CHAPITRE VII
DES SALUTATIONa
Espèces On salue par une génuflexion à deux genoux , par une génuflexion à un seul genou , par une inclination plus ou moins profonde.
(1) Nous citerons ici un passage du cérémonial des évèques, Uh. I» c xii, S 17, lequel, assurément, ne doit pas être pris comme contenant un précepte, mais qui montre quel est Fesprit de la liturgie dans Fusage des lampes. « Lampades quoque ardentes numéro impari in » ecclesiis adsint, tum ad cultum, et ornatum, tum ad mysticuni sen- » sum ; ut, et multa ex superius narratis pertinent Use vero in pri- » mis adhibendaBsuntantealtare,veI locum, ubi asservaturSanctissi- » mum Sacramentum, et ante altare majus, quibus in locis lampada- » rios pensiles esse decet, plures sustinentes lampades, ex quibus, gui » ante altare majus erit, très ad minus, qui ante Sacramentum, sal- » tem quinque lucernas babeat. Ante vero reliqua singula altaria » singulae possunt lampades appendi ; quae quidem in prœcipuis festis, » saltem dum vesperae, et missa solemhis decantantur, continue ar- » deanL Ante Sanctissimum Sacramentum, si non omnes, ad minus » très accenss tola die adsint. » Il faut remarquer ici que les lampes doivent être suspendues en face de Tautel. Placée à Técart ou à coté, celte lumière perd de sa signification et ne remplit pas les intentions de TEglise.
|2) « An in lectionibus canendis competere possit canonicis usus » instrumenti vulgo bugia, vel usus candelabri an alio substentati ?— » Resp, négative, et si obscuritas ingrueret poterit prope legile, ap- » poni candelabrum unum super pavimentum cum facula accensa. » (5. jR. C. 10 sept 1701 in Cortonen,) Le cérémonial, liv. IL c. vi, n" lA , dit que « si noctu legantur, caeremoniarius adhibet parvam » candelam. » On peut aussi employer cette méthode » mais ce sera sans bougeoir.
La génuflexion à deux genoux se fait devant le Saint- Génnoexion Sacrement exposé ou présent sur Tautel, in accessu et recessu , c'est-à-dire quand on arrive au chœur ou au sanctuaire, ou qu'on en repart, et on la fait alors sur le pavé, et non pas seulement sur la dernière marche ; mais , dans le cours de la messe , le célébrant et ses ministres ne font que la génuflexion à un seul genou (1). Ce que nous disons doit s'appliquer à tous les ministres de l'autel et à tous les offices.
La génuflexion à un seul genou se fait devant le Génanexion Saint-Sacrement enfermé dans le tabernacle. Les ministres de l'autel, ainsi que nous venons de le dire, la font durant le cours d'une cérémonie devant le Saint- Sacrement résidant sur l'autel. C'est aussi le mode de salutation dû à la croix (au moins quand on la salue solenneUement) et à l'évêque. Toutefois, les prélats, les chanoines de la cathédrale et le célébrant revêtu des ornements sacrés ne font à la croix et à l'évêque que Vindination profonde (2}.
(1) « Ganonrci... veniunt ad circultim ut dicant cnm episcopo ; » Aqnus Dei, etc. Et tune, dum veniunt ad circulum et dum disce- » dont, ambobùs genîbus versus altare genuflectunt, propter rêve- » rentiam Sanclissimi Sacramenti, quod est super eo.» {Cœr, Episc.^ L I, c XXI, S 3.) « Genuflexio quae lit coram Sanctissimo Sacramento » exposito tam in missa quam in oratione quadraginta horarum, es- » terisque funetîonibus, quando Geri débet unieo genu et quando utro- 1» que tum a célébrante, tum a ministris, vel alio qui exponit et re* » ponit? — Resp. : In accessu et recessu utroque genu, intra missam » unlco genu : pro rellquis fùnctionibus consulantur rubricist». » (5. jR. C. in una Marsamm ad 53.)
