CHAPITRE VL
l>ii J'eiicli SÊS-int.
ARTICLE I
De ce quHl faut prépare?' en ce jour.
1. A la sacristie, on préparera les ornements blancs nécessaires pour la Messe solennelle : deux étoles violettes pour le dépouillement des autels 5 une tunique blanche avec aube^ cordon et amict pour celui qui doit porter la croix {Rub. Miss,^ ut in die), les chandeliers des Acolytes ; deux encensoirs avec leurs navettes ; un nombre suffisant de cierges pour la Procession, et des Hambeanx pour l'élévation.
2. Le grand autel sera orné des parements les plus précieux, avec devant d'autel blanc et pavillon de même couleur jsi le saint Sacrement est dans le tabernacle. La croix de l'autel sera couverte d'un voile blanc {Bauldry, part. IV, c. IX, art, i, n. 1 ; Bisso, litt. N, n. 274 ; Gav,, part. IV, tit. VIII, n. 1, et S. Congrégation des Rites, 20 déc. 1783).
3. On préparera sur la crédence, outre les choses ordinaireSj un calice pour mettre la sainte réserve 5 on y
DE l'office du jeudi SAINT,
iiidra sa pnle, sa patène, im voile blanc et un ruban de ? blanche (1). On mettra sur la patène du calice de ?.lesse deux hosties, dont l'une sera préparée de ma- -re'à entrer commodément dans le calice qui doit servir à la sainte réser\^e. On déposera aussi sur la crédence des étoles blanches pour les Prêtres qui doivent communier, le ciboire avec des hosties en suffisance, un voile blanc pour la communion, et la chape du Célébrant. Près de la crédence, on tiendra prêt l'instrument de bois qui devra remplacer la clochette {Merati^ ibid., n. 3).
4. On préparera en lieu convenable le dais (Cœr. Ep,^ t n, cap. xuT, n. 3). Vombrelllno (2), et la croix de Procession couverte d'un voile violet ( Cœr. Ep.^ ibid., n. 10 ; Bauld., ibid., cap. x, art. i, n. 1 ; Merati, ibid, ; S. Congregat R., 20 déc. 1783).
5. On préparera une chapelle pour le reposoir {Rîibr,9 ibid.; Gav., ibid., in Ruhr, 9, litt. F). Elle sera bien ornée, avec un nombre suffisant de cierges et de fleurs. On y déposera une espèce de petit tabernacle {capsula) en lieu élevé ; on mettra dedans une pale (3) pour déposer dessus le très-saint Sacrement (Merati, ibid., n. 9). On mettra sur l'autel un corporal avec sa bourse et la clef du petit tabernacle. On tiendra prêt à côté l'esca- 'i:au pour monter (4').
'1) Ce ruban est destiné à lier le voile en le serrant autour du pied ; calice, lorsque la sainte réserve y sera déposée. Mais tel n'est point Pusa^e des é^^lises de France : il serait môme impraticable avec I la forme de nos voiles et notre manière de les disposer. Au reste, on comprend, dans cette circonstance, combien cette manière est défec- -u^e : et le Jeudi saint, la sainte réserve ne nous paraît pas conve- . jlernent voilée, en se conformant à nos usages de mettre le voile sur , le calice. Il est vrai que les dispositions qu'indique notre Auteur rela- I tivement au ruban et à son usage ne sont pas prescrites par la Rubri- I que, mais elles sont réglées par le Memoriale Rituum de Ben(*t XIII. I Seulement la S. Congrégation des Rites défend expressément d'expo- ' spf la sainte réserve patemment, comme se fait l'exposition ordinaire ; saint Sacrement (Décret du 14 février 1705).
(2) Nous avons déjà eu occasion de dire que l^onibrcllino est un petit dais qu'une j)ersonne tient au-dessus du saint Sacrement pour aller
|de l'autel jusque sous le grand dais.
(3) La pale est mise indistinctement pour le corporal.
