à démontrer que, depuis l'apparition des 12 types primitifs, les caractères fondamentaux des Céphalopodes n'ont varié qu'entre les limites connues dès l'origine de cet ordre, sans qu'aucun d'eux se soit graduellement modifié suivant un sens déterminé, durant la suite des âges géologiques.