(2) « Begulariter quoties ipsî canonici transeunt directe ante altare » Tel anle episcopum, caput et humeros profunde inclinant ; benefi* > ciati autem et caeteri de clcro genuflectere debent, transeundo, tam » ante altare, quam ante episcopum, » ( Car. Episc, * L. I, c. xviii, S 3.) Toute la suite de la rubrique et du cérémonial , et les décrets le la Congrégation des Kites sont conformes au principe que nous
Les ministres de l*autel allant et venant pour leurs fonctions, ont donc des occasions fréquentes de faire cette génuflexion à un seul genou : ils la doivent, en effet , au tabernacle si le Saint-Sacrement y est renfermé ; lors même que le Saint-Sacrement n'y reposerait pas, ils doivent cette génuflexion à la croix , à moins qu'ils ne soient chanoines ; en tout cas, ils ont à la faire depuis la consécration jusqu'à la communion.
Rèfies. Or, voici les règles générales qu'on peut retirer de la rubrique, et qui se rapportent aux trois cas princi-
pe (éuOciioii.
venons de rapporter. Ici le cérémonial dit simplement qu'on fait la génuflexion à l'autel ; mais ailleurs , on voit que cette génuflexion s'adresse à la croix placée sur Fautel, et qu'il faut la faire même devant la croix de procession. Cependant, on ne doit pas la faire devant la croix de la sacristie, aux termes du décret du 19 décembre 1779 ad 20, et c'est pourquoi nous avons dit qu'on la devait quand on saluait la croix solennellement. L'exception au principe de la génuflexion que nous faisons en faveur du célébrant s'appuie pour la croix sur le missel, où il est prescrit au célébrant, dans Tencensement de l'autel, de faire seulement une inclination si le Saint-Sacrement n'y réside pas, tandis qu'il est dit du diacre et du sous-diacre : « Gum transeuot » ante crucem, semper genuflectunt » Quant à ce qui regarde l'évèque, le décret du 13 mars 1700 m Arichipœ dit : «Celebrans autem » numquam genuflectat episcopo, sed se inclinet » Cette génuflexion due à i'évèque nous paraît motivée, pour le sens mystique, par le caractère particulier de la dignité épiscopale. L'évèque représente, en effet, N. S. Jésus-Christ entré dans la plénitude de sa gloire et de sa puissance et assis à la droite de son Père ; et voilà pourquoi, à la différence des simples prêtres, il demeure assis sur son trône pendant une grande partie de la célébration de la messe. Il est donc l'image de celui devant lequel tout genou doit fléchir. Les chanoines, toutefois, à cause du privilège de leur rang qui les rapproche de l'évèque, lui rendent un hommage moins profond. Si l'on recherchait pourquoi ils saluent seulement la croix, à l'exemple de l'évèque et du célébrant, tandis que les autres clercs font la génuflexion, peut-être pourrait-on en trouver une raison allégorique. Leur vocation , en les consacrant principalement au chant des louanges de Dieu, les appelle à représenter Fétat des anges et des saints du ciel ; voilà pourquoi le respect qu'ils rendent à la croix a une forme de supplication plus familière.
paux : acces9us ad médium, recessusa mediOj transUus per médium (1).
L'arrivée au milieu ou le départ du milieu de Tautel sont des occasions de génuflexion , tandis qu'il n'y aui^it pas de génuflexion à faire pour l'arrivée au coin ou le départ du coin de l'autel (2]. Pour l'intelligence de cette règle, il faut remarquer, 1® que, par arriver au milieu ou en partir, on entend prendre ou quitter la position qui correspond au milieu de l'autel, aussi bien sur les degrés ou au bas des degrés que sur le marcbe-pied ; 2* que, quand le célébrant occupe le milieu, les ministres qui l'entourent sont censés au milieu aussi bien que lui-même ; et que , par exemple , venir à ses côtés ou à côté de quelqu'un qui est près de lui, donne lieu à la même génuflexion que venir au milieu même de l'autel.