(A) On orne cotte autel, qu'en France nous appelons reposoir, de
PART. IV, CHAP. VIjAHT. Il-
ARTICLE II
De la Messe.
6. La Messe du Jeudi saint, depuis le commencement jusqu"'à la communion du Prêtre, a ceci de particulier : on n'y dit pas le psaume Judica me, Deus, et on omet le Gloria Patri à l'introït et au Lavabo {^Rubr, Miss,, ut in Dom, de Pass.).
7. Après que le Célébrant a fini l'intonation du Gloria, un Acolyte sonne la clochette, et ne finit de sonner que quand le Célébrant a lui-même fini de réciter l'hymne avec ses Ministres, On sonne en m^ême temps les cloches de l'église (Rubr. Miss,, ut in die) on joue de l'orgue ; et cela dure autant que le chant du Gloria (Bisso, litt. F, n. 42 § 5 , Merati, part iv, tit, viii n. 4).
8. Au Sandus e1 à l'élévation (1), an lieu de clochette, on se sert de la crécelle (Bisso, litt. S, n. 20, § 49; Cleric, de Sacrif, Miss,, dec. 43, n. 6.)
9. On ne donne pas la paix {Rubr,, ib.); néanmoiins, après VAgnus Dei, les Ministres de l'autel changent de côté : le Diacre passe à gauche pour assister le Prêtre concernant le missel, et le Sous-Diacre à droite pour découvrir et couvrir le calice en temps convenable : ils ont soin de faire les génuflexions prescrites {Merati, ibid., n. 5) (2).
10. Pendant que le Célébrant dit la dernière des oraisons qui précèdent l:i communion, le Cérémpniaire
draperies rouges et blanches; le noir seul est défendu (S. R. C, 21 janvier 1662). On ne doit y mettre ni les reliques des Saints, ni leurs images {Merati, ibid., n. 9; ^awZc?. part, ii, cap. ix, art. i,n. 2). On peut seulement y mettre des anges adorateurs tenant des cierges (Bauld., ibid.).
Parmi les choses à préparer, il ne faut pas oublier la croix de procession, qui doit être couverte d'un voile violet {Memoriaîe Rituum, tit. III. cap. i).
(1) L'Auteur ne fait mention que de ces deux moments, parce que d'après la Rubrique ce sont les deux seuls où l'on se sert de la clochette .
(2) Le saint Sacrement étant présent, ils font chacun une première génuflexion avant de partir, et une seconde en arrivant ; ils ne la font pas au milieu.
DE l'office du jeudi SAINT.
1) prend à la crédence le calice préparé pour la sainte cserve, ainsi que la patène, la pale, le voile et le ruban,
et le porte sur Tautel in cornu cpùiolœ {Cœr, Ep., ibid.,
11. Après que le Prêtre a pris le précieux Sang et que le Sous-Diacre a couvert le calice, les Ministres de Tautel font la génuflexion d'un seul genou, changent de
1 côté et font une nouvelle génuflexion conjointement avec le Célébrant (Bauld., part, iv, cap. ix, art. ii, n. 8 ; Bisso, litt. F, n. 42, § 1 1 ; Merati, ibid.,n. 6). Le Céléj brant, s'étant relevé, prend révérencieusement avec la I patène Thostie consacrée, et la dépose à plat dans l'au- ! tre calice, qui alors lui est présenté par le Diacre. Ce- I lui-ci couvre ensuite le calice qui contient la ste. hostie j de la pale, de la patène renversée, et par-dessus du voile, ! (j^i'il serre vers le milieu du pied du calice, autour du nœud, et qu'il lie avec le ruban (2),quoique Merati (ibid. y n. 10) soit du sentiment qu'il ne faut le faire qu'après la Messe, au moment où le Diacre, monté sur le marchepied de l'autel, doit remettre la sainte réserve entre les mains du Célébrant (Memoriale Rituvm. tit iv, cap. ii, n. 2) : il s'appuie sur la Rubrique, qui prescrit de mettre le voile sur le calice, disposé delà même manière qu'au commencement de la Messe (3).
