‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 65 sur 188 · DE LA 6RAN0*MESSE POUR LES MORTS, ETC · texte numérisé non relu

DE LA 6RAN0*MESSE POUR LES MORTS, ETC

d'une génuflexion, tandis que le diacre s'associait par génuflexion à chacun de ces saints, commence par sa droite à lui-même le tour du cercueil qu'il asperge de trois coups sur le côté droit et d'autant sur le côté gauche. Le diacre l'accompagne en soulevant sa chape du côté droit. En passant devant la croix que tient le sous-diacre, il s'arrête , et se tournant complètement vers elle , la salue profondément , le diacre faisant en même temps la génuflekion. Revenu à sa place, il rend l'aspersoir au diacre qui le remet à l'acolyte ; le thuriféraire présente l'encensoir au diacre qui le donne au célébrant sans baisement ; et tout aussitôt le célébrant ayant salué l'autel , mais non la croix , recommence le tour du cercueil, en encensant de trois coups comme il avait fait en aspei^eant. Le diacre l'accom-

Nous croyons qu'il faut les compléter l'un par l'autre, parce que, très souvent, les livres liturgiques sous-enlendenl certaines parlicularités indiquées suffisamment par les principes généraux. Il faut donc saluer tout d'abord la croix, conformément au rituel, bien que le missel n'en parle pas, et saluer ensuite l'autel, ainsi que veut le missel, bien que le rituel indique seulement un peu plus bas une génuflexion au tabernacle du Saint-Sacrement. Ces deux salutations sont conformes aux principes. Selon les rubricistes les plus graves, à TopinioD desquels nous nous attachons dans tout ce livre, toute action à faire quand on est en face du milieu de l'autel doit être précédée par une salutation soit à la croix ou au tabernacle du Saint-Sacrement, avant la consécration, soit à la sainte hostie, après la consécration. (Voyez page 39.) Le rituel abonde ici dans ce sens-là et veut que le prêtre et le diacre , qui sont en face de la croix , commencent par lui rendre hommage avant d'entreprendre l'aspersion et l'encensement du corps. Comme ils se sont rangés un peu du côté de l'épître, aHn de ne pas tourner directement le dos à l'autel, pour se rendre au côté de l'évangile par lequel le célébrant commence à asperger, ils ont à passer devant le milieu de l'autel , et ils le saluent, ainsi que la rubrique du missel le prescrit expressément. Nous ne pouvons donc suivre Topinion des auteurs qui suppriment la première inclination à la croix, omise, il est vrai , par le missel , mais marquée dans le rituel à ce moment d'une façon très nette et qui se justifie parfaitement

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pagne , et en passant devant la croix ils la saluent comme ils avaient fait précédemment. Pendant cette aspei^sion et cet encensement, le célébrant et tous les asistants récitent à voix basse le Pater, mais non aucune autre prière. Revenu à sa place , le célébrant conclut le Pater et dit les versets et oraisons tenant les mains jointes.

Si le service se faisait pour un prêtre dont le corps ^^*„*^"rtire"' serait présent, et devrait alors être placé avec la tête du côté de Tautel et les pieds tournés vers la porte de Féglise, le sous-diacre, se mettant encore à la tête du défunt, se trouverait entre le cercueil et Tautel, et le célébrant, étant aux pieds, se trouverait entre le cercueil et la porte (1). Mais, toutes fois qu'on fait une absoute en Fabsence du corps, soit qu'il s'agisse d'un laïque, soit qu'il s'agisse d'un prêtre , le célébrant se place entre l'autel et le catafalque , et le sou»-diacre eutre le catafalque et la porte,

Le célébrant chante ensuite l'oraison sur un livre ^"^^"• soutenu par le diacre ou par un clerc. Si le corps est présent, l'oraison est Dem, cui proprium est, et on la fait suivre des cérémonies spéciales marquées au rituel et que nous expliquerons dans un chapitre spécial sur h Cérémonies de la sépulture.

Si c'est une absoute en l'absence du corps, le célébrant chante l'oraison Absolve ou quelque autre oraison qui convienne , par exemple celle de la messe. Il ajoute Reqnieîn œternam dona ei ou eis , Domine, en faisant un signe de croix sur le catafalque ou drap mortuaire ; puis les chantres chantent Requiescat ou

(i) In una Massm et Papul,^ 4 sept. 1746.

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Requtescant in pace ; et à moins qtie Toffice n'ait été fait pour tous les défunts, le célébrant termine en disant : Anima ejus, ou Animœ eorum, si le service se célél»rait pour plusieurs , et animœ omnium fidelium defunctoritm, etc., et récite en revenant: Si iniquila' tes et le De profundis.

^ufi? w^ ^^ ^'^^ ^'^ P^^ dressé de catafalque, le célébrant fait l'absoute du haut de Tautel et sans qu'il y ait procession du clergé. Après avoir lu Tévangiie de saint Jean, il va échanger sa chasuble contre la chape et déposer son manipule au bas des degrés du côté de Tépitre, où les ministres sacrés déposent aussi leurs manipules ; puis il revient à l'autel au coin de Tépître. Pendant ce temps, le chœur chante le répons limera me, Domine, et les acolytes ou d'autres clercs étendent devant l'autel, au bas des marches, un drap mortuaire. Sur la fin du répons, le célébrant met et bénit l'encens, toujours au coin de l'épître, et c'est là qu'il (Jit Kyrie eleison et commence le Pater. Il vient ensuite au milieu et se retourne vers le peuple entre le diacre et le sous-diacre. L'acolyte du bénitier et le thuriféraire se trouvent sur la seconde marche du côté de l'évangile. Le célébrant, servi par le diacre, asperge et encense trois fois le drap mor«tuaire , au milieu , du côté de l'épitre , et du côté de l'évangile. Il revient après cela au missel, au coin de l'épitre, et il y chante les versets et l'oraison ;1).

(1) Car. Episc, L. U, c. xii, n' 6, et c. xxxvii.

Bauldry et Bissi, en décrivant cette absoute qui se fait de Tautel, sans catafalque, supposent qu'elle a lieu avant le dernier évangile, et que le célébrant quitte la chasuble et prend la chape au coin même de Pépltre, sur le marche-pied. Mais, depuis qu*ils ont écrit, le cérémonial des évèques a été corrigé par Benoit XIII d'une manière (pi obli(;e à réformer la méthode qu'ils avaient enseignée. On lit maifl-

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