Si un Prêtre qui va à l'autel ou qui en vient, avec le
core depuis l'élévalion jusqu'après la communion. Merati explique ainsi les règles données par les auteurs. Pour ce qui concerne la barreUe, il serait trop difficile de la porter à la main, et le Preire s'exposerait à laisser tomber la pale ou la patène avec le voile du calice; quant à la génuflexion à deux genoux, on peut en dispenser plus facilement pendant le temps où le saint Sacrement, quoique découvert sur Tautel, n'est pas vu par les assistants.
(1) V. la note précédente.
^ * S. a, 5 juillet 1698. Gardel., 3228 ou 3477, ad 19, in Collen, ~
- S. C, 24 juillet 1638. Gardel., 939 ou 1086, Urbis, — s s, C, 7 mai 1746. Gardel., 4052 ou 4181, ad 12, in Varsavlen. — * Balde^chi et autres, — ^ Les auteurs. ~ CBaideschi, Martinucci et autres. -Mbid
calice entre les mains, rencontre les Ministres sacrés de la grand'Messe, soit qu'ils aillent à l'autel, soit qu'ils en reviennent, il doit modestement les laisser passer, en inclinant la tête sans se découvrir; au contraire, le Célébrant, aussi bien que les Ministres de la Messe solennelle, doivent se découvrir en lui fendant le salut ^
36. S'il passe dans le chœur où le Clergé est assemblé, il doit saluer le Clergé, la tête couverte^. Si, pendant qu'il passe, on venait à chaCïiter Gloria Patri ou un autre verset pendant lequel on s'incline, il doit s'arrêter et s'incliner vers l'autel ^.
37. S'il arrive qu'un Prêtre se rend à l'autel ou en revient sans porter le calice, il doit se découvrir toutes les fois qu'il fait une salutation. Quand il fait la génuflexion, il se découvre, avant de fléchir le genou, et se recouvre après s'être levé* (1).
§ 4. De Tanivée du Prêtre à rautel.
38. Arrivé à l'autel, le Prêtre, debout au bas des degréf , se découvre, donne sa barrette au Servant et s'incline profondément vers la croix. Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait la génuflexion^ sur le pavé^.
39. Le Prêtre monte à l'autel, et, se tenant au milieu, il place le calice du côté de l'évangile'^, abaisse le voile s'il était replié, suivant ce qui est dit n« 17, p. 271 ^, ou, s'il n'est pas replié, place le calice de manière qu'on n'en puisse apercevoir le pied ^. Il prend alors la bourse des deux mains, la pose sur l'autel, et, la tenant ouverte avec la main gauche ^^,
(1) Le Prêtre doit porter son calice lui-même, à moins d'en être physiquement empêché. (Rép. du Cardinal Préfet de la S. C, 5 oct. 1851.)
* Ibid. — 2 Merati. — ^ Caslaldi. — * Plusieurs auteurs. — ^ Rub, Miss. Ibid. — « S. C, 12 nov. 1831. Gardcl., 4520 ou 4669, ad 51, Marsorum, — ' Rub, Miss. Ibid., n. 2. — ^ Baldeschi et autres. — ^ Rub. Miss. Ibid. — *^ La plupart des auteurs,
278 PART. V, SEGT. I, GHAP. I, ART. IL
en tirelecorporal^ de la main droite. Appuyant ensuite la main gauche sur Tautel^ il met^ de la droite* la bourse du côté de révangile^ contre le gradin, veillant à ce qu'elle ne soit pas immédiatement sous le cierge, et à ce que la croix qui s'y trouve ne soit pas mal tournée %• si elle peut se mettre indil'féremment dans tous les sens, il en tourne l'ouverture vers le milieu de l'auteP. Il étend ensuite, avec les deux mains, le corporal au milieu de lauteP (1), en le faisant avancer assez sur le bord, de sorte cependant qu'en se retournant vers le peuple, il n'y ait aucun danger de le déranger avec la chasuble et le manipule, et que, si l'autel n'est pas fixe, le corporal soit sur la pierre consacrée (2). Mettant alors la droite par-dessus, il prend de la gauche, par le nœud^ le calice couvert de son voile ^^, de manière qu'on n'en
(1) 1° Généralement en France, on laisse Ja partie antérieure du corporal repliée jusqu'à l'offertoire; cette précaution paraît Irès-bonne et importante, car le voile pourrait enlever des parcelles qui se seraient dérobées à l'œil dans les Messes précédentes. Cette pratique paraît opposée au texte de la rubrique, et à Rome on déplie toujours le corporal en entier dès le commencement de la Messe ; 2° c'est une très-bonne précaution, lorsqu'on étend le corporal, de déplier en dernier lieu la partie de devant, et, lorsqu'on le plie, de commencer au contraire par cette même partie; par ce moyen, on éloigne tout danger de laisser perdre les parcelles qui auraient pu rester inaperçues; et, si tous les Prêtres gardaient cette règle, il en résulterait que cette partie du corporal qui touche la sainte Hostie serait moins exposée. Il faut avoir l'attention de réserver ainsi un même côté pour le devant du corporal, que l'on distingue par une petite croix, comme il a été dit p. 46.
