‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 134 sur 188 · ET BÉNÉDICTIONS DU SAINT-SAC RËMENT · texte numérisé non relu

ET BÉNÉDICTIONS DU SAINT-SAC RËMENT

IV. Souvent, on n'expose le Saint-Sacrement que saiats. pour chanter ou réciter en sa présence quelques prières et pour donner la bénédiction ; c'est ce que, dans l'usage actuel, nous appelons le salut (1). Le salut ne constitue point un office liturgique spécial ; ce sont les règles générales de l'exposition et de la bénédiction du Saint-Sacrement, telles que nous les avons ex* posées ci-dessus, qu'il faut y suivre. I^a Congrégation

(1) Les saluts, tels qu'ils s'étaient introduits en France au xvii' siècle, n'emportaient pas par eux-mêmes Texposilion et la bénédiction du Sainl-Sacrement C'étaient des chants ou récitations de prières établis ordinairement par des fondations particulières et destinés à servir de prières du soir et à suppléer à l'oflice des vêpres, a On a jugé à propos,» dit Claude de la Croix, donnant, dans son Parfait Ecclésiastique^ édit. de 1665, des indications à ceux qui voudraient fonder des saluts, « que l'on ne devait pas faire durer le salut si longtemps, afln que les peuples apportassent plus de diligence et de dévotion k y assister : c'est pourquoi, au lieu de vêpres tout entières qui ont déjà été dites une fois avec grande solennité , on a cru que c'était assez pour la prière du soir de prendre les choses de vêpres les plus solennelles et en retrancher la psalmodie pour abréger davantage. » On peut voir aussi le cérémonial de Paiis de 1703.

A côté de ces saluts composés de prières s'était établi l'usage d'expositions et de bénédictions du Saint-Sacrement. « Invaluit usus & » paucis annis, disait Theoph. Raynaud ( HeterocL spirit. , P. II, » sect. II, puncl. 3), praîter anliquum in ecclesia roorem ut divina » Eucharistia saepe saepius exponatur, et sub vesperam facto ad id po- » puli concursu, sacerdos saltem linteatus accepto in manu quod » prostabat Eucharistico cymbio benedictionem impendat, eiïormato » in aère cum cymbio (vulgo custodia ) signo crucis. » Peu à peu, il n'y a plus eu de saluts sans exposition et bénédiction du Saint-Sacrement.

A Rome, ordinairement, le Saint-Sacrement est exposé par un prêtre en surplis qui récite avec le peuple des prières, mais d'une façon qui a beaucoup plus le caractère d'un exercice de piété que d'un ofBce liturgique. Le célébrant en chape n'intervient qu'à la fin.

En France, on a coutume, en beaucoup de lieux, de faire intervenir le célébrant en chape à la cérémonie tout entière, et on demande si après chacune des prières qu'on chante ou qu'on récite au salut, il serait permis d'ajouter un verset et de faire chanter une oraison par le célébrant ; ou encore, si après une série de prières chantées par le chœur, on pourrait faire chanter par des clercs une série correspou-

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