Le passage en face du milieu est encore une occa-
(1) Nous faisons abstraction en posant ces règles du cas où le diacre et le sons-diacre seraient chanoines, et où, avant la consécration, ils ne devraient par conséquent saluer Fautel que d*une inclination profonde, si le Saint-Sacrement n'y résidait pas. Nous supposons donc des ministres astreints dès le commencement de la messe à la génuflexion.
(2) « An minîster, posito quod non accédât ad altare ut accipiat,
» et plicet velum , debeat genuflectere cruoi quando recedit a loco
n 800 ut adeat credentiam, seu parvam mensam ad accipiendas ex ea
» ampullas? Yel sicut nonnullis placet, facere tantum inclinationem,
n eo quod tune non recédât a medio altaris? Vel proul alii contendunt,
« nuUâm facere in boc recessu reverentiam? An in eadem circurostan-
» lia debeat genuflectere SSmo Sacramento incluse in tabernaculo ? —
u Resp. : In transllu tantum ante médium altaris in casu genuflecten-
» dum vel inclinandum. — Simililer an idem minister accédons ad
B cornu epistolae eu m ampullis, debeat genuflectere cruci, vel tantum
» iodinafioneiD facere eo quod non accédai ad médium altaris? An
" debeat tum saltem genuflectere quando adest in tabernaculo SSmum
* Sacrameotum ? — Resp. : Provisum in pnecedenti. » ( 5. R. C. m
Uicionen. ad 70 et 71 ; 12 aug, 185Û).
38 DÉS SALOTATIOKS.
don de génaflexioB. Toutefois , quand le diacre passe immédiatement d'un côté à l'autre du célébrant , ce qui arrive plusieurs fois après la consécration et seulement alors, il fait une génuflexion à chacun des côtés du prêtre, c'est-à-dire en partant et en arrivant, et il n'en fait pas au milieu.
Tout ce qui précède est clairement prescrit Ce qui donne lieu à controverse , c'est le cas arrivant avant la consécration, où les ministres sacrés étant déjà au milieu de l'autel, ont à y changer de position ; par exemple , ils sont derrière le célébrant et ils doivent venir à ses côtés, ou bien ils sont à ses côtés et ils ont à se rendre derrière lui. La rubrique dit nettement , dans toutes les occasions de ce genre qui s'offrent après la consécration , qu'on doit faire la génuflexion au départ , sans avoir à la faire à *arrivée. Par exemple , le diacre et le sous-diacre sont derrière le célébrant, et ils doivent monter à sa droite au milieu du Pater^ ou encore le sous-diacre doit monter à gauche pour réciter VAgnus Dei; il leur est prescrit de faire la génuflexion sur la marche avant de monter, et ils n'ont pas à la faire en arrivant ; ou s'ils ont à quitter les côtés du célébrant poiur venir derrière lui, ils font la génuflexion avant de descendre, sans avoir à la réitérer quand ils auront repris leur Question placc sur le degré. Mais la rubrique est muette sur ce
controversée. ^
qu Ils ont à faire avant la consécration dans les cas semblables, par exemple, s'ils ont à monter aux côtés du célébrant , après l'intonation du Gloria in exceU de?Slrteo« ^^ ^*^* Q^^ïqwes commentateurs modernes, se fondant sur le silence de la rubrique, ne leur prescrivent aucune salutation, tandis que les rubricistes les plus
anciens et les plus considérables veulent quMls fassent la génuflexion tout comme après la consécration, c'està-dire au lieu d'où ils partent. Ils doivent, en quittant les côtés du célébrant ou avant d'y monter, un témoignage de respect à la croix ou au tabernacle (l) ; or, celui qui convient à leur ordre, c'est la génuflexion.
