‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 25 sur 214 · Quand il a dit Indulgentiam, il se tourne vers l'au · texte numérisé non relu

Quand il a dit Indulgentiam, il se tourne vers l'au

(1) Ce sont bien les termes de la Rubrique: Rétro post calicem (Part. II, tit. II, n. 3); mais ces expressions ne se prennent pas rigoureusement à la lettre. Si l'on consacre sur un autel portatif, on prend garde surtout que le ciboire repose sur la pierre sacrée. Ordinairement on ne le place pas directement derrière le calice, mais un peu sur le côté droit.

(2) Et l'ouvre de la main droite (Rubr,, ibid., tit. vin, n. 5). — Quand on ne dit pas la Messe sur un autel fixe, il faut avoir soin que le ciboire repose sur la pierre sacrée.

(3) Lorsqu'on découvre le ciboire, on doit mettre le couvercle sur le corporal, comme il est expliqué en ce même chapitre, art. ii, n. 11, p. 102. Le saint ciboire, quand il renferme de saintes hosties, doit être recouvert d'un pavillon en soie (Rit. Rom. de sacrament. Eccles.). Pour ouvrir le ciboire, on commence par enlever ce pavillon, que l'on pose sur la nappe de l'autel en dehors du corporal, puis on Ole le couvercle, que l'on met toujours sur le corporal.

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tel et fait la génuflexion ; puis il prend de la main gauche entre l'index et le médius la patène ou le ciboire, celui-ci par le nœud, et en même temps de la droite, entre le pouce et l'index, une des saintes hosties, qu'il élève un peu au-dessus de la patène ou du ciboire : la tenant ainsi, il se retourne entièrement vers le peuple, et, les yeux pieusement arrêtés sur le Sacrement, il prononce d'un ton pieux et d'une voix distincte : Ecce JÎgnus Deiy ecce qui tolliî peccata mundi ; et aussitôt il ajoute trois fois Domine y non sum dignus ut intres sub teciiim meum ; sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea (Rubr,y Miss,, part, ii, tit. x, n. 6).

8. Quand ces paroles sont achevées, il descend par le milieu et jamais par le côté, comformément à la décision de la S. Congrégation des Rites du 15 septembre 1736 (1); et il s'approche des personnes qui doivent communier, commençant toujours du côté de l'épître. j Il fait sur chacune des personnes à qui il donne lacom- | munion un signe de croix avec la sainte hostie, sans pourtant sortir de la circonférence de la patène ou du ciboire, en disant ; Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam tuam in vitam œternam. Amen. On com- j mence ces paroles en même temps que le signe de la j croix (Rubr.y ibid.) (2). j

9. Le Piètre, ayant fini de donner la communion, re- | vient à l'autel sans rien dire ; il y monte, comme il en est descendu, par le milieu, et non par le côté. Il pose |

(1) Ce décret, il est vrai, ne décide la question directement que pour les chapelles des religieuses ; mais on peut très^bien généraliser l'application de eette décision comme l'a fait notre Auteur.

(2) En donnant la sainte communion, il faut prendre garde de tou- i cher les lèvres de la personne qui la reçoit, ou son visage, en aucune j manière, soit avec les doigts, soit avec la sainte hostie ; mais en met- [ tant celle-ci sur la langue, on la presse légèrement, comme pour l'y ; attacher, avec l'extrémité des doigts, que l'on retire aussitôt. Que j la sainte communion se donne avec la patène ou avec le ciboire, en i aucun cas on ne doit avoir dans la main gauche le purificatoire, com- 1 me quelques Prêtres le pratiquent à tort, puisque ni la Rubrique, ni l le Rituel, ni aucun Auteur accrédité, n'en font mention (Note de ,i V Auteur), Par la même raison, on ne doit pas non plus tenir la pa- i tène entre les doigts, quelque respectable que soit le sentiment qui a I déterminé quelques Prêtres à introduire, du moins pour eux, cet j usage. ;

DE LA MESSE BASSE

sur le corporal le ciboire ou la patène. S'il reste des saintes hosties, il les adore en faisant la génuflexion, et les consomme avec respect (1). Il recueille les parcelles avec soin et les fait tomber dans le calice. Il prend ensuite la purification, et continue à l'ordinaire (Rubr., ibid.)

