‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 2)Chapitre 93 sur 214 · CHAPITRE Vlil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vlil

I>u Ssimeêli saint»

ARTICLE I

De ce qu'ail faut préparer en ce jour.

1. En temps convenable, on pare l'église d'ornements blancs précieux. On préparera, comme pour une grande solennité, l'autel où l'on doit faire l'Office, sans toutefois y mettre d'abord les reliques et les statues, qui ne devront y paraître que quand les Officiers sacrés iront se revêtir des ornements blancs {Meraii, part, iv, tit. x, n. 1) (1). On mettra des parements blancs en dessous, et par-dessus des parements violets (^Merrdi, ibid.), qu'on devra ôter un peu avant la Messe ; on laissera le marchepied nu.

2. On disposera les lampes de l'église de manière qu'on puisse les allumer facilement lorsque le moment en sera venu (Meroti, ibid.). Les images de l'église resteront voilées jusqu'à la fin des litanies (Bauld., part, iv, cap. XI, art. i, n. 3 ; Merati, ibid ). S'il y avait un tabernacle, on le couvrirait d'abord d'un beau pavillon blanc, et par-dessus on en mettrait un autre violet, qui devrait être ôté, plus tard, en même temps que les parements de cette couleur {Meraii, ibid.).

3. A la sacristie, on préparera, pour les Officiers sacrés, des ornements violets, savoir : pour le Célébrant, une chape, une étole, un cordon, une aube et un amict ; pour ses Ministres, deux chasubles pliées avec leurs aubes, leurs amicts et leurs cordons ; et, de plus, une éîole pour le Diacre ; en dessous de ces ornements, ou dans

(1) S. R. C. declaravit : Sacras imagines Scbbato sancto ad Gloria in excelsis Deo, si cowmode fieri poterit, v^l post Oficiurn. ejusdem diei discooperiendas esse (20 riovemb. 1662). Fost Ojjidum. signifie le moment qu'indique ici nq^re Auteur, c'est-â-dire après Peau bénite et avant la Messe: ce que l'on verra mieux encore au numéro suivant. Les autres autels doivent ^ssi être parés-

DE l'office du samedi SAINT.

un lieu à part, des ornements blancs pour tous les trois {merali, ibid.) On disposera aussi l'encensoir avec sa navette, le bénitier avec son aspersoir, les cinq grains d'encens sur un bassin, la croix de Procession, et deux chandeliers }X)ur les Acolytes avec des cierges de cire blanche, afin qu'ils soient prêts pour la Messe solennelle {Mer ail, ibid.).

4', On préparera en outre, soit dans la sacristie, soit dans un autre lieu où l'on a coutume de le faire, un grand vase plein d'eau, avec du sel dans un petit vase, ponr faire l'eau bénite (Ij. Celte eau est bénite avant la cérémonie de l'Office, ou par un Prêtre revêtu d'un surplis et d'une étole violette, ou par le Célébrant après qu'il aura mis l'aube et l'étole : cela dépend de l'usage de chaque église (Rul}?\ */VKss., de Benedict.),

5. La banquet.te des Officiers sacrés sera préparée comme on le fait d'ordinaire pour les Grand' Messes, et recouverte d'un tapis violet {Castaldi, in Cœrem,, lib. III, cap, XIX, n. 1). A défaut de tapis de cette couleur, la banquette restera nue jusqu'au commencement de la Messe. Sur cette banquette on mettra une chasuble violette et un manipule également violet pour le Diacre, et la barrette du Sous-Diacre (2).

6. A parie Evangeliif on préparera un pupitre couvert d'un beau voile blanc pour le chant de VExultet (Mera- ^i, ibid.). Au même côté on placera le chandelier pour le cierge pascal (Cœrem. Episc. lib. ii, cap. xxvii, n. 1 5 Bisso, litt. C, n. 55). On y mettra encore in piano proche de l'autel le cierge, un pied en marbre ou en bois pour le roseau qui doit porter le cierge à trois branches {Merafi^ ibid.). On préparera aussi un pupitre nu pour les prophéties.

