Abseii(5e de toute forme intermédiaire entre les
types primitifs des Céphalopodes, eomme entre
les types postérieurs.
Nous devons maintenant appeler l'attention sur ce fait remarquable, que les espèces qui représentent les 12 types primitifs, ne constituent aucune transition apparente entre eux.
Observations générales. 139
Au contraire, les formes génériques les plus contrastantes restent complètement isolées les unes des autres. Ainsi, Bathmoceras, par la structure insolite de son siphon, s'éloigne largement des tous les Nautilides, qui sont en connexion entre eux par les apparences de cet organe.
De même, parmi les Nautilides, la forme droite de divers genres, tels que Orthoceras ... &c . . ., présente le constraste le plus prononcé par rapport aux formes complètement enroulées dans un plan, comme NautUm et à plus forte raison par rapport à ceDes qui offrent une double courbure, comme Trochoceras,
Si on voulait supposer, que les formes de transition, dont nous constatons l'absence, entre les 12 types primitifs, échappent à nos observations, parceque la trace de leur existence ^e perd dans la nuit des temps, cette excuse ne peut pas être appliquée aux genres, qui ont paru postérieurement, à des époques riches en fossiles et durant lesquelles les espèces de transition supposées auraient pu aisément se conserver comme les autres.
Nous citerons comme exemples d'abord: Goniatites succédant à la première apparition de Nautilus en Bohême et ensuite Glymenia, contemporaine des Goniatites^ sans qu'aucune forme se montre intermédiaire entre ces types.
A cette occasion, nous rappelons que, dans notre Texte, partie I, 1867, p. 443, nous avons indiqué 3 voies de transition, par lesquelles les Cyrtoceras semblent se rattacher aux Orthoceras. Nous avons en même temps nommé les espèces, qui représentent ces groupes de passage. Mais, il est important de remarquer, que ces espèces n'apparaissent que dans premières phases de notre faune troisième, tandisque Orthoceras et Cyrtoceras, avaient existé dans toute leur indépendance et sans connexions spécifiques, à partir de la première apparition des Céphalopodes, à l'origine de la faune seconde.
Ainsi, les espèces intermédiaires de la faune troisième ne pourraient être invoquées qu'en négligeant l'anachronisme, que nous signalons. Dans diverses circonstances, nous avons déjà reconnu que les espèces, établissant un passage apparent entre 2 types, étaient également anachroniques.
140 Distribution verticale.