ARTICLE II

De la manière de donner la sainte communion hors de la Messe.

10. Comme il arrive souvent qu'on est obligé de donner la sainte communion hors de la Messe (2), il ne sera pas inutile d'exposer ici ce que le Prêtre doit observer dans cette circonstance. Il se lave les mains, se revêt d'un surplis (3), et d'une étole de la couleur conforme à l'Office du jour (4<). Si le Prêtre qui doit donner la communion est un Chanoine ayant l'usage de la C'ippa^ il doit l'ôtev, et prendre un surplis avec l'étole, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation, le 12 juillet 1628 et le 19 juin 1773, et ainsi que ,1e prescrit le Rituel romain (5). Ainsi préparé, le Prêtre se couvre de sa barrette, et il se rend à l'autel du saint Sacre-

(1) On suppose que le Prêtre n'est pas à l'autel de la Ste. réserve.

(2) Cela arrive souvent^ surtout en Italie, où le tabernacle souvent n'est pas au maître autel.

(3) L'auteur dit, de la cotta; c'est le vêtement qui, en Italie, tient lieu de notre surplis, dont pourtant il n'a pas la forme.

(4) Notre Auteur avait pensé avec de graves Rubricistes qu'on pouvait également se servir de la couleur blanche, qui est propre au trés-saint-Sac rement ; mais la S. Congrégation a déclaré le contraire le 12 mars 1836. Voici les termes du décret: Juxta Ritualis Romani Rubricam (stola pro ministranda SS. Eucharistia), débet esse coloris Officio convenientis."

(5) La cappa, vêtement de chœur des Prélats et des Chanoines, est un grand manteau. La S. Congrégation des Rites a plusieurs fois décidé que, pour donner la sainte communion, non seulement le Prêtre devait quitter la cappa, mais qu'il devait aussi prendre le surplis. La question avait été ainsi posée : An Canonicis usum cappae et rochetti hubentibus liceat Sacramenta administrare cum. solo rochetto, et deposita cappa ?" Il a été répondu, le 12 juillet 1628 : Sacramenta esse ministranda cum superpelliceo et stola, juxta Rituale Romanum." Le 19 juin 1773, la S. Congrégation fit adresser la même décision à une consultation du même genre. Malgré ces textes formels, l'usage contraire a généralement prévalu, au moins en France,

PART II, TIT. I, CHAP. III, ART. II

ment, les mains jointes, précédé du Clerc, qui porte le corporal renfermé dans une bourse (1).

11. En arrivant à l'autel, il donne sa barrette au Servant, et fait au milieu la génuflexion in piano. Il monte à Pautel, déplie le corporal, et place la bourse, comme pour la Messe. Ayant ensuite ouvert le tabernacle il fkit la génuflexion, en tire le ciboire et le place sur le corporal ; puis, il l'ouvre, pose le couvercle sur le corporal, un peu en arrière, mais non loin du ciboire même (2), et fait une seconde génuflexion. Le reste se continue comme nous l'avons dit pour la communion donnée pendant la Messe ; voici seulement ce qu'il y a de différent. Quand le Prêtre, de retour à l'autel, a déposé le ciboire et fait la génuflexion, il frotte aussitôt légèrement l'un contre l'autre le pouce et l'index de la main droite au-dessus de la coupe ; puis, continuant à tenir ces deux doigts joints ensemble, il couvre le ciboire sans faire une seconde génuflexion, ensuite il les purifie dans un petit vase préparé à cet effet et les essuie avec le purificatoire. Pendant qu'il fait tout cela, il dit l'antienne 0 sacrum çonvivium, in quo Chrislus sumitur^ recolitur memoria passionis ejus, mens implefur graiiay et futurœ gloriœ nobis pignus datur ; au temps pascal, il ajoute Alléluia, Après cela, il dit : Panem de Cœlo prœstiiisti eis ; le Servant répond : Omne deleclamentum in se hobentem. On ajoute également Jllleluia dans le temps pascal et pendant toute l'octave du saint Sacrement. Le Prêtre dit ensuite: Domine, exaudi, etc.; Dominus vobiscum,..

