DE I.A GRAND MESSE CELEBREE
et sa crosse, salue Tautel et commence les prières de la messe avec le célébrant qui s'est placé à côté de lui, à sa gauche , un peu en arrière. Le célébrant ré^ pond à révêque de la même manière que fait le ser- Yant à une messe ordinaire. Les deux chanoines diacres assistants disent les mêmes prières Tun avec Tautre derrière Tévêque : le diacre et le sous-diacre sont à la gauche du célébrant , un peu en aiTière , et font aussi la confession (1). Après avoir dit : Indulgeatiam, etc. y l'évèque reçoit sa mitre et sa crosse et monte à son trône en disant avec les chanoines les versets Dem lu conversus, etc. ; le célébrant, le diacre et le sous-diacre se sont retirés pour le laisser passer, et l ont salué comme au moment où il venait à Tautel ; le diacre passe alors derrière le célébrant, à la droite duquel il se place, et tous les trois s'étant avancés devant le milieu de Tautel, le célébrant achève à l'ordinaire les prières qui se disent au bas de l'autel.
Cependant l'évèque, après avoir déposé sa crosse, s'est assis , et le prêtre chanoine assistant est venu aussi prendre place au trône. Alors le thuriféraire
(1) a Episcopus, tum cappa, tum pluviali indutus assistens missa- » rum solemniis , débet a dexteris celebrantis non episcopi cum eo » confessionem explere, et celebrans eidem uli minisler respondere >» usque ad versum Deus tu conversus, etc., exclusive, quos episco- » pus débet explere cum diaconis assistenlibus et celebrans cuoi » ministris sacrificii. li vero, post episcopum et celcbrantera stanles, )> inter se confessionem ipsam absolvent medii in 1er canonicos assis- V tentes, si diaconus et subdiaconus fuerint canonici : sin minus, a » sinistre latere simul slanles post episcopum elcelebranlem. • (In Dituntina ad 6, ià nov. 1676.) Voyez aussi le décret Marsorum ad 15. Cependant Fusage de quelques églises mettait à genoux le diacre et le sous-diacre non chanoines pendant les prières de la confessioD, et cet usage peut être conservé. Voyez le décret in Lucana, 6 mai, 1679, et le Memoriale Rituum Beneventanum.
EN PRÉSENCE DE l'ÉVÊQUE. i8i
vient avec le cérémoniaire, remet au prêtre assistant la navette , et s'agenouillant , présente Tencensoir ; révêque metTencensetle bénit. Letliuriféraire, après avoir fait la génuflexion à Tévêque , se rend à la droite du diacre , auquel il remet l'encensoir ; le célébrant encense Tautel à l'ordinaire, puis est encensé par le diacre, mais seulement de deux coups. Le thuriféraire revient au trône en observant les génuflexions opportunes, et là il remet l'encensoir au prêtre assistant : celui-ci , qui est descendu au bas de l'estrade , encense de trois coups l'évêque, qui se lève la mitre en tête pour recevoir l'encens.
L'évèque se rassied pour déposer la mitre ; puis, se relevant, il lit debout l'introït et récite le Kyrie avec les chanoines en cercle , tandis que le célébrant fait la même chose au coin de l'épître. Après l'intonation du Gloria inexcelsispsiT le célébrant, l'évèque, debout et découvert, en poursuit la récitation avec les chanoines. Il est aussi debout et découvert pendant les oraisons. Il bénit le sous-diacre après le chant de l'épitre, lit ensuite à voix basse lui-même l'épître et ce qui suit jusqu'à l'évangile, bénit le diacre avant l'évangile; et ces cérémonies s'accomplissent en tout point comme à la messe pontificale , sauf que le diacre et le sous-diacre , n'étant pas chanoines , s'agenouillent devant l'évèque. Comme à la messe pontificale, l'évèque, pendant le chant de l'évangile, se tient debout sans mitre et la crosse entre les mains (1) ; c'est lui qui baise l'évangile. Il est ensuite encensé par le
(1) Il faut prendre garde que le sous-diacre et les acolytes ne se placent pas devant Tévêque en lui tournant le dos. On chantera Tévangile, s'il est besoin, plus loin de Fautel qu'à Tordinaire.
482 DE LA 6RàND*MESSÈ CÉLÉBRÉE
Prédication, prêtre assistant Le célébrant ne dît point : Per eta^gelica dicta , etc.
S'il y a prédication,* le prédicateur (1) Tient demander à genoux (à moins qu'il ne soit chanoine) la bénédiction de révêque en disant: /ube, Domine, benedicetf et après avoir reçu la bénédiction , il demande les indulgences en disant : Indulgentias, Pater Reverendhsime. Il prêche selon le rite que nous avons expliqué page 217, et n*omet pas de se couvrir. 11 salue révêque avant tout autre , dès qu'il est monté en chaire, et le salue encore après Y Ave, Maria. La prédication finie , le diacre, tourné vers Févêque, chante le Confiteor au bas des marches de Tautel , à l'endroit où se chante l'épîlre , et pendant ce chant , tont le monde est debout excepté le prédicateur qui s'agenouille dans la chaire, et Févêque a la mitre en tête ; puis le prédicateur se lève et annonce la concession des indulgences, en récitant de mémoire la formule qui se trouve dans le cérémonial (2), et pendant cette déclaratioD, Févêque seul est assis. L'évêque donne ensuite la bénédiction par la formule Precibns, etc.
Pour cela il dépose la mitre et chante tê(e nue les deux premières invocations. Il prend ensuite la crosse et la mitre ( à moins qu'il ne soit archevêque ) pour dire : Et benedictio, etc. , fait trois signes de croix en disant : Patris, et Filii, et Spiritns Sancti, et en ache-
(1) « Ab aliquo ex clericis idoneo, de episcopi liceolia , sermo ha- 0 bendus erit ; ejus habitus erit cappa supra roch<»tlum, vel alius qui » fuerit in ecclesia proprius habitus canonicalis. » {Cœr. Episc, L I, c. XXII, n'' 2.) Ainsi, à la prédication solennelle en présence de Tévéque et du chapitre, le prédicateur simple ecclésiastique se revél de Phabit canonial.
(2) Voyez cette formule avec celle de la bénédiction Precibus et le chant du Confiteor , pages 500 et 501.