‹ Céphalopodes. Études générales. Extraits du Système silurien du centre de la Bohême. Vol. II, texte v. Chap. XVII-XIXChapitre 75 sur 89 · II. Formes spécifiques · texte numérisé non relu

II. Formes spécifiques

1. Nous n'avons jamais acquis la certitude et nous n'avons même été jamais induit à soupçonner, qu'une espèce quelconque, parmi les Céphalopodes de la Bohême, soit dérivée par filiation et

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transformation, d'une autre espèce antérieure. La filiation et la transformation sont donc, à notre poinjt de vue pratique, de simples fictions théoriques.

* 2. Aucune espèce à notre connaissance, ne s'est transformée en un nouveau type générique, ni par des variations lentes -et successives, dans une même direction, ni par des changements brusques.

Au contraire, nous avons constaté à diverses reprises, que toutes les espèces et tous les groupes de formes congénères, qui s'écartent sensiblement de leur type générique par quelques particularités et qui semblent tendre à constituer un nouveau type, apparaissent et disparaissent soudainement, sans laisser aucune postérité, conservant la trace du même caractère. (Voir ci-dessus, p. 145 à 160).

3. Notre bande e2, renfermant la seconde phase de la faune III, possède à elle seule 777 espèces de Céphalopodes, c. à d. la proportion d'environ 0.31 de toutes les espèces de cet ordre, aujourd'hui connues dans les faunes siluriennes, p. 86. Notre bassin, très remarquable par son exiguïté, en fournit la proportion d'environ 0.45.

Ces accumulations vde Céphalopodes, sur des surfaces si restreintes, sont en contradiction avec les théories de la sélection naturelle et de la lutte pour l'existence. Voir ci-dessus, p. 166 nos observations sur la faune de la bande e2.

IIL Eléments de la coquille.

' L'étude particulière de chacun des éléments de la coquille des Céphalopodes, dont nous venons de présenter un résumé (p. 190), montre qu'aucun d'eux n'a éprouvé une variation graduelle et suivant une même direction. Au contraire, nous avons reconnu la stabilité de ces éléments, malgré leurs variations spécifiques et temporaires. Ces faits se manifestent surtout dans les genres dont la durée a été la plus longue, coname Orthoceras et Nautilus.

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