Complétons ces règles par les observations suivantes :
1* Le célébrant , dans le cours de la messe, n'est tenu à une génuflexion devant le tabernacle renfermant le Saint-Sacrement que dans le cas où allant d^une extrémité de l'autel à l'autre, il passe au milieu , par exemple dans l'encensement de l'autel (2). Lorsqu'il vient au milieu pour s'y arrêter, ou qu'il en part, il n'a pas de génuflexion à faire. Mais si le Saint -Sacrement était exposé ou se trouvait sur Vautel , le recessus a medio ou Vaccessus ad médium seraient des occasions de géuuflexiou tout comme le transitas per médium.
2* Lorsque le diacre et le sous-diacre, placés derrière le célébrant, quittent avec lui le milieu de l'autel pour se rendre au coin de l'épître derrière lui encore, conune il ne fait pas la génuflexion , à moins que le
(i) Il ne faudrait pas objecter contre cette nécessité pour les minis, très sacrés de saluer avant de se mouvoir, que, selon une opinion reçue le célébrant va bien du milieu au coin de Fautel sans salutation préalable , ou réciproquement. Autres sont les règles du célébrant , autres celles des ministres : le sous-diacre quittant le coin de Fautel après la préparation du calice, fait la génuflexion en arrivant à sa place en face du milieu, selon la rubrique, laquelle ne prescrit formellement aucune salutation au célébrant allant du coin au milieu de Fautel.
(2J « Si in allari fueril labernaculum SSmi Sacramenli celebrans » genaflectit quotiescumque transit anle médium altaris. » ( Rub. Miss., Ht. IV, n- A.)
Saint-Sacrement ne soit exposé , ils omettent euxmêmes de la faire.
S"" Quelquefois, il y a un premier départ du milieu qui n'est que le prélude d*un départ plus complet : par exemple, si Ton descend de Tautel pour venir le saluer au bas des marches et se rendre ailleurs ; dans ce cas, avant de descendre , il n*y a lieu qu'à une inclination de tète, et la génuflexion ne se fait qu'au bas des marches. Il en est réciproquement de même lorsqu'après une salutation solennelle au bas , on monte à Tautel ; on ne fait, en arrivant sur le marche-pied, qu'une inclination de tête. [Il faut excepter le cas où le Saint- Sacrement serait exposé, car il y aurait alors une génuflexion à un seul genou à faire quand on quitterait l'autel pour venir faire au-dessous des marches la génuflexion à deux genoux , ou en abordant Tautel lui-même, après avoir fait au bas, à deux genoux, la génuflexion d'arrivée. )
La génuflexion à un seul genou, quand on arrive à l'autel ou qu'on en part, doit se faire en abaissant le genou jusque sur le pavé, et non pas seulement sur la marche d'en bas. Pendant le reste de la cérémonie, le célébrant et les ministres sacrés, quand ils ont à la faire au bas de l'autel, la font sur la marche [1].
On distingue trois sortes d'inclination : l'inclination dinciiDations. profonde qui se fait en courbant assez les épaules pour qu'on puisse aisément toucher les genoux avec les
(1) <f Quando celebrans genuflectit ante altare Sanctissimi Sacra- » menti tam ezpositi quam in tabernaculo reconditi, débet ne genu- >» flectere in piano presbylerii, an in infîino gradu altaris ? — Resp. : » Serventur rubricœ, sed in accessuel recessu, in piano est genuflec- » tendum : in inûmo aulem gradu altaris quolies genuflectere occur- » rat » (S, B. C. in una Marsorum ad 51.)
detétf.
mains croisées ; rinclination médiocre qui se fait en coarbant les épaules d'une façon assez notable ; et rinclination légère qui se fait de la tète seulement avec quelqae mouvement des épaules.
Uinclination profonde se fait, devant la croix ou incHMtioii
^ ' profonde.
révèque, par ceux qui sont dispensés de la génuflexion, et dans les occasions indiquées par la rubrique.
L'inclination médiocre se fait d'une façon plus ou inclination
^ ^ médiocre.
moins prononcée à quelqu'un ayant un rang supérieur, égal ou presque égal.
