‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 53 sur 188 · DE LÀ MB88B BA88B · texte numérisé non relu

DE LÀ MB88B BA88B

cite : Corpus tuum, etc., tandis que le servant lui verse de Teaa et du vin sur ses ponces et ses index. Il a soin de faire verser beaucoup plus d*eau que de vin, et avertit le servant quand il faut que celui-ci cesse de verser, en soulevant les mains avec le calice qu^elles contiennent. Toutefois il prend garde que Torifice de la burette n'effleure point ses doigts de peur d'y laisser attachée quelqu'une des parcelles que ses doigts pourraient avoir retenues. Ayant remis le calice proche le corporal, il prend le purificatoire et essuie ses doigts ; puis revenu au milieu, retenant le purificatoire de sa main gauche et l'élevant au-dessous de sa bouche, il prend de la droite le calice par le nœud, et boit l'ablution. Déposant ensuite le calice sur le corporal, il enfonce dans la coupe le purificatoire avec lequel il s'est d'abord essuyé la bouche , et essuie doucement la coupe à l'intérieur avec la main droite, tenant pendant ce temps de la gauche le calice par le nœud. Il pose après cela sur la coupe le purificatoire, la patène et la pale, écarte le calice en le plaçant soit du c6lé de Fépître, soit du côté de l'évangile (1], replie le corporal en commençant par la partie antérieure, prend de la main droite la bourse, et la posant sur l'autel à plat puis l'ouvrant, y remet le corporal, couvre le calice de son voile par dessus la pale, met la bourse sur le voile, place le calice au milieu de l'autel, et les mains jointes s'en va au côté de l'épitre, oii il lit à haute voix l'antienne de la communion.

Il revient au milieu de l'autel, le baise, se tourne vers le peuple et dit : Dominus robhcum; puis il re-

(1) Les deux manières sont indiquées par les auteurs.

Tient au missel et dit les post-commuDioDS dans le post-conuBa-

*^ Dion.

nombre et Tordre, et de la façon qu'il a dit les collectes. Aux fériés du Carême, après les post-communions répondant aux collectes, il dit : Oremm, et en ajoutant Eumiliate captta vestra Deo, il continue son inclina* tion de tête; puis il dit Foraison sur le peuple avec le même rite que les autres oraisons. Tout cela acbevé, il ferme le livre de façon à ce que la tranche soit tournée du côté du calice, à moins qu'il n'y eût un évangile à dire autre que celui du commencement de Saint-Jean, auquel cas il laisserait le missel ouvert. Les mains jointes il va au milieu de l'autel, le baise, se tourne vers le peuple, et dit : Domtnus vobiscum. Demeurant ainsi tourné, il ajoute : Ite missa est, s'il le faut dire : sinon, après s'être retourné vers l'autel, il dît : Benedicamus Domino. Ite missa est se dit toutes les fois que Gloria in excelsis a été dit à la messe. Appuyant les mains jointes sur l'autel, et médiocrement incliné, il dit tout bas : Placeat tibi, sancta Trinitas; et cette oraison finie, il étend les mains sur l'autel, et le baise au milieu. S'étant relevé, il élève les yeux, étend, élève, puis rejoint les mains, et dit tout haut en même temps : Benedicat vos omnipotens Deus, et incline la Bénédiction, tête à la croix ; puis ayant les mains jointes et les yeux baissés, il se retourne vers le peuple qu'il bénit, en disant : Pater et Filins et Spiritus Sanctus, faisant en même temps qu'il prononce ces paroles, à peu près à la hauteur de son visage, un seul signe de croix avec la main droite étendue, et en tenant la gauche sur la poitrine. Il achève le tour entier sur lui-même, et s'en va au côté de Tévangile, où il récite le dernier Dernier énogu évangile. Et d'abord à Initium ou Sequenlia sancti

evangeiii, il Tait avec le pouce de la main droite étendue, les mêmes signes de croix qu'au premier évangile, faisant seulement sur Tautel celui qui eût dil être fait sur le livre, au cas où il réciterait l'évangile de Saint-Jean devant un tableau trop éloigné pour qu'il pût ratteindre facilement. Il fait une génuQeiion à El verbnm caro factum est, en restant tourné vers l'angle de l'autel. Si c'est un autre évangile que le commencement de Saint-Jean qu'il a dû lire, et pour lequel le missel a dû être porté à ce coin et placé comme au premier évangile, il finit en fermant le livre de la main droite de telle façon que le dos en regarde le calice (1). Le prêtre revient ensuite les mains jointes au milieu de l'autel, prend le calice de la main gaucbe par le nœud, appuie la droite sur la bourse, et se retournant et descendant comme la première fois où il s'est rendu au bas des degrés, il vient y saluer l'autel d'une inclination profonde ou le tabernacle d'une génuflexion jusqu'à terre; se couvre et retourne à la sacristie, en disant l'antienne Trium puerorum, et le cantique Benediciie, et observant de faire les mêmes salutations qu'en venant. Rentré à la sacristie, il salue la croix, dépose le calice, se découvre et se dépouille de tous ses ornements, dans l'ordre inverse de celui où il les avait pris, mais avec les mêmes baisements.

