DE LA MESSE CHANTÉE SANS DIACRE NI SOUS-DIACRE
Deux acolytes servent à cette messe. Le premier Principes
'généraux.
des deux est chargé principalemeot des fonctions qui leur sont dévolues ; le second Taide seulement dans les choses qui se peuvent faire plus aisément à deux. Ils doivent posséder à fond les règles du servant de la messe basse, auxquelles ils se reportent dans tous les points qui ne se trouvent pas modifiés ici.
Avant la messe, le missel doit être ouvert sur Tautel, et le calice doit y être placé sur le corporal. Sur la crédence doit se trouver, outre les burettes, le ma- Duterge et la sonnette, le missel pour chanter Tépitre.
Les acolytes, ayant préparé toutes choses et allumé Fonctions des les cierges, aident à la sacristie le prêtre à s'habiller. Ed se rendant à Tautel, ils le précèdent, marchant tous les deux de front et les mains jointes (2). Arrivés au pied de Tautel, ils s'écartent à droite et à gauche pour laisser passer le célébrant. Celui qui est à droite reçoit la barrette en rapprochant de ses lèvres, et ils font aux côtés du célébrant la génuflexion. Celui qui a
tenant , à la fin du chapitre xii : « Celebrans , finîta missa et lecto » evangelio secunduin Joannem , facîet omoia prout in capite xxxvii » hujus libri II. » Et au chapitre xxxvii, où ou lisait autrefois : a Ac- » cedet ad cornu epistolae altaris, ubi, deposita planeta et manipulo 0 accipiet pluviale, etc., » on lit maintenant : a Ubi in piano deposita » planeta... etc. »
(1) Voyez la rubrique du missel, P. II, c vi, n** 8 ; Bauldry, P. III, c II; Benoit XIII, Avoerterue prattclie^ etc. ; et Merali sur la rubrique.
(2; Ils ne doivent pas porter de chandeliers, ainsi qu'il résulte du peut rituel de Benoit XIII , des auteurs cités , et de réponses de la Congrégation des Bites.
reçu la barrette la dépose sur le banc; puis agenouillés tous les deux un peu en arrière du célébrant, ils répondent aux prières du commencement de la messe, comme le servant de la messe basse a coutume de le faire. Lorsque le prêtre monte à l'autel, ils font la génuflexion, et en côtoyant les marches, se rendent audessous du coin de Tépitre oh ils demeurent debout au bas des degrés. Ils y restent , sauf les moments oii le célébrant va s'asseoir, jusqu'à l'offertoire. Ils pourraient aussi demeurer agenouillés sur la dernière marche , l'un du côté de l'évangile comme à la messe basse, et l'autre du côté de l'épître. Si le célébrant va s'asseoir, ils l'accompagnent à son banc, soulèvent au besoin sa chasuble quand il s'assied, et le premier lui présente sa barrette avec le cérémonial ordinaire. Pendant que le célébrant est assis, ils demeurent debout auprès de lui, se tenant tournés Tun vers l'autre, ou encore ils vont s'asseoir sur des escabeaux ou sur les marches de l'autel ; mais il faut qu'ils soient revenus auprès du célébrant assez à temps pour que le premier puisse recevoir sa barrette quand il se lèvera afin de revenir à l'autel. Ils l'accompagnent alors, font la génuflexion à ses côtés au bas des degrés, puis retournent prendre leur place ordinaire.
Tandis que le célébrant chante la collecte, le premier acolyte (1), va prendre à la crédence le missel,
(1) Dans la pénurie où Ton est de véritables clercs, on fait accomplir en général leurs fonctions par des clercs fictifs revêtus de la soutane et du surplis. Nous hésiterions cependant à croire que ce chant de répîlre, fonction d'un ordre sacré , permise ici par la rubrique à un lecteur, puisse être confié à quelqu'un qui, non seulement ne serait pas dans cet ordre mineur, mais qui n'aurait même pas reçu la tonsure. (Voyez page 111.)