‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 85 sur 214 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Des Matines dites Ténèbres du mercreAU du Jeudi et du Vendredi de la semaine sainte»

ARTICLE I

Des choses quHlfaut préparer,

1. On prépare le grand autel avec un tapis et des parements violets, six cierges de cire commune ; et si le très-saint Sacrement est dans le tabernacle, on le porte à un autre autel préparé pour cela (^Castaldï, lib. m, § 6, 3ap. I, n. 1, c. 2 ; Bauld,^ part, iv, cap. viii, n. 5 ; Me- ''atiy § 6, cap. xiii, n. 1). On ôte les cartons de dessus .'autel.

I 2. On met ia piano, dans le lieu où l'on a coutume de phanter l'épître, le chandelier triangulaire avec quinze -iergTes de cire nalurelle {Cœr. Ep., lib. ii, cap. xxii, n. f 1). On prépare aussi un éteignoir pour les éteindre.

(1> C'wt-à-dire de cire jaune.

PART. IV, CHAP. V, ART. II

3. On dispose au milieu du chœur, ou dans le lieu ordinaire où se chantent les leçons, un pupitre nu ( Cœr, Ep,, ibid., n. 9).

ARTICLE II

Da commencement à la fin des Matines.

4. L'heure des Matines arrivée, on allume les cierges de l'autel et ceux du chandelier triangulaire ; et, au signe du Cérémoniaire, le Clergé pait de la sacristie, les plus dignes marchant les premiers. Tout le monde étant arrivé au chœur, on se met à genoux et on dit VJiperi^ Domine, etc. ; puis on se lève et on dit à voix basse le Pater VAve et le Credo {Ruhr.^ Brev, rom,, ut in die).

5. Au signe donné par le premier du Chœur, les Chantres entonnent la première antienne Zelus domus tvœ, etc. (1). Quand elle est finie, ils entonnent le psaume, et tous s'asseyent et se couvrent (^Cœr, Ep*, lib. iij cap. XXII, n. 6).

JVota, A la fin des psaumes, on ne dit pas le Gloria Patri^ mais on répète immédiatement l'antienne.

6. Après le premier psaume, le Clerc désigné éteint le dernier cierge du côté de l'évangile du chandelier triangulaire (Cœr. Ep., ibid., n. 7). A la fin du second psaume, il éteint le premier du côté de l'épître, et ainsi de suite à la fin de chaque psaume, ne laissant allumé que le cierge du milieu.

7. Lorsqu'on a répété la troisième antienne et chanté les petits versets qui suivent, le Chœur se lève, et dit tout bas le Pater noster. Le Pater fini, le Chœur s'assied et se couvre. Les mêmes choses s'observent à la fin de chaque Nocturne.

8. Pendant qu'on répète l'antienne, le Cérémoniaire va inviter, par une simple inclination, celui qui doit chanter la première lamentation ; il se met à sa gauche, et le conduit devant le pupitre des leçons. Ils font, en

(1) Il est bon de remarquer qu'à ces Offices, comme aux Offices des morts, on n'annonce pas les antiennes, et qu'elles sont commencées par les Chantres eux-mêmes. Touchant les saluts au Chœur, on peut consulter la note, page 187.

DE l'office des TÉNÈBRES.

) arrivant, tous deux la génuflexion à la croix et le salut i au Chœur ; puis celui qui est désigné chante la lamenj tatiou, sans demander la bénédiction et sans dire Tu I auiem, Domine, etc., à la lin. Mais la leçon finie, il fait I de nouveau la génuflexion et le salut au Chœur, con- \ jointement avec le Cérémoniaire : celui-ci l'accompa-

gue ensuite à sa place (Cœr, Ep., ibid., n. 9), et, après ! l'avoir sahié, il retourne au pupitre ou dans un autre j lieu, jusqu'à ce qu'on ait chanté le répons et son verset. ' iiOrsqu'on reprend la réclame, il va avertir celui qui I doit chanter la seconde leçon, et fait tout comme pour

' ; première. Il faut dire la même chose des autres.

9. Lorsqu'on entonne le Benedidus, tous se lèvent et restent debout jusqu'au commencement du Chrislus fac-

\ tus est, etc. Lorsqu'on chante le verset Ut sine timoré^ ! etc., le Clerc qui est chargé des cierges éteint le dernier I de ceux du grand autel du côté de l'évangile ; au ver- ! set In sanctitate, il éteint le dernier de ceux du côté de l'épître, et ainsi de suite jusqu'à la fin.

J^ota. Pendant qu'on chante ce cantique, on éteint toutes les lumières de l'église, à l'exception de la lampe du saint Sacrement (Car. Ep., ibid., n. 11).

10. Pendant qu'on répète l'antienne du Benedidus, le Clerc chargé des cierges prend le seul qui reste allumé

i(/?Mir., ibid.), et s'en va in cornu epistolœ, le tenant de jsa main droite sur le coin de l'autel sans l'éteindre, i Quand on commence à chanter Chrisius factus est, etc., |il le cache derrière l'autel ou de quelque autre manière (Ruhr., ibid ; Cœr, Ep., ibid., n. 12).

11. Au moment où l'on commence à chanter le verjSet Chrisius factus est, tous se mettent à genoux ; le jchant terminé, ils recitent le Pater noster à voix basse {{Rubr,, ibid.), et ensuite le premier Chœur entonne, mo- \dulata sed fleôili voce (\), le psaume Miserere (Cœr, Ep., ibid., n. 13), qui se récite alternativement par les deux ^ôtés du Chœur. Quand il est fini, le premier du Chœur

-), restant toujours à genoux et se tenant quelque peu

'1) Crassus dit, Noa sub cantu ; Marcel Christophe, Mte legendo f nota.

'2) Tous les Auteurs ne disent pzts U premier du Chœur ; Crassus que c'est ordinairennent le Cardinal qui officie le lendemain.

PART. IV5 CHAP. VI, ART. I

incliné; sans dire ni Dominus vobiscum, ni Oremus (Meratij § 6, cap. xiii, n. 7), récite à voix distincte l'oraison Respice, guœsumns^ etc., jusqu'à Qui iecum, qu'il dit à voix basse (Cœr. Ep., ibid., n. 14).

12. L'oraison terminée, le Cérémoniaire frappe de la main sur son banc ou son livre, et tous les autres se mettent à faire un peu de bruit, jusqu'à ce que le Clerc qui tient le cierge caché le montre. Lorsqu'il paraît, tous cessent de faire du bruit, se lèvent et s'en retournent à la sacristie dans le même ordre qu'ils sont venus {Car, Ep», ibid., n. 16.)

13. Le jeudi et le vendredi, on observera les mêmes choses que le mercredi, si ce n'est pourtant que l'autel doit être sans nappes, sans parements, sans tapis, et n'avoir rien autre chose que six chandeliers et la croix (^Cœr. Ep.j ibid., n. 17).

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