CHAPITRE PREMIER
PRINCIPES GÉNiRADX.
Nous commencerons par établir d'une façon générale, quelques règles qui s'appliquent à plusieurs endroits de la messe, afin de n'avoir plus qu'à les suppor ser dans le cours de ce que nous dirons (1).
Nous avons exposé précédemment avec la distinc- Desinciinauons. tk>ii des diverses sortes d'inclinations, les règles pour rinclination de tête : il faut en tenir spécialement compte dans la célébration de la messe. Le prêtre fait, en regardant le livre, les inclinations qu'exigent les noms de la Sainte-Viei^e, du saint dont on fait la fête ou la commémoraison, et du Pape (2) ; mais au nom de Jésus et de la Trinité, au mot Oremm, au verset
(1) La rubrique est si explicite sur la messe , que nous n'avons guère qu'à la suivre. Nous déclarons donc d'une façon générale que nous nous appuyons sur elle dans tout ce que nous allons dire. INous ne la citerons que dans les occasions où son texte éclaircira ce que nous disons. Quand ce sera une autre autorité qui aura décidé les questions , ou quand il y aura conflit d'opinioos , nous indiquerons celle autorité, ou nous avertirons de la controverse.
(3) « Ubicunique nominatur noinen beatœ Mariœ vel saoctorum de > qnibas diciiur oiissa vel fîtcommemoratio, item in oratione proPapa » qu3odo non) ina lu rsempercaput inclinât non tamen versus crucem.» m Miss., P. n,. c- V, n«2.)
Gloria Patrie etc. , il se tourne vers la croix en s'inclinant (1).
Il ne faut point appliquer aux messes de Requiem^ cette rubrique qui prescrit de s'incliner quand on rencontre le nom du saint du jour. La Congrégation des Rites a décidé que le saint Jean dont il est fait mention dans Toraison Nobis quoque peccaloribus , est saint Jean-Baptiste, et que les paroles de la communion de r Assomption , Optimam partem elegit sibi Maria, ne s'entendant pas de la Sainte-Vierge dans le sens propre, il n'y a pas à s'incliner à Maria (2).
L'inclination profonde, employée pour les salutations que le prêtre adresse à l'autel du bas des degrés et pour le Confiteor, ne se renouvelle dans le cours de la messe qu'au Munda cor meum avant l'évangile, au Te igitur qui est le commencement du canon et au Supplices te rogamusj après la consécration. Pour les autres prières auxquelles le prêtre s'incline, ce n'est que d'une inclination médiocre.
La rubrique prescrit au prêtre qui a préparé le calice et le missel et va descendre au bas de l'autel pour commencer la messe, de faire auparavant une inclination. Elle lui prescrit aussi de saluer, s'il passe par le milieu de l'autel en allant d'un coin à l'autre; mais elle n'ordonne rien de pareil lorsqu'il s'agit seulement d'aller du milieu de l'autel au coin, ou réciproquement. Plusieurs rubricistes à la suite de Bauldry croient qu'il faut ici suppléer à son silence, et, de ce qu'elle règle pour les deux cas ci-dessus, concluent par
(i) Kub., ifncL et alibi; S, B. C, in Tuderu ad AO, 7 sept. 1816. (2) S. H. C. in Panormitana, 12 apriL 1823 ,adiZct 1/i, et 27 mart. 182/i; in Mechlin, ad 11, 7 decemb. 184/i.
voie d'induction, à la nécessité générale d'une inclination chaque fois que le prêtre quitte le milieu ou qu'il y arrive, à moins qu'il n'ait à faire aussitôt quelque mouvement emportant l'inclination avec soi, par exemple le baisement de l'autel : mais d'autres auteurs avec Quarti estiment que [l'induction ne serait pas légitime, parce que les cas ne sont pas équivalents, et que l'inclination n'étant prescrite nulle part au prêtre allant du milieu au coin de l'autel ou venant du coin au milieu, il n'y a pas lieu à la faire. La Sacrée Congrégation consultée sur cette controverse a renvoyé à la rubrique : ser-ventur rubricœ (1).
Quand il aura à élever les yeux pendant la messe, RHies diverses, le prêtre les portera sur le crucifix (2).
Pour la génuflexion, quand il la fera étant à l'autel, il posera ses mains étendues sur l'autel, afin de s'y appuyer dans ce mouvement; et il lui sei^a utile avant de
(i) « Aiiqoi rubricistœ volunt quotiescumqne nomen Jesu noroina- » tur inmissa, vel dicitur G/c^a Patri, vel acceditur ad médium al- » larisvelab ipso receditur,capulcruciesseinclinandum :aliisentiunt » hujosfflodi inclinaliones tune tanlum esse faciendas, quum a rubrica » praescribuntur. Quxritur quando hujusmodi inclinatiositfacienda? » — Resp. : Servenlur rubric». » f /n urw, Marsorum ad 28 , 12 wn>. 1831.) La portée de cette réponse n*est pas assurément de restreindre les règles à tirer de la rubrique aux seuls cas où la rubrique est formelle, et de repousser celles auxquelles on arrive par induelion. La Sacrée Congrégation a admis, précisément en fait d'inclination au Gloria Patrij le raisonnement par analogie : oCum ex decreto » S. R. G. caeremoni» novae inducend» non sint absque expressa 1i- » cenlia, quaeritur : utrum fieri debeat inclinalio capitis in flnepsalmi
* Lavabo qui dicitur in missa sicut praescribitur in principio
>* roissae ? — Resp. : Gongruere, ut fert praxis universalis praesertim » Urbis. m (In Tuden. ad 38, 7 sept. 1816. ) Nous croyons que la Sa- » crée Congrégation a voulu ici repousser les règles arbitraires, et ne ■ reconnaître que celles fondées explicitement ou implicitement sur »• la rubrique.
(2) S. R. C. in Adjac. ad 3, 22;m/. 1848.
fléchir le genou droit d^éloigner un peu le pied gauche pour se donner un espace suffisant.
Le prêtre, pendant une grande partie de la messe, tient les mains jointes avec les doigts étendus et réunis, et le pouce droit croisé sur le pouce gauche. Nous avons décrit cette position des mains, ci-dessus, page 60,
Toutes les fois que le prêtre appuie les mains à Tautel , ce doit être sans les disjoindre et de façon à ce que ses petits doigts portent contre la face antérieure de Tautel, et à ce que les annulaires, sans se séparer des petits, portent sur la table même de Tautel (1) . En général , quand il récite une prière étant incliné devant Tautel, il y appuie les mains, excepté au Munda cor rneum^ au Sanctus et à VAgnus Dei.
Quand il élève les mains, ce ne doit pas être plus haut que les épaules; quand il les étend, ce ne doit être qu'en les écartant de la largeur des épaules, et en tenant toujours les coudes rapprochés du corps ; quand il les tient élevées et étendues, ce doit être seulement dans la mesure que nous venons d'indiquer, et de manière à ce que la paume d'une main regarde la paume de l'autre (2),
Depuis la consécration jusqu'à l'ablution, il ne doit plus disjoindre le pouce et l'index de chaque main, si
(1) 0 Ita ut digiti parvi dumtaxal froDlem seu médium anterioris » partis labul», seu mensae altaris tangant, residuo manuum inter » aitare et se relenlo, poliice dexlero super sinislrum in modum cni- » cis posilo ; quœ omnia semper observanlur cum manus junclae super M allare ponunlur. » (Uub, Miss,, c. v, n" 1.)
(â) If Extendit manus ante pectus ita ut palma unius manus res- » piciat alteram et digilis simul junclis quorum summilas humero- 0 rum altitudinem distaoliamque non excédai, quod in onini exten- » sione manuum ante pectus servatur. » (Rub. Miss,, c v, n* 1.)
ce n'est pour toucher la sainte hostie ; et, s*il a à poser les mains sur l'autel, c'est sur le corporal qu'il les appuie. S'il tourne les feuillets du missel, prend la patène on lève la pale, etc. , il le fera avec le grand doigt qu'il appuiera contre la face extérieure de l'index. Quand il doit prendre Thostie consacrée des deux doitgs delà main droite, il s'aide, pour le faire plus aisément, de l'index de la main gauche avec lequel il la fait remonter hors de la patène. S'il découvre ou touche le calice après la consécration, il fera bien, tandis que la main droite agira, d'appuyer le doigt du milieu de la main gauche sur le pied du calice, pour prévenir les accidents qu'un mouvement brusque pourrait occasionner : au moins, les vieillards et ceux qui ne seraient pas assez surs de leurs mouvements devront-ils prendre cette précaution.
