‹ Céphalopodes. Études générales. Extraits du Système silurien du centre de la Bohême. Vol. II, texte v. Chap. XVII-XIXChapitre 74 sur 89 · I. Types génériques · texte numérisé non relu

I. Types génériques

(Voir notre diagramme p. 84, ci-dessus.)

1. Absence des Céphalopodes dans la faune primordiale silurienne de toutes les contrées explorées, Cad. dans environ 25 bassins naturels, très largement espacés sur les 2 continents. Voir ci-dessus, p. 182.

Résumé général. 225

Cette absence est en harmonie avec celle des Acéphales et la rareté des Gastéropodes et des Hétéropodes, dans la même faune. Elle est inexplicable par les théories de l'évolution.

2. Apparition soudaine de 12 types de Céphalopodes (non compris Tretoceras)^ dans la première phase de la faune seconde silurienne.

Cette apparition soudaine est aussi inexplicable que l'absence totale dans la faune primordiale.

Ce nombre 12 constitue près de la moitié des 26 types admis dans nos études, parmi les 3 familles des Nautilides, Ascocératides et Goniatides. Ils sont tous énumérés sur notre diagramme, p. 84.

3. Les 12 types primitifs montrent, dans leurs premières espèces, le contraste et la plénitude de leurs caractères.

Cette plénitude et ce contraste sont surtout remarquables, dans 2 types droits: Orthoceras et Bathmoceras. On voit même, dans quelques espèces, le maximum de la taille connue, comme dans Naut. ferox, Bill, du Canada. (Ci-dessus, p. 90.)

La plénitude des caractères typiques et la taille non dépassée par les espèces postérieures sotit en discordance avec les progrès lents et successifs, attribués à l'évolution.

4. Les 12 types primitifs sont très inégalement répartis entre les contrées paléozoiques. Cette répartition exposée sur notre tableau Nr. 3, p. 125, n'indique aucun centre de diffusion, ni aucun point de départ pour l'évolution.

5. Parmi les 12 types primitifs, se trouvent les formes les plus contrastantes, soit par leur courbure, soit par leur structure. Ex.:

Orthoceras à coquille droite.

Cyrtoceras à coquille simplement arquée.

Nautilus complètement enroulé, dans un plan.

Trochoceras enroulé à* double courbure.

Bathmoceras à coquille droite, mais caractérisée par un siphon insolite.

Pour faire dériver d'un même ancêtre des types si profondément différenciés, il aurait fallu un nombre indéfini de générations, et de formes de transition, dont il ne reste aucune trace quelconque.

226 Résumé général.

Si on veut considérer Oyroceras^ enroulé à tours disjoints^ comme ofiBrant une transition entre les 2 types primitifs, lAtuUes et NautUus, on doit remarquer, que cet intermédiaire supposé a surgi seulement, dans notre bande f 2, c. à d. vers le milieu de la faune III. Son apparition tardive est donc largement anachronique.

6. Les 14 types postérieurs aux 12 types primitifs apparaissent aussi soudainement, sans être annoncés par aucune forme de transition, comme par exemple: Ascoceras et Goniatites, On peut donc leur appliquer l'observation précédente.

7. La répartition verticale des 26 types des* Céphalopodes, sous le rapport de leur première apparition, offre la combinaison la plus opposée à l'évolution, car, au lieu de montrer un progrès successif, dans le nombre des premières apparitions, elle présente une rapide diminution. En effet, notre diagramme, p. 84, constate que:

16 de ces premières apparitions ont lieu entre les limites de la faune II, y compris les 12 types primitifs.

8 entre les limites de la faune III.

1 vers la fin des faunes dévoniennes.

1 durant l'existence de la faune éocène.

8. Cette diminution des apparitions de types génériques est en discordance avec l'accroissement du nombre des espèces, dans les faunes siluriennes.

En effet, si les nouveai^x types se forment par la divergence des espèces, comme l'enseignent les théories, l'accroissement du nombre des formes spécifiques doit entraîner l'augmentation du nombre des types génériques. Dans aucun cas, elle ne peut provoquer la diminution de ce nombre.

Ainsi, chacun des faits principaux, que nous rappelons au sujet des types génériques, constitue une grave discordance entre les théories de l'évolution et la réalité.'

Page 1