VIII PRÉFACE
des documents sans force décisive chez nous , appuyaient leurs opinions sur des arrêts de Parlement.
Grâce à Dieu j cet état de choses ne subsiste plus. Les lois dont la teneur le consacre encore , sont à l'état de lettre morte. Les diverses chartes ou constitutions qui se sont succédé en France depuis quarante ans , ont proclamé la liberté des cultes^ et Topinion publique ne permettrait plus à un gouvernement de définir ou de délimiter des droits et des devoirs fondés sur l'ordre surnaturel (1).
Quelques esprits opiniâtres , lors même que César se bornait à réclamer ce qui appartient à César , se sont obstinés à disputer à Dieu ce qui
(1) Il reste encore, dans les rangs du corps ecclésiastique, un représentant des doctrines admises par les anciens parlements : il se nomme Tabbé Prompsault, et publie des consultations dans lesquelles il trouve inexactes les assertions du saint Pape Pie VJ dans la bulle Aucto- REM FiDEi, et il engage le conseil d'Etat à déclarer abusifs des actes d'Evêques. Sa logique, assez serrée, doit bien embarrasser les hommes qui ont désiré se conserver dans les articles organiques une arme possible contre Rome, mais qui voudraient que cette arme demeurât dans le fourreau.