‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 61 sur 214 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

I>e l'Office des Acolytes (2).

1. Un quart d'heure avant la Messe, les Acolytes, qui îoivent être autant que possible de taille égale (Cœrem, Episc, lib. I, cap. xi, n. 8), s'étant revêtus de surplis, se rendent à Tautel, et prévoient tout ce qui est nécessaire. Ils allument les cierges de l'autel, à moins que, pour plus de commodité, quelqu'autre ne soit désigné pour cela. Si c'est à eux à le faire, ils le font l'un d'un ' côté, l'autre de l'antre, en co nmençaut par les cierges " les plus rapprochés de la croix. Quand on les éteint, ' on commence au contraire par les plus éloignés. Si un seul les allume, il commence par le côté de l'épître, et

I du premier Acolyte ; et, ayant ensuite salué le Chœur avec eux, il marche le premier, les mains jointes, pour retournera la sacristie, où il salue la croix et le Célébrant comme il a fait avant la Messe. Si le Clergé sort conjointement avec le Célébrant, le Thuriféraire, en ce cas, fait la génutïexioti au milieu des Acolytes, derrière le Célébrant. On ne détermine, du reste, ces dispositions que pour ne pas laisser le Thuriféraire dans l'incertitude de la place qu'il doit occuper,

(1) Les Cérénioniaux en usage ici disent généralement que^ lorsque le Thuriféraire porte son encensoir avec quelque solennité, il le tient de la main droite, mettant le pouce dans le gros anneau, et If doi^t annulaire dans le petit. Cette manière est la plus commode; il e^t plus facile de porter le poids de l'encensoir avec le pouce qu'ave^ le petit doigt.

(2) Si l'on doit l'aire avant la Messe l'aspersion de l'eau bénite, les Acolytes i)ourront consulter pour leurs fonctions le chapitre xiv précédent.

PART. If, TIT. ÏI, CHAP. XVÏ.

finit par le côté de Pévangile ; c'est le contraire lorsqu'on les éteint. En cette circonstance, on prendra garde de laisser tomber de la cire sur la nappe de l'autel. Les Acolytes, après avoir prévu ce qui est néce:^saire à l'autel, aident au Célébrant à s'habiller.

2. Le second Acolyte emporte à la sacristie de quoi allumer les cierges de tous les deux.

3. Au signe du Cérémoniaire, ils prennent leurs chandeliers, et se rapprochant, ils font à la croix ou à l'image de la sacristie la révérence convenable ; puis, les yeux modestement baissés, ils s'en vont à l'autel, précédant le Clergé d'un pas grave et modéré {Rubr,, Miss. part, îi, tit II, n. 5).

4. Le premier Acolyte marche à la droite du second, et tient son chandelier de la main droite par le nœud, en même temps qu'il le soutient de la gauche par le pied. Le second le tient, au contraire, de la gauche par le nœud,et delà droite par le pied. (Cœrem, Episc, ibid.)

5. En arrivant à l'autel, ils font in piano la génuflexion d'un genou, et se retirent aux deux côtés à l'angle des degrés, tournés en face l'un de l'autre (1).

6. Lorsque le Célébrant est arrivé, les Acolytes se tournent vers l'autel, et font avec lui la génuflexion, puis déposent leurs chandeliers sur le second degré, à chaque coin de l'autel, vont se mettre à genoux, in piano, un peu derrière le Célébrant, tournés vers l'autel, les mains jointes et répondent à VIntroïbo et à la confession du Prêtre (2). Quand celui-ci monte à l'autel, ils relèvent le devant de son aube jusqu'à ce qu'il soit monté sur le plus haut degré, descendent, font

(1) On suppose une entrée solennelle du Clergé, et en ce cas on demande deux génuflexions des Acolytes ; celle qui est marquée ici et celle dont il sera parlé au n. suivant. Mais si les Acolytes précèdent seulement le Célébrant, cette dernière génuflexion suffit.

(2) Les Cérémoniaux ajoutent ordinairement les développements qui suivent : Les Acolytes font le signe de la croix toutes les fois que le Célébrant le fait sur lui-même. Ils s'inclinent comme lui vers la croix à ce mot Oremus avant les oraisons, comme aussi au nom de Jésus et au verset Gloria Patri ; ils s'inclinent simplement devant eux aux autres paroles, auxquelles s'incline le Célébrant. Il font la génuflexion lorsque le Célébrant la fait en disant certaines paroles, comme jîdjuva nos etc. ; Veni, sancte Spiritus, etc. ; Ut in nomine JesUf etc.; Et procidentes adoraverunt eum; Et procidens adoravii

DE l'office des ACOLYTES.

la génuflexion en même temps que le Prêtre baise l'autel, puis prennent leurs Chandeliers et vont à la crédence. Au premier encensement, le premier Acolyte ôte le livre de dessus l'autel, faisant la génuflexion avant et après.

