‹ Cérémonial selon le rit romain d'après Baldeschi et FavrelChapitre 169 sur 337 · M\NÎÈRE DE DONNER LA SAINTE COMMUNION · texte numérisé non relu

M\NÎÈRE DE DONNER LA SAINTE COMMUNION

Au temps fasca^ il ajoute Alléluia, hiprh cela, il dit : Panent decœlo prœstitisti eis; le Servant répond : Omne delectamentum in se hahentem^. On ajoute également .4//^- /2^mdans le tenips pascal^ et pendant toute l'octave du saint- Sacrement^. Le Prêtre dit ensuite : Domine^ exaiidi orationem meam; Dominus vobiscum; Or émus: Deus, qui nobis sub Sacramento mirabili Passionis tuœ memoriam reliquisii^ tribue, quœsumus, ita nos Corporis et Sanguinis tni sacra mysteria venerari, ut redemptionis tuœ fructum in nobis jugiter sentiamus : Qui vivis et régnas cum Deo Pâtre in unitate Spiritus sancti Deus^ per omnia sœcida sœculorum. Le Servant répond : Etclamor meus ad te veniafy Et cum spiritu tuo, et Amen^ (1).

Nota. Dans le temps pascal, au lieu de l'oraison précédente, on dit celle qui suit : Spiritum nobis, Domine, tuœ charitatis infunde : ut quos Sacramentis paschalibus satiasti, tua facias pietate concordes. Per Christum Dominum nostrum. 'S\. knien^.

faire d'autre génuflexion que la dernière. Bauldry dit aussi que le Prêtre se lave les doigts avant de couvrir le ciboire. Mgr de Conny et M. de Herdt suivent ici Bauldry, mais prescrivent les génuflexions comme nous les avons indiquées.

(1) Ces prières sont facultatives, comme l'exprime clairement la rubrique du Rituel. D'après Bauldry, le Prêtre les réciterait en tenant les mains jointes sur le ciboire, avant de se frotter les doigts ; Bourbon et Mgr de Conny permettent de tout faire en récitant ces prières ; Baldeschi et Mgr Martinucci enseignent aussi que le Prêtre les récite en faisant la génuflexion, couvrant le ciboire et se lavant les doigts ; mais ils ajoutent que le Prêtre ne reîjferme pas le ciboire dans le tabernacle avant d'avoir dit l'oraison. M. de Herdt laisse le Prêtre libre de suivre la pratique qui lui semble meilleure, et M. Falise veut qu*il récite tout avant de rien faire. Celte dernière disposition paraît tout à fait conforme à la rubrique du Rituel, et si de bons auteurs ont permis de faire ces prières en même temps que les cérémonies prescrites, la raison en est probablement que ces prières ne sont pas obligatoires. Nous ne voulons donc pas condamner cet usage ; mais la pratique contraire semble préférable comme plus conforme à la rubrique du Rituel et aux principes généraux de la liturgie, d'après lesquels on ne mêle pas les cérémonies avec ces sortes de prières.

* Rub. Miss. Ibid. — ^ Baldescbi, Martinucci. -— ^ Baldeschi. — *Rit. Ibid. — s Ibid.

128. Le Prêtre replace ensuite le ciboire dans le tabernacle, fait la génuflexion, et le ferme. Il donne ensuite la bénédiction en disant : Benedictio Dei omnipotentis, PatriSy et Filiiy et Spiritus sancti descendat super vos, et maneat semper^. En àissini Benedictio Dei omnipotentis, il élève, étend et rejoint les mains et incline la tête vers la croix ; se tournant aussitôt vers ceux qui viennent de communier, il continue : Patris, et Filii, et Spiritus sancti; en même temps, il fait sur eux un signe de croix avec la main droite, et termine en disant : descendat super vos et maneat semper. Il se retourne alors vers l'autel par le même côté, sans achever le cercle ^(1). Le Servant répond Amen^. Le Prêtre replie le corporal, le met dans la bourse, qu'il donne au Clerc ou qu'il conserve pour la porter lui-même, fait une inclination de tête à la croix, descend, fait la génuflexion sur le pavé, et retourne à la sacristie*.

129. Si un Prêtre donne la sainte communion immédiatement avant ou après la Messe, il peut le faire avec les ornements sacrés, quand même ils seraient noirs. Il observe toutes les cérémonies qui viennent d'être indiquées, omettant toutefois la bénédiction, quand il porte des ornements

noirs ^,

(1) D'après tous les anciens auteurs, le Prêtre se tourne vers le peuple en prononçant les premières paroles de la formule de bénédiction, Baldeschi, Mgr de Conny et M. Falise enseignent que le Prêtre, demeurant tourné vers l'autel, étend et rejoint les mains en disant Benedictio Dei omnipotentis, ei se tourne ensuite vers le-peuple. Les deux derniers se fondent sur un décret du 12 août 1854, inséré dans les Analecta, mais qui n*a pas été mis dans la collection authentique. Mgr Martinucci n'approuve pas cette pratique. Après avoir fait fermer le tabernacle, il ajoute : « Inde junctis manibus conversus ad populum, neque altare deosculans, « nec ma nus oculosve attollens aut extendens, benedictionem largitur « dicens Benedictio Dei omnipotentisy ac crucis signum super adslantes « efficiens inquiet : Patris, et Filiij et Spiritus sancti descendat sU" « per vos et meneat semper. »

* Ibid. —- 2 La plupart des auteurs. — ^ RU. Ibid. — * Conséq. — ^ Baldeschi, Martinucci et autres. S. C, 27 juin 1868. Acta, vol. IV, fasc. 37.

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