Quand il fait sur lui-même le signe de la croix, il signes de croix. met la main gauche au-dessous de sa poitrine. Quand il le fait au-dessus de quelque objet placé sur Tautel ou sur une crédence près de Tautel , c'est sur Fautel qu'il pose sa main gauche. Quand il trace avec son pouce le signe de croix sur le missel, il pose aussi sa main gauche sur le missel.
Jamais, pendant qu'une main agit, par exemple tourne un feuillet, l'autre ne doit demeurer élevée; mais elle doit être alors posée sur l'autel, ou au-dessous de la poitrine si le prêtre n'est pas devant l'autel. Quand il bénit d'un signe de croix quelqu'un ou quelque chose, ce doit être avec la main étendue, et de façon à ce que ce soit, non pas le dos ou l'intérieur de la main, mais le petit doigt qui regarde l'objet ou la personne à bénir. Mais quand il fait le signe de croix
sur lui-même, ce doit être en tournant rintérieur de la main vers soi.
Bénédictions. PouT bénir, il tire d*aborden Tair une ligne d'environ une palme, ou de la longueur d'une main ordinaire, la conmiençant par son extrémité la plus élevée ou la plus éloignée; il ramène ensuite sa main à moitié de la ligne qu'il vient de tracer, puis, l'écartant un peu à gauche , il fait de gauche à droite une ligne transversale à la première et à peu près de même longueur, et ramène enfin sa main au point de départ. Si c'est sur le calice et l'hostie à la fois qu'il fait ce signe de bénédiction, il le fait partir environ du mUieu de la pale.
Quelques auteurs voudraient qu'après avoir fait le signe de la croix sur lui-même, il joignît toujours les mains, comme si cette jonction de mains était le complément de ce signe : mais rien dans la rubrique ne justifie cette prescription, et là encore la Congrégation a répondu de s'en tenir à la rubrique : Serventur rubrtcœ (1).
DiYcrs tons de Le prêtre prononce les prières de la messe ou d'une
voix k la messe. , ,
VOIX haute et distincte, destinée à se faire entendre des assistants, sans toutefois être assez élevée pour troubler ceux qui célébreraient dans la même église, ou d'une voix contenue ne s'adressant qu'à ceux qui Ten-
(1) In tma Marsorum ad 30. — Nous avons des descriptions très détaillées du signe de croix où cette jonction des mains n'est aucunement indiquée o Seipsum benedicens verlil ad se palmam manus » dextrae et omnibus illius digitis junclis et exlerius a fronte usgue » ad pectus et ab humero sinistro ad dextrum signum crucis format.» {Bub. Miss,, c III, n* 5.J «Tangens se in unoquoque verbo, viîlelicet » dum dicii Adjutorium, in Tronle, nostrum infra pectus, m no^^^^ » in sinistro humero , Damini in dexlero ; et iterum ipsam manum » dexteram super altare reponit , donec a choro respondeatur, Qf^ » fecit cœlunij etc. » (CcBr. Episc, L. I, c. xxv, n* 6,)
tourent de plus près, ou d*une voix basse que lui seul puisse entendre. Il dît à haute voix tout le commencement de la messe, jusques et y compris Tantienne de roflertoîre, excepté Y Au fer a nobis^ YOramus te , Domine y et le Munda cor meum, avec Jubé Domine, et Dominus sit, etc., qui se disent à voix basse. Il dit à voix basse toutes les prières de FoiTertoire jusqu'à la préface, excepté les deux mots Orate, fratres qui se disent à voix contenue. II dit à haute voix la préface ; le Sanctus avec Benedictus à voix contenue; tout le canon à voix basse, excepté Nobis quoque peccatoribus qui se dit à voix contenue ; le Pater et les versets Per omnia, Paœ Domini, etc. , ainsi que les Agnus Dei à voix haute; tout le reste depuis le Pa^r jusqu'à Tantienne de la communion, à voix basse, excepté les trois Domine non sum dignus ^ qui se disent à voix contenue; enfin l'antienne de la communion et tout ce qui la suit, jusqu'à la fin de la messe, à voix haute, excepté le Placeat tibi, etc. , qui se dit à voix basse.
DES céRÉMORIES DE LA MESSE BASSE.
Le prêtre qui veut célébrer la sainte messe, doit Préparation. avoir auparavant récité, pour le moins, matines et laudes (1). Il se prépare inunédiatement par l'oraison et par la récitation des prières marquées au missel, selon qu'il en a la possibilité. S'il veut se confesser, il
(1) a Saltem raatutino cum laudibus absoluto. » La rubrique De defectibus, sous le titre De defectibus in ministerio ipso occurrcntibus, relève celui-ci : « Si celebrans saltem matutinum cum laudibus " non dixerit. o Pour célébrer la messe sans avoir rempli cette con- A'iioo, il faudrait donc une certaine nécessité.
doit le faille ayant que de se revêtir des oroements sacerdotaux.
Rapport de la H prévoit eusuite la messe qu'il doit dire. En géné-
messc et de * * "
rofflca. j.^1^ eji^ ^^ii gjP^ çn rapport avec rofflee, et les messes votives ne sont qu'une exception. Si Ton fait, dans l'église où il célèbre, un oflBce différent de celui qtfil a récité lui-même, il se conformera à cette église dans le cas où la fête serait solennelle et avec concours de peuple (1) , et aussi dans le cas où il chanterait la messe paroissiale ou une messe prescrite ou nécessaire comme une messe d'enterrement (2). La messe conventuelle d'une communauté qui récite le grand office, doit aussi être en rapport avec Toffice de la commu* nauté plutôt qu'avec l'office personnel du prêtre (3). Cependant si la communauté avait un rite différent du romain, ce serait avec le missel romain et en prenant au commun, pour les saints qui n'y ont pas de messe indiquée, que le prêtre devrait célébrer cette messe conventuelle (4).
(1) 5. R. a in um Tert. Ord, S. Franc., ii jun. 1701.
(2) o Sacerdotes regulares addictos seu vocatos ad satisfaciendoin » oneribus alicujus ecclesiae, posse celebrare uiîssas de sanclo, sive » de requiem ad formam et rilum ejusdem ecclesise juxla rubricas » niissalis romani, n (In Neapoiit., 15 decemb. 1691. ) Voye2 aussi le décret tu Tuden. <i^ 5, 23 maù 18^6.
(3) 5. iî. C. in Corduben. ad 12 et 13, 12 mw. 1806, et in uw» Sanctimonialitttn, etc. y 7 decemb. 184/l.
(4) a Licere in posterum tum confessario tum capellano taotum » quarurocunque raonialium servitio addictis, roissas sanctorum de D quibus ipsae récitant ofTicium, celebrare, sed cum roissali roroano » et de conimuni, non vero missas proprias eorumdem sanclorum va- » riis ordinibus a S. C concessas. o ( Dcci-et. gen. 20 nov. 1717. ) Quelquefois, des induits spéciaux ont permis à tout prêtre célébrant dans Téglise de certains religieux de se servir du missel de Tordre ou de dire telle messe. Il est permis, par exemple, à tout prêtre célébrant dans un»' église de Tordre du Carmel, le jour de Sainte-Thérèse, de dire la messe concédée pour cet ordre.
Hors ces cas spéciaux, le prêtre doit régler sa messe sur VotRce qu'il a récité et non pas sur celui de Téglise, pourvu » toutefois , qu'elle puisse être en rapport avec la couleur des ornements dont il va se servir (1), 11 n'est, en effet, jamais permis de dire la messe d'un martyr en blanc, ni d'un confesseur en vert, etc. Si donc on ne peut, dans l'église où il va célébrer, lui donner la couleur nécessaire pour dire la messe analogue à son office, parce qu'on y fait au rit double une fête dont la couleur est différente, il doit, dans ce cas, dire la même naesse que dans cette église et se confoi^ mer à VOrdo ou directoire qui y est suivi (2). On ne peut dire des messes de Requiem ou votives, ni quand on a récité un office double, celui de l'église où on célèbre ne fût-il que semi-double, ni quand cette église a UB office double, en eût-on soi-même récité un semidouble (3). Dans une chapelle particulière, le prêtre se réglera toujoin*s sur son propre office.
T^ous indiquerons, en traitant des messes de Requiem ^ les jours auxquels on ne peut dire de messe votive.