(1) L'Auteur suppose qu'il n'y a pas de fonts baptisnnaux. Ce qu'il tlit ici convient donc aux églises où l'on ne doit pas bénir l'eau des for.ls. Mais s'il y a des fonts baptismaux, la grande bénédiction de l'eau se fait conformément aux Rubriques du Missel, après le chant <les prophéties. Cependant, comme il faudra de l'eau bénite pour la bénédiction du feu, on est toujours obligé d'en faire, sinon

grande quajitité dans un grand vase, comme le dit l'Auteur, au . ;ins quehjue peu dans le bénitier ordinaire.

(2) D'après le sentiment le plus probable, il faut y mettre aussi le :.axi]pule du Sous -Diacre.

PART. ÎY, CHAP. VIII, ART. II

7. Sur la crédence on préparera tout ce qu'il faut d'ordinaire pour la Messe en blanc: le tout sera couvert du grand voile de même couleur; mais par-dessus on étendra le grand voile violet. Près de la Crédence on préparera trois coussins violets, afin de servir pour la prostration des Officiers sacrés pendant les litanies {Bissoyliit. S, n. 6, § 2 ; Merati, ibid,) (1).

8. Sons le portique, et, à défaut de portique, en dehors de l'église, ou, si le temps ne le permet pas, à rentrée de l'église {Rubr, Miss., ni in die), on dispose une table couverte d'une nappe {Castaldi^ lib. m, sect. viii, cap. I, n. 4), sans croix et sans chandeliers [Bauld., ibid. n. 14). Sur cette table quasi in cornu Evangelii, on met une dalmatique blanche avec une étoie ou un manipule de même couleur {Castaldi, Bauld,, ibid.), et quasi in cornu epiUolœ, un manipule violet pour le Sous-Diacre (2) ; on y met de pins une bougie, quelques allumettes et un missel (3).

9. On prépare encore un petit foyer avec des charbons tellement disposés, qu'on puisse les allumer facilement, ce que l'on fait avant la cérémonie, on met aussi des pincettes pour prendre les charbons.

10. Près de la table on prépare le roseau orné de fleurs, et portant à son sommet trois cierges de cire blanche, de quatre ou cinq onces chacun, réunis par le bas, puis formant comme trois branches.

ARTICLE II

De la Bénédiction du Feu, jusqu'où /'Exultet.

11. Les Officiers sacrés étant revêtus comme nous l'avons dit chap. iv, n. 8, excepté qu'ils ne prennent pas le manipule (Merati, part. iv,tit. x, n. 3), le Sous-Diacre, an signe du Cérémoniaire, prend la grande croix, et la Procession se met en marche en cet ordre. Trois Clercs marchent devant: celui du milieu porte le bénitier avec

(1) Ces trois coussins ne sont nécessaires que dans les églises où il n'y a pas de fonts baptismaux.

(2) Se reporter à la. note du n. 5.

(3) Voyez, page 366, de quelle manière on doit se procurer le feu

DE l'office du samedi SAINT.

l'aspersoir dedans ; celui de gauche, les cinq grains d'encens sur un bassin ; et celui de droite, renccnsoir sans feu avec la navette garnie d'encens et sa petite cuiller. Le Sons-Diacre, portant la croix, vient seul après eux ; il est suivi du Clergé (de BraL, part, m, cap. viii, n. 3). Le Célébrant marche le dernier, la tête couverte, ayant à sa gauche le Diacre, qui est découvert comme tont le re>;te du Clergé, et tous deux vont les mains jointes (Merati, ibid., n. 4). Si l'on passe devant le grand autel, tous feront la génuflexion, à l'exception du Sous-Diacre portant la croix, qui ne fera aucun salut, et du Célébrant, qui fera seulement une inclination (^Bavld., part, iv, cap. XI, art. I, n. -i).

