SELON LB RITUEL DE 9EN0IT XIII
Les rubriques du missel et le c^monial des évêques , en traçant les règles des offices extraordinaires de Tannée, supposent toujours que ces offices s'accomplissent avec une solennité complète, c'est-à-dire avec diacre , sous-diacre et tous les ministres nécessaires. C*est en efiet ainsi qu'il les faut faire toutes les fois qu'on en a la possibilité , et les supérieurs des églises seraient blâmables , lorsque , pouvant avoir un diacre , un sous-diacre et les autres clercs , ils tronqueraient les cérémonies de jours aussi célèbres. Mais il est beaucoup d'églises dans lesquelles le clei^ se réduit au curé et à quelques clercs ou enfants de chœur, où, par conséquent, les rubriques ne peuvent s'observer dans leur teneur, et où il faut une règle en proportion avec le personnel dont on dispose. d?le"no1?xii?* ^^ cardinal Orsini , qui a été depuis pape , sous le nom de Benoît XIII, et dont le zèle pour les rites sacrés ne saurait jamais être suffisamment loué, voulut, pendant qu'il était archevêque de Bénévent, pourvoir pour son diocèse à cet embarras. Il fit , dans ce but , rédiger une méthode d'accomplir, avec l'assistance de trois ou quatre clercs au plus, les principales cérémonies de l'année, c'est-à-dire la bénédiction des cierges , celle des cendres , celle des rameaux , et les offices des trois derniers jours de la semaine sainte ; et plus tard, devenu pape, il fit publier de nouveau cet
opuscule pour Tusage des petites églises de Rome. Cest à ce petit rituel que la Congrégation des Rites , par un décret du 28 juillet 1821 , a renvoyé tous les supérieurs des églises oii Ton ne pourrait , par défaut d'un clergé sufQsant, observer strictement les rubriques. Nous Tinsérons ici , après Tavoir traduit sur le texte latin , tel qu'il se trouve dans les Opmcula varia Benedicti XII I. Nous avons seulement retranché , à Texemple des traductions italiennes , ce qui tient à la publication de la bulle In cœna DominL Quant aux quelques points oii ce petit livre pourrait se trouver en contradiction avec la rubrique ou avec des décisions postérieures de la Congrégation des Rites, nous les avons relevés dans les notes. Il faut remarquer, du reste, qu'il n'est point permis de réduire les fonctions ^^^^^^^ sacrées à une expression plus simple que celle renfermée dans ce petit rituel. La Congrégation des Rites a déclaré que là où l'on ne pouvait réunir les trois ou quatre clercs nécessaires pour accomplir les cérémonies des derniers jours de la semaine sainte selon la forme tracée par Benoît XIII, il fallait s'abstenir de les célébrer, se contenter de dire, avec la permission de l'évêque (qui pourrait s'accorder aux églises paroissiales, sur une demande réitérée chaque année), une messe basse le jeudi saint , et omettre les offices des deux jours suivants (1).
(1) « An toleranda sit consueludo vigens in quibusdam parœciis >» prsesertim in ruralibus celebrandi per parochum missam lectam » Feria V in cœna Domini quin peragi valeant eadem Feria et sef> quenti cœlerae eccIesiaslicsB functiones prescripls ob clericorum » defectum, vel potius abolenda? — I\esp. : Aflirmalive et ad men- » tem. Mens est ut locoruin Ordinarii quoad parœcias in quibus ha- » beri possunt très quatuorve saltem clerici, sacras functiones Feriis
pouvoir s'enlever facilement , et recouvrant un parement blanc si la messe doit être de la Sainte Vierge ; 2* le missel au coin de Tépitre , sur un petit pupitre ou sur un coussin violet
Près du coin de répitre au bas des degrés : V une table couverte d'une nappe blanche sur laquelle on place les cierges à bénir, recouverts d'une autre nappe ou voile blanc (1) ; 2* la croix de procession.
À la sacristie : 1* trois surplis pour les clercs ; 2* Tamict , l'aube , le cordon , l'étole et la chape de couleur violette pour le célébrant; 3* le feu préparé pour être mis dans l'encensoir.
DES CÉRÉMONIES A ACCOMPLIR A LA FÊTE DE LA PURIFICATION DE LA SAINTE VIEhGE.
De ta Bénédiction des Cierges.
1. Vers l'heure de tierce , les trois clercs se revêtent à la sacristie de leurs surplis sur leurs soutanes, et disposent toutes choses ainsi qu'elles viennent d'être expliquées.
2. On convoque le peuple en sonnant les cloches comme aux jours de fête.
8. Le célébrant, ayant fait sa préparation pour la messe et s' étant lavé les mains à la sacristie , se revêt par-dessus le surplis (2), avec l'aide du second et du
(1) Les cierges doivent être de pure cire blanche. Plusieurs rubricistes supposent que les fidèles qui désirent faire bénir des cierges les peuvent tenir à la main.
(2) Voyez la note U de la page i26.
troisième clercs, de Tamict, de Taube, du cordon, de l'étole et de la chape de couleur violette.
Si c'est un dimanche, le célébrant, ainsi revêtu, fait la bénédiction de l'eau pour l'aspersion, comme il est marqué au missel.
ft. Pendant ce temps, le premier clerc ôte de l'autel les vases de fleurs et allume les cierges.
5. Le célébrant , ayant fait avec les clercs Tinclinatîon à la croix ou image de la sacristie , précédé du premier clerc qui marche les mains jointes et ayant à ses côtés le second et troisième clercs qui soulèvent les bords de la chape , se rend à Tautel la tète couverte.
6. Au pied de Fautel, il ôte sa barrette et la remet au premier clerc , lequel la dépose en lieu convenable et découvre les cierges à bénir.
7. Le célébrant , ayant fait au bas des degrés l'inclination profonde à la croix ou la génuflexion sur la dernière marche (i), si le Saint-Sacrement est dans le tdbemaêle , monte à l'autel et le baise au milieu (2).
S^il faut faire l'aspersion de l'eau bénite , le celé-brant se met à genoux sur le degré d'en bas , puis procède à cette aspersion selon l'ordre du missel , l'ayant achevée , monte à l'autel comme il vient d'être dit.