Le prêtre ayant trouvé sa messe dans le missel, la Dispositions
immédiates.
parcourt (4) et dispose les signets aux endroits où ils
(1) 0 Missam concoidare del)cre cum odlcio quod quis i-ecilavît, • dummodo cura co!ore ecclesiœ in quo célébrai apletur : in oratorio » auleni privalo, scuopcr concordare debel. n (In una Marsorum, 12 noc. 1831, ad 31.) Un évoque même doit se conformer à la couleur d'une église où Toffice est double. (In Albam, 7 decemb. i%hk.)
(2) Les messes des fêtes doubles n'ont rien de facultatif. S'il dit celle de Téglise , il la dira donc comme dans cette église; s'il dit celle de son office, il la dira comme dans son office.
(3) S, n, C. in Tuden ad 20, 7 sept. 1816 ; m Lugdun. ad 3, il iept 1847.
(h) Cette précaution est d'autant plus nécessaire qu'il peut arriver ^Iquefois qu'il y ait identité entre l'oraison de la messe et celle d'une commémoraison. il faut que le prêtre ait prévu à l'avance cette
seront nécessaires, les faisant sortir sur la tranche du missel. Il se lave ensuite les mains, encore qu'il se les fût lavées dans sa maison, en récitant la prière Da Domine, etc. (1). Enfin, il prépare le calice, mettant dessus un purificatoire, puis la patène avec une hostie entière qu'il aura nettoyée en passant les doigts autour pour faire tomber les petites parcelles. Sur Tbostie, il met la pale (2) , le voile, et sur le voile, la bourse, dans laquelle sera le corporal bien plié.
dc^^oraSlSl. Toutes choses étant ainsi disposées, il s'approche da lieu où sont les ornements (3), et étant revêtu d'une soutane qui couvre les talons, et qui, par conséquent, ne doit point être relevée par derrière, ayant un surplis par dessus {t\) , s'il le peut garder commodément , il
circonstance et ce qu'il aura à faire selon la rubrique pour y pourvoir. Ce n'est pas non plus en présence des fidèles que le prélre doit feuilleter son missel et choisir ses oraisons. La rubrique veut très justement que tout cela ait été fait à Tavance. Aussi est-ce la blesser doublement que de laisser à demeure le missel sur Tautel sans le rapporter à la sacristie après chaque messe.
(1) Tout cet ordre e>t marqué par la rubrique et doit être suivi exactement. C'est après avoir préparé le missel et avant de prépareî le calice que le prêtre doit se laver les mains.
(2) « Tegit hostiaro parva palla linea, d dit la rubrique. On voit combien ces expressions sont en rapport avec ce que nous avons dit, page 27, et combien elles justifient peu les grandes pales doublées de carton.
(3) Il n'est pas permis à un simple prêtre de prendre ses ornements à l'autel, fût-ce même, non pas au milieu, mais à Tune des extrémités, {in Reatin, 19 Ttiai. 1838). Si donc on le tolérait en cette dernière forme, ce ne pourrait être qu'accidentellement et dans l'impossibilité de faire d'une autre façon.
(A) Il serait louable que le prêtre se revêtit du surplis en arrivant à l'église, et fit avec ce vêtement sa préparation et son action de grâce. Il est assez difficile de conserver le surplis à larges manches , sous une aube à manches ordinairement trop étroites ; on y peut parvenir cependant en roulant les manches du surplis autour de son bras. Ceci n'est, toutefois, qu'un conseil... Supra superpeliiceum, si commode habere potest, dit la rubrique.
prend Famict par les extrémités, et le baise au milieu où il y a une croix; il le pose sur sa tête , le fait descendre sur son cou, et raccommodant de manière à ce que le collet ou rabat soient entièrement cachés, il le croise sur sa poitrine, en mettant la partie qui vient de l'épaule droite sur celle qui vient de Tépaule gauche ; puis, faisant passer les cordons sous ses bras, il les ramène et les noue par devant : disant : Impone, Domine^ etc. Il se revêt de Taube dont il met la manche droite la première, et ensuite la manche gauche, et dit : Dealba me. Domine, etc. Il prend le cordon que le servant lui présente par derrière, s'en ceint à la hauteur des reins et l'attache par devant en disant : Prœcinge me. Domine, etc.^ et pendant ce temps, le servant a le soin de relever l'aube, si cela est nécessaire, de façon à ce qu'elle couvre la soutane et tombe paiement tout autour. Le prêtre baise la croix du manipule et l'attache à son bras gauche en disant : Me^ rear. Domine, etc. Il prend, après cela, l'étole des deux mains, la baise au milieu là où est la croix, la place sur son cou, et la croise sur sa poitrine en faisant passer le c6té droit sur le côté gauche ; il l'assujétit ensuite avec les extrémités du cordon qu'il ramène de chaque côté, disant : Kedde mihi. Domine, etc. Enfin, il prend la chasuble sans la baiser, non plus que l'aube et le cordon, et dit Domine qui dixisti, etc.
Le prêtre étant revêtu de tous les ornements, prend la barrette et se couvre (1) ; puis il prend de la main
(1) Ceci est une prescription formelle de la rubrique. Le costume sacerdotal n'est complet que quand on a la tète couverte. A Rome et dans toutes les églises bien réglées, non seulement les prêtres du lieu oiKervent cette règle, mais il y a des barrettes prêtes pour les prêtres
élraogers.
Le piètre se rend gauchc le calice par le nœud, et met la main droite
i l'autel. ^ ^
sur la bourse, sur laquelle ne doit être ni livre, ni mouchoir, ni manuterge (1), ni lunettes, ni quoi que oe soit. Il fait, avant de sortir, une inclination à l'image ou croiK de la sacristie, mais sans se découvrir, et sort pour se rendre à Fautel , marchant d'un pas grave en dlence (2), les yeux baissés, et avec une contenance naturelle. Au sortir de la sacristie il prend de Teau bénite, s'il le peut faire commodément, et fait le sigoe de la croix (3). S'il passe devant ou derrière Tau tel ou est le Saint-Sacrement, il fait une génuflexion; s'il passe devant ou derrière le maitre-autel, où le Saint- Sacrement ne serait pas déposé, il fait uoe inclinalioD profonde. Devant une relique exposée, devant un cardinal, révoque diocésain ou quelqu'auire personnage d'une dignité analogue , il fait encore une inclination.
Il fait toutes ces inclinations ou génuflexions la tète couverte, parce qu'il ne pourrait ôter sa barrette sans s'exposer à laisser tomber la bourse ou la patène que maintient sa main droite. Si, par une circonstance particulièpre, il se rendait à l'autel sans porter son ca-
ri) « Ad saoerdotibus Hceat déferre manulergram supra caliceoi » tara eundo quam redeundo ab altari? — Resp. : Non licere* t (in Pisaureruy i scpU^ 1703.)
(2; Dès que le prélre a commencé à revêtir les ornements sacerdotaux, il ne doif plus rien faire par dévolion privée. L'Eglise règle le délai! de ses acles qui deviennent tous des cérémonies ; il n'y doit rien ajouter. Aucune prière ne lui est prescrite quand il se rend à Tautel, il n'en doit donc réciter aucune.
(3) 0 An sacerdos pergens ad celebrandum , et calicem manu si- » nifitra porlans possit, ad januam sacristiae accipere aquam benedic- » tam eaque se signare? Resp. : Si commode fieri potest, se signet ; • sin minus , se abstineat. )> { In una OrtL Min. ad iU^ 27 marL 1779. )
Dl LA MB88E BAjBSI. 429
lice (1], il aurait à se découvrir pour saluer la croix de la sacristie et pour faire les autres salutations que nous veDons d'indiquer.
Passant devant un autel où se fait Télévation, ou bien où Ton distribue la sainte communion, il s'agenouille, Ole de la main droite sa barrette qu'il ne dépose pas sur le calice, mais qu'il remet au servant ou qu'il appuie contre sa poitrine, en maintenant son petit doigt sur la bourse, et il s'incline pour vénérer le Saint-Sacrement. Quand l'élévation du calice est achevée, ou si c'est la communion qu'on distribue, après un instant d'adora* lion, et sans attendre que cette action soit terminée (2), il se couvre , et seulement après s'être recouvert il se relève et continue son chemin. Devant le Saint-Sacre* ment exposé, il ferait la génuflexion à deux genoux, se découvrirait, adorerait le Saint-Sacrement et se recouvrirait avant de se relever (â).
