‹ Céremonial romain, rédigé d'après les sources authentiquesChapitre 67 sur 188 · SANS DIACRE NI SOUS-DIACRE · texte numérisé non relu

SANS DIACRE NI SOUS-DIACRE

vient faire la génuflexion au Per Dominum nostrum Jemm Chrntum, etc., de la dernière oraison, en face du mUieu de Tautel [1] , se rend au bas des marches, directement derrière le célébrant, et là chante Tépître, L'épître achevée, il vient de nouveau faire la génuflexion au milieu de Fautel, puis, sans aller baiser la main du célébrant, il reporte le missel à la crédence, et revient joindre son compagnon, lequel, demeurant en sa place ordinaire, a répondu au célébrant selon qu'il était à propos. Il porte au coin de l'évangile le missel du célébrant et vient reprendre sa place. A Toffertoire, il présente les burettes comme à la messe basse; et pour le Lavabo, il offre le manuterge, tandis que son compagnon, tenant le bassin de la main gauche, verse de la droite l'eau sur les doigts du célébrant. Pendant tout le canon, ils restent tous les deux agenouillés sur la dernière marche en face des deux coins de l'aulel, sauf qu'à l'élévation ils viennent soulever la chasuble du prêtre en la façon dont le servant le fait à la messe basse. S'il y avait quelques autres acolytes au chœur, deux d'entre eux pourraient aller prendre des torches pour le moment de l'élévation, comme on le fait à la messe solennelle ; sinon il faudrait allumer pendant la présence du Saint-Sacrement une ou deux torches posées sur des chandeliers près de l'autel. Pendant le reste de cette messe, les acolytes se comportent connue le servant de la messe basse.

Un ecclésiaslique qui se trouverait au chœur pourrait chanter Tépllrc ; et il serait très convenable qu'il le f)t, si l'acolyte ne pouvait en êlre chargé.

(i) Il pourrait aussi saluer le chœur, s'il s'y trouvait des ecclésiastiques, selon ce que nous avons ditj^ge 109.

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pule, et ils soutiennent les bords de la chape du célébrant. On va au chœur dans le même ordre que pour la grand' messe. Un clerc, lequel est ordinairement celui qui doit remplir la fonction de thuriféraire , marche en avant des acolytes , portant de la main gauche le bénitier quMl tient élevé à la hauteur de la poitrine, et de la main droite tenant Taspersoir quMl fait reposer sur le bord du bénitier. En arrivant au chœur, après les inclinations ou génuflexions ordinaires, les acolytes portent leurs chandeliers à la crédence , et s'y agenouillent tandis que le célébrant et les ministres sacrés se mettent à genoux sur la dernière marche. Le cérémoniaire s'agenouille sur le pavé à la gauche du sousdiacre, et celui qui porte l'eau bénite s'agenouille sur le pavé à la droite du diacre auquel il remet l'aspersoir, sans aucun baisement, et le diacre le remet au prêtre dont il baise la main, après avoir baisé l'aspersoir. Le célébrant ayant reçu l'aspersoir entonne : Asperges me ou Vidi aquam, et en même temps il asperge l'autel de trois coups, au milieu, du côté de l'évangile et du côté de l'épître ; puis il s'asperçe luimême en portant l'aspersoir à son front. Il se lève, asperge le diacre d'abord , et ensuite le sous-diacre, lesquels sont demeurés à genoux et se lèvent après avoir été aspergés. Il rend l'aspersoir au diacre qui le reçoit avec les baisements ordinaires et le remet à l'acolyte chargé du bénitier. Le célébrant, après avoir salué l'autel d'une inclination ou d'une génuflexion , elle diacre, le sous-diacre, le cérémoniaire et l'acolyte du bénitier, après avoir fait la génuflexion, viennent au chœur et saluent les ecclésiastiques qui s'y trouvent, d'abord du côté le plus digne, et ensuite de

DE l'aspersion de l'eAU BÉNITE. Si5

Tautre côté. Le célébrant reçoit du diacre , avec les cérémonies accoutumées, l'aspersoir, et asperge le supérieur de Féglise, en le saluant avant et après. S'il n'y avait qu'un petit nombre d'ecclésiastiques présents, il les aspergerait individuellement. S'ils sont trop nombreux , ou s'ils ne sont pas prêtres, il se contente de les aspei^er collectivement d'abord d'un côté et ensuite de l'autre (1). Après avoir ainsi aspergé le clergé, il vient à l'entrée du chœur et asperge le peuple de trois coups, au milieu , du côté de l'épitre et du côté de l'évangile, se tenant lui-même un peu de côté ; ou bien encore, si telle est la coutume , il va asperger le peuple dans la nef. Pendant toute cette action , le célébrant récite, alternativement avec le diacre et le sousdiacre, le psaume Miserere entier, auquel il ajoute l'antienne ; ou dans le temps pascal, ce qu'il sait de mémoire des versets chantés par le chœur. L'acolyte, porteur du bénitier, le précède avec le cérémoniaire, ou il se tient à la droite du diacre, tandis que le cérémoniaire est alors à la gauche du sous-diacre, et tous font les mêmes salutations que le célébrant. L'aspersion du clergé et du peuple terminée, le célébrant, en rentrant au chœur, le salue des deux côtés; puis étant venu au bas des degrés de l'autel , il reprend l'aspersoir qu'il avait rendu après avoir aspergé le peuple, et il asperge

(1) Un décret du 27 septembre 1698, in Leodien, prescrit de donner ivau bénite en aspergeant et non pas en présentant Paspersoir. Le mode d'asperger est ainsi réglé : «Decanum et singulos canonicos, » singîllatim ; et reliquos de clero si sint in parvo numéro pariler n singillatim ; si veroin magno numéro non singillatim,et omnes unico > iclu quasi in gyrum aspergendos; populum demum a sacerdole ter, » ia medio a dextris, et a sinistris aspergendum.» Le célébrant aspergerait même les évoques étrangers (in Ulysbonen. ad 3, IZi apriL 1646^, à plus forte raison les laïcs ( in Leodien,^ ibid.).

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