12. En arrivant au portique, le Sous-Diacre se place près de la table, le dos tourné à la porte ou au mur de l'église, l'image du Crucifix et lui-même tournés vers le Célébrant. Le Clergé se sépare et se met de chaque côté de la table, de telle sorte que les plus dignes soient les plus rapprochés du Célébrant. Le Célébrant se met vis-à-vis de la croix: le Diacre passe à sa droite, reçoit sa barrette avec les baisers accoutumés, et l'assiste en tournant les feuillets du livre et en relevant sa chape, lorsqu'il fait les signes de croix, lorsqu'il asperge ou qu'il encense [Meraii, ibid., n. 5 et 6).

13. Le premier Acolyte, ayant déposé le bénitier sur la table, prend le missel, qu'il tient ouvert devant le Célébrant ; les deux autres Acolytes se placent à la droite du Diacre, un peu derrière lui, et le Cérémoniaire à la gauche du Célébrant (BaulcL^ ibid., n. 6 ; Merati, ibid., n. 5).

14. Tout étant ainsi préparé, le Célébrant dit, sans chanter, sur le ton férial (JVicoL de Bralion, ibid., n. 6) et les mains jointes, le Dominvs vobistum, avec les trois oraisons marquées dans le missel pour la bénédiction du feu qui doit se faire avant toute autre, conformément au décret delà S. Congrégation des llites du 12 avril 1755. A la fin de chaque oraison le Clergé répond Amen, sur le même ton (Bisso^ litt. S, n. 6, § 4 ; Bauldry, ibid.).

15. Le Célébrant dit ensuite la quatrième oraison pour la bénédiction des grains d'encens, qui lui sont présentés jjar l'Acolyte, qui les porte sur un bassin élevé devant

PART. IV, CHAP. VIII, ART. II

sa poitrine (MérnH^ ibicl.., n. 7). Pendant qu'il dit la cinquième oraison, le Thuriféraire met du feu bénit dans l'encensoir {Rubr, Miss., ut in die), et retourne à sa place.

16. La cinquième oraison finie, le premier Acolyte ferme le livre, le replace sur la table, reprend le bénitier, et retourne auprès des autres Acolytes. Le Célébrant met de l'encens more soltto dans l'encensoir, et le bénit en disant ; JÎb illo benedicaris^ etc. Ensuite le Diacre, ayant pris l'aspersoir, le donne avec les baisers ordinaires au Célébrant, qui asperge d'abord les cinq grains d'encens, et ensuite le feu, de trois coups, en disant : Asperges me, sans chanter et sans le psaume ; puis il encense de la même manière qu'il a aspergé, sans rien dire (i?z/ôr., ibid. ; Merati, ibid., n. 11).

17. Après que le Célébrant a encensé le feu et les cinq grains d'encens, le premier Acolyte dépose le bénitier avec Paspersoir sur l'i table, et allume du feu nouveau la bougie avec une allumette ; le second, ayant également déposé sur la table le bassin qui contient les grains d'encens, aide le Diacre à quitter les ornements violets et à se revêtir des ornements blancs, et il va mettre le manipule au Sous-Diacre (Cœr, Ep., lib. ii, cap. XXVIII, n. l) (1). Cela fait, il reprend le bassin des grains d'encens, et retourne à la droite du Thuriféraire.

18. Le Diacre, revêtu des ornements blancs, se place à la droite du Célébrant, et lui fait de nouveau bénir, avec les baisers ordinaires, l'encens pour la Procession et pour l'encensement à VExulUt (Cœr, Episc, ibid., cap. XXVII, n. 3 ; Bisso, ibid., n. 9. Bauldry, ibid., n. 10 5 Merati, ibid., n. 13). Ensuite il prend le roseau des deux mains, et, au signe du Cérémoniaire, la Procession se met en marche dans l'ordre qui suit.

19. Le Thuriféraire marche le premier, en agitant légèrement son encensoir: à sa droite est le second Acolyte, qui porte les cinq grains d'encens. Après eux vient le Sous-Diacre avec la croix, puis tout le Clergé,

(1) Le sentiment le plus probable, c'est que le Sous-Diacre ne doit prendre le manipule qu'au même moment que le Célébrant, c'est-àdire après VExultet immédiatement avant les prophéties.