12. Le Diacre, après avoir couvert le calice, le retire un peu en arrière sans le mettre en dehors du corporal, et le dispose de manière qu'il soit comme lorsqu'on commence la Messe (i?wZ>r., ibid. ; Cœr, Ep,, ibid.). Ensuite le Diacre ouvre le ciboire, et les trois Officiers sacrés font la génuflexion (4). Le Diacre et le Sous-Diacre
(1) Gavantus et Merati demandent que ce soit le Sous-Diacre qui aille prendre le calice à la crédence (part iv, tit. viir, in Ruhr. 6). Mais si le Cérémoniaire a le droit de toucher aux vases sacrés, ainsi i qu'on le suppose toujours, c'est lui qui porte le calice, d'après le ''^érémonial des Evêques (Ibid.).
2). Relativement à ce ruban et à son usage, on peut consulter une nos notes précédentes, page 319.
' 3) Nous ne comprenons pas pourquoi notre Auteur s'écarte du lioriale Rituwii, qui règle (tit. iv, cap. ii, § ii, n. 5) que le voile -i agsujetli avec le ruban qu'au moment du départ pour la proces-
''4) S'il fallait tirer le ciboire du tabernacle, on se confornnerait àce I a été dit page 150.
PART. IV. CHAP. VI, ART. II
descendent sur le premier degré, se tiennent la face tournée l'un vers l'autre, et un peu inclinés ; le Célébrant se tourne vers le Clergé (1), et, tous trois ainsi placés, le Diacre chante le Conjiteor (Cœr. iJ/>., cap. xxix, u. 3) ; lorsqu'il a fini, le Célébrant dit Misereatur vestri^ etc. ; et, après avoir fait le signe de croix sur les communiants, à VIndulgentiam, il se retourne vers l'autel et fait la génuflexion. En même temps le Diacre et le Sous-Diacre se mettent à genoiix devant lui sur le bord du marchepied.
13. Pendant que le Diacre chante le Conjiteor^ le second Cérémoniaire et le Thuriféraire (celui-ci après avoir pris la nappe de communion) s'en vont aux côtés de l'autel, avec les génuflexions convenables, et, s'étant mis à genoux l'un vis-à-vis de l'autre, ils attendent que les Ministres sacrés se soient mis à genoux devant fe Célébrant, et alors ils étendent la nappe, et la soutiennent des deux mains (Merati, ibid., n. 7).
14. Le Célébrant, ayant pris le ciboire de la main gauche, et de la droite une hostie, se tourne vers le peuple, et, après avoir dit Ecce Agnus Dei, etc., et ce qui suit, il donne la communion aux deux Ministres sacrés (Merati, ibid.). Ceux-ci, après avoir reçu la communion, font la génuflexion unico genu, et se mettent aux côtés du Célébrant en changeant de place, c'est-à-dire que le Diacre passe à droite et le Sous-Diacre à gauche (BauU d'ry, ibid., n. 11; Merati^ihià.), Le Thuriféraire a soin de retirer la nappe, afin qu'ils puissent monter à l'autel. Le Célébrant donne ensuite la communion au reste du Clergé, more solito (2) ; les Prêtres se présentent en étoles, qui auparavant leur ont été apportées par un Clerc {Cœr. Ep,, ibid. ; Meraii^ ibid.).
15. La communion finie, le Célébrant retourne à Pautel avec ses Ministres, fait la génuflexion, et consomme les hosties qui seraient restées (3). Les deux Clercs char-
(1) Qui doit communier.
(2) On peut se reporter à la page 121, où l'on trouvera exposées les cérémonies de la communion solennelle.
(3) On suppose que le saint Sacrement ne reste pas au tabernacle de cet autel.
DE l'office du jeudi SAINT. 323
gés delà nappe, après avoir fliit la génuflexion, la déposent sur la orédence, et retournent à leurs places.
