DE LÀ GRAND* MESSE POUR LES MORTS, ETC
patène demeure sur Tautel ainsi qu'aux messes basses, et qu'il n'a point à la soutenir, il accompagne le prêtre pendant Tencensement de TOffertoire; au Lavabo, le sous-diacre verse l'eau , et le diacre présente le manuterge , ou encore l'eau est versée par un acolyte placé entre le diacre et le sous-diacre, lesquels présentent et reprennent le manutei^e ; 6* un peu avant l'élévation, le sous-diacre, après une génuflexion faite à sa place, vient au coin de l'épitre, reçoit l'encensoir des mains du thuriféraire qui a eu soin d'y mettre de l'encens, et encense le Saint-Sacrement pendant Tune et l'autre élévation ; il revient à sa place, où en arrivant il fait la génuflexion, et il y demeure jusqu'à YAgnus Dei; T on ne donne pas la paix : aussitôt après la récitation de YAgnus Dei y le diacre et le sous-diacre changent de place et passent le premier à la gauche et le second à la droite du célébrant, en ayant soin tous les deux de faire la génuflexion avant et après ce changement.
Aux chapitres YIII et IX , nous avons aussi noté pour les messes des morts des exceptions aux règles générales.
Cierges. Lcs cicrgcs quc porte le clergé, ou même le peuple,
là oîi c'est l'usage, doivent être allumés : 1** pendant l'évangile ; ^ depuis l'élévation jusqu'à la communion inclusivement; 3*" pendant l'absoute. Dans une messe A^ Requiem qui n'a pas été précédée d'un convoi, c'est après l'épître qu'on distribue les cierges (1). Oraison funèbre S'il devait y avoir une oraison funèbre, elle aurait lieu entre la messe et l'absoute. Le prédicateur serait
(1) Cœr. Epis€.9 L, II, c. xi, n* 6.
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en soutane, eo manteau et eo barrette, sans surplis ; il ne réciterait pas Y Ave Maria (1).
DE l'absoute.
L'absoute qui est une cérémonie prescrite pour la messe des obsèques, sans être la conclusion nécessaire d'une autre messe de Requiem chantée, en est la conclusion ordinaire (2).
Lorsqu'après la messe des morts il doit y avoir une absoute, on observe les cérémonies suivantes (3) :
Après l'évangile de saint Jean , le prêtre, le diacre et le sous-diacre ayant salué l'autel au milieu, descendent et se rendent directement au banc où ils ont coutume de s'asseoir. Là ils déposent tous les trois leurs manipules, et le célébrant échange sa chasuble contre une chape : au défaut de chape, il demeurerait en aube et étole croisée, mais jamais en chasuble. Le sous-diacre prend la croix, et, marchant entre les Procewion. deux acolytes qui portent leurs chandeliers , se rend en race de l'autel. Le célébrant, accompagné du dia-
(1) IWd., n* 10, et m îAmburgeru, ilx jun. 18/i5.
(2) « Non ex obligatione, sed ad arbitrium facienda est absolutio in » anniversariis mortuorum. d ( In una NuUius diœces, ad 1, 31 juL 1665.] Cependant le cérémonial indique Tabsoute à la fin de tout service solennel.
II est défendu par les décrets de la Congrégation des Rites de faire noe absoute à Tissue d'une autre messe que la messe de Bequiem, « Ao in diebus in quibus fit de festo duplici, cum non possit dici missa B de Requiem, nisi présente cadavere, cantata missa de sancto, possit » iieri in fine hujus misss absolutio circa leclicam collocatam in piano B ecclesiae, canente choro : Libéra me. Domine, etc. — Resp. : Ne- » galive. 9[ti aug, 1708, m Picena,) Voyez aussi in Calaguritana^ 21 april, 1668 ; m tma Hispaniarum^ 23 sept. 1684 ; in Molinen. ad2i, 12 sept. 1857, etc.
(3j Ruà. Miss.j P. U, c. xiii ; Cœr. Episc, L. II, c. XI et xmvii; RituaL Rom.