DE LA UiSSSE DES MORTS.

ooandpeot-on Qu uc pcut point dire de messe basse de Requian

dire la messe de *^ '^

Requiem f ^es jours suivants : les fêtes doubles, les dimanches,

(1) c'est de la main droite qu'on doit fermer el qu'on doit ouvrir un livre : voilà pourquoi un missel posé à plal doit toujours Tôlre de telle façon que les premières pages du livre se trouvent en dessous.

le mercredi des cendres, les jours de la semaine sainte, les vigiles de Noël, de TEpiphanie et de la Pentecôte, et les jours faisant partie des octaves de Noël , de r Epiphanie, de Pâques, de la Pentecôte et de la Fête- Dieu (1). A l'occasion des enterrements, des anniversaires, etc., on a une latitude plus grande pour chanter la messe ; mais la messe basse, même à ces occasions solennelles, n'a point de privilège particulier et demeure interdite dans tous les jours que nous venons d*énoncer, au moins si Ton considère le droit commun (2). On ne doit pas célébrer de messe de Requiem

(1) Voyez le décret Urlns et Orfns du 15 septembre 1714, rapporté à la tôle du missel, et celui du 16 septembre 1730 ad 7.

(2) « An praesenle cadavere liceat celebrare missam privatam de » Bequiem in ecclesiis ruralibus et aliis ubi missa non solet cantari^ D diebus quibus permittitur unica missa solemnis de Requiem prsB- » sente cadavere? — Resp. : Juxla alias décréta, non licere.») (^Ordm. Miru Capuc. Helvet. ad 6, 23 mai. 1835. )

Quelques auteurs avaient affirmé qu'on pouvait au moins célébrer nne messe basse de Requiem^ fût-ce un jour double , aux obsèques des pauvres incapables de faire les frais d'une grand'messe ; et il fut représenté à la Sacrée Congrégation (in una Oppidi de Laurea, 17 aug. 1833}, que si cela n'était pas admis, les pauvresse trouveraient de pire condition que les riches, et seraient privés d'un rite établi par l'Eglise ; à quoi elle a répondu : Négative et serventur décréta. Cependant le décret suivant a été rendu m Brugen, adi, le 12 sept. 18Zi0. « In multis locis diœcesis viget consuetudo ut in exequiis pauperum

> qui solvere non valent expensas missœ cantatae, missa privata de » Reqoie legatur présente corpore in festis etiam duplicibus majori- » bus non tamen prirose vel secunda classis, neque infra octavas pri-

> vilegiatas neque in domiiiica neque in ils diebus quae excludunt festa

> duplicia. Haec consuetudo ex opinione Gavalieri qui ita explicat de- 0 crelum Sacrorum Riluum Congrégationis de die 19 jun. 1700. Quae- B rilur an praedicta consuetudo servari possil?— Resp. : Servari posse » juxla decretum in una Curien. 19 jun. 1700 ad 9. » In Mec/Uinietu ad 6, le 22 mai 1 8/il, il fut répondu qu'on pouvait là aussi conserver rasage qui s'y était établi comme dans le diocèse de Bruges. La Sacrée Congrégation parait donc admettre que cette pratique , bien qa*irrégulière eo elle-même, peut être admise à titre d'usage. Le décret m Curien^ auquel il a été fait allusion ci-dessus, est relatif aux

daDs une église où le Saint-Sacrement est exposé [1). Ditrérentes Lo Ddissel Fouiain contient quatre messes pour les

messes

de Bequi^, mofts, lesqucllcs, conformes entre elles pour le reste, diiTèrent par les oraisons , l'épître et l'évangile. La première est intitulée : In commemoratione omnium fidelium defunctomm ; la seconde , In die obitm %eu d&positionis defuncti; la troisième. In annivenario defunctomm ; la quatrième. In missts quotidianit defunctomm.

