DE L'ASPERSION DE L'EAU BÉNITE
Tous les dimanches avant la grand*messe , excepté ^tîiferiSîl' quand Tévêque oflScie , doit avoir lieu Taspersion de l'eau bénite (2). C'est le prêtre qui chantera la grand'messe qui la doit faire (3). Les jours de Pâques et de la Pentecôte, dans les églises qui ont des fonts baptismaux, il se servira de Veau bénite la veille ; les autres dimanches , il emploiera l'eau qu'un prêtre , revêtu d'un surplis et de l'étole violette , aura bénie le jour «* ^'^J^i^^J^"*^" même ; ou mieux encore lui-même la bénira dans la sacristie après s'être revêtu, pour la messe, de l'aube et de l'étole du jour (4).
L'heure de l'ofDce étant arrivée, il se rend au chœur „ ^^^ de
laspersioD.
revêtu de l'amict , de l'aube , du cordon , de l'étole croisée sur la poitrine, et de la chape de la couleur de la messe. Le diacre et le sous-diacre sont revêtus comme pour la messe , sauf qu'ils n'ont pas le mani-
(1) Voyez, dans le missel Tordre pour la bénédiction et faspersion de l*eau. Voyez aussi le cérémonial des évêques, L. II, c. xxx et xxxi, et le rituel.
(2) Mais les seuls jours de dimanche. « Ritus aspergendi aqua ben nedicta populum restringitur ad dies dominicos tantum, ante mis- » sam. » {In una NuUius diœcesis ac/ 2, 31 juL 1665.)
(3) In Perusina, 27 nov. 1632 ; in IHsana ad 11, 12 nov. 1831. (A) La prescription de renouveler la bénédiction de Teau chaque
dimanche est fort nette ; le missel indique en outre que cette bénédiction aura lieu à la sacristie, et que le célébrant ne se rendra au chœur qu'après cela et pour Taspersion. Il est vrai que le rituel suppose que Teau peut aussi se bénir dans Tégiise, mais c'est dans les cifcoDStances autres que celle de Taspereion. Il n'est pas nécessaire de béflir le sel chaque fois qu'on bénit l'eau ; on peut, en effet , se servir d'un sel qu'on aurait béni à l'avance et qui aurait été réservé. fin Lausanen. ad 3, 8 apriL 1713.)
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pule, et ils soutiennent les bords de la chape du célébrant. On va au chœur dans le même ordre que pour la grand'messe. Un clerc, lequel est ordinairement celui qui doit remplir la fonction de thuriféraire , marche en avant des acolytes , portant de la main gauche le bénitier qu'il tient élevé à la hauteur de la poitrine, et de la main droite tenant Taspersoîr qu'il fait reposer sur le bord du bénitier. En arrivant au chœur, après les inclinations ou génuflexions ordinaires, les acolytes portent leurs chandeliers à la crédence , et s'y agenouillent tandis que le célébrant et les ministres sacrés se mettent à genoux sur la dernière marche. Le cérémoniaire s'agenouille sur le pavé à la gauche du sousdiacre, et celui qui porte l'eau bénite s'agenouille sur le pavé à la droite du diacre auquel il remet l'aspersoir, sans aucun baisement, et le diacre le remet au prêtre dont il baise la main, après avoir baisé l'aspersoir. Le célébrant ayant reçu l'aspersoir entonne : Asperges me ou Vidi aquam, et en même temps il asperge l'autel de trois coups, au milieu, du côté de l'évangile et du côté de l'épître ; puis il s'asperge luimême en portant l'aspersoir à son front. Il se lève, asperge le diacre d'abord , et ensuite le sous-diacre, lesquels sont demeurés à genoux et se lèvent après avoir été aspergés. Il rend l'aspersoir au diacre qui le reçoit avec les baisements ordinaires et le remet à l'acolyte chargé du bénitier. Le célébrant, après avoir salué l'autel d'une inclination ou d'une génuflexion, et le diacre, le sous-diacre , le cérémoniaire et l'acolyte du bénitier, après avoir fait la génuflexion, viennent au chœur et saluent les ecclésiastiques qui s'y trouvent, d'abord du côté le plus digne, et ensuite de
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raatre côté. Le célébrant reçoit da diacre , avec les cérémonies accoutumées, l'aspersoîr, et asperge le supérieur de l'église, en le saluant avant el après* S'il n'y avait qu'un petit nombre d'ecclésiastiques présents, il les aspergerait individuellement. S'ils sont trop nombreux , ou s'ils ne sont pas prêtres, il se contente de les asperger collectivement d'abord d'un côté et ensuite de l'autre (1). Après avoir ainsi aspergé le clergé, il vient à l'entrée du chœur et asperge le peuple de trois coups, au milieu , du côté de l'épitre et du côté de l'évangile, se tenant lui-même un peu de côté ; ou bien encore, si telle est la coutume, il va aspei^er le peuple dans la nef. Pendant toute cette action , le célébrant récite, alternativement avec le diacre et le sousdiacre, le psaume Miserere entier, auquel il ajoute l'antienne ; ou dans le temps pascal, ce qu'il sait de mémoire des versets chantés par le chœur. L'acolyte, porteur du bénitier, le précède avec le cérémoniaire, on il se tient à la droite du diacre, tandis que le cérémoniaire est alors à la gauche du sous-diacre, et tous font les mêmes salutations que le célébrant. L'aspersion du clerçé et du peuple terminée, le célébrant, en rentrant an chœur, le salue des deux côtés; puis étant venu au bas des degrés de l'autel , il reprend l'aspersoir qu'il avait rendu après avoir aspergé le peuple, et il asperge
(1) Un décret du 27 septembre 1698, in Leodien, prescrit de don- Der 1 f au bénite en aspergeant et non pas en présentant Taspersoir. Le mode d'asperger est ainsi réglé : uDecanum et singulos canonicos, » singillatim ; et reliques de clero si sint in parvo numéro pariter » singillatim ; si veroin magno numéro non singillalim, et omnes unico • ictu quasi in gyrum aspergendos; populum demum a sacerdole ter, > in medio a dextris, et a sinistris aspergendum.» Le célébrant aspergerait même les évoques étrangers (in Vlysbonen, ad 3, ik apriL 1646;, à plus forte raison les laïcs ( m Leodien.^ ibid.).
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Facolyte chargé du bénitier et les aoolytes de la messe qui sont près de la crédeuce. Enfin il chante d'après le missel, qui est soutenu ouvert devant lui par le diacre et le sous-diacre ou qui est posé sur un pupitre mobile apporté à cet effet et enlevé après cela , les versets et oraisons convenables.
Tout cela terminé , il va à son banc échanger sa chape contre le manipule et la chasuble , et le diacre et le diacre prennent leurs manipules.
Si le Saint-Sacrement était exposé, le célébrant n'aspergerait pas Tautel , et le diacre ne baiserait ni Faspersoir ni la main du célébrant.
A défaut de chape, le célébrant ferait Taspersion en aube avec l'étole croisée. S'il n'y avait point de diacre et de sous-diacre , les acolytes, et notamment le premier, rempliraient auprès du célébrant toutes les fonctions que nous avons expliquées ci-dessus.