Corrélation de dégagement d’électricité
AVEC LA DVNAMOGÉNIE ET DE DÉGAGEMENT DE CHA- LEUR avec l’inhibitjon. — Les fonctions psychiques sont des mouvements virtuels: il n’y a donc pas lieu de rechercher leurs équivalents mécaniques qui n’existent pas actuellement. D’autre part, s’il n’y a dans le jeu des actions vitales, comme l’ont posé Claude B rnard, M. Berthelot,etc.J que des forces physiques à considérer, nous ignorons les variations indéniables qu’introduisent dans lemode d’action de ces forces la vie et l’organisation. Pour résoudre ce problème, nous devons préciser d’abord les relationsdes forces physiques avec les modes de réaction de l’être vivant. Nous avons fixé les caractères généraux de l’action des forces physiques sur l’être vivant et nous connaissons les varia-
tions du mode d’orientation normal de l’être vivant par rapport aux divers excitants : si cette orientation est identique à celle de telle force physique dans les mêmes conditions, nous en conclurons que cette force physique et le mode de réaction élémentaire de l’être vivant sont identiques. Ce sera une généralisation du procédé employé chaque jour dans les sciences de la nature.
Nous savons que l’aimant étant un dynamogène et un dynamophore énergique, les répartitions de l’intensité magnétique sur le globe doivent être prises en considération. Je rappelle brièvement dans mon travail le résultat des observations magnétiques et de la théorie du potentiel sur les points d’intensité magnétique maximum à la surface de la terre et, pour la simplicité du raisonnement je reprends l’ancienne conception des deux pôles magnétiques nord et sud. Puisque l’être vivant tend vers le maximum de dynamogénie, considérons-le d’abord dans l’hémisphèreboréal,où il y a le maximum de potentiel magnétique : puis cet être vivant dirigera son pôle supérieur au nord, afin qu’il y ait repos par l’accord entre la réalisation virtuelle de la situation de l’excitant et le sens normal de sa force, la direction de bas en haut. Il aura le plan antérieur libre, puisque la direction du plan postérieur au plan antérieur est dynamogène; autrement, il y aurait désaccord entre la réalisation virtuelle de la continuité et la direction dynamogène du plan postérieur au plan antérieur (§ 2) : le plan postérieur subira donc les arrêts de la surface terrestre ; en conséquence la gau che sera à l’est, la droite à l’ouest. Mais la terre, pour un être vivant dans l’hémisphère boréal, tourne de droite à gauche: ce sera donc la gauche qui sera d’abord excitée par la lu-
mière et dynamogéniée en conséquence (§ 55) ; puis ce sera le plan antérieur, lequel sera également dynamogénié. Si cette dynamogénie entraîne l’inhibition, il se produit un désaccord entre la direction dynamogène du plan postérieur au plan antérieur et la nature de l’excitant : l’être vivant sera géotropique : la situation de la source de fatigue sera ainsi conforme à la direction du plan antérieur au plan postérieur : la gauche continuera à être dynamogéniée par l’action de la lumière ; finalement elle sera plus forte que la droite : l’être vivant sera gaucher.
Si cette dynamogénie du plan antérieur n’entraîne pas la fatigue, l’être vivant sera héliotropique : il opposera dès le début son plan antérieur à la lumière ; sa gauche sera ainsi moins dynamogéniée que la droite : il sera droitier. En résumé, la gaucherie et la droiterie sont liées à des différences initiales de force disponible du plan antérieur.
On voit que les fonctions de l’héliotropisme et du géotropisme, considérées depuis longtemps dans la plante, sont générales pour la vie. Je montrerai ultérieurement que c’est dans ces fonctions qu’il faut chercher l’origine de la sexualité, déduction que viennent remarquablement confirmer des observations récentes.
Mais laissons cet important sujet, et considérons maintenant les sens de rotation d’un équipage mobile traversé par un courant horizontal : si le centre B (fig. 12), c’est-à-dire si le lieu d’observation est situé dans l’hémisphère boréal, la rotation se fait dans le sens des flèches au nord de EO ; si le centre A, c’est-à-dire si le lieu d’observation est situé dans l’hémisphère austral, la rotation se fait dans le sens des flèches au sud de EO.
On fait généralement observer avec Ampère que tout se passe comme s’il y avait dans l’équateur magnétique un courant qui va de E en O, c’est-à-dire de l’est à l’ouest.
(Fig. 12)
Or l’être vivant orientera ses mouvements dans le même sens que le courant oriente le fil de fer en présence des courants terrestres ; en effet la perception de la direction de ce dernier courant n’est pas autre chose que la réalisation virtuelle de cette direction par les hémicycles supérieurs qui, marquant la dynanaogénie, sont réalisés d'abord et déterminent ic sens des réactions, comme il a été plusieurs fois observé.
