BLEU
\ Route/
La perruque est rayée en jaune, bleu et rouge, et mesure o m. Ai cent, de longueur depuis le sommet du crâne jusqu'à l'extrémité inférieure des nattes. Au-dessous de cette extrémité inférieure, toute la partie plane constituant le dos plat de la cuve est occupée par une seule représentation, descendant jusqu'aux pieds, sur une longueur totale de ! i m. 28 cent., et mesurant 0 m. 9& cent, de largeur. Cette repré-
sentation figure le pilier osiriaque T, habillé et coiffé, muni de bras et d'yeux humains et tenant dans chacune de ses mains b* sceptre [ et le fouet /\; cette figure est dessinée très grossièrement et sans aucune élégance (voir ci-contre, fig. 85). Le bas du pilier est divisé en vingt compartiments horizontaux , assez étroits, peints alternativement en jaune et bleu, jaune et rouge, jaune et bleu, etc. Vient ensuite, au-dessus de celte zone rayée, la poitrine peinte en rouge, sur laquelle les deux bras croisés tiennent, le droit le sceptre f, le gauche le fouet /\\ les manches du sceptre et du fouet sont jaunes et sertis de noir; les lanières du fouet sont rouges et vertes. Au-dessus une bande est peinte en vert, et sur ce fond vert s'enlèvent deux yeux noirs
Fig. 85.
avec une sclérotique blanche. Celle bande verle est séparée de la zone rouge de la
poitrine par une double rayure étroite, verle et jaune, qui forme comme une sorte
de collier.
De la hauteur de la poitrine retombent de chaque côté presque jusqu'au bas deux liens,
l'un rouge et l'autre jaune.
Au-dessus des yeux les trois plates-formes superposées caractéristiques du pilier T sont
peintes, celle du milieu en rouge, les deux autres en vert sombre, et sont séparées
entre elles par des bandes jaunes d'un centimètre d'épaisseur.
Au-dessus de la plus haute de ces bandes jaunes le diadème J^ couronne le tout : le disque solaire y est peint en rouge, les deux plumes sont rouges, vertes, jaunes et bleues, et flanquées des deux uraus dressés peints en noir et en jaune, ces derniers coiffés eux-mêmes du disque rouge. Le tout mesure o m. 18 cent, de hauteur.
De chaque côté de cette représentation, et perpendiculairement à elles, sont tracées plusieurs lignes horizontales d'hiéroglyphes, très larges, à fond alternativement jaune et blanc, et séparées les unes des autres par un trait rouge. Ces lignes sont au nombre de trente -trois à droite et de trente-six à gauche, toutes écrites dans le sens - — ►; elles occupent tout le côté de la cuve, depuis les épaules jusqu'aux pieds.
Texte de droite :
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Texte de gauche : (-^) | ^ A ^ ^ | ^ ~| "^ 3£ J^ îfl— ^
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Sur les côtés de ces deux textes horizontaux sont écrites deux lignes verticales occupant toute la hauteur du cercueil, l'une à droite, l'autre à gauche; les hiéroglyphes sont tracés en noir sur fond hlanc. Chacune de ces lignes est séparée du bord de la cuve, qu'elle longe, par la bande habituelle d'ornements rectangulaires polychromes :
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Le pied est décoré sur trois de ses faces (antérieure et latérales) par la série de fjn juxtaposés que nous avons déjà rencontrée sur la plupart des autres cercueds; ces groupes sont blancs sur fond bleu, et la boucle du ^ de chacun d'eux est peinte en rouge. Au-dessus et au-dessous de ces ornements est peinte une bande d'ornements rectangulaires multicolores.
La face postérieure du pied porte une autre décoration, consistant en carrés et en rayures verticales peints alternativement en vert, en jaune, en rouge et en bleu.
Ce pied mesure o m. i i cent, de bauteur et o m. 3o cent, de largeur sur sa face postérieure.
B. — Intérieur.
La décoration de l'intérieur de la cuve est analogue à celle de l'intérieur du couvercle et consiste uniquement en une déesse Nouit debout, entourée sur ses quatre côtés de quelques lignes d'hiéroglyphes noirs sur fond blanc, très grossièrement exécutés. La seule différence avec l'intérieur du couvercle est que la déesse Nouit n'a pas ici les bras repliés, mais que ceux-ci pendent au contraire presque verticalement le long du corps. Le bitume s'est largement répandu sur le fond de la cuve, recouvrant la tête, les épaules et les jambes de la déesse d'énormes taches noires, sous lesquelles on devine pourtant encore assez facilement le texte.
La déesse mesure î m. o3 cent, de hauteur (î m. îocent. avec les signes ^ qui la surmontent et qui servent à écrire son nom), et occupe toute la largeur du fond. Les chairs et le visage sont de couleur chamois clair et l'œil est peint en blanc et en noir sur ce fond. La perruque était, sans doute, originairement bleue, mais elle
a tourné au vert sombre par suite de la décomposition de la couleur; le bandeau qui la fixe est rouge, serti de blanc en haut et en bas. Le collier et les bracelets sont d'un vert pâle, nui est presque partout passé au gris. La robe, collante et transparente, est blanche, et descend depuis les seins jusqu'aux chevilles, fixée aux épaules par deux larges bretelles rouges et à la taille par une ceinture également rouge, dont les deux bouts flottent le long du corps, descendant presque aussi bas que la robe elle-même. La déesse regarde vers la gauche du défunt (« — ► ).