DE l'office du samedi saint.

deux à danx ; devant le Célébrant, le Diacre portant le ros 'an et ayant à sa 2:auchô le premier Acolyte, qui p^rte II bougie allumée ; enfin le Célébrant ibid.), iei mains jointes, ayant près de lui le Cérémoniaire. Tous marchent la tête découverte, à Texception du Célébrant {Gfiv.^ part. IV, tit. x, in Ru5r. v, litt. N, O, P, Q; JLraùi, ibid., n. 16, 17, 18 et 19 j Baaldry, ibid., n. 11).

20. Pendant cette Procession, un CLm-c porte la barrette et les ornements violets du Diacre à la banquette des Officiers sacrés. Il porte les autres objets à la sacristie ibid , n. 9 ; Bauldry^ ibid., n. 11 ; Merati, ibid., n. 19).

21. Lorsque le Célébrant est entré dans l'église» le second Cérémoniaire fait arrêter le Clergé, et le Diacre penche un peu le roseau vers le premier Acolyte, qui allume une des trois branches ; ensuite le Diacre relève le roseau, fléchit un genou seulement, ce que tout le reste du Clergé fait également à l'exception du Sous- Diacre qui porte la croix {Ruhr., ibid.), le Célébrant ayant soin de se découvrir auparavant ; et alors le Diacre chante Lumen C/insli {Ruhr.^ ibid.), sur un ton si modéré qu'il puisse reprendre encore deux fois en haussant la voix ; le Clergé répond ; Deo gralias. Après avoir répondu, tous se relèvent, et la Procession reprend sa mirche. On répète la môme cérémonie au milieu de l'église et devant les degrés de l'autel (/^w6r., ibid., Cœr, E;jisc.y ibid., n. 7 ; Castaldi, lib. m, secl. vu, cap. m, n. 3).

22. Après que le Chœur a répondu pour la troisième fois Deo (rratidS, tous vont à leurs [)laces (Merati, ibid., n. 20). En arrivant à l'autel, le Thuriféraire se retire z/i cornu eV'tn2,e[ii\ l'Acolyte qui porte les grains d'encens, in cornu Episiolœ ; le Sous-Diacre portant la croix se met à la droite du Thuriféraire. Le premier Acolyte, ayant éteint sa bougie, prend le roseau des mains du Diacre, et S3 place à la gauche du second Acolyte 5 le Diacre se retire un peu vers le côté de l'évangile, se tourne sur sa droite, et laisse passer le Célébrant, qui monte sur le marchrqned, baise l'autel au milieu, et se retire i;i cornu epistolœ {Ruhr,, ibid., Meratl, ibid.).

PART. IV, CHAP. VIII, ART. III

ARTICLE III

Du Commencement de PExulietjusgu^anœ Prophéties.

23. Le Célébrant, étant arrivé in cornu episiolœ, se tient tourné vers Pautel ; et alors le Diacre, ayant reçu le missel du second Cérémoniaire, se met à genoux sur le bord du marchepied, et sans dire le JÛunda cor menm, il demande de la manière ordinaire la bénédiction au Célébrant, qui la lui donne (1) en disant: Doviinus sit in corde tuo, etc. Seulement au lieu de Evnngclium suv.m, il dit : Suum paschale prœconinm (Rubr., Miss,, vt in die). Il fait sur lui, comme à l'ordinaire, un signe de croix, mais ne lui donne pas à baiser sa main (Cœr. Ep.^ lib. II, cap. XXVII, n. 9 5 Meraii, part, iv, tit x, n. 20).

