‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 38 sur 188 · DU CHANT, DBS CHANTRES, DE L ORGUE, ETC · texte numérisé non relu

DU CHANT, DBS CHANTRES, DE L ORGUE, ETC

nt absolument prohibées (1). Quant aux chants en cequonDedott

^ ' pas chanter.

ne vulgaire, on ne doit pas les permettre pendant

.4ie cérémonie ou devant le Saint-Sacrement exposé;

on les permettrait seulement après la bénédiction du

Saint-Sacrement ou la conclusion de la cérémonie (2).

Les chantres cliantent debout (3) , et s'ils entonnent Régies ponr les ou chantent quelque verset, ils ôtent même leur ca*- ^ ^^^' lotte. Si Ton chante quelques paroles pour lesquelles la rubrique prescrit de s'agenouiller quelques moments, ils font seulement la génuQexion à la fin de ces paroles (&]. Si, toutefois, ils se sont agenouillés aux

(1) « Non licere alias litaniaa recitare nisi jam approbatas a Sede a Aposlolica el impressas in breviario romano. d ( In una Congreg. Missis., 31 mart. 16^0.) Il y a beaucoup de décrets rendus en ce sens. Dans les règles générales de Ylndex^ § iv, n* 3, sont comprises comme prohibées a litanias omnes praeter anliquissimas et communes 9 qnae in breviariis missalibus, pontificalibus ac ritualibus continen- » tar et praeter litanias de B. VirginequsBin sacra sede Lauretana défi cantari soient. » Notons aussi qu'il est formellement interdit dUnsérer dans les litanies des saints les noms de saints qui n'y sont pas inscrits (in una Ordin. minim., 2 aug, 1659), et dans les litanies de la Sainte Yieiige, des invocations surajoutées {in Bobien,, 3 aug, 1839); et de chanter les litanies des saints en les abrégeant (m NeapoL, 3 marL 1674).

(2) a Episcopas Ariminen. exposuit nonnullos regulares sue dio»- » cesis intermissarum solemnia canere laudes idiomate sermone com- ]» positas, supplicans responderi an hoc conveniat 7 — Et S. G. Res- » pondit non convenire , sed omnino prohibendas prout prohiberi B mandavit » ( 12 marL 1639.) ~ a Yel adsit expositum Sanctissi- B mum Sacramentum, vel non, omnino episcopus prohibeat in eccle-

> siis cantiones, vel quorumvis verborum canlum materno idiomate.» [In Temana^ 24 mart. 1657.) Mais la Sacrée Congrégation s'est depuis ce temps montrée plus indulgente : « An in benedictione populo • iropertienda cum Augustissimo Eucharistiae sacramento perroitti

> possit cantus alicujus versiculi vernacula lingua concepti vel an te B vel post ipsam benedictionem 7 — Resp. : Permitti posse post be- 9 nedictionem. d (In Bobien, ad 2, 3 aug, 1839. )

(3) a Iq choro non sedent qui actu cantant » {Rub, Miss., tit. 17.) ià) c Quando mora genuflexionis est brevis , haec fiât dum verba

0 qm cantaatur genuflexionem exqnirant* Quando autem mora est

Chant des oraisons

Des yenets.

^ DU GHAIVf, DES CHANTRES, DE L*0R6UE, ETC.

Chant de Fantienne de la communion ne se doit commencer que quand le prêtre a pris le précieux sang [1 . Les oraisons se chantent ou sur le ton solennel ou 6ur le ton fériaL Le ton solennel, dont les modulations sont mdiquées par le cérémonial des éyêques et se trouvent notées dans les livres de chant , s'emploie uniquement pour la messe et pour les heures principales, les jours semi-doubles et au-dessus. Quant an ton fériai, il se chante sans inflexion aucune, en prolongeant seulement les syllabes sur lesquelles on eàt faitrinflexion pour le ton festival. Il sert pour la messe et pour tout TofiSce des fêtes shnples et des fériés, pour les petites heures et pour compiles des jour» semidoubles et au-dessus, et généralement dans toutes les occasions pour lesquelles il faut , selon là rubrique, le tonus missœ ferialis. Pour les oraisons des antiennes de la Sainte Vierge, pour l'oraison Dirigere à prime, pour les oraisons de l'aspersion , des litanies , bénédictions, exorcismes, saints, et pour tout ce qui est en dehors de la messe et de l'ofiice, sauf le cas d'une exception précise, enfin, pour toutes les oraisons des défiints en dehors de la messe , on se sert du ton férial, mais en déprimant la voix de fa en re à la pénultième syllabe de l'oraison ou de la dernière oraison, si on en récite plusieurs de suite, et à la pénultième syllabe de la conclusion (2). Les versets chantés solennellement dans

9 omni tune melodia et gravitate pulsandom est Elevato Sacramenio » chorus prosequitur cantum Benedictus qui venxt^ elc » {Cœr, Epi^f^'» L. II, c. VIII, n"* 70 et 71.)