Etant arrivé à l'autel où il doit célébrer la messe, il Arrivée kraatei. s'arrête devant le dernier degré, se découvre, donne sa barrette au servant et faitune génuflexion jusqu'à terre si le Saint-Sacrement réside dans le tabernacle, sinon une iDclination profonde ; puis il monte à l'autel, et y étaot arrivé, il met le calice du c6té de l'évangile. Il prend la bourse, et la tenant de la main gaucbe, de la
(1) Cela n'est régulièrement pas permis et ue pourrait avoir lieu qoe par uae circonstaoce extraordinaire. Selon la rubrique, le prêtre porte lai-mème son calice. Il serait surtout parfaitement déplacé qu'on prétendit faire de ce calice porté à l'avance une circonstance <le solennité et une prérogative de certains célébrants. La Congrégation des liites a toujours repoussé les prétentions de ce genre, et n'a ^olu tolérer ces particularités en célébrant chez aucun prêtre, fût-il ^K vicaire général, etc.
(2) S, R. C. in CoUen., S jul. 1693.
(3] In una Vrais, 2lijuL 1638.
droite il en retire le corporal ; il place la bourse 4u côté de l'évangile contre le gradin, étend le corporal surFao. tel (1), et met ensuite le calice au milieu sur la pierre sacrée (2), et le dispose de manière à ce que son pied soit totalement recouvert par le voile. Joignant ensuite les mains, il se rend au côté de l'épîlre, ouvre le missel, reconnaît si les signets sont disposés comme il est nécessaire, et revient au milieu de l'autel. Puis, après avoir salué la croix d'une inclination très marquée, se retournant par la droite, et tout ensemble s'écartaot environ d'un pas du côté de l'évangile, afin de ne pas tourner, en descendant, le dos à la croix de l'autel, il redescend au bas des degrés. Là, il salue l'autel d'une inclination profonde ou d'une génuflexion sur la dernière marche, se relève, et tenant le corps droit, les mains jointes devant la poitrine sans qu'elles touchent la chasuble, il commence la messe, et dès ce moment il cesse de faire attention à ce qui pourrait se passera un autre autel ou dans l'église, y fît-on l'élévation ou y portât-on le Saint-Sacrement.
Commencement n fait d'abord le siguc de la croix, portant la main
de la messe. " '^ .
droite au front en disant : In nomine Patrts; audessous de la poitrine, en disant : Et Filii; il ajoute : Et Spiritus sancti^ en portant la main de l'épaule
(i) En France el en Belgique, beaucoup de prêtres évitent de déployer, dès le commencement de la messe, la partie du corporal où la sainte hostie repose d'ordinaire et où peuvent demeurer des parcelles. En Ualie et ailleurs, on développe absolument le corporal, selon que la rubrique le prescrit.
(2) C'est sur la pierre sacrée que le sacrifice doit s'accompWr, i' faut donc prendre garde à y placer 1.* calice, l'hostie et le ciboire ou les particules à consacrer. Il serait utile qu'elle fit, au-dessus du d'veau de l'autel, une légère saillie, perceptible sinon à l'œil au moins au doigt, pour que le prêtre pût aisément en reconnaître l'étendue.
gauche à Tépanle droite, et rejoint les mains en disant : Amen. Il dit Tantienne Intraibo et le psaume Judica me^ qu'on omet aux messes des morts et à celles du temps, depuis le dimanche de la Passion jusqu'au samedi saint exclusivement , pour commencer alors la messe à la répétition de Ylntroibo. Il incline la tête en prononçant ces paroles : Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto, ce qu'il fait toutes les autres fois qu'il dit le même verset. Il répète l'antienne Introtbo, et fait le ^gne de la croix quand il dit : AdjtUorium nastrum, etc. En disant le Confitear, il s'incline profondément, continuant à tenir les mains jointes et sans les abaisser, et il demeure incliné jusqu'à ce que le servant ait dit : Misereatur, etc.^ et qu'il ait lui-même répondu : Amen. Il ne se tourne point vers le servant quand il dit : Vobis ou Vos^ fratres. En disant : Mea culpa, etc,y il frappe trois fois sa poitrine de la main droite, soit en réunissant les doigts, scit en les tenant étendus, sa main gauche demeurant au-dessous de sa poitrine. Quand le servant a achevé le Confiteor^ le prêtre reprend : Misereatur^ etc. , puis IndiUgentiam, etc. , et en récitant cette dernière prière, il se marque du signe de la croix. Il s'incline médiocrement pour dire : Deuêj tu conversusj etc. y et ce qui suit, jusqu'à Oremm inclusivement , qu'il prononce en étendant puis rejoignant les mains , et après lequel il se redresse. Puis il monte à l'autel en récitant : Aufer a nobiSy etc. Etant arrivé à l'autel, il s'incline médiocrement, appuie ses mains jointes, et dit l'oraison : Oramus te. Domine, etc. y dans laquelle il baise l'autel au milieu en disant : Quorum religuiœ hic sunt, étendant également les deux mains sur l'autel hors du corporal.
intron. L'autel baisé, il s'en va au côté de l'épttre, où il
commence Tintroît, en se signant, et il le continue les mains jointes. Au Gloria Patri, il incline la tête vers la croix, tournant un peu le corps sans disjoindre les mains; il répète l'introït sans se signer, et l'ayant achevé, il s'en va les mains jointes au milieu de Tau-
Kyrie eleison, tel pour dire Ic Kyrie eleison. 11 dit alternativement avec le servant trois fois Kyrie eleison, trois fois Christe eleison, et trois fois Kyrie eleison. Si le servant, ou ceux qui sont près de l'autel, ne répondaient pas, le prêtre dirait lui-même les neuf invocations. Après le Kyrie, étendant et élevant les mains, il dît :
«• wcwÎm. Gl(^i(i i^ excelsis sans élever les yeux, joint les mains, incline la tête à Deo, et continue jusqu'à la fin, les mains jointes. Il incline encore la tète lorsqu'il dit : Adoramus te; Gratias agimus tibi; Jesu Christe; Suscipe deprecationem nostram, et Jesu Christe. Il fait le signe de la croix en disant : Cum sancto Spiritu in gloria DeiPatris. Amen. Puis il pose les mains étendues à droite et à gauche sur l'autel , qu'il baise au milieu; il rejoint les mains devant la poitrine, et les yeux baissés, se retourne vers le peuple par la droite (1), sans quitter le milieu de l'autel. Il étend les mains et les rejoint en les élevant un peu et en disant : Dominus vobiscum. Il retourne au livre, les mains jointes, et là, les étendant et les rejoignant en même temps qu'il fait une inclination de tête vers la croix, il dit : Oremus. Puis Gouecte. il poursuit l'oraison en tenant les mains étendues. A la conclusion, Per Dominum, etc., il joint les mains jus-
(1) si Fautel est un véritable autel à la romaine (voyez p. 1), où le peuple se trouve faire face au prêtre qui dit la messe, celui^ ne se retourne ni pour dire Dominus vobiscum et Oraie^ fratres^ ni pour donner la bénédiction.
qn^k la fin ; et an nom deJesumChristum, il se tourne un peu yers la croix qu'il salue. Si Foraison se conclut par : Qui vivis et régnas, il se contente de joindre les mains, en disant : In unUate^ et ne fait point d'inclination à la croix. S'il y a plusieurs oraisons, à la première et à la seconde seulement, il dit : Oremusj et à la première et à la dernière seulement, il dit : Per Dominum, etc., ou autre conclusion convenable. AuxQuatre-Tempset Qutre-Temps. autres jours auxquels il faut dire plusieurs oraisons avec des prophéties, le prêtre ne baise pas l'autel après le Kyrie eleison et ne dit pas Dominus vobiscum, mais il revient tout de suite au livre, et après avoir dit : Oretnus à l'ordinaire, il ajoute : Flectamus genua, fait une génuflexion, et se relève après une légère pause, tandis que le servant répond : Levate. Les prophéties étant lues, le prêtre revient au milieu de l'autel, le baise, dit : Dominus vobiscum, puis retourne au livre pour dire la dernière collecte et les mémoires. Lorsque dans un de ces jours, la messe est d'une fête, c'est par la première collecte, qui est celle de l'ofBce, qu'on fait mémoire de la férié.