(2) Il ne faut pas oublier que l'autel consiste dans la pierre consacrée. On doit donc avoir soin d'étendre le corporal, de placer le calice, et plus tard l'hostie, de manière à ne pas s'exposer à célébrer en dehors du véritable autel. Les Prêtres chargés de ces églises duivent veiller à ce que ces pierres sacrées soient disposées convenablement, et de sorte que le Prêtre ne soit pas exposé à faire des cérémonies importantes sur du bois ou toute autre matière qui les environne. Ils doivent veiller aussi à ce qu'on ait toujours pour ces autels tout le respect que mérile leur consécration.
Rub. Miss. Ibid. ~ 2 Conséq. — ô Jiub, Miss, Ibid. — ^ Tous les [leurs. —5 Hub, Miss, Ibid. — « Tous les auteurs. — ^ Plusieurs iteurs -- 8 ji^i,^ j^ii^g^ ij^-^^ 9 Baideschi, Martinucci. — lo Ji^b. ISS. Ibid.
auteurs auteurs Miss. Ibid
puisse voir le pied* (I), le pose sur le corporaP, au milieu, à une assez grande dislance du bord, pour que sa tête ne touche pas le voile, lorsqu'il baise Tautel^.
40. Le Prêtre joint ensuite les mains*, se rend au coin de l'épître, et ouvre le Missel placé sur un coussin ou un pupitre, à Tendroitoii se trouve l'introït de la Messe ^.
41. 11 revient ensuite au milieu de TautelS les mains jointes "^ ; il fait d'abord la révérence à la croix (2), puis se tourne sur sa droite, se retire un peu du côté de l'évangile et descend au bas des degrés pour commencer la Messe ^. Si Tautel en a plusieurs, il suffirait de descendre d'un degré ^.
§ 5. Du commencement de la Messe et de la confession.
42. Étant descendu au bas des degrés ^^ ou au-dessous du marchepied *S le Prêtre se tourne vers l'autel, et, se tenant debout, les mains jointes devant la poitrine, la tête découverte,
(1) Il n'entre pas dans Tesprit de l'Église que les vases sacrés soient exposés à découvert à la vue du peuple. Nous regardons comme regrettable l'usage introduit en beaucoup de lieux, de porter à l'autel et d'en rapporter ostensiblement la custode et surtout l'ostensoir ne renfermant pas de saintes Hosties. On voit même ces objets sacrés portés ainsi à la vue de tout le peuple, jusque dans les saints Offices, par des Sacristains laïques. Ceci est plus que regrettable ; c'est un abus de nature à diminuer le respect des fidèles pour les choses saintes. Mais nous pourrions citer des paroisses où l'esprit de l'Église est mieux suivi. Les vases sacrés, et notamment l'ostensoir, n'apparaissent jamais aux yeux des fidèles que lorsqu'ils contiennent le saint Sacrement. En tout autre temps, ils sont renfermés ou voilés.
(2) Cette révérence est une inclination de tête minimarum maxima. Elle est ainsi indiquée par Gavantus, Du Molin, Janssens et autres. C'est ainsi qu'il faut entendre l'inclination médiocre prescrite par Baldeschi. Gavantus dit : Et fit semper jyrofunda (liv, V), mais en parlant de l'inclination de tête, dont il y a trois sortes, comme il est dit part. II, sect. II, chap. II, art. ii, § 3, p. 107.
* S. C, 12 janv. 1669. Gardel., 2515 ou 2464, in Urhinaten. — * Eub. Miss. Ibid. — ^ Baldeschi et autres. — * Conséq. — » Bub, Miss, Ibid, — ^ i]^[^^ 7 Conséq. — Rub. Miss. Ibid., n. 4. — ^ Ibid., tit. m, n. 1. S. C, 16 juin 1663. Gardel., 2076 ou 2225, ad 4, in Granaten. — *<> Rub. Miss. Ibid., tit. m. n. 1. — i* Ibid. S. C. Ibid.
il fait à la croix et à Tautel une inclination profonde; où, si le saint Sacrement est dans le tabernaclej une génuflexion^ sur le degré^, et commence la Messe ^.
