DES LINGES D^ÉGLISE
Mitièie Les linges servant à Tautel et au saint-sacrifice doivent être exclusivement en toile de lin ou de chanvre. Un décret du 15 mai 1819 tolérait que les pauvres églises se servissent de leurs amicts, aubes et nappes de coton jusqu'à ce qu'ils fussent usés, sans pouvoir toutefois les remplacer que par des linges de fil. Quant aux corporaux, purificatoires et pales de coton, l'usage en a toujours été strictement défendu 1).
n pontlflcalibus in quibus eisdein episcopi uluntar. » (.V. jR. C. i3 rnart. 1700 m Arichipœ, ad iZi. )
(1) « Cardinales sacris tuendis ritibus praeposili : Sollicili idcirco, » ut quod usque ab Ecclesiae primordiis quoad sacra indumenta, et D suppellectilia ob reaies, et inysticas significationes , inductum est» » retineatur, restilualur, et in poslerum omnino servetur ; déclara- » runt, et decreverunt, ab antiquo inore sab quolibet prœtexlu, co- » lore, ac titulo non esse recedendum ; et eadem sacra indumenta, » ac suppellectilia conficienda esse ex lino, aut cannabe, non autem » ex alia quacumque materia , etsi munditie, candore , ac tenuitale » linum, aut cannabem œmulante et aequante : aliqua tamen indul- » gentia utentes, permiserunt ut amictus, albœ, lobaleœ, mappulœ, » si quae ex gossipio habenlur, adhiberi inlerea possint, usque dura 1) consumantur : sed cum hujusmodi suppellectilia renovanda erunt, » ne ex alia materia fiant , nisi ex lino, vel cannabe praBceperunt. » Districte vero jusserunt, ut corporalia, pallae ac purificatoria, post » lapsum unius mensis a prsesentis decreti publicatione, linea omnino » sint, vel ex cannabe, interdicto et vetito aliorum usu, quae ex gos- » sipio supei-erunt Et ita decreverunt, ac ubique locorum, si Sanc- » tissimo Domino nostropIacuenl,servariraandarunt.» Die 15 mail
DES Lt.NGÈS d'ëGLISI£. 2o
Le cordon peut être de soie et de la couleur des cordon. oraernents; mais il est plus à propos qu'il soit blanc et de lin ou de chanvre (!)• L'usage des ceintures de soie qu'on porte en quelques lieux est assurément blâmable, car elles ne peuvent pas se disposer avec Tétole , de la façon prescrite par la rubrique.
Lorsqu'on adapte aux aubes une dentelle qui est AabeK. beaucoup trop souvent de coton, il faut au moins avoir soin que cet ornement garde les proportions d'un accessoire, et n'envahisse point une trop considérable partie de l'aube.
On ne doit pas adapter aux manches, sous les parements, d'étoffe rouge ou d'une autre couleur que celle de la soutane du prêtre (2j.
L'aube doit excéder plutôt par la longueur, défaut que la rubrique suppose et auquel elle enseigne à remédier (3), que par la brièveté. Elle doit être employée an lieu du surplis , pour les saints et les processions du Saint-Sacrement où il y a un diacre et un sousdiacre [h'.
1819. — « Facla autem per me secretarîum Sanctissimo Domino » Dostro relatione, Sanctitas Sua decretum Sac. Gong, approbavit , » coaGrmavit, typisque editum publicari praecepit ; ac prseterea jus-
• sit ut locorum Ordinarii ejusdpm observantiae sedulo incumbant. d Die 18 ejusdem mensis et anni. ( Decretum générale. )
(1) D Ad sacerdotes in sacrificio missœ uti possint cingulo serico 7 » — Resp. : Congruentius uti cingulo lineo. » {S. R, C. in una Congreg. Mont, Coron, ad 7, 22 jan. 1701. ) — « Posseuti cingulo co- » lore paramentorum. n {Eadein 8 jun, 1709, in Bracharen.)
(2) a Non licet in fimbriis et manicis albarum et aliarum vestium » sub vélo transparenti fundum mbrum mittere. » {S. B. C. 17 aug. 1833 in una OriUnis S. Joan. de Dec.)
(3) a Minister élevât albam super cingulujn circumcirca ut honesle
• dependeat » (Rub. Miss.)
(k) a Celebrans si sit cum minislris, débet habere albam, stolam » et pluviale, o (S. U. C, 12 aug, 1854 in Lucioncn. ad /iO. )
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puriflcatoire. Le purificaloife ne se bénit pas (1). corporai. Le coFporal doit être de toile unie, et ne pas recevoir de broderie; on peut cependant l'entourer d'une dentelle et y tracer une croix sur le devant. P*^*^- La pale était, dans Torigine, une partie du cor-
poral qu'on ramenait sur lé calice. 11 est contre Tesprit de son institution de l'orner de soie ou d*or, même dans la partie supérieure (2). On tolère cependant qu'on la compose d'un mince carton introduit
(1) a An purificatoriiim benedici debctit ? cl qualenns affirmative 7 » — Resp. négative. « (S. R, C. 7 septemb. 1816 in Tuden, ad 26- ) Notons ici que les purificatoires, les corporaux et les pales qui ont servi au saint sacrifice doivent être lavés par un ecclésiastique dans les ordres sacrés , et que les religieuses ne peuvent, même avec la permission de TOrdinaire, entreprendre cette première lotion, a Ulrum » moniales seu piae foeminae vitam communem sub régula degentcs » possint cum licentia Ordinarii abluere corporalia, pallas et purifîca- » toria?— Resp. négative, a [S, R, C. 12 sept. 4857 in Molinen. ad 30. )
(2) « An in sacrificio missœ uti possit palla a parte superiori drappo » serico cooperla ? — Resp. négative, n (5. R. C.22jatu 1701 in una Cong. Mont. Cor. ad 6. ) Un décret récent s'est montré plus indulgent : a An non obstantibus decretis a Sacra Rituum Congregatione » editis uti liceat palla a parte superiori panno serico cooperta. — » Resp. : Permitti posse dummodo palla linea subnecta calicem coo- 0 periat, ac pannus superior non sit nigri coloris aut referai aliqua I) mortis signa.» (In Cenoman. iO jan. 1852.) Mais comme il ne s'agit ici que d'une tolérance, on fait incontestablement mieux en conservant aux pales la simplicité qui les rend plus propres à leur destinalion et plus conformes à Porigine des choses. La difficulté de démonter, pour les purifier et les laver, ces pales garnies de soie, est d'ailleurs un inconvénient très grave, et souvent on a pu en voir richement brodées par dessus et d'une malpropreté déplorable dans la partie qui reposait sur le calice. C'est d'ailleurs un motif très futile qui fait préférer souvent ces pales montées en carton aux simples pales de toile; on trouve qu'une pale de toile ne soutient pas assez carrément le voile du caice et ne permet pas de l'étaler selon une certaine forme de convention. Quel inconvénient y a-t-il à ce que ce voile ne soit soutenu que selon la grandeur et la forme de la patène et qu'il retombe autour du calice , ni plus ni moins qu'un voile qui recouvre un calice ?
DK l'habit de choeur. 27
eutre deux toiles; mais, au foud, la pale la plus convenable, c'est la plus simple, c'est celle qu'oo peut le plus aisément purifier, c'est celle qui consiste dans une double toile empesée, d'une dimension à ne dépasser la patène que par ses angles. On la bénit comme les corporaux. C'est la pale et non le purificatoire qu'on doit poser immédiatement sur le calice, lorsqu'on doit le couvrir après avoir pris le précieux Sang, afin de donner la communion aux fidèles.