Le * et le ■ « servant à écrire le nom de la déesse sont de la même couleur que la perruque, bleu-vert; le s est mi-partie rouge (haut) et mi-partie bleu-vert (bas). Ces signes empiètent sur le texte écrit au-dessus de la déesse, également comme dans l'intérieur du couvercle, et semblent avoir été ajoutés après coup, sans qu'aucun emplacement spécial leur ait été réservé.
Sur chacun des quatre côtés de celle figure de la déesse Nouit sont tracés des textes hiéroglyphiques, tous orientés dans le sens » — >- : cinq lignes horizontales au-dessus; une ligne verticale à droite; une ligne verticale à gauche; neuf lignes horizontales au-dessous; soit en tout seize lignes. Les deux lignes verticales des côtés contiennent chacune un proscynème banal en faveur du défunt; les deux textes du haut et du bas semblent, au contraire, faire corps et ne former à eux deux qu'un seul texte.
Ligne verticale de droite : (*) ^ ^ [^ *■>»] '" j '] j]\f\ [~] ^ [^
Ligne verticale de gauche : (— ► ) ^f ^ - ■ I 1 W ! I -. © J^ I * — l (•«) I J © *> * ' I I >^l< \-^^ U ' J I IIa«~"A «
Lignes horizontales du haut et du bas : (■ — >■) i 1 m I I -=>■ T) Cl I •
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I'1 Les signes entre crochets sont recouverts par le bitume. W Ou peut-être |>).
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Ces textes sont très mal écrits et remplis d'incorrections qui en rendent la lecture et la compréhension assez difficiles. Les indications généalogiques de ce cercueil permettent, du reste, en le comparant aux autres cercueils de la même famille, de le faire descendre assez bas dans la série et de le ranger à une époque assez avancée, plus voisine peut-être de la XXX" dynastie que de la XXVIe.
Technique. Grossier bois de sycomore, recouvert à l'extérieur d'une mince couche de toile stuquée et à l'intérieur d'un enduit blanc extrêmement léger. Tout le tour du cercueil, ou plus exactement sur les deux longs côtés, ont été ménagées huit mortaises (quatre de chaque côté) dans l'épaisseur de la cuve, destinées à recevoir les huit tenons correspondants du couvercle. Ces tenons ont tous disparu, laissant apparentes ù l'intérieur des mortaises la plupart des chevilles cylindriques qui réunissaient entre elles les deux moitiés du cercueil. Ces chevilles sont plus longues que l'épaisseur du cercueil et ressorlent à l'intérieur sur une longueur de o m. o 2 cent. ; elles ont une longueur totale de 0 m. 07 cent.
Le bois n'a pu être taillé aussi régulièrement qu'il aurait dû l'être pour indiquer la courbe de la tête, probablement à cause de sa mauvaise qualité; il a fallu tadler la tête presque à angle droit au lieu de l'arrondir.
La décoration est assez soignée à l'extérieur, qui était destiné à être vu , et principalement sur le haut du couvercle; mais le dessous de la cuve et tout l'intérieur sont très négligés.
Conservation. Assez bonne, sauf quelques éraflures de la couche de toile stuquée extérieure, ou de l'enduit blanc intérieur. Le bois est fendu également par endroits, et surtout de chaque côté de la tête; les tenons du couvercle sont tous tombés et quelques chevilles ont également disparu. Enfin et surtout, de nombreuses coulées de bitume noir et luisant provenant de la momie ont considérablement endommage le fond intérieur de la cuve; les taches noires ont même, par endroits, transpercé l'épaisseur du bois, jusqu'à apparaître à l'extérieur.
Bu* • Lbbleih, Dictionnaire des noms propres, n' io93. - Maspero, Catalogue surjiches du Musée de Boula,,, n- 495o. - Aug. Baillkt, Bec. de Irav., t. XVIII (,896), p. 188 ^mpr.mé dans la Bibliothèque égyptologique , t. XV (igo5), p. 167).
41065. Cercueil intérieur de la dame *\^ * Jj) jj * J. fille du "| \ ^
f*. etc. C\ ^^'s^ et de la dame \, fl^^lJ- — Bois de
sycomore peint, mais non verni, recouvert d'une mince couche de toile stuquée. — Longueur : i m. 85 cent. Largeur : à la tête et aux pieds, o m. ko cent.; aux épaules, o m. 55 cent. Hauteur : à la tête, o m. A2 cent.; aux pieds, 0 m. 65 cent. — Deir-el-Bahari. — XXIIe dynastie (pi. XXXV-XXXVI).
Le fond général de ce cercueil est jaune clair; les hiéroglyphes sont polychromes, sauf sur le crâne, sous le socle et dans l'intérieur, où ils sont uniformément noirs.