L'inclination de tête est celle par laquelle on peut ^"^^^^^ rendre le salut d'un inférieur. C'est celle aussi qu'on fait au nom de Jésus , de Marie , du saint duquel on fait ce jour-4à la fête ou la commémoraison , et du Pape régnant. On la fait encore au nom de la Trinité, au Gloria Patrie ou à l'énumération expresse des personnes divines faite dans une doxologie (1) , au mot
(i) « Juxta decretum 7 septerobris 1 816 in Tuden. ad AO, congruit, » ul fert praxis universalis pra&serlini Urbis, fierl inclinationem capi- >» lis quum pronunciatur nomen Sanctissim» Trinitatis ; imino cœre- » moniale episcoporum , lib. H , cap. vi, n** 8, praescribit inclinatio- » nem profundam in fine Iiymni quum nominatur Sancta Trinîtas. » Exinde autem aliqua oriuntur dubia : l"* An h^ec inclinalio locum n habeat quoties fit expresse menlio Sanctissimae Trinitatis, sive per » enunierationem personarum v. g. Genitori Genitoque^ etc. , pro- D cedenti ab utroque; sive nomem ipsum Trinitas, vel per haec verba M Trinus et Unus, autsimilia, ut tradunl Bauldry, Manual. Cœrem., » parL 2, IV, n* 2, et alii? 2* An ficri debeat eliam quando clerus » est genuflexus v. g. quando in sacra funclione rcpositionis Sanctis- » siini Sacramenti, cantatur Genitori ? 3* An facicnda sit ad lotam H stropham, in qua nominalur Trinitas, quum in ea datur gloria Deo, » prout in stropha : Sit saius illi — Trinus et Unus : aut cum in ea » exprimetur invocatio Dei v. g. y une sancte nobis, Spiritus ? Vel » duotaxat ad verba per quae fit mentio Trinitatis eliainsi supersint » duo tanluin vei*siculi, aut unus soins supersit ? W An fieri debeat » etiam ad verba strophae nec glorificationem Dei, nec invocationeni » exprimentia v. g. in primo versiculo hujus strophae : Jarn sol re- » cedit igneiis. Tu lux perennis unitas, nostris Deata Trinitas ;
Oretnus et aux autres paroles marquées dans la rubrique de la messe. On la gradue selon la circonstance ; mais toutes choses égales, elle doit être plus profonde, quand on la fait étant assis. Quand c^est à Dieu qu'elle s'adresse, comme aux noms de Jésus, de la Trinité, à VOremus^ au Gloria Patrie etc. , on se tourne , en la faisant , vers la croix de Fautel , à moins qu'on ne le puisse pas faire commodément, par exemple quand on est assis.
saioution da Ou doit saluer le chœur : 1* lorsqu'on y entre ou qu'on en sort ; 2* avant de faire et après avoir fait une cérémonie, par exemple après avoir chanté une leçon (1) ; 3" le célébrant le salue aussi quand il va de son banc à l'autel , ou de l'autel à son banc, par le milieu du sanctuaire [2], mais non pas quand il va de l'autel à son banc par le plus court chemin. Toutefois, si l'évê-
» Vftl inchoanda sit cum verbis glorificalionis , Tu lux perennis
» aut supplicalionis, etc. 5** Quatenus inclinatio facienda sil ad totam » slropham, vel ad duos, vel très versiculos, quaeritur an eo lempore » clerus stans debeat omnino conversus esse ad altare, vel siifficiat » profunde inclinare caput versus altare semivertendo corpus, siculi » in inclinalionibus quse fîunt ad unura verbuin, aut ad pauca verba? » — Resp. : Quoad quaestionem 1, inclinalionem faciendam quando » nominalur nomen Jesu , vel simul expresse nominantur très Per- » sonœ, ul in Deo Patri sît gloria, vel quuin dicitur expresse, sancta » Trinitas in fine hymnorum. 0"oad quaBstionem 2, négative. Quoad » quaestionein 3, ab inclinatione cessandum , quum post nominatas ») expresse très personas vel sancta Trinitas superest aliquis versi- » culus. Quoad qusBSlionem 4, négative. Quoad quaBSlionem 5, nega- » tive ad primara parlera ; affirmative ad secundam. » ( 5. i?. C. m Lucionen, ad 65. )
Remarquons que Tinclination profonde au nom de la Trinité, prescrite par le cérémonial à Tendroit auquel fait allusion la consultation ci-dessus rapportée, ne doit s'entendre que d'une inclination de tête bien marquée.