Dans l'oraison A. cunctis, à la lettre iV, on nomme onison
' À CUHCtiS.
le saint titulaire de Féglise. Si l'église a deux titulaires principaux, on les nomme l'un et l'autre. Si l'église a pour titulaire un mystère, ou bien la Sainte Vierge, saint Pierre, ou saint Paul, qui se trouvent Aéyh mentionnés dans cette oraison, on omet toute nomination de saint à la lettre N. Les saints Anges, saint Jean- Baptiste et saint Joseph se nomment avant saint Pierre et saint Paul. Quant à saint Joseph, par un privilège spécial à ce saint , on peut , si Ton veut, insérer son DOffldans cette oraison, encore qu'il ne soit point titu-
f94 BB LA MESSE BASSE.
laire (1). Dans une chapelle particulière ou oratoire, 11 D*y a pas et ne peut pas y avoir de titulaire : on doit, quaBd on y dit la messe, nommer le patron de la ville ou du Ken (2). Dans le cas ou quelqu'un des saints mentionnés dans Toraison A cunctis aurait été nommé dans la collecte de la messe, par exemple si le prêtre eélébrait une messe votive de saint Pierre et de saint Paul , il faudrait omettre le nom de ces saints dans cette oraison, si on avait à la dire, ou substituer Toraison Ad poscenda suffragia sanctorum : Concède, etc. J^Mitum. Quand la rubriqucprescrit une oraison ad libitum, on peut dire à son choix pour celle-là , soit Tune de celles qui se trouvent sous ce titre dans le missel, soit l'oraison d'un saint, (changeant seulement, dans ce cas, les mots propres au jour de la fête, comme natalitia^ solemnitas, festivitas, en commémoration ou memoria, et supprimant annua ou hodie, etc.); soit une oraison prise dans celles des messes votives (3). Mais on ne peut faire compter pour cette troisième oraison une oraison prescrite par l'évêque ou encore celle Deus, qui nobis sub sacramento, au cas où on la dirait à cause de l'exposition du Saint-Sacrement. Ces oraisons-là s'ajoutent après la troisième ad libitum [lx\. Si
(1) Urbis et Orbis, 16 sept. 1815.
(2) « Palronum civitatis vel loci nominandum esse. » ( In Brugen. ad 2, i^sept. iHUO.) C'est-à-dire le patron ou protecteur de la population, ce quMi ne faut pas confondre avec le titulaire de Téglise paroissiale. Là où il n'y a pas de patron du lieu, il semble qu'on ait à y substituer le patron du diocèse, puisque, d'après les règles sur le culte des patrons , c'est celui qu'on doit honorer en celte localité.
(3) 0 Tertia oratio dicenda ad libitum sacerdolis potest esse vel de n Sanctissimo Sacramento, vel de palrono, de passione, de cruce, etc.» (Jn Aquen. ad 6, 2 $ept. 17/i1.)
(4) c( An iis temporibus, quando tertia oratio in missis est ad libi- >» tura, ac ex jussu vel Summi Pontiûcis, vel episcopi, in missis débet
l^ëvèque avait ordonné de réciter chaque jour Fane des deux oraisons pro Ecclesia ou pro Papa et que la rubrique se trouvât faire le même précepte, on devrait les réciter toutes les deu\ (1).
Eq général, les oraisons pour les morts ne sont admises qu*aux fêtes simples ou auK férics où quelquefois la rubrique les ordonne. Cependant, une oraison pour un défunt déterminé, telle que Inclina^ etc.^ ou encore Pro pâtre et matrCy est admise aux semidoubles |2). Les oraisons pour les morts se placent en
» apponi alîqua specialis oratio pro publica indigenfîa, videlicet coni> tra Turchas, seu ad petendam serenitatem, aut pluviam, etc., haec F» oratio prsscripta a Sumino Pontifice , vel ab episcopo necessario o ponenda sit in roissis tertio loco, et praetermittenda, quœ ad libi* o tum; seu potius celcbrans possit recitare tertiam oratiooero adlibi- » luiD, seu devotiouis, et quarto loco, quae est prasscripta de roandato > PoDtifîcis vel episcopi. — Resp. : In casu proposito ad primam » partem négative, ad secondam affirmative per modum praecepli, et » obligalioDÎs. » (In Bergomen., die 17 aug. 1709. )
(1) S. R. G. in Namurcen. ad 1, quœst, 2, 23 mai, 1835.
(2J tt Gollects pro defunctis non admittuotur nisi in missis feslo- 9 rum simplicium et ferialibus. » {In una NuLlius diœc, ad 9, ZS.juL 1665. ) Le décret suivant précise le cas où il est permis d'en dire quelqu*une en une fête semi-double. « An in misa privata de sancto 0 semiduplici vel simplici seu votiva , vel de infra octavam sive de o feria non privilegiala, dici possit collecta pro particulari defuncto, ù puta Inclina ^ etc,^ vel Detis qui nos Patrem, etc., el similia. £t d an ob islam omilti possit aliqua ex assignalis pro tempore , puta, » A cunctis, etc., vel Ecclesiœ, etc. — Resp. : Posse in penultimo » loco, Dec omittendam ullam ex collectis pro tempore assignalis. » (In una Ordin. Canonic. ad 6, 2 decemb. 1684. ) Plusieurs auteurs concluent qu'il est toujours facultatif, dans une messe semi-double ou au-dessous, d'ajouter une oraison pro defuncto à titre d'oraison à dévotion , et que cette permission de dire quatre oraisons à une messe semi-double qui n'en devrait avoir que trois, est la faveur qui résulte de ce décret. Cette interprétation ne nous parait pas certaine. La Sacrée Congrégation , consultée le 23 mai 1835 in Namurcen., sur ce pénultième lieu que doit occuper, d'après la rubrique, l'oraison pour les défunts, si, dans le cas où l'évèque aurait prescrit quelque oraison, celle pour les défunts doit être placée immédiatement avant cette oraison prescrite qui se dit la dernière, ou si elle doit être
pénultième lieu (1], parmi celles que la messe comporte, avant les oraisons commandées par Tévèque ou par une circonstance spéciale.
Aux semi-doubles et au-dessus, on ne doit ajouter aucune oraison à celles qui se trouvent prescrites par la rubrique ou par Tévêque (2). Aux simples et aiu fériés, on peut, si Ton veut, ajouter quelque oraison, mais il faut alors que le nombre total se trouve iuH pair; c'est-à-dire, par exemple, que si les oraisons prescrites étaient au nombre de trois, on ne pourrait en ajouter que deux ou quatre. S'il s'en trouvait quatre de prescrites, il faudrait en ajouter une ou trois |â).
la pénultième entre les oraisons qui appartiennent à la messe d'après la rubrique^ de manière à se trouver, à cause de Toraison commandée^ l'antépénultième, la Sacrée Congrégation, disons-nous, répondit: a ... In missis privatis, quando est semiduplex vel simplex ad libitum 0 sacerdotis pro aliquo defuncto, penullimo loco ante collectas, juxta 9 recensitum decretum Sanminiaten. , die 2 decemb. i68/i. » ( II y a ici une erreur de copiste , car le titre du décret n*est pas Sanmi" niaten, , mais Ordinis Canon, regular, Lateranen.) Il semblerait anormal qu'une oraison, si elle était introduite à titre d'oraison de dévotion, prit rang entre les oraisons de rubrique, au lieu d'avoir simplement sa place après les oraisons de la messe et avant l'oraison commandée. Ne peut-on pas croire que celte oraison pro particulari defwictone doit être admise aux jours semi-doubles qu'à titre d'oraison ad libitum, lorsque la messe en comporte une de cette sorte, et que le décn>t de 1 684 a pour objet de décider simplement qu'une oraison pour un défunt, dans ce cas-là, est admissible en un semi-double, malgré le principe qui paraissait n'accepter les oraisons pour les défunts qu'à^titre de mémoire générale, aux simples et fériés?
(1) « Si facienda sit commemoratio pro defunctis, semper ponatur D penullimo loco. » (Rub, Miss., P. I, tit. vu, n* 6.) On revient ainsi en terminant les oraisons à prier pour les vivants, tout comme on fait en commençant ; c'est ainsi que Gavant us rend raison , d'après Innocent IH, de cette disposition de la rubrique.
(2) aPlures tribus non dicuntur in semiduplicibus, nisi obcom- 0 memoratioies, o dit Gavantus sur la rubrique, tit. IX, n* 12. Voyez aussi Merati et Quarti, ibid.