24. Le Diacre, ayant reçu la bénédiction, descend in piano entre le Sous-Diacre poïtant la croix et l'Acolyte portant le roseau ; il fait la génuflexion avec les Clercs qui sont là, à l'exception du Sous-Diacre et de l'Acolyte portant le roseau ; et, après avoir salué le Chœur, ils vont unus post olium au lieu préparé in cornu Evangeliij où ils se placent en cet ordre ; le Diacre est au milieu, ayant à sa droite le Sous-Diacre, qui tourne l'image du Crucifix vers le Célébrant, puis le Tliuriféraire ; à sa gauche, l'Acolyte qui porte le roseau et celui qui porte les grains d'encens. Le second Cérémoniaire se tient derrière le Diacre comme à l'évangile, et tous sont tournés comme le Diacre ibich, Cœr, Ep., ibid.,n. 10; Baiddry, part, iv, cap. xi, art. m, n. 3 ; Gav,, part, iv, tit. X, ia Rubr. VI, litt. S ; Meraii, ibid., n. 21) (2)

25. Lorsque tous sont arrivés au pupitre, et placés comme nous venons de le dire, le Diacre ouvre le missel, le place sur le pupitre, et, sans aucun signe de croix, comme aussi sans dire Dcminvs vobiscim, il l'encense comme à l'évangile (Meraii, ibid.,n. 22) ; puis il chante VExulict, les mains jointes. Pendant qu'il le chante, tout le Clergé est debout, et le Célébrant se tient tour-

(1) Se tournant alors vers lui.

(2) Pour l'intelligence plus parfaite de l'ordre à gardpr en cette circonstance, on peut consulter le Memoriale RituwUf tit. vi, cap. 11, § II, n. 5,

DE l'office du samedi SAINT.

lie vers le Diacre {CasiaJdi, lib. m, sect. yiii, c. ii, n. 3) : I le Thuriféraire va reporter l'encensoir. I 2(>. Après (|ue le Diacre a dit ces paroles, Ciivvai im- \peria, il s'arrête ; le Chœnr s'assied, mais non pourtant ! le Célébrant {Paris de Grossis, lib. ii, cap. xlviii). L'A- ' colyte qni porte les grains d'encens et le Cérèmoniaire ;s'af)proclient du Diacre, qui va avec eux les mettre au

cier2:e pascal, tenu par un Clerc: il les dispose en forme ' ^ 1

de croix (Rubr., ibid.), en cet ordre: 4 2 5. Cela fait,

ils retourmnit tous trois à leurs places. L'Acolyte met sur la crédence le bassin qui contenait les grains d'enjCens, et prend la bougie éteinte. Le Chœur se lève XMerafi, ibid., n. 2-i).

I 27. Le Diacre, revenu au missel, continue VExulîd ; let, lorsqu'il a chanté ces paroles, Rutilans ignis accendit, jle Chœur s'assied de nouveau {Bauld,^ ibid., n. 5; Memoriale Rzf,, de Snhb. sanct,, cap. ii, § 3, de Prœconio, n. j9); et le Diacre, accompagné du Clerc qui tient le roseau, va allumer le cieroe pascal, avec une des branches du cierge triangulaire {Ruhr., ibid.) : il retourne ensuite, et continue de chanter, le Chœur debout.

28. L'Acolyte qui tient le roseau le pose sur le pied jui a été préparé d'avance près de l'autel, et on met liors le cierge pascal sur son chandelier, de telle sorte jue la croix soit tournée vers le Célébrant {Cœr, Ep,, bid., n. 10).

29. Lorsque le Diacre a chanté les paroles Jlpis mater 'duxit, il s'arrête un peu : alors le premier Acolyte, ayant illumé sa bougie, ou au cierge à trois branches, ou au :ierge pascal, va allumer les lampes du chœur (1), et le Fiacre reprend son chant pour ne plus l'interrompre, lyant soin d'incliner la tête au nom du Pape seul. Le iége pontifical vacant, il omet les paroles Uiia ctm heaisnimo Papa nosiro, etc. (Merotï, ibid., n. 27.)

30. h'^Èxultet fini, le Chœur s'assied. On ne porte it le livre à baiser au Célébrant, et on ne l'encense

^\) Ou du sanctuaire: l'Auteur met d'ordinaire indifféremment ^our i'autrQ.

PART. IV, CHAP. VIII, ART. IV

point. Le Sous-Diacre dépose la croix ; le Diacre ferm le missel, qu'il laisse sur son pupitre, et tous deux, le mains joititeS) font la génuflexion au milieu, et s'en voh à la banquette. Le Célébnnits'y rend en même temps puis, aidé du Sous-Diacre, il quitte la chape (1), et prciile manipule et la chasuble violette sans rien dire.