(1) Cœrem, Episc. passim,
(2) Cœrem. Episc, passim, et particulièrement dans le chapitre m du livre II.
qtie était présent , ce serait à lui seul et non pas au chœur qu'il faudrait adresser ces salutations de solennité qui se font avant ou après une cérémonie, ou par le célébrant quand il se lève [1].
(1) Cela paraît résulter du principe que le cérémonial pose au U- Saiotation do ▼le I, ch. xyiii, S ^^« ^ Régula est ut si plures in eodem loco veniant ^^ révèque!"^ » praelaU, ac etîam Legatus et cardinales uni tantum ex ipsis qui erit » major, puta Legato et célébrant! reverentia exhibeatur. » Et en effet, le même cérémonial, décrivant la messe pontificale» ne prescrit au sous-diacre que de saluer Tévéque après avoir salué Taulel, lorsqu'à une autre messe, il faudrait qu'il saluât le chœur, u Factis debilis re- » verentiis altari et episcopo...» (L, II, c viii, n* /iO. ) U en est de même des matines , où ceux qui chantent les leçons sont dits saluer seulement Tautel et Pévéque (L. U, c. v, n"" 5 et 6} ; tandis que, dans un cas analogue , en Tabsence de Tévéque , ils sont dits saluer le chœur (c vi, n** 12 et i/i). Toutefois, si à cause de la présence de Pévêque, on doit s'abstenir d'adresser au chœur ces sortes de saints que le cérémonial appelle quelque part soiemnitatis et potestatis^ il ne iaut pas supprimer le salut de convenance stricte et pour ainsi dire de nécessité qui se doit faire dans un chœur où l'on vient prendre place. Le cérémonial, en effet (L. I, c xviii, n* 5, duquel nous donnerons le texte au chapitre suivant), suppose que, dans cette circonstance, on salue les chanoines, etc. , après l'évoque.
Quelques auteurs voudraient supprimer tout salut au chœur depuis Derant le la consécration jusqu'à la communion , et en présence du Saint-Sa- Sainfr-SacremcDt crement exposé : ils invoquent la pratique qu'ils assurent être générale en ce sens et particulièrement à Rome , et un décret de la Congrégation des Rites du 31 août 1793 in Asctilana , ainsi conçu : a Exorta controversia inter archidiaconum Philippum Merli praBfec- B tom choro cathedralis Asculanae et magistratum ejusdem civilatis » saper nonnuliis reverentiis, seu capilis inclinationibus fieri solitls
> coram Sanctissimo Sacramento public» vénération! ezposito ; cum 1 RmusVicariuscapituIarisprovisionaledecretum interposuissetejus-
> que revocatîonem archidiaconus à S. R. C petiisset . — Sac. eadem
> Gong., magistratu dilationem frustra postulante, ... rescribendum 9 censuit : Nemini deberi reverentiam, et amplius.» Mais d'abord ce décret répond à des questions toutes locales, et sa portée évidente est de résoudre que , dans le cas proposé, il n'était dû de salut à personne. Lui faire dire en général qu'on n'adresse de salutation à personne, en présence du Saint-Sacrement exposé, c'est le mettre en contradiction avec d'autres décrets et entre autres avec celui-ci in Arichipœ ad 1 du 13 mars 1700 : «An dum exposilum Sanctissimum • Sacramentum reperitur super altare majus dianaetraliter ante cho-
Règles On doit saluer celui qu'on aborde pour une céré-
monie, ou pour lui remettre ou recevoir de lui quelque objet, et le saluer encore après la cérémonie faite, ou en lui reprenant l'objet. Cependant le sous-diacre, apportant le texte de Tévangile à baiser, ne salue le célébrant ou Tévêque qu'après que celui-ci a baisé le