(3) a In feslis simplicibus et feriis dicuntur très ut in semiduplicî- D bus aut quinque, possunt etiam dici septem ad libitum. » ( Rub.
Ce nombre impair n*est toutefois ordonné que pour le cas oii Ton ajoute spontanément des oraisons, car on peut les laisser en nombre pair, quand elles se trouvent prescrites en ce nombre par la combinaison des rubriques (1).
L*oraison prescrite par l'évêque pour quelque be- o^^ soin particulier s'omet aux doubles de première classe , à la messe haute ou à la messe conventuelle des doubles de seconde classe, et aux jours qui n'admettent pas la commémoraison d'un simple occurent, comme le dimanche des Rameaux et les veilles de Noël et de la Pentecôte. Aux messes basses des fêtes de se* conde classe, on la dit ou on l'omet ad libitum (2).
Les oraisons finies, le prêtre commence l'épître en Epttre. tenant les mains sur les bords du livre, ou en les posant sur l'autel de manière à toucher le missel ou au moins le pupitre, ou encore en tenant le missel dans ses mains; et après l'épitre, il continue dans la même
Miss, p. I, tiL IX, n* 12.) a In missis quotidianis pro defuncUs
» possunt quidem plures dici oratiooes quam Ires, sed curandum ut n sîDt numéro impares, n ( In Aquen, ad l\, 2 sept. 1741. i Les messes quotidiennes pour les défunts ont un rapport évident avec les messes simples ou fériales pour les vivants.
(1) 0 Post tertiam orationem et imperalas, posse, non tamen teneri » superaddere plures. » ( In una Ordin. Canon, ad 9. )
(2) Un décret du 7 septembre 1816, in Tuden., avait décidé qu'une oraison ordonnée pro re gravi se pourrait dire aux doubles de 1^ classe. De là résultait une controverse sur ce qu'on devait entendre par pro re gravi. La Sacrée Congrégation, revenant alors sur son décret, a donné le suivant comme la règle générale et sans distinction qu'on devait suivre : a Négative in duplicibus primas classis, ut alias respon- 0 sum fuit : Qiioad duplicia vero secundse classis, legi vel omittl po- » terit collecta imperata in missis privatis tantum, in conventuali et » solemni oroittenda.» \In Namurcen, ad 1, quœst, 3, 23 mat. 1835.) Quant aux autres jours où les collectes prescrites s'omettent, on peut consulter les décrets in Aquen, ad 5, 3 marL 1761, et in Cotronen, ad 2, 20 april. 1822.
attitude le graduel et le trait. C'est aussi en cette façon qu'on tient les mains quand on lit des prophéties. Pour aller au côté de Tévangile, il s'arrête au milieu de Fautel, les mains jointes devant la poitrine sans les appuyer; il élève les yeux , tout aussitôt les abaisse, et profondément incliné il dit : Munda cor nieum, etc. Jubé, Domine benedicere. Dominm sit in corde, etc. S'il est obligé de porter lui-même le missel du côté de l'épitre à celui de l'évangile, il salue la croix en passant au milieu de l'autel , et après avoir placé le livre, revient pour dire : Munda cor meum, etc. (!)• Evangile. Qcs prières finies, il va vers le missel, lequel doit être placé de biais , en sorte que le dos du livre regarde l'angle de l'autel. C'est ainsi que tourné luimême vers l'angle de l'autel, il dit l'évangile (2). Il dit d'abord : Dominus vobiscum, puis Sequentia ou //mtium sancti Evangelii, et en disant ces paroles, posant la main gauche sur le livre, il fait avec le pouce de la main droite, les autres doigts étant réunis et étendus, le signe de la croix sur le commencement du texte de l'évangile qu'il doit lire ; et ensuite, appuyant sa main gauche au-dessous de sa poitrine, il fait avec le pouce de la main droite le signe de la croix sur son front, sur sa bouche et sur sa poitrine. Les mains rejointes, il poursuit l'évangile, à la fin duquel prenant
(1) Si le Saint-Sacrement était dans le tabernacle « il faudrait, ce semble , faire la génuflexion d'après la règle posée par la rubrique, P. ir, c. IV, n* 6: «Si in altari fueril tabernaculum Sanctissimi Sa- » cramenli... genuflectitquotiescumque transit an le médium altaris.D
(2) Le prêtre lit ainsi Févangile soit pour ne pas tourner complètement le dos au peuple auquel la bonne nouvelle est annoncée, soit à cause de la tradition dont nous donnerons Texplication au chapitre de la prédication, selon laquelle Tévangile doit être récité du côté du nord. Tout autel, en effet, est censé tourné vers Torient
DK LA MSSSE BASSE. 439
le missel et relevant un peu, il baise le commencement du texte de Tévangile en disant : Per evangelica dicta, etc. Si pendant qu'il le lit, il profère le nom de Jésus^ de Marie , ou dn saint dont on fait la fête, il fait rinclination vers le livre. S'il faut faire une génuflexion, il la fait aussi vers le missel, appuyant les mains sur l'autel. Après avoir baisé le livre, il l'approche avec son pupitre prèsducorporal, afin qu'il puisse lire plus commodément ce qu'il aura à réciter au milieu de l'autel. Etant au milieu de l'autel, élevant et étendant les mains, il dit Credo, sans hausser les yeux, ^^^^<^' joint les mains à in tintim, incline la tête à Deum, et continue les mains jointes ; il incline la tête aux mots : Jesum Christum et nmnl ddoratitr ; en disant : Et incarnât iis eUy il pose les mains étendues sur l'autel, f^dl lentement la génuflexion de manière à l'achever, en disant : Et homo factm est, et se relève aussitôt. A Et iitam venturi seculi. Amen, il fait le signe de la croix.
Le symbole dît, ou, s'il ne se doit pas dire, après offertoire. l'évangile, le prêtre baise l'autel et se tourne vers le peuple pour dire : Dominns vobiscum; il retourne par le même côté au milieu de l'autel , où , joignant les mains et inclinant la tête, il dit : Oremns, et ensuite l'antienne de l'offertoire, pendant laquelle il tient les mains jointes. L'offertoire fini, il découvre le calice, plie le voile et le met du côté de l'épître en dehors du corporal , ou le donne à plier au servant. Tenant la main gauche sur l'autel, il prend de la droite le calice par le nœud, et le met du côté de l'épître hors du corporal ; de la même main, il ôte la pale et l'appuie soit contre le gradin soit contre le voile plié
du calice. Il prend ensuite la patène sur laquelle est l'hostie, et Tayant portée devant sa poitrine, il rejoint la main gauche à la main droite de façon à soutenir de toutes les deux la patène à la hauteur de sa poitrine, et à la tenir sur les deux pouces et les deux index avec les autres doigts en dessous. Il élève les yeux vers la croix, et les abaissant aussitôt, il dit : Suscipe, sancte Pater, etc. S'il y a des hosties à consacrer pour donner la communion, il faut les mettre sur le corporal, ou dans quelque vase qui demeure découvert durant Toblation, et qu'on couvre ensuite. L'oraison Suscipe, sancte Pater terminée, le prêtre abaisse la patène (1), et la tenant entre le pouce et l'index de chaque main, il fait avec elle une croix au-dessus du corporal, et en laisse ensuite glisser l'hostie sur le milieu du devant du corporal, puis met la patène à moitié sous le corporal du côté droit. Se rendant après cela au coin de l'épttre, il y prend de la main gauche le calice par le nœud, et de la droite enfonce le purificatoû*e dans l'intérieur de la coupe qu'il essuie. Il retire le purificatoire, et le retenant de la main gauche ainsi que le nœud du calice, de la droite il reçoit du servant la burette du vin , et en verse la quantité convenable. Il rend la burette du vin et fait au-dessus de celle de l'eau un signe de croix en disant : Dem qui humanœ mbstantiœ, etc. Il prend cette même burette de l'eau, en verse dans le calice une petite quantité, la rend au
(I) c'est ce que la plupart des auteurs indiquent. La rubrique dit : « Quo dicto, palenam utraque manu tenens , euro ea facit sigoum » crucis super corporaie. » Il semble que , par cette action , le prêtre doive tracer au-dessus du corporal une croix , là où il va déposer Thoslie, et il le fera d'une façon plus expressive en abaissant la patène, que s'il la maintenait à la hauteur où il a fait Toblalion.