31. Le Diacre, aidé parle premier Acolyte, quitte le ornements blancs, et se revêt des ornements violeî (Rubr., ibid.) ; ensuite les trois Officiers sacrés vont pe bn viorem se placer in cornu epistolœ, de la même nie nière que pour l'introït de la Messe. Le second Cért moniaire prépare au milieu du chœur un pupitre m avec le missel dessus {Cœr, Ep., ibid., n. 5).

ARTICLE IV

Depuis le Commencement des Prophéties jusgu^à la Mes^

32. Les Officiers ssicrés étant montés in cornu episit te, le second Cérénioniaire va inviter celui qui do chanter la première ya'ophétie. Cela se fait de la ma, nière que nous avons indiquée chapitre V, n. 8 pour k| Ténèbres, excepté qu'avant de quitter le milieu, le Ce' rémoniaire et celui qui a chanté la prophétie, lorsqiv n'y a pas de trait, attendent que le Diacre ait dit: Flei tamus f^enua ; et alors tous, à l'exception du Célébran fléchissent un genou seulement (2) et se lèvent au h vote. Pendant que le Célébrant chante l'oraison, le st cond Cérémoniaire va avertir celui qui doit chanter 1| seconde prophétie, et on fait de même pour toutes celle; qui suivent.

33. Le Célébrant récite les prophéties voce 5w67wm(! Pendant qu'on les chante, le Chœur est assis / il se lèv pendant les oraisons que le Célébrant chante sur le to ferial, les mains étendues (^Cœrem. Ep.j lib. ii, ca] XXVII, n. 5), ses Ministres se tenant alors l'un derrièi l'autre {Bisso, litt. P, n. 143, § 2 ; Gav.y part, iv, tit.

(1) Dans les églises où il y a des fonts baptismaux, on a soin ( conserver à la banquette la chape violette, parce que le Célébn; doit la reprendre pour cette bénédiction,

(2) On peut consulter à ce sujet une note, page 157.

DE l'office du samedi SAINT.

Rubr, XIII, n. 17). Le Diacre dit, en temps convexe, Fleclamus genu, et ]e Sous-Diacre Levate, de la iiie manière que la veille. Les oraisons finies, ils se •ent comme pendant l'introït.

34*. Lorsque les prophéties et les oraisons sont terminées, le second Cérémoniaire ôte le pupitre et le missel ilu milieu du Chœur (1), et met trois coussins violets à égale dist:ince sur le bord du marchepied. En même temps le Célébrant et ses Ministres vont per breviorem à la buiquette déposer seulement leurs chasiibb^s {Ca^tuljij, lib. III, sect. viii, cap. v, n. 1 ; B mld., part. iv. cap.

art. v, n. 13 ; Merati part, iv, tit. x, n. 4-4-) ; puis, ^près avoir salué le CLœur, ils s'avancent au miiieu, font la, révérence convenable à la croix, et se prosternent sur les degrés de la même manière que la

Eveille. Pendant ce temps, un Acolyte porte les chasuubles à la sacristie (MerafJ, ibid.).

35. Pendant que les Officiers sacrés sont prosternés, : chante les Litanies sur le rit double, c'est-à-dire que

al commencement à la Lu le Clergé répète les mêmes nvocations que ies chantres (Ruô, Miés., ut in dû). Les Acolytes se tiennent à genoux, aussi bien que le IJérémoniaire, auprès des degrés de l'autel, mais ils ne »e prosternent pas {Bisso, litt. S, n. 6, § 15; Bauld.^ bld., n. 4). En temps convenable, le Cérémoniaire va irendre à la banquette les barrettes des Officiers sacrés.