» rum, sed in notabili distantia situm celebrans prima genuflexione » Venerabili non praelermissa debeat, postea se incUnare seu genuflec- 0 tere ante episcopum. — Resp. : In eundo salutabit se inclinando ■ profunde episcopo , deinde genuflectal Sanctissimo et procédât in » missa. In redeundo genuflectal Sanctissimo, deinde se inclinet D episcopo, et procédât quo débet. Celebrans autem numquam genu- » flectat episcopo, sed se inolinel. o Quant à la pratique qu'on suppose être généralement opposée à toute salutation en présence du Saint-Sacrement exposé ou résidant sur Tautel, nous mettrons en regard l'enseignement d'à peu près tous les commentateurs, et entre autres de Bauldry, Merali, Bissus, Laborante, etc., qui veulent que Je sous-diacre, allant porter la paix, salue le chœur avant et après. Nous croyons , quant à nous, qu'il faut saluer le chœur toutes les fois qu^en le faisant on ne s'expose pas à tourner le dos au Saint-Sacrement Et qu^on ne nous objecte pas qu'en présence de Tévèque on omet les salutsau chœur, etqu'ilfaut donc s'en abstenir a fortiori devant leSaint- Sacrement ; car l'évèque et le chœur appartiennent en un sens au même ordre, et on comprend qu'un hommage à rendre à quelqu'un de plus grand fasse omettre la marque de respect envers d'autres personnes moindres qui l'entourent Mais le Saint-Sacrement et le clergé présent au chœur sont d'ordres si diiïérents, que ce qui est dû à l'un peut très bien ne pas absorber ce qu'on rendrait à l'autre ; et puisque le diacre baise la main du célébrant en lui remettant la patène après le Pater^ on ne voit pas bien pourquoi on omettrait alors de saluer le chœur.
Aux oïDees On a aussi prétendu qu'il fallait s'abstenir de saluer le chœur à des morts. Toffice des morts et à certains offices de deuil. Le décret suivant de la Congrégation des Rites fournit une solution complète. « Utrum in D ofRciis luctuosis hebdomadse sanclae et in offlciis mor^uorum omitti 0 debeant: l'Salutatio chori à quocuraque adveniente post inceplum » officium et opportuna resalulatio ; 2* salutatio chori a célébrante in » accessu et recessu ; 3- salutatio chori a célébrante a sede sua ad 0 altare pergente ; 4* salutatio chori a quocumque canlaturo lectio- » nera vel a subdiacono epîslolam canlaturo? — Resp. : Négative in » omnibus, excepte oflicio feriaî VI , ab adoratione crucis usque ad » nonam Sabbati Sancti. » (In Molincn, ad 31, 12 sept. 1857.)
liyre ; celui aussi qui donne la paix ne salue qu'après rembrassement ou la porrection de Finstrument.
En général, on répond aux saints par un autre salut plus ou moins marqué, selon la dignité des personnes, à moins qu'il ne s'agisse de quelqu'un d'un rang fort inférieur (1). Le célébrant ne rend pas les saints que lui font les ministres de l'autel ; mais il doit rendre le salut à quelqu'un d'un rang égal ou supérieur au sien (2).
C'est un principe posé par le cérémonial des évê- , ordre
'^ r x- r des salQtalions
ques, que l'ordre dans les salutations, quand on doit en faire plusieurs» ne se règle pas nécessairement sur la dignité de ceux qu'on salue, mais plutôt sur la commodité qu'il y a à commencer par celle-ci et à ne faire qu*ensuite celle-là. Celui par exemple qui quitte le célébrant pour aller à l'évêque, en passant devant Tantel, salue le célébrant en premier lieu, l'autel en second et l'évêque en dernier (S).