8. Lorsque le (Célébrant, avant l'évangile, met de l'encens dans l'encensoir, les Acolytes prennent leurs chandeliers ; et quand le Thuriféraire, ayant descendu les degrés de l'autel, se rend au milieu, ils le suivent, puis se placent de chaque côté de lui, et font en même temps la génuflexion à l'autel. Dans cette circonstance et dans toutes les actions où plusieurs ont à prendre part, on doit faire attention de bien s'accorder pour fiiire toutes ces actions en même temps et de la même manière, comme si l'on ne faisait qu'un seul corps qui

e meut ou s'incline.

9. Ensuite les Acolytes vont au coin de l'évangile, in ilano^ et s'y placent de manière à avoir le Thuriféraire LU milieu d'eux, le premier Acolyte à sa droite, le second à sa gauche, tous en ligne droite et tournés du côté du Prêtre. Pendant qu'on chante l'évangile, ils ne se mettent jamais à genoux (Rubr, Miss., part., i, tit. xvn, n. 4). Ils ne font pas non plus les signes de croix en commençant, mais ils restent immobiles.

JO. Quand on a fini de chanter l'évangile, ils retournent au milieu du sanctuaire, à trois ou quatre })as de ^ -tance des degrés antérieurs de l'autel, selon la dispojïi des lieux, font la génuflexion, et vont reprendre rs places à la crédence. Ayant posé leurs chandei v, ils se tiennent debout comme auparavant. A VJncarnatusest, ils fléchissent un genou seulement lorsque le Célébrant le dit ; ils fléchissent les deux lorsqu'il est chanté par le Chœur.

11. Après le Credo, lorsque le Célébrant a chanté Oremus, le second Acolyte va recevoir le voile du calice

eum; Et incarnatus est, etc.; Et Verhum caro faclum est. lisse conforment en outre au Chœur pour les inclinations et les génuflexions à deux genoux, quand ils ne sont pas occupés d'ailleurs conrinie quand on chante Adjuva nos, etc. ; Veni Sancte Spiritus, etc. ; et aussi dans les Messes des morts et aux fériés majeures dutrant 1m oraisonS; et depuis le <Sanc/ws jusqu'à Fax JDomini^

PART. II, TIT. 11, CHAP. XVI

et le porte à la crédence. Il a soin de faire une génuflexion à l'autel en arrivant et en partant ; le premier porte les deux burettes ; il les présente successivement au Célébrant. Après que le vin et l'eau ont été mis dans le calice, il remporte le tout et se tient debout à sa place.

12. Pendant que le Thuriféraire encense le Célébrant, les Acolytes s'apprêtent pour le lavabo. Le premier Acolyte prend le manuterge; le second, la burette d'eau avec le bassin. Aussitôt que le Thuriféraire s'est retiré, ils prennent sa place devant le Célébrant, qu'ils servent en versant l'eau sur ses doigts et en lui présentant le manuterge (Rub., ibid., n. 10), avec les saluts convenables avant et après. Après que le Célébrant leur a remis le manuterge, ils reportent toute chose à sa place et restent debout à la leur.

13. L'un et l'autre salue le Thuriféraire avant d'être encensé par celui-ci, et encore après avoir été encensé ; et le premier Acolyte fait une inclination à son compagnon immédiatement avant d'être encensé lui-même.

1^, Au Sanctus, ils prénnent leurs chandeliers et marchant à côté l'un de l'autré, ils vont d'abord devant le milieu de l'autel, font la génuflexion, se séparent et se mettent à genoux in piano à chaque coin des degrés de l'autel. A l'élévation tous deux relèvent la chasuble, et se comportent comme aux autres messes.

15. Après l'élévation, s'il ne doit pas y avoir de communion, si ce n'est pas non plus un jour de jeûne ou quelque autre jour privilégié par la Eubrique, ils se rapprochent, font la génuflexion, et vont à la crédence. Si l'on devait donner la communion, ils resteraient à genoux avec leurs chandeliers, et après qu'elle serait distribuée, ils se retireraient comme nous venons de le dire.

17. Le premier Acolyte porte, quand il en est temps, les burettes à l'autel pour la purification du calice et l'ablution des doigts ; en même temps, le second porte le voile du calice sur l'autel au côté de l'évangile, et fait la génuflexion d'un genou lorsqu'il passe devant le milieu en allant et en revenant. S'ils conservent leurs

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