45. Il fait le signe de la croix en disant à voix haute : In nomme PatriSj et Filii^ et Spiritus sancti, Amen (1). Dès lors, sans avoir égard à ce qui se passe aux autres autels, quand même on y ferait l'élévation, il continue la Messe jusqu'à la fin* (2).
44. Après avoir fait le signe de la croix, joignant de nouveau les mains devant la poitrine, le Prêtre dit à haute voix Fantieime Introibo ad altare Dei^ et le Servant répond : Ad Deumqin lœtificat juventutem meam. Il récite ensuite alternativement avec lui le ^s^ume Jiidica me Dews jusqu'à la fin, àVQch Gloria Patri, Ce psaume terminé, il répète l'antienne Introibo, En disant Gloria Patri, il fait une inclination de tête vers la croix ^.
45. Après avoir répété l'antienne Introibo^ le Prêtre, faisant le signe delà croix, dit le verset Adjûtorium nostrum^, distribuant ainsi les paroles : il se signe le front en disant Adjîitoriitm ; la poitrine à nostrum; l'épaule gauche à in nomine; et l'épaule droite à Bomini^ \ puis, s'inclinant profondément vers l'autel, il commence le ConfileoTy tenant les mains jointes^, sans les abaisser en s'inclinant^. A ces mots, vobis fratres, vos fratres^ il ne se tourne pas vers le Servant^^. A ces paroles, Mea culpa, il se frappe trois fois la poitrine de la main droite*^, sans affectation et sans bruit ^-,
(1) Pour la manière de faire le signe de la croix, voyez part. li, n. 233, p. 100.
(2) D'après Merati, si Ton fait l'élévation à un autel voisin pendant que le Prêtre est au bas de l'autel, et avant qu'il ait fait le signe de la croix, ou lorsqu'il vient de finir la Messe, il doit se mettre à genoux. Il ne le fait pas s'il est occupé à disposer le calice.
* Rub. Miss. Ibid. — 2 S. C, 12 nov. 1831. 4520 ou 4669, ad 51, Marsorum. — 5 nub. Miss. Ibid. — * Ibid., n. 4. •— ^ Ibid., n. 6. — ^ Ibid., n. 7. — 7 q^^ p^ j j^ ^^ ^xv, n. 5. — » Rub. Miss. Ibid. ^ Plusieurs auteurs. — ^o Memoriale rituum. — ** Rub. Miss. Ibid. — ** Plusieurs auteurs.
tenant la gauche appuyée au^dessous. Il demeure incliné jusqu à ce que le Servant ait dit Misereatur, et se relève lorsqu'il a répondu Amen ^
46. Le Clerc, au nom des assistants^, ouïes assistants euxmêmes' ayant fait la confession, le Prêtre répond : Misereatur vestri. Il dit ensuite Indulgentiam^ en faisant le signe de la croix*, distribuant les paroles de la manière suivante : il se signe le front à Indulgentiam ; la ^oWxmQk obEolutionem ; l'épaule gauche à remissionem; l'épaule droite di peccatorum nostrorunij et achève la prière les mains jointes^. Il s'incline ensuite^ médiocrement ^ pour dire à haute voix Deus tu conversuSr, et ce qui suit jusqu'à l'oraison Aufer a nobis. En disant Oremus, il étend et rejoint les mains ^ (1).
47. En disant Aufer a nobis, le Prêtre monte au milieu de l'autel, pose les mains jointes sur le bord (2), s'incline médiocrement, et récite à voix basse Oramus te. A ces mots, quorum Reliquiœ hic sunt, il pose les mains sur l'autel, de chaque côté (3), et le baise au milieu ^
§ 6. Depuis l'introït jusqu'à l'épître.
48. Ayant baisé l'autel, le Prêtre joint les mains, va au côté de l'épîlre, se tourne vers le Missel, lit à \oix haute l'introït, faisant le signe de la croix en prononçant les premières paroles, et continue les mains jointes. A Gloria Patriy il fait, toujours les mains jointes, une inclination de tête vers la croix. 11 répète ensuite l'introït sans faire le signe de la croix ^^.