Occasions de La première de ces messes se dit non seulement à

dire ctoacoae ^

deiies. \^ commémoraison générale des trépassés , le 2 novembre, mais encore pour les papes, les cardinaux et les évèques, dans toutes les circonstances où, pourun laïc, on eût dit la seconde ou la troisième messe (î. On substitue seulement à Toraison Fidelium celle qni est en rapport avec la dignité du défunt, et qu'on ne change pas, que ce soit le jour de la mort ou celui de l'anniversaire , etc. Pour les prêtres, on est libre de prendre la première messe, ou, si l'on préfère, soit la seconde, soit la troisième, selon le jour ; mais toujours avec l'oraison Deus qui inter apostolicos etc. y (â). Quelques-uns assignent la première messe avec l'oraison qu'on prendrait , soit à la seconde, soit à la troi-

anniversaires fondés à célébrer dans des églises de campagne où Ton n'a pas coutume de chanter la messe, et il permet de dire, dans cette occasion, une messe basse de Requiem un jour de fête double ; mais cette concession, ainsi que celle relative aux enterrements des pauvres, ne peut s'appliquer ni aux doubles de première et de seconde classe, ni aux dimanches, ni aux vigiles de Noél et de la Pentecdlef ni au mercredi des cendres, ni aux jours de la semaine sainte et des octaves de l'Epiphanie, de Pâques, de la Pentecôte et de la Fête-Dieu.

(1) Voyez ci-après au chapitre de la grand'messe pour les morts.

(2) Voyez la rubrique à la suite des messes des morts.

(3) In una Ord. Camu ad 1/i, 29 jan. 1752.

sième messe, pour les runérailles ou anniversaires des princes et souverains (1).

La seconde messe se dit : In die obitus; et par ce mot on entend non seulement le jour même du trépas, mais chacun des jours qui le suivent, jusqu'à celui de Fenterrement inclusivement. On la dit encore avec des oraisons spéciales, aux troisième, septième et trentième jours, auxquels il semble qu'on peut ajouter le quarantième, là où un usage aussi constant que le nôtre en France, donne au quarantième jour une particulière célébrité. On peut la dire encore, selon Gavantus, avec Toraison nt in die tertio, en retranchant seulement le mot tertium, lorsqu'à la nouvelle de la mort de quelqu'un, on fait célébrer un service pour lui.

La troisième se dit aux anniversaires.

Aux anniversaires généraux, par exemple, des évoques ou des chanoines d'une telle église, des bienfaiteurs d'une telle œuvre, etc., on choisit entre les oraisons qui sont dans le missel celle qui peut convenir, et on la dit avec les épftre et évangile de la première ou de la troisième messe [2].

Hors de ces jours et circonstances spéciales, on dit la messe quotidienne.

Voici les différences que présente , pour les rites, la messe des morts.

(i) Guyet, L. IV, q. 27. Ces assignations n'ont à être justifiées que par une raison de convenance ; les oraisons devant être déterminées par les circonstances, il ne demeure plus de différence entre ces messes que dans les épllres et évangiles ; or la rubrique dit : « Epistolœ » et evangelia superius posita in una missa defunctorum, dici possunt » in alia missa similiter pro defunctis. »

(2) In una TerU Or<L, etCf 9 decemb. 1719.

Rites spécianx Après oue Ic Célébrant a dit : Introibo ad altare

de la messe *^ ^

de Requiem. j)^i çj qQ'ji \yj^\ jj ^té fépondu : Ad Deum qui lœtificat juventutem meam, il dit tout de suite : Adjutorinm nostrum in nomitie Domini, en faisant le signe de la croix , et continue comme à Tordinaire. En commençant l'introït , il ne fait pas le signe de croix sur luimême, mais il le fait sur le livre, sans le toucher toutefois , et de la même façon que quand il bénit quelque chose, posant sa main gauche sur Tautcl ({]. 11 ne dit pas le Gloria Patri , mais il répète Requiem œternam.

Oraisons. Quant aux oraisons, on n'en récite qu'une seule, lorsqu'on dit l'une des trois premières messes anx joiu^ spéciaux indiqués ci-dessus et dans toutes les célébrations solennelles.

Dans les messes quotidiennes ordinaires, il faut dire au moins trois oraisons. Mais quelles doivent être ces oraisons? Doivent-elles nécessairement être les trois portées à la messe quotidienne du missel ? Il est certain que la dernière doit toujours être Fidelium, etc. 11 résulte clairement des décrets de la Sacrée Congrégation, que la première doit être Deus qui inter apostolicos sacerdotes. Quant à la seconde, on peut substituer à Deus veniœ largitor, etc. , quelque autre oraison au choix du célébrant, par exemple, pour le défunt à l'intention duquel la messe est offerte. Il est permis également d'ajouter d'autres oraisons aux trois qu'il est nécessaire de dire, mais ce doit être de façon à ce que le nombre total de celles que l'on récite demeure impair. 11 faut aussi les disposer entre elles se-

(0 In Tuden. ad Ici, 7 sept 1816.

Page 1