93S| DE lA grand'messe pour les morts, etc. cre , vient saluer Tautel au milieu et se couvre seul; et chacun, à Texception du sous-diac^ et des deui acolytes qui portent les chandeliers, faisant aussi la salutation convenable, les officiants et le clergé se rendent auprès du cercueil ou du catafalque. Le thuriféraire, portant Tencensoir et la navette, marche d'abord ayant à sa gauche un acolyte qui porte le bénitier, Taspersoir et aussi le rituel, si nul autre n'en est chargé ; le sous-diacre vient ensuite, portant la croix entre les deux acolytes; puis le cérémoniaire et toat le clergé marchant deux à deux, les moins dignes les premiers, enfin le célébrant ayant à sa gauche le diacre qui le précède quelque peu. En arrivant près du cercueil ou du catafalque, le thuriféraire et Tacolyte qui porte le bénitier s'arrêtent et s'écartent pour laisser passer tous ceux qui les suivent. Le sous-diacre va, par le côté de l'évangile, avec les deux acolytes, se placer à la tête du défunt, de façon à se trouver entre le cercueil et la porte de l'église, le visage tourné vers l'autel, et laisse entre le cercueil et lui une place suffisante pour que le célébrant puisse passer commodémenl en encensant. Les membres du clergé se disposent des deux côtés du cercueil, les moins dignes étant les plus rapprochés du sous-diacre. Le célébrant, avec le diacre à sa gauche, vient se placer aux pieds du défunt, un peu du côté de l'épitre, pour ne pas tourner directement le dos à l'autel, et de façon à se trouver entre le cercueil et l'autel. Le thuriféraire avec l'acolyte de l'eau bénite se rangent un peu en arrière de lui.
Le célébrant se découvre alors et remet son bonnet au diacre ou au cérémoniaire, et les mains jointes,
DB LA 6RÀNI>*MB8SB FOUR LB8 MORTS , BTG. 233
saos dire Oremtis, il récite, si le corps est présent, le onison Non intres à haute voix sar le ton férial, lisant sur le rituel que le diacre soutient devant lui, et ne changeant rien au texte de cette prière, quand même on la ferait pour une femme ou pour plusieurs défunts (1). Cette oraison terminée, ou, si on ne la devait pas dure parce que le corps ne serait pas présent, lorsque tout le monde est rangé autour du cercueil, le chœur com- ^^po°*mence et poursuit le répons, sur la fin duquel le diacre, passant par derrière le célébrant , vient à sa di*oite avec le thuriféraire et tous deux le saluent; le diacre, qui a remis sa barrette au cérémoniaire ou à un clerc, présente, sans baisement, mais avec le Bénédicité^ Pater, révérende, Teucens au célébrant, lequel en met trois fois dans Tencensoir et le bénit à Tordinaire : Ab illo bethedicaris, etc.
Le répons étant achevé pendant ce temps, on chante ^^ ^^^'^m" nt. Kyrie eleison. Le célébrant commence Pater noster ; puis il reçoit du diacre, auquel Facolyte est venu Toffriravec les salutations opportunes à Tautel, au célélébrant et au diacre lui-même, Tasperscnr trempé d'eau bénite. Le célébrant, ayaut salué la croix qui est en face de lui (2), puis Tau tel d'une inclination profonde ou
(1) s. a. G. in Fanen.^ 31 aug. 1697.
(2) ■ Ipse intérim accipit a diacono vel acolytho aspersorium aqu» » benedicts, et facta profonda incliDalione cruci qaae est ex adverse, » diacoDO seu ministro genuflectente et fimbrias pluvialis sublevante, » circumieDS feretrum (si transit ante Sacramentum, genufleclit) as- " pergit corpus defuncti... » C'est ainsi que s^exprirae le rituel. La rubrique du missel dit : « Accipit aspersorium de manu diaconi, et » facta altari reverentia, comitante eodero diacono ... circumiens tu- » mclum aspergit illum aqua benedicta, ter a parte dextra et ter à » sinistra. Cum transit antecrucem^, prof unde inclinât, diaconus vero « genuflectit. » On voit que le rituel et le missel oe s'expriment pas dans les mêmes termes sur les salutations à faire par le eél^rant^