36. Lorsque les Chantres sont arrivés au mot Ptccaore^, ils chantent plus lentement, afin de donner le :emps de préparer commodément les choses nécessain s X)ur la Messe (Merati, ibid., n. 46). Les Officiers se reèvent, au signe du Cérémoniaire, ainsi que les Acolyes: le Célébrant fait une révérence profonde à la îroix; tous les autres font une génuflexion, puis on fait es saints ordinaires au Chœur, et tous vont à la sacris-

0) Tout ce qui suit, jusqu'au n. 37, ne regarde que les églises qui :il pas de fonts baptismaux. Dans celles où l'on doit taire la bénédiction de l'eau, après les prophéties et les oraisons, et avant le rait Sicut servus, le Célébrant descend avec ses Ministres per brenorern à la banquette, et quitte la chasuble et le manipule pour )rendre la chape violette. Le Diacre et le Sous-Diacre ôtent seulenenl leurs manipules, puis on va aux fonts, comme nous le dirons le Supplément.

PART. IV, CHAP. VIII, ART. IV

tie, les mains jointes, les Acolytes marchant les pr miei's, et après eux les Ministres sacrés unus pont alim ceux-ci se couvrent après être sortis du Chœur {JMem ibid.), et à la sacristie ils quittent les ornements vie], pour en prendre de blancs {De Bralion, part, m, cap.

37. Lorsque les Officiers sacrés sont partis, les Clen désignés pour cela ôtent les trois coussins et les par ments violets, qu'ils remplacent par des paremen blancs, si ceux-ci n'avaient d'abord pas été mis en de sous: ils changeraient également le pavillon du tabe nacle. Ils mettent un tapis sur le marchepied de Faute ils ôtent le voile violet qui recouvrait les objets de crédence ; ils découvrent la banquette des Officiers s; crés, si on avait mis par dessus un tapis ; ou bien, si g l'avait laissée nue, ils la couvrent d'un tapis conven; ble. On allume les cierges de l'autel, et on décoiiv] toutes les images de l'église {Bauld., ibid., n. 6 ; Biss ibid., § 17 ; Merati, ibid., n. 47). Les Acolytes aili ment leurs cierges à la sacristie, et le Thuriféraire prt pare en temps convenable du feu pour l'encensoir*

SUPPLÉMENT A l'aRTICLE IV POUR LES ÉGLISES QUI ONT DES FONTS BAPTISMAUX.

î. Dans les églises où il y a des fonts baptismaux, 1 Sacristain aura soin^ avant l'Office, d'en verser tout l'eau dans la piscine, de les nettoyer (1) et de les fair j remplir ensuite d'une eau limpide. Pendant les prophé] ties, ou même plus tôt, il y prépare une petite table con | verte d'une nappe. Il met dessus un missel ; un bénitie vide avec l'aspersoir ; les vases nécessaires pour extraira de l'eau des fonts; le vase du saint chrême et celui d(| l'huile des catéchumènes; une aiguière pleine d'eai avec son bassin et de la mie de pain 5 du coton pour es suyer les mains empreintes d'huile ; deux serviettes po^ les laver ; une étole violette pour le Prêtre qui fera 1'; persion du peuple (Mémorial. Rit,, tit. vi, cap. i; Mei'u-

(1) On suppose le Sacristain Prêtre : car Peau sainte du Baptêr: ! comme les saintes huiles, ne doit pas être touchée par des mains p: fanes.

DE l'office du samedi SAINT.

i ])art. IV, tit. X, n. 2 ; Bisso, ibid., n. 1 et 2 ; Bauld., ib). ir. On prépare en outre un grand vase (1) destiné à jiii doit être réservée pour l'tisage de l'église et . lèles, et dans laquelle on ne versera pas les saintes ijiies (Merati. ibid., et n. 34-).