16. Les Acol3^tes,ayantflxitla c^émiflexion, remettent leurs flambeaux aux premiers du Chœur (1), ou les repori tent à la sacristie s'il n'y a personne pour les prendre, ! et distribuent au Clergé 'les cierges, que l'on allume aus- ! sitôt. Les Thuriféran-es préparent du feu dans les en- ' censoirs. Le Sous-Diacre qui doit porter la croix se re- \ vêtira des vêtements préparés, et un Clerc portera à j Taiitel du reposoir les barrettes des trois Officiers sacrés. I 17. Le Célébrant, ayant donné la communion, prend ! Pablution du calice et celle des doigts sans quitter sa : place {Bauldry, ibid., n. 12). Le Diacre et le Sous- Diacre servent dès lors à l'autel en omettant les baisers accoutumés (2). Après les ablutions, ils changent de côté, ayant soin de faire la génuflexion d'abord avant , de partir, et encore en arrivant. Le Sous-Diacre essuie 1 le calice, et le couvre à l'ordinaire, en se retirant un peu i lorsque le Célébrant dit Domimis vobiscum. 11 fait ensuite la génuflexion sur le marchepid, et encore sur le degré, en passant devant le saint Sacrement ; et, ayant placé le calice à la crédence, il revient derrière le Diacre (3).
18. Le Célébrant, ayant laissé le calice entre les mains du Sous-Diacre, fait la génuflexion, et va lire la Communion. Ensuite, retournant au milieu, il baise l'autel, fait la génuflexion avec le Diacre, se tourne [vers le peuple en se retirant vers le côté de l'évangile, ide manière à ne pas tourner le dosausaint Sacrement, et 'chante Dom^inus vobiscum ( Cœr. Ep.y ibid., n. 7). Il fait la
(1) On suppose que les premiers du Chœur conserveront les flambeaux pour la Procession, à raison de ce qu'ils seront les plus proches I du saint Sacrement; mais l'usage général de nos églises est qu'en loutre de ceux qui marchent devant le saint Sacrement avec des cierges, ^ Clercs portent des flambeaux autour du dais. Alors les Acolytes • ent conserver leurs flambeaux, et les cierges sont distribués au ur par d'autres Clercs.
!) C'est-à-dire qu'on achève la Messe comme lorsque le saint. Savent est exposé. Relativement à la manière de prendre en ce
cd8 les ablutions, on peut se reporter à ce qui a été dit à la page
H) Faisant encore la génuflexion en arrivant, si le Diacre est au i :u de l'autel.
PART. IV, CHAP. VI. ART. 111
génuflexion avec ses Ministres, et va chanter l'oraison. Après l'oraison il retourne au milieu, baise l'autel, fait la génuflexion avec ses Ministres, et, se tournant comme nous venons de dire, il chante Dominus vobiscum. Alors le Diacre, ayant fait de nouveau la génuflexion, et se retournant de la même manière que le Célébrant, chante lté, Missa est. Quand il a fini, les trois Ofliciers sacrés font la génuflexion, le Célébrant dit Placeat, et ses Ministres vont se mettre à genoux à l'ordinaire sur le marchepied, pour la bénédiction.
19. Le Célébrant, ayant dit le Placeai, baise l'autel, dit Benedicat vos omnipotens Deus ; puis, au lieu de faire l'inclination, il fait la génuflexion, et se tourne vers le peuple comme pour Dominus vobùcum 5 puis sans achever le cercle et sans une nouvelle génuflexion, il tourne sur sa gauche pour dire le dernier évangile {Bauldry, ibid., n. 13). Il ne fait pas de signe de croix sur l'autel, mais seulement sur lui-même (Rvbr,, Miss., ibid. : Cœ7\ Ep. ibid., n. 9);) et lorsqu'il dit Verbum carofacium est, il fléchit le genou vers le St. Sacrement {Bauld,^ ibid.).
20. La Messe terminée le Diacre et le Sous-Diacre montent sur le marchepied, aux côtés du Célébrant ; et, après avoir fait la génuflexion unico genv, ils vont per breviorem à la banquette.