servant, et de la main droite reprenant le purificatoire, il s'en sert pour essuyer, selon le conseil donné par un décret de la Congrégation des Rites (1), les gouttes de vin ou d'eau qui pourraient être demeurées sur les parois de Fintérieur du calice. Ceci fait, il rapproche le calice du corporal , et , en retenant le purificatoire , retourne au milieu de Tautel ; il pose la main gauche en dehors du corporal, et de la droite place le purificatoire sur la partie de la patène demeurée découverte ; puis il prend le calice par le nœud , l'élève au-devant de ses yeux , et tout ensemble en prend le pied de la main gauche. C'est dans cette attitude qu'il récite l'oraison Offerimm tibi , Domine , etc. , en tenant jusqu'à la fin les yeux fixés sur la croix. L'oraison finie , il fait avec le calice , en l'abaissant et le tenant toujours des deux mains , une croix audessus de la place où il va le déposer sur le corporal un peu en arrière de l'hostie, puis il le couvre de la pale. S'inclinant ensuite médiocrement, et appuyant à l'autel ses mains jointes, il dit : In apiritu humilitati$, etc. S' étant redressé, élevant et abaissant aussitôt les yeux, étendant les mains et les rejoignant devant la poitrine, il dit : Vent, Sanctificator, etc., et à la parole benedtc,i\ fait un signe de croix sur le calice et l'hostie, en posant la main gauche sur l'autel. Ayant ensuite rejoint les mains, il va au côté de l'épître laver, au delà du coin de l'autel, les extrémités des pouces et des index, disant le psaumes Lavabo avec le Gloria Patri, et à ce verset, il incline la tête à la croix ;
(«) In TudeiL ad 29, 7 sept, 1816. — Toutefois , ce n'est pas un précepte. Le prêtre pourrait donc, aussitôt après avoir essuyé le calice, déposer le purificatoire sur la patène.
Préface.
Canon.
H9i DE LA MËSSB BASSB.
tout aussitôt il revient au milieu, et ayant élevé puis abaissé les yeux, appuyant à Tautel ses mains jointes, û dit, incliné médiocrement, l'oraison : Suscipe, sancta Trinitas, etc. Cette oraison finie, il baise l'autel, se tourne vers le peuple par la droite, et dit à voix contenue les deux mots : Orate, Fratres, dont il continue la suite à voix basse en achevant de se retourner par le côté de l'évangile, de manière à avoir fait sur soimême un tour complet II dit tout bas : Amen, après que le clerc a achevé de répondre Snscipiat, etc.
Les mains élevées et étendues, étant un peu tourné vers le livre, sans s'éloigner du milieu de l'autel , il lit les oraisons secrètes sans Oremm, et les conclut comme les précédentes. La conclusion de la première oraison, s'il y en a plusieurs, doit être dite entièrement et y compris Ameriy à voix basse. Pour la dernière conclusion, le célébrant la termine en disant à haute voix, les mains posées sur l'autel en dehors du corporal : Per omnia secula seculorum, puis il dît la préface. A Snrmm corda, il élève les mains jusqu'à la hauteur de la poitrine en les tenant tournées l'une vers l'autre, et plutôt élevées en haut qu'horizontales; il les rejoint quand il dit : Grattas agamus Domino, et à Deo nostro, il élève les yeux et tout aussitôt les abaisse en faisant une inclination de tète. Il poursuit la préface, les meins séparées et élevées; et quand il l'a terminée, les mains jointes devant la poitrine et non appuyées sur l'autel, il dit d'un ton de voix contenu ; SancttiSy Sanctus, etc., Puis se redressant, il dit : Benedictm, etc. , en faisant sur soi le signe de la croix.
Il étend ensuite les mains et les élève quelque peu, élève les yeux qu'il abaisse aussitôt, rejoint les mains,
les appuie à l'autel, et s'inclinant prorondément, il commence le canon : Te igitur, etc. Il baise Tautel en disant : vH accepta habeas; il se redresse et joint les mains en disant : et benedicas; puis fait trois signes de croix sur le calice et Thostie, en disant : hœc dona, etc. la main gauche posée sur Tautel, d'après la règle que nous avons donnée ci-dessus. Il poursuit le canon, les mains élevées et étendues, et profère le nom propre du Pape avec inclination de tête '1), et celui de l'évêque dans le diocèse duquel il célèbre, si ce n'est que le Saint-Siège ou le siège diocésain vaquât, auquel cas on omettrait ou le nom du Pape ou celui de l'évêque. Au Mémento y lequel se dit tout bas , il joint les mains devant la poitrine ou à la hauteur de son visage , et la tête un peu inclinée , il prie mentalement quelques instants pour les vivants , dont il peut , s'il le veut, prononcer les noms. Pour ne point trop prolonger ce Mémento, ou celui des morts, il peut avant la messe, dans sa préparation, se proposer distinctement tous ceux pour lesquels il désire prier, et se les rappeler pendant la messe, au moins pour la plupart, seulement d'une manière générale. Il continue ensuite le canon, étendant comme auparavant les mains qu'il joint à Per eumdem Christnm. Il a soin, s'il nommait en cet endroit ou avant le Pater quelque saint dont on fit la fête ou la commémoraison, d'incliner la tête à leur nom , ainsi que nous l'avons dit. En disant Hanc igitur, il étend les deux mains sur le
(1) 0 An omnes sacerdoles celebraDtes dum in canone missœ Papam » nominanl, debeant caput inclinare prout rubrica faciendum praes- 0 cribit quuiD in oralione nominatur?— Resp. : Xffirmative juxta ru- » bricam.» (In Tuden. ad 6, 23 mai. 18/16.) Nous avons cité, p. 117, la rubrique à laquelle la Sacrée Gougrégation renvoie ici.
ment et sans interruption les paroles de la consécration du sang. Remettant le calice à sa place, il dit : Hœc qttotiescumque , etc., fait la génuflexion, se relève, élève le calice comme il a fait Tbostie, le dépose sur Tautel, de la main droite, le couvre de la pale, et fait une génuflexion. C'est après qu'il s'est relevé que tenant les mains élevées et étendues , il dit Unde et memores, etc. ; il joint les mains devant sa poitrine, en disant : de tuis donis ac ditis, puis il fait trois signes de croix surThostie et le calice : Hostiam f puram^ hostiam f sanctam, hostiam f immaculatam, un sur rtiostie seule : panem f sanctum vitœ œternœ, et un sur le calice seul ; et calicem f salutts perpetuœ. Les mains étendues, il poursuit : Supra quœ propitio, etc. Il s'incline profondément, les mains jointes appuyées sur l'autel, et dit : Supplices te rogamus; à ex hoc altaris par ticipatione, il baise l'autel en posant les mains de chaque côté sur le corporal ; puis les rejoigoant à sacrosanctum filii tut, il fait un signe de croix sur l'bostie seule à corfpus, un autre sur le calice seul à sanfguinem sumpserimus, et sur soi-même, en disant: omni benedictione, etc. , et en tenant alors la main gauche au-dessous de la poitrine; puis il joint les mains à ces paroles : per eumdem Christum Dotninum nostrum, Amen. Il étend ensuite les mains, les réunit, les élève devant son visage, en disant : Mémento etiani Domi7ie, etc., et les yeux fixés sur le Saint-Sacrement, il prie pour les trépassés, comme il a fait pour les vivants au premier Mémento. Cette prière achevée , il ajoute : Ipsis Domine, etc., et à Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen, il incline la tète (l)»
(i) On n'iocline oiiHnairement la tète qu'à Jesutn Christum ; A par uae exception unique, on fait rinclination à per Christunu
Posant après cela sa main gauche sur rnutel, de la droite il frappe sa poitrine en disant : Nobis qnoque peccatoribus , puis il continue avec les mains étendues comme auparavant. A Per Christum Dominum nostrum, il joint les mains, puis il fait trois signes de croix sur le calice et sur Thostie tout ensemble, en disant : Sanctifficds, vivifficas, benefdicis et prœstas nobis. 11 découvre le calice, fait une génuflexion, prend r hostie un peu au-dessous du milieu, avec le pouce et rindex de la main droite , et maintenant de la main gauche leailice par le nœud, il fait trois signes de croix avec Thostie sur le calice d*un bord à l'autre, sans le toucher, en disant : Perfipsum et cum f ipso, et in f ipso; il fait pareillement deux signes de croix entre luimême et le calice, au-dessus de la place oii T hostie était déposée, et à la hauteur de la coupe du calice : est tibi Deo Patri f omnipotenti in unitate Spiritm f Sancti; p-iis ramenant Thostie sur la coupe, et continuant à la tenir de la main droite et le nœud du calice de la gauche , il élève un peu tout ensemble le calice et l'hostie, en disant : Omnis honoret gloria. 11 remet aussitôt après le calice et Thostie chacun en sa place, frotte doucement ses doigts, s'il en est besoin, audessus'de la coupe du calice qu'il couvre de la pale, et fait la génuflexion.
