DES ORNEMENTS EN PARTICULIER
Chasuble.
La chasuble sert exclusivement à la célébration de la messe, sauf les exceptions qui concernent les chapitres et les cathédrales. On ne peut pas la prendre
(1) a Ulruin liceat uli colore flavo vel cœruleo in sacriflcio missse » et expositione Sanclissimi Sacramenti ? — Resp. négative. » {S. R, C. 16 mart. 1833 in Veronen, ad lu )
(2) « Servelur slriclim rubrica quoad colorem paramentorum. » C'est la réponse faite par la Sacrée Congrégation (le 12 novembre 1831, in una Marsorum adôli) k une consultation où, pour corroborer l'usage d'ornements de couleurs mélangées, on s'étayait sur ce passage de la rubrique du missel dominicain : a In diebus vero illis » solemnibus... uti possumuspretiosioribusparamenliscujuscumque 0 sint coloris, dummodo non sint nigri. » Nous ne voulons pas dire qu'elle ait condamné formellement par là l'enseignement de plusieurs rubricistes sur les ornements précieux , car la question n'était pas posée directement et formellement ; mais on voit qu'elle n'incline pas de ce côté. C'est surtout dans les grandes solennités qu'il conviendrait de voir le prêtre revêtu à Tautel des couleurs symboliques assignées par la tradition, et c'est à ces jours-là qu'on s'en dispense davantage en beaucoup de lieux. Sous le prétexte que l'or remplace tout le reste, on se revêt du même ornement d'or à Pâques qu'à la Pentecôte, à la fête d'un martyr qu'à celle d'un confesseur. Ne vaudrait-il pas mieux, en se contentant d'ornements plus simples, proposer aux fidèles ce mystérieux enseignement des couleurs, si cher à l'Eglise, plutôt que d'étaler du clinquant et d'émettre, sur les prérogatives de l'or, des maximes assurément fort en dehors du symbolisme traditionnel ?
pour les saluts ni pour porter le Saint-Sacreinent, car
la chape est alors positivement prescrite. uanipuie.
Le manipule n'est employé par le prêtre qu'avec la chasuble. Etoie.
L'étole s'emploie pour l'administration des sacrements, pour les bénédictions , pour les funérailles et pour la célébration de la messe. Le prêtre s'en revêt aussi pour recevoir la Sainte-Communion. On peut, si c'est l'usage, s'en serviren prêchant (1) ; mais on ne peut l'employer pour chanter les vêpres ou un office, quelque solennel qu'il soit , ni lorsqu'il s'agit simplement de présider à une cérémonie, ni comme signe de la charge curiale ou marque de juridiction. Les décrets les plus formels de la Congrégation des Rites , sanctionnés tout spécialement par l'autorité pontificale, tracent ces règles, en prescrivant aux Ordinaires d'éliminer toute coutume opposée , qui ne doit être regardée que comme un abus (2). Létole, en effet,
(1) <f Debent ne episcopi et sacerdotes coDcionem habenles adhibere » siolam ? — Resp. : Servandam esse iromemorabilem coDsuetudi- »» nem. » ( 5. B, C. in una Marsorum ad 21 , 12 novemb. 1831. ) Dans beaucoup de diocèses de France, un usage de ce genre autorise à se servir de Fétole pour les prédications de la messe, désignées sous le nom de prâne»
(2) « CuDDi non obstantibus S. R. G. decretis pluries editis , et si- » gnanter in una Alexanen. die 7 septembris 1658 , et Dalmatiarum o die Aaugusti 1663, quibuscavebatur, ne bebdomadarii, Archipresn byteri , aliique uti possent stola in canendis divinis ofDciis , sed 0 tanlum in sacramentorum confectione, et administratione , eidem » a G. innoluerit, hujusmodi abusum, et viguisse, et in prssens ad- » bue vigere pênes Archipresbyteros , et Parocbos abbatiae nullius > Farfen ; eadem S. G. audita prius informatione K. abbatis, ad mei 0 infrascripti S. R. G. secrelarii relationem, declaravit : siolam non n esse adhibendam, prsBterquam in coUatione et confectione sacra* B mentonun, ideoque consuetudinem in contrarium esse abusum per D iocorura Ordinarios omnino eliminandum. (Die 7 septemb. 1816.) » — Facta autem per me secretarium de praemissis &S. D. N. rela-
dans récouomie de la liturgie, est un insigne d* ordre, qu'on revêt dans les actes où le caractère sacré est requis, et elle n'est pas insigne de juridiction, d'office ou d'autorité (l). Toutes les fois qu'on l'emploie avec l'aube, elle doit être croisée sur la poitrine. Voile du calice. Pour le voile du calice, il doit toujours être de soie. La pratique des églises où l'on accomplit les rites avec exactitude, et la doctrine des rubricistes nous apprennent qu'il doit être assez ample pour recouvrir le calice entièrement des quatre côtés. L'ornement brodé au milieu, s'il y en a un, se trouve alors placé sur la pale. Le prêtre, ayant mis la bourse sur le voile, de façon à ce que l'ouverture s*ett trouve tournée de son
» tione, Sanclitassua sensumS. a approbavit, bénigne confirmavii, » et decrelum evulgari mandaviLo Die 10 septembris 1816. ( Dccretum générale.)