ARTICLE m.
De la Procession,
21. Arrivés à la banquette, le Diacre et le Sous-Diacre aident le Célébrant à ôter le manipule et la chasuble, et à se revêtir de la chape ; ils quittent eux-mêmes leurs manipules. Puis, comme on ne doit pas mettre l'encens à la banquette (Rubr, Miss., vt in die), ils vont devant le milieu de l'autel avec le Célébrant, en relevant les bords de sa chape. Ayant fait tous trois in piano la génuflexion utroque genu, ils se mettent à genoux sur le dernier degré, et font une courte adoration {Mémorial, Rit, tit. iv, cap. 11, § m, n. \, de Bralion, part, m, cap. xvii n. 1 , Merati, part, iv, tit. viii n. 10). Au signe du Cérémoniaire, ils se lèvent : on met l'en-
DE l'office du jeudi SAINT.
cens uans les deux encensoirs, sans le bénir. Us se remettent à genoux, et le Célébrant encense le très- < lint :^acrement (Rubr., ibid.), ses Ministres relevant s bords de sa chape {Mevati, ibid.). La Procession se rend au reposoir per longiorem, sans sortir de l'église, ainsi que Ta décidé la S. Congrégation des Rites, le 6 août Î591.
22. Pendant que le Célébrant encense le très-saint ^ icrenient, le Cérémoniaire va prendre à la crédence /echarpe, et la lui met sur les épaules, après qu'il a rendu Pencensoir au Diacre. Les deux Thuriféraires se placent à chaque côté de Pautel, et les Clercs désignés j>our cela remettent les montants du dais aux Prêtres revêtus de surplis, ou, selon Pusage des lieux, à tels autres qui doivent le porter.
23. Après que le saint Sacrement est encensé, les Officiers sacrés montent tous trois sur le second degré, où le Célébrant et le Sous-Diacre se mettent à genoux. Le Diacre monte sur le marchepied, où, après avoir fait la génuflexion unico gemt, il prend le calice renfermant le saint Sacrement, et, le tenant de la main droite par le nœud, et de la gauche par le pied (Merati, ibid.), il le donne au Célébrant. Celui-ci, Payant pris de la gauche par le nœud, pose sa main droite par-dessus, et le Diacre étend par-dessus ses mains les deux bouts de Pécharpe (Memoîiale Rit., tit. iv, cap. ii, § 2). Ensuite le Diacre fait la génuflexion, et redescend à la droite du Célébrant. Puis tous les trois se lèvent, montent sur le marchepied, et se tournant vers le peuple, le Diacre à droite du Célébrant, et le Sous-Diacre à sa gauche, tous les deux relevant les bords de la chape, et un Clerc dé-
:^né à cet effet tenant Vombrellino ouvert. Les Chan- : s entonnent le Pange lingua, et la Procession se met :i marche dans l'ordre qui suit.
24". Les Acolytes, ayant pris leurs chandeliers à la édence, se mettent aux côtés du Sous-Diacre qui porte ' croix, et qui a dû venir à Pautel au moment où le L'iébrant encensait le saint Sacrement, et ils se placent à l'extrémité du Chœur, tournés vers Pautel. Aus- I sitôt que le Pange lingua est entonné, sans faire aucune éuuflexion, ils se retournent, et se mettent en marche
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d'un pas grave vers la chapelle du reposoir. Après eux vient le Clergé, dont tous portent des cierges î> Humés, et font, avant de partir, la génuflexion deux à deux utroque genu au très-saint Sacrement.
25. En dernier lieu viennent les Officiers sacrés, qui se mettent sous le dais, et suivent le reste du Clergé. Les deux Thuriféraire^- marchent devant îe saint Sacrement, en agitant légèrement leurs encensoirs.
26. Pendant la Procession, le Célébrant récite submissa voce des psaumes ou des hymnes, alternativement avec ses Ministres (Merati, ibid., n. II), sans dire le Gloria Potri à la fin des psaumes: les Chantres continuent à chanter le Pange lïngwa.
