‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 21 sur 214 · Après avoir pris cette ablution, le Prêtre pose le · texte numérisé non relu

Après avoir pris cette ablution, le Prêtre pose le

la ]\Iesse toutes les fois qu'on prononce le saint nom de Jésus. (Note de routeur,)

La S. Congrégation a décidé ce point le 24 septembre 1842. A cette question : An Sacerdos seipsum signans cum hostia et calice consecratis, ante sumptionem ss. Sacramenti ad verba Jesu Christi debeat caput inclinare V elle a répondu : Affirmative, juxta RubricELS."

(1) S'il fallait donner la communion aux fidèles,, on suivrait les règles tracées par l'Auteur, part. I, chap. ix, q. 14 et suiv., et part. II, tit. I, chap. III, art. i.

(2) Une lette de saint Pie V. à l'Archevêque de Tarragone, en date du 8 janvier 1571,'citée par Benoît XIV (de Sacrif» Miss., lib. n. cap. 21), détermine que le vin versé pour la purification doit au moins égaler en quantité celui de la consécration, et qu'en outre on doit prendre la purification par le même côté du calice que le précieux Sang. Néanmoins, s'il arrivait quelquefois que le vin *de la purification n'atteignît pas dans le calice la hauteur qu'avait atteinte le précieux Sang, il suffira d'agiter légèrement le calice, afin que la purification passe sur tous les endroits qu'a touchés le Sang précieux. Si la particule de Phostie qui a été mise dans le calice y demeurait attachée, le Prêtre la tirerait doucement avec l'index sur le bord du calice, ou bien il la prendrait avec la purification. Ce dernier moyen est le plus convenable et le plus conforme à la pratique de ceux qui tiennent le plus aux règles (Idem, de Sacr, Mîss.j lib. m. cap. xvii). (Note de VAuteurI,

On pourrait peut-être appuyer cette pratique par la Rubrique du Vendredi saint, qui, à la Messe des présanctifiés, prescrit de mettre la parcelle dans le vin. Le Diredorio de Riti dit même qu'on peut mettre une seconde fois du vin dans le calice pour prendre la parcelle, si elle y demeurait encore attachée après la première purification.

PART. II, TIT. I, CHAP. I, ART. X

calice et la patène en même^temps sur l'autel, en sorte que le calice soit sur le devant du corporal (1.)

117. Ensuite, mettant le pouce et l'index de chaque main au-dessus du calice, il prend la coupe des deux mains avec les autres doigts, et s'en va au coin de l'épitre pour l'ablution, qu'il reçoit, le calice appuyé sur l'autel, en disant : Corpus tuum, Domine^ etc. (2.)

Il faut remarquer, que la Rubrique dit Ahluit pollices et indices^ et non pas seulement, Extremitates digitorum pollicis et indicis, cela parla crainte fondée que l'hostie n'ait touché une partie plus avancée des doigts ; 2^ que cum pollicibus et indicibus il faut également présenter à l'ablution ceux des autres doigts qui par accident auraient touché la sainte hostie; 3^ enfin, que c'est une louable pratique de prendre dans la dernière ablution peu de vin et beaucoup d'eau.

118. Quand l'ablution est dans le calice, le Prêtre le transporte près du 23urificatoire ; puis, prenant le purificatoire avec la main droite, il le met aussitôt sur les doigts de la gauche, qu'il tient encore sur la coupe ; il secoue d'abord légèrement les deux mains sur le calice, puis il va au milieu et s'essuie les doigts (3).

119. Le Prêtre, qui dès lors ne tient plus conjoints les premiers doigts de l'une ni de l'autre main, prend le calice de la droite, et, portant le purificatoire au-dessous du menton, comme il y tenait la patène pour la communion, il prend l'ablution.

(1) Il ne couvrira pas la patène de la pale ; et cela se tire de la Rubrique. Celle-ci, comme nous le verrons bientôt, prescrit, lorsqu'on arrange le calice, de mettre d'abord la patène, et ensuite la pale : ce qui montre que la patène ne doit pas être couverte dans le moment présent. {Note de V Auteur).

(2) Les Cérémoniaux disent en général qu'avant de quitter le milieu de l'autel, il faut faire une inclination de tête à la croix. La pratique d'appuyer le calice sur l'autel pour l'ablution a été confirmée par une décision du 3 octobre 1851. Si l'on ne peut s'y conformer ponctuellement à raison de l'élévation du calice et de la petite taille du Servant, il faut du moins éviter de recev-oir les ablutions en s'inclinant d'une manière inconvénante, ainsi que nous l'avons vu faire souvent.

(3) Selon la règle adoptée généralement par les Cérémoniaux, il fait d'abord une inclination de tête à la croix. Dans toute cette action de l'ablution, il doit prendre garde qu'aucune goutte ne tombe de ses doigtS; ni sur le pied du calice, ni sur la nappe, ni sur le corpoial.

DE LA MESSE BASSE

120. Après cela, il pose le calice sur le corporal au milieu de l'autel ; puis, le tenant de la main gauche par le nœud, il essuie de la droite avec le purificatoire, d'abord légèrement les bords, et ensuite tout l'intérieur de la coupe (1).

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