On connaît les expériences de M. Marey, d’après lesquelles la vitesse de propagation de fonde négative dans le muscle (autant qu’on peut parler pour l’électricité de vitesse de propagation) est la même que celle de la propagation de l’onde musculaire ; les expériences de M. d’Arsonval, sur la corrélation de la négativité de la levure de bière avec sa vitalité, sur la production des courants dits oscillation négative suivant les déformations du protoplasma.
Il y a entre les manifestations électriques et les actions continues de Fêtre vivant une identité qu’il est facile de
préciser.
Il y a toujours chez l’être vivant un côté actuellement plus fort, l’autreétant potentiellement plus fort.
Dans le schème d’orientation de nos mouvements (fig. 1) la gauche supérieure doit pour s’orienter dans notre représentation se diriger d’abord de bas en haut, puis de haut en bas, donc exécuter un mouvement alternatif :
il en est de même de la droite inférieure, tandis que la droite supérieure et la gauche inférieure ne sont astreintes à exécuter que des mouvements dans un sens.
La représentation objective de nos actions continues est pour le droitier de gauche à droite en haut (fig. 2) ; la représentation subjective de nos actions continues est pour le droitier de droite à gauche en haut (fig. 3).
Les actions de l’être vivant sont toujours réductibles à des cycles décrits soit de gauche à droite en haut, soit de droite à gauche. La translation d’une action de droite
Il y a deux électricités : à charges égales, l’une dite positive est toujours à un potentiel plus élevé que l’électricité négative (Wachier).
Si on agit sur le verre avec de la peau de chat dans un sens et dans l’autre on obtient de l’électricité positive : si on agit dans un sens déterminé, on a de l’électricité négative (Hagenbach).
Si sur des tabourets de \erre isolants un sujet frappe un autre sujet, celui qui frappe et agit nécessairement dans un sens et dans l’autre s’électrise positivement : le sujet frappé s’électrise négativement.
Dans le circuit extérieur de la pile on convient de considérer le courant comme allant du pôle positif au pôle négatif : dans le circuit intérieur comme al tant du pôle négatif au pôle positif : c’est le sens des potentiels décroissants
Si on charge d’électricité positive un disque tournant, l’aiguille aimantée est déviée comme elle le serait par un courant dirigé
est équivalente à la translation d’une action de gauche en sens contraire.
dans lesens'de larotation,en sens contraire, si le disque est chargé d’électricité négative (Rowland).
L’électricité positive correspond aux actions virtuelles potentielles (la gauche chez le droitier, la droite chez le gaucher), l’électricité négative aux actions virtuelles actuelles (la droite chez le droitier, la gauche chez le gaucher). Cette vérité, dont plusieurs auteurs, notamment Reichenbach, ont eu l’intuition plus ou moins vague, promet avec la théorie générale de la dynamogénie et de l’inhibition d’importantes applications au traitement des névroses (1).
Dans l’arrêt des actions vitales, il n’y aura nécessairement qu’un dégagement de chaleur qui, suivant la loi de Joule, est égale au produit de la résistance par le carré de l’intensité du courant. On connaît les expériences de Cl. Bernard et de M. Brown- Séquard qui constatent l’élévation de la température d’une partie à la suite de la section du grand sympathique par la dilatation paralytique des vaisseaux. Réciproquement, si on électrise le bout périphérique du nerf que l’on vient de couper, la température baisse dans la partie échauffée pendant toute la durée de l’électrisation.
Or le schème d’orientation des mouvements simultanés
(1) Ces paces étaient écrites, lorsque j’eus connaissance d’une brochure intitulée : Les courants de la polarité dans l’aimant et dans le corps humain par le Dr Chazarain et Ch. Dècle, dans laquelle les auteurs donnent des preuves cliniques de ce point de vue et précisent le caractère négatif du côté interne, positif du côté externe des membres : caractères qui se déduisent, comme pour la gauche et la droite, de la représentation forcément alternative du côté externe, une direction centrifuge ou dynamogène étant nécessairement suivie d’une direction centripète ou inhibitoire, ce qui n’est pas vrai réciproquement.
des deux côtés (fig. I) nous offre la représentation rigoureuse du produit de la résistance par le carré de l’intensité du courant: en effet, le carré de l’intensité du courant (je reviendrai sur l’intensité) n’est (§ 5) que la réaction en haut de B vers A, continuée en bas de A vers B et la représentation de la résistance peut toujours s’identifier avec celle de l’arrêt en B. La chaleur correspond donc aux réactions discontinues de l’être vivant. Mais nous mesurons la quantité de chaleur par une quantité appelée température, de même que nous mesurons la discontinuité de la réaction par la continuité de l’arrêt. La température correspond donc à un arrêt dans notre représentation.
En résumé, on est conduit à identifier un dégagement d’électricité et le mode d’action continu, un dégagement de chaleur et le mode d’action discontinu élémentaire de l'être vivant : ce que les expériences précitées ne permettaient de faire, car on ignore toujours dans un phénomène de physique biologique la part des réactions chimiques.