(1) Cœr. Episc, L. II, c viii, n* 78.)

(?) Voyez le cérémonial, L. I, c. xxvir. L'emploi du second ton férial est ainsi défini par le Directorium Cfiori auquel le cérémoaid lui-même renvoie. « Seqnens tonus ferialis inservit pro oratiombus

DU CHANT, DES GHANTRBSy DE l'oRGUE, BTQ. 93

roflBoe ont un neume ; mais ceox des commémoraisons, ceux des prières à Toffice des morts» et généralement tous ceux qui se chantent hors de Tofflce, comme ceux par exemple de la bénédiction de l'éYèque(l), se chantent avec rinflexion de fa en re.

Notons la règle suivante relative au chant : lors* qu^nne octave a un chant propre , pour les hymnes, pour le Benedicamus Domino^ et aussi pour Fordinaire de la messe , comme il arrive aux octaves des fêtes de la Sainte Vierge , il but employer ces chants propres même aux jours des fêtes occurrentes (2).

Si le son de Forgne doit représenter le chant de orgoe.

^ '^ . Son asape.

certaines paroles ou en tenir lieu, on doit, pendant qne l'orgue joue , prononcer ces paroles à haute voix dans le chœur (â]. L'orgue , à matines, laudes et vêpres, se touche à la fin des psaumes au lieu du chant des antiennes ; U alterne avec le chœur aux hymnes et aux cantkiuesévangéliques,etsi tel est l'usage des lieux, pour la répétition de Tinvitatoire. U alterne aussi à la messe avec le chœur pour Kyrie ^ Gloria, Sanctm, Agnus Dei, mais jamais au Credo. On peut l'employer

> po8iU8 in fine psalterii post antiplionas Beats Maris, pro oratione B Dirigere ad primani et pro oratione responsorii defunctorum. In 8 omnibus convenil cum tono superiori, praeterquam qood in fine, 0 penultima syllaba semper deciinatur de fa ad re. Inservit etiam pro » orationibus litaniarum, aspersionis aquae benediotae in dominicts et 0 si quae sunt aliœ hujusmodi , ut est oratio post pedoro ablutio- BDem... etc. »

(1) Voyez ce chant noté dans le Canon tnissm pontificalis.

(2) In una Senarwn, 5 marL 1667.

(3) « Averteodum erit ut qaaDdocumque per organum flguralar

> aljquid cantari seu responderi alternatim versiculis hymnorum aut

> caoUcorum, ab aliquo de choro intelligibili voce pronuntietur, id >quod aborgano respondendam est. Et laudabile esset, ut aliquîs

> caotor conjunctim cum organo voce clara idem canlaret. » ( Cmr.

^!^, L i, C ZXTUI, !!• ?•)

91 DU CHANT, DES CHANTRES, DE l'oRGUE, ETC.

aussi au graduel , à Toffertoire et à la communion. Toutefois , le premier verset des hymnes ou des cantiques, le verset Gloria Patrie la dernière strophe des hymnes, et les strophes auxquelles il faut s'agenouiller, doivent nécessairement être chantées par le chœur (1). L'orgue n'est point admis aux oflScesde deuil , non plus qu'à ceux des morts ou des temps de pénitence.

Musique d'église Bcuott XIY, daus uuc bullc cu date du 19 février 1749, a tracé des règles au chant d'église : il veut que ce chant soit grave et religieux, et laisse aux auditeurs la facilité de distinguer les paroles. En fait d'instruments de musique, il admet ceux à corde qui soutiennent les voix , mais il rejette les instruments à eflfet théâtral, comme les cors, trompettes, etc., etc.

Terminons ce chapitre par une maxime que nous trouvons dans un décret de la Congrégation des Rites du 18 octobre 1618 in Aliphana: Cantus insttiuttu est ad Deum honorandum, non ad populum allicien" dum.

(1) ff Regulare est sive in vesperis, sive in matutinis, sive in missa t ut primus versus canticorum et hymnorum et pari ter versus hym- » norum in quibus genuflectendum est quaiis est versiculus Te ergo » quœsumus^ etc., et versiculus Tantum ergo Sacramentum^ etc., » quando ipsuin Sacramenlum est super altari et similes cantentur à p choro in tono intelligibili , non autem ab organo : sic etiam versi- 0 culus Gloria Patri, etc. , etiarosi versiculus immédiate pra^^edens » fuerit à choro pariter decantatus: idem servatur in ultimis versibus 9 hymnorum. 0 {Ibid., n* 6.) On trouve dans ce chapitre toutes les règles que nous venons d'indiquer. L'usage de faire représenter par Torgue la répétition de Tinvitatoire est signalé par Bauldry.

DU CDLTB DU A LA SAINTE EUCHARISTIE. 95

Page 1