S'étant relevé et ayant les deux mains appuyées de ''«'«'• chaque côté sur le corporal, il dit tout haut : Per ontnia secula seculorum; puis joignant les mains et inclinant la tète au Saint-Sacrement, il dit : Oremm, et poursuit : Prœceptis mlutaribuSy etc. A Pater noster, il étend et élève les mains, et tenant les yeux fixés sur le Saint-Sacrement, il continue jusqu'à la fin de l'orai-
son dominicale, que le servant termine par : Sed libéra nos a malo. Le célébrant réplique : Amen, à voix basse, et de la main droite, sans disjoindre le pouce et Findex, il essuie la patène avec le purificatoire, qu'il place ensuite un peu au-delà de la patène; puis prenant la patène elle-même entre Tindex et le doigt da milieu, il la maintient droite sur Tautel, la partie concave tournée du côté de Thostie, et pendant ce temps, il dit tout bas : Libéra nos, etc. En disant atque Andréa et omnibus sanctis, il met sa main gauche audessous de sa poitrine, et élève la patène avec laquelle il fait sur lui-même le signe de la croix , en disant : Da propitius pacem in diebus nostris; puis il la baise en dedans vers le bord, continuant : ut ope misericordiœ tuœ, etc. Il glisse la patène sous Thostie qu'il dispose dessus avec Tindex de la main gauche, de façon à ce qu'elle soit commode à prendre (1) ; il découvre le calice, fait la génuflexion, puis s'étant relevé, il prend l'hostie avec les deux doigts de la main droite, la porte au-dessus du calice , et la prenant en même temps avec les deux doigts de la main gauche, il la rompt avec respect par le milieu, en disant : Per eum" dem Dominum nostrum, etc., et il dépose sur la patène la moitié de l'hostie qu'il tenait de la main droite. De la main droite encore, il prend la partie inférieure de l'autre moitié et rompt une parcelle en continuant ;
f ij Quelques-uns laissent le centre de la patène un peu plus près du bord de Paulel que la place où a reposé Thoslie, de peur que les parcelles qui auraient pu demeurer sur le corporal n'adhèrent à la partie extérieure de la patène. D'autres, pour éviter cet inconvénient, approchent au contraire davantage la patène du calice sur le pied duquel ils l'appuient, aGn qu'elle ne porte pas sur le corporal. Les premiers doivent veiller à ce que Thostie ne se trouve cependant pas en dehors de la pierre sacrée.
Qui tectim vivit et régnât. De la roaio gauche, il dépose cette autre moitié sur la patène, à côté de la première, en disant: Inunitate Spiritus Sancti, Deu^; prend de la main gauche le calice par le nœud, et tenant toujours la petite parcelle de la main droite audessus de la coupe, il dit à haute voix : Per omnia secala secularum. Du même ton , il continue : Pax t Domini sit t semper vobis f cuvi, en faisant trois signes de croix au-dessus du calice d'un bord de la coupe à Tautre. Après que le servant a répondu, laissant tomber doucement cette petite parcelle dans le calice, il dit : Hœc commixtio, etc. , frotte l'un contre Taiitre les deux doigts de la main droite pour en faire tomber les parcelles, couvre le calice de la pale, et fait une génuflexion. S'inclinant ensuite médiocrement , tenant les mains jointes devant la poitrine sans les appuyer siu* Tautel, il dit : Agnus Dei qui tollis peccata mundi; il appuie sa main gauche sur le corporal, et en même temps se frappe la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite, en disant : Miserere nobi$. Ensuite sans joindre les mains, il retire la droite en répétant : Agnus Dei, et se frappe de nouveau la poitrine, une seconde fois en disant : Miserere nobis, et une troisième fois, en disant : Dona nobis pacem. Il rejoint après cela les mains, les appuie sur Tautel, s'incline médiocrement , et récite les trois oraisons avant la communion, les yeux fixés sur le Saint-Sacrement, s'il sait ces prières de mémoire. Les ayant terminées, il fait une génuflexion, et en se relevant, dit tout bas : Panent cœlestem accipiam, etc. Avec les deux doigts de la main droite, il prend respectueusement par en haut les deux parties de l'hostie de dessus
communier, ou sur le servant qui les représente. 11 revient ensuite au milieu de l'autel, fait une génuflexion, prend de la main gauche le ciboire ou la patène, et de la droite une hostie qu'il tient un peu élevée au-dessus de la patène ou du ciboire avec le pouce et l'index, mais sans séparer sa main du vase sacré. Si les hosties sont dans un ciboire, il ne doit point imiter la pratique de ceux qui, par une observance non prescrite, oflrant des inconvénients aussi sensibles que ses avantages, et rejetée d'ailleurs par la Sacrée Congrégation des Rites (1), prennent de la main gauche la patène en même temps que le ciboire. S' étant ensuite tourné vers le peuple, comme quand il dit : Dominus vobiscum, et fixant ses yeux sur le Saint- Sacrement qu'il tient entre ses doigts , il dit : Ecce Agnus Dei, etc. , puis par trois fois : Domine non mm dignus, etc., entièrement tout haut. Alors seulement et non auparavant, il descend les degrés par le milieu et non par les degrés latéraux, même quand les communiants seraient placés de côté (2), et va distribuer la communion, commençant par la donner à celui qui est en face du coin de l'épître, et qui tient par conséquent la droite sur les autres communiants. Avec chaque hostie qu'il distribue, il fait un signe de croix audessus du ciboire ou de la patène, en disant : Corpus Domini nostri Jesu Christi, etc. La communion flnîe, le prêtre remonte à l'autel sans rien dire, fait en arrivant à l'autel une génuflexion, si le Saint-Sacrement est resté entre ses mains ou sur l'autel (3) ; couvre et
(1) In Lucionen. ad 21 et 22, 12 aug. 185/i.
(2) în Toletana, 15 sept. 1737.
(3) C'est un principe général qu'avant et après toute action exercée sur le Saint-Sacrement^ 11 faut faire la génuflexion.
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renferme le ciboire dans le tabernacle, s'il y a un tabernacle, Taisant alors, avant de clore la porte, une seconde génuflexion, ou s'il n'y a point de tabernacle, il consomme les hosties. Si les bosties avaient été déposées sur le corporal, il recueille avec la patène les parcelles qui pourraient être demeurées, et les fait tomber dans le calice.
Reprenant alors le calice de la main droite au- Pnriflcation
'^ et ablution.
dessous du nœud, ou bien s'il n'a donné la communion à personne, continuant à le tenir de cette façon, ainsi qu'il le faisait pour prendre le précieux Sang, il le tend au servant au-dessus de l'autel, à son côté droit, sans quitter lui-même le milieu, et dit : Quod ore sumpsimus, etc. , pendant que le clerc verse le vin. Le prêtre a soin de faire, en agitant doucement le calice , que le vin touche toutes les parois mouillées par le précieux Sang , et il prend cette ablution par le même côté du calice par lequel il avait communié ; sa main gauche pendant ce temps tient et élève la patène comme pendant la communion. Il dépose la patène sur le corporal du côté de l'évangile et le calice au milieu, et prenant la coupe avec les trois derniers doigts de chaque main, il met au-dessus les pouces et les. index qui sont toujours restés unis, et va du côté deFépître, où il appuie le calice sur l'autel (1). Il ré-
(i) Bien que la rubrique n'exprime pas que Pablutlon des doigts doive se faire au coin de l'épitre , c'est renseignement à peu près untinime des rubricistes. La Sacrée Congrégation, à laquelle on demandait sMl fallait en agir ainsi ou demeurer au milieu de Tau tel, a répondu, in Tomaceru, le 22 juillet 18^8 : « Servenlur rubricœ pro » diversitate missœ. » Probablement , elle a voulu faire allusion à Topinion que Baldeschi soutient (en la prêtant à tortà Bauldry], et selon laquelle on ferait Tablution , sans quitter le milieu de Tautel, à une messe célébrée en présence du Saint-Sacrement, et au coin de i'épltre dans les autres messes.