Oremus^ Deus^ qui nobis sub Sacramento mirabili Passionis tuœ memoriam reliquisti ; tribue, quœsumus, ita nos corporis et sanguinis lui sacra mysteria venerari, ut re-

où les Chanoines donnent toujours, hors de la Messe, la sainte connmunion avec leur habit de chœur. Bien plus, le rochet, dans beaucoup de diocèses, est devenu abusivenient Phabit de tous les Prêtres, et même des simples Clercs.

(1) Dans quelques églises bien disciplinées, c'est le Prêtre luimême qui porte la bourse appuyée contre sa poitrine. On ne peut condamner cette pratique, surtout quand le Servant n'est pas un Clerc (Note de P Auteur^.

(2) Voir la note de la page 83.

DE LA MESSE BASSE

dempUonis tuœ fructum in nobis jvgUer sentiamus. Qui vivis et régnas in sœcula sœculorum. Le Servant répond : Jlmen,

Dans le temps pascal, au lieu de l'oraison précédente, on dit celle qui sait :

Spiritum nobis, Domine^ tuœ caritatis infunde: uîy çuos Sacraw.eniis paschalibus satiasti, tua fadas pietate concordes. Fer christum Dominum nestrum, r. Amen.

12. Ensuite le Prêtre replace le ciboire dans le tabernacle, qu'il ne ferme qu'après avoir fait une génuflexion . Puis, élevant les yeux à la croix, étendant et rejoignant les mains et inclinant la tête vers la croix, il dit à haute voix : Benedictio Dei omnipotentis ; se tournant aussitôt vers ceux qui viennent de communier, il continue : Patris, et Filii^ et Spiritus sancti , en même temps il fait sur eux un signe de croix avec la main droite ; il termine en disant ; Descendat super vos et maneat semper ; et il se retourne à l'autel par le même côté mns achever le cercle. Le Servant répond : Amen, L^ Prêtre replie le corporal, le met dans la bourse, qu'il donne au Clerc ou qu'il conserve pour la porter lui-même, fait une inclination de tête à la croix, descend, fait la génuflexion du genou droit jusqu'à terre, et s'en retourne à la sacristie.

13. Lorsque, pour quelque raison pressante, un Prêtre revêtu des ornements sacrés est obligé de donner la sainte communion immédiatement avant ou après la Messe, il doit également le fa,ire de la manière que nous venons de dire.

14. Mais les règles ne sont pas les mêmes si l'on doit donner la sainte communion pendant la Messe, en tirant le ciboire du tabernacle. Alors, après avoir pris le précieux Sang, le Prêtre couvre le calice et le place à l'extrémité du corporal du coté de l'évangile. Puis tenant toujours unis le pouce et l'index de chaque rîiain, il ôte le carton du milieu, ouvre le tabernacle, fait la génuflexion, et tire le ciboire. Le reste se continue comme nous l'avons marqué précédemment, si ce n'est qu'à la fln le Prêtre ne dit aucune prière et ne frotte pas ses doigts au-dessus de la coupe ; mais aussitôt qu'il a fait la génuflexion, il referme le ciboire, le place dans le

PART. Il, TÎT. I, CHAP. IV.

tabernacle, qu'il ferme après une seconde génuflexion^ et continue la Messe à l'unlmaire.

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