Enfin, ayant mis le calice avec la main gauche
(en dehors du corporal vers le côté de l'évangile, il place dessus le purificatoire, étendu dans sa longueur, ensuite I la patène, puis la pale. Alors repliant le corporal avec ! les deux mains, il le met dans la bourse, qu'il pose j aussitôt sur l'autel pour couvrir le calice du voile. Il met ÏVi bourse par-dessus, et place avec les deux mains le calice au milieu, ayant soin que le voile couvre bien tout le devant, ainsi qu'on peut le conclure de la Rubrique (ibid., n. 5), et que le commande expressément un décret de la S. Congrégation des Rites du 5 mars 1698.
ARTICLE XI
j De la PoUcommunion à la fin de la Messe.
I 122. Le calice ainsi disposé, le Prêtre va au coin de i l'épître (2), et il lit la communion les mains jointes : il retourne au milieu, baise l'autel, et, se tournant vers le peuple, il dit : Dominus vosbiscum. Il retourne aussitôt vers le livre, dit Oremus avec les oraisons de la manière que nous l'avons marqué avant Fépître {Rubr, Miss.^ part. II, titre xi, n. 1).
123. Les oraisons finies et la conclusion achevée, il ferme le Missel (/2z(^èr. , ibid,), à moins qu'il ne doive dire un évangile autre que In principio: la tranche du livre fermé doit regarder le milieu de l'autel.
124. Il va ensuite au milieu baiser l'autel, et il dit, tourné vers le peuple, Dominus vobiscum ; puis lté, Mma est ou Benedicamus Domino^ selon le temps, ou conformément à la Messe qu'il célèbre. Il dit le premier
(1) La Rubrique porte : Ablutionem sumit, et extergit os et calicem purihcatorio (part, ii, tit. x, n. 5). Le Prêtre, avant d'essuyer le calice, essuie donc d'abord ses lèvres avec le purificatoire. .
(2; Après avoir fait une inclination de tête à la croix, selon la règle adoptée généralement par les Cérémoniaux.
PART. II, TIT* I, CHAP. I, ART. X
en restant tourné vers le peuple ; le second après s'être retourné vers l'autel (Rubr., ibid).
125. Après Vite Missa est, il se tourne de nouveau à l'autel, s'incline médiocrement, et, les mains jointes et appuyées sur le bord de la manière ordinaire, il dit tout bas : Placeat ti5t\ sancta Trinitas (Rubr,, ibid., tit. xii, n. 1).
126. Il baise ensuite l'autel, et, se redressant, il lève les yeux ; et en même temps, étendant les mains, il les élève, les rejoint, incline la tête en disant : Benedicat vos omnipotens Deus ; et aussitôt, les mains jointes devant la poitrine, les yeux baissés, il se retourne vers le peuple, comme à l'ordinaire, par le côté de l'épître ; puis, posant la main gauche étendue sur sa poitrine, il donne la bénédiction avec la main droite, en. disant i Pater ^ et Filius, et Spiritus sanchis (1). Rejoignant immédiatement les mains, il achève le tour en le continuant sur sa droite, et s'en va au coin de l'autel pour dire l'évangile selon saint Jean {Rubr.j ibid).
127. On observe, pour dire le dernier évangile, les mêmes règles que nous avons tracées pour le premier. On fait la génuflexion vers le coin de l'autel en disant : Vei'bum caro fadum est, ou d'autres paroles auxquelles on doit fléchir le genou en certains évangiles. On fait également les signes de croix sur le livre, le front, la bouche et la poitrine ; mais quand on ne se sert pas du livre, et que le carton est éloigné, on fait sur l'autel le signe de croix marqué comme devant se faire sur le livre {Riibr., ibid.) (2).
128. Etant retourné au milieu de Tautel, le prêtre relève et replie sur la bourse la partie du voile qui devra être de son côté (3), et, prenant le calice de la main
(1) En faisant un seul signe de croix {Ruh\, ibid.),
(2) La Rubrique laisse la faculté de faire le signe de croix indistinctement sur Pautel ou sur le livre ; Pollice dextro signans primum signo crucis altare seu librum in principio Evangelii, deinde frontem, os et pectus." (Ibid.). Si Pon se sert du livre, après que PEvangile est terminé, on le ferme de telle sorte que la tranche soit tournée vers le milieu de Pautel. (Dec. du 3 octobre 1851).
(3) Cette recommandation est pour les lieux où le calice est disposé à la manière d'Italie. Elle n'a pas d'objet lorsque le voile, comme cela se pratique généralement en France, n'en couvre guère que 1q
DE T A MESSE BASSE
gauche, il met la droite pardessus, comme quand il est venu à l'autel ; il descend les degrés en se tournant tou-^ jours sur sa droite. Il fait une inclination profonde, et^ si le saint Sacrement 'est dans le tabernacle, une génuflexion du genou droit jusqu'à terre, sans autre inclination ; il reçoit du Servant la barrette, se couvre, et, pré-a cédé du même Servant, il s'en retourne à la sacristie, observant ce que nous avons dit à l'art, ii,
129. Au départ de l'autel, il commence l'antienne Trium puerorum^ qu'aux doubles il dit en entier avant le cantique, en ajoutant Alléluia su temps pascal. Puis il récite le Benediciie {Rubr.y ibid., n. 6.) (1), \q Laudate Dominum in sanctis ejùs^ etc.
130. En arrivant à la sacristie, il fait, sans se décou^ vrir, une inclination profonde au crucifix, ou à telle autre image qui en tient la place 5 il pose le calice, ôte sa barrette, et quitte les ornemens sacrés dans l'ordre inverse à celui dans lequel il les a pris. Lors donc qu'il quitte l'aube, il ôte d'abord de la manche le bras gauche, qui a été revêtu le dernier, puis il fait passer au^ dessus de sa tête la partie dont il peut se dévêtir ; et enfin il tire la manche du bras droit. Il fera attention de baiser la croix de l'étole, celle du manipule et celle de l'amict, comme il l'a fait en s'habillant,
131. Enfin, s'étant lavé les mains, selon une pratique, non à la vérité prescrite par la Rubrique, mais très louable et recommandée par tous les Auteurs, il se retire en lieu convenable, afin de rendre au Seigneur, avec le plus de dévotion qu'il le pourra, les actions de grâces qui lui sont dues pour son ineffable bienfait.
devant, puisqu'alors il ne tombe que très peu sur le côté par lequel la main du Prêtre doit prendre le calice.
(1) Un grand nombre de Prêtres disent le Te Deumen revenant de Pautel : quelques Rubricaires établissent qu'on le peut sans faute, et ue la Rubrique qui prescrit de dire le cantique Benedicite n'est que irective. Nous n'oserions pas non plus condamner cette pratique, qui est celle d'hommes pieux et instruits. Catalan insinue, d'après le cardinal Bona, qu'on peut la suivre. Néanmoins nous ferons observer que le texte de la Rubrique est exprès; que les autres commentateurs réputés, Merati par exemple, n'insinuent pas qu'il soit permis de s'en écarter; enfin, que les meilleurs Cérémoniaux sont d'accord avec la Rubrique. (In Caerem. Ep. I. i. c. xxix n. li.)
PART. II, TIT. I, CHAP. II