27. Les Ac( lytes avec le Porte-croix s^arrêtent à une distance convenable de la porte de la chapelle du reposoir, se retirent un peu de côté ponr ne pas gêner, et se tiennent tournés en face de la Procession, qui se place en la manière qui suit. Les premiers de la Procession s'arrêtent le plus près de la croix, vis-à-vis l'un de l'autre ; ceux qui viennent après eux se mettent à côté iPeux: de telle sorte que les derniers de la Procession se trouvent les plus rapprochés du sépulcre {Meratiy n. M ; Castaidi, lib. m, § 6, cap. iv, n. 5) et tous se placeront de manière que le Célébrant puisse passer au milieu d'eux avec ses Ministres et les Thuriféraires^ lesquels cesseront d'agiter leurs encensoirs lorsqu'ils seront arrivés au reposoir {Meratiy ibid., Bauldry, part* IV, c. IX, art. III, n. 20 et 22 ; Bisso, litt. F, n. 42, § 14).
28. Lorsque le Célébrant avec ses Ministres est arrivé à l'auîel, il monte avec eux sur le degré: le Diacre^ à genoux sur le marchepied, reçoit le saint Sacrement;, et, s'éîant levé, il attend que le Célébrant l'ait adoré {Castaldi, ibid., n. 6 ; Mernii, ibid., n. 15) ; ensuite il ie place sur l'autel {Ritbr., ibid.), fait la génuflexion, et descend se mettre à genoux à la droite du Célébrant. Alors les Chantres entonnent le Tanium ergo. Après Veneremiir cernui, le Célébrant met de l'encens dans l'encensoir, et encense à l'ordinaire 5 ensuite le Diacre, ou un autre Prêtre en étole, place le saint Sacrement dans le lieu préparé, avec les génuflexions convenables.
DE l'office du jeudi SAINT.
t à la fin de l'hymne, il ferme le petit tabernacle {Rubr,
bid) (1).
J\^ota. Le Cérémonial des Evêqnes (lib. ii, cap. xxiii, i. 13) vent qne le Diacre, ayant pris le calice comme il . été dit, le place, non sur l'autel, mais dans le lieu )réparé, c'est-à-dire dans le petit tabernacle, dont il aisse la porte ouverte jusqu'à ce que le Célébrant ait 'ncensé le saint Sacrement lCastaIdi,ibid. ; AJerati, ibid., 1. 16). Ensuite il doit fermer la porte, dont il donne a clef au Sacristain ou au Cérémoniaire {Bauldry^ ibid., 1. ; Castaldi, ibid., n. 7 ; Me?'ati, ibid.), se gardant )ien de la remettre à des laïques, quand même ils seaient revêtus de dignité, afin de se conformer aux di- •erses décisions de la S. Congrégation des Rites des 30 invier 1610, 9 juillet 1633, 22 novembre 1636, 13 sepembre 164-2, 15 mars 1732, 7 décembre 1737, et 11
écenibre 1747.
article IV.
Des Vêpres et du Dépouillement des Jluteh,
29. Dés que le três-saint Sacrement est ainsi placé au ?posoir, les Clercs qui en sont chargés prennent les jambeaux et les cierges. Ceux du Chœur, après une iDiirte prière, au signe du Cérémoniaire, font tous enarable la génuflexion utroque genu au très»saint Sacre^ fent, et retournent au chœur, les plus dignes les premiers.
30. En arrivant au chœur, chacun fait la génuflexion |i milieu, se rend à sa place, et dit debout, à voix basse, j Pater et VÂve. Ensuite le premier du Chœur entonne lune voix médiocre, sans chanter, la première antienne fs Vêpres, qui se disent more solifo. Il entonne aussi Antienne de Magnificat, le Miserere, et dit l'oraison. jAb^/. Pendant qu'on récite les Vêpres, les cierges de \i\ie\ du chœnir doivent être allumés.