II est peu de matières où les décrets de la Sacrée Congrégation soient aussi nombreux, aussi nets et aussi constants, quelles que fussent les circonstances locales. Il y en a eu encore, en 18/|7, de rendus en ce sens.
Du reste, si Tusage de se servir indûment de l'étole doit être réformé, celui de ne pas l'employer quand le rituel la requiert est également condamnable, q In cathedrali Patavina, ex immemorabili con- » sueludine , in publica administratione sacramenti pœnitentiœ, sa- » cerdotes confessarii inlerdicuntnr ab usu stolœ a rituali romano B praescriptae : quœritur an slandum sit hujusmodl consuetudini? — » Resp. négative, sed standum omnino rituali et aliis decretis. o ( 5: B. C. 7 decemb. iSlià in Patavina,)
(i) Le pape Benoit XIV a permis aux curés de la ville de Rome de porter Fétole dans les processions générales où ils marchent tous ensemble et en formant corps. Le même privilège a été accordé aux curés de Ravenne et à ceux de quelques autres villes, mais toujours à la condition de n'être qu'un privilège collégial concernant seulement le corps des curés et de ne donner aucun droit à chaque curé individuellement. Ce sont là, il est vrai, des dérogations au principe général, qui réserve l'étole pour les actes sacerdotaux ; mais on peut bien dire de dérogations si spéciales et pour lesquelles il n'a fallu rien moins que l'autorité pontificale, que Vexception confirme la rt^gle. On devrait juger de même de toute autre exception légitime qui serait authentîquement constatée.
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côté, relève de ce même coté et rabat sur la bourse la partie pendaule du voile, de façon à pouvoir saisir librement le calice par le nœud. Sa première action en arrivant à Vautel pour dire la messe, est alors d'abattre des deux mains cette partie relevée du voile et de prendre ensuite ta bourse de la main droite, A la fin de la messe, le voile se dispose de façon à retomber de tous les côtés, et la bourse de manière à ce que l'ouverture en soit encore du côté du célébrant, lequel, voulant prendre le calice, la messe finie, relève et rabat par-dessus la partie correspondante du voile, comme il avait fait avant de partir de la sacristie. Quant à la bourse , on l'appuie contre le gradin du côté de l'évangile, avec son ouverture tournée du côté de la croix ou du tabernacle. Si , toutefois , elle portait quelque ornement brodé, on lui donnerait la po* sition nécessaire pour que cet ornement ne parût pas renversé.
La chape est destinée à rehausser l'éclat de certai- cbape. nés cérémonies autres que la messe. On doit l'employer pour les processions et bénédictions du Saint-* Sacrement, pour les processions solennelles, pour les vêpres chantées solennellement. Dans ce dernier cas, quelques-uns des prêtres ou clercs qui assistent le célébrant s'en revêtent également.
En général, toutes les fois que le célébrant est revètn de la chape, il doit avoir à ses côtés des assistants qui en soulèvent les bords quand il marche ou quand il agit des deux bras , ou au moins le bord de droite quand il agit du bras droit (1).
(1) Cela résulte de nombreux passages du cérémonial. Notons pour eiemple celui-ci : « Elevalur ei (celebranli) pars dextera pluvialis
des lioges de la mcase.
îi DES tt.NGKS b'fiULl!»Ë.
doit toujours avoir les mains nues, ce qui, dans Téco- Domie de la liturgie comme de F ancienne étiquette, est une forme de respect. Si Ton a besoin d'entourer la main pour toucher quelque objet, il faut le faire avec la manche du surplis.