Après le chant des prophéties, le Célébrant desmd avec ses Ministres breviorem, comme nous Pa- • ;^ dit ci-dessus (note du n. 34, p. 411) : le Célébrant la chasuble et le manipule pour prendre la chape ..Le; le Diacre et ]e Sous-Diacro ôtent seulement Ihrs manipules, et tous trois se rendent ati pied de l'autL

IV. On chante le trait Sicut cervus, et la Procession E met en marche dans l'ordre qui suit: le Clerc qui } rte le cierge pascal marche le premier, immédiatement lit la croix (Gav., part, iv, tit. x, in Bubr, XX, litt. i est portée non par le Sous-Diacre, mais par un simplement revêtu de surplis {J\lerati, ibid.,n. 35), . est particulier à cette circonstance. Les Acolytes cent comme à l'ordinaire avec leurs cierges de ;e côté de la croix ; puis vient le reste du Clergé c,ix à deux ; et en dernier lieu le Célébrant marchant, 1 mains jointes, entre le Diacre et le Sous-Diacre Episc, lib II, cap xxiii, n. 7). Tous font les saints 1res avant de sortir, à l'exception de ceux qui ])orcierge pascal, la croix et les chandeliers des Aco- Pendant la Procession^ tous sont découverts, à

e grand vase devrait être vide {Merati, ibid.), pour qu'on y ."eau sur laquelle le Célébrant aurait fait immédiatement les . Mais telle n'est par la pratique f^énérale, du moins des églii;Ous connaissons. Le vase en question est rempli d'eau à l'auinsi que le bassin des fonts : le Prêtre fait les prières et les 'i'iies immédiatement sur l'eau qui est dans ce bassin; et, verser les saintes huiles, il en tire une partie pour la verser i^rand vase. Quelques Cérémoniaux de France consacrent -'.tique; on peut la justifier en disant que le Prêtre a l'intention I toute l'eau qui lui est présentée, soit dans le bassin des fonts, ' le grand vase qui est à proximité. Le bassin des fonts est •'^ en général trop petit pour contenir la quantité d'eau que

• rait le mode indiqué par Mérati. On pourrait peut-être, dans quelques églises, bénir Peau dans le grand vaisseau, puis

• r dans le bassin des fonis au moment ou il faut y mélanger

nulles; mais cette bénédiction boleniielle sur un vaisseau pjpAûe pcrut n'élis pas ju^ét convoaabl^^

PART. IV, CHAP. VIII, ART. IV

l'exception du Célébrant, qui se couvre après avoir salué la croix {Merati, ibid.).

V. En arrivant aux fonts, le Clerc qui porte la croij et les Acolytes se placent de manière que les fonts soieni; entre eux et le Célébrant (Meraii, ibid., n. 36 et 38) j Celni-ci a toujours à sa droite le Diacre, et à sa gauche^ le Sous-Diacre. Le Clerc qui porte le cierge piscalsç place à la droite du Diacre, ainsi qu'un autre Clerc qui tient une serviette pour essuyer les mains du Célébrant quand il en sera besoin (Merati, ibid., n. 38).

VI. A la porte de la chapelle ou de l'enceinte dc:^ fonts, le Célébrant, ayant remis sa barrette à ses Ministres, placé entre le Diacre et le Sous-Diacre, qui relèvent sa chape, dit, les mains jointes, sur le ton férial : Dominus vobiscitm: Oremus : Omnipotens sempiterne Deiis, respice, etc., un Acolyte tenant le missel, à moins qu'il ne soit sur un pupitre (Merati, ibid., n. 36).

VII. Le Célébrant, s'étant ensuite approché des fonts chante, également les mains jointes, et sur le ton férial : Dominus vobiscum: Oremus: Respice: Omnipotens sem-, pHerne Deus, adesio (^Mémorial, Rit tit. vi, cap. ir, § ivJ n. 6. Meratij ibid., n. 39), qu'il conclut en chantant,! comme s'il commençait la préface. Per omnia sœcula\ sœculoncm. Après quoi il poursuit, toujours les mains | jointes, le chant de la bénédiction en forme de préface, j pendant laquelle il observe toutes les cérémonies! marquées en détail dans le missel : le Diacre et le Sous- j Diacre ont soin, quand il le faut, de lever le bord de saj chape ; le Diacre lui présente en temps convenable la i serviette pour essuyer ses mains, le cierge pascal, l'huile \ des catéchumènes, et le saint chrême.

VIII. La bénédiction terminée, mais avant de faire j l'infusion des saintes huiles, on sépare l'eau qui doitj servir à l'aspersion ou être emportée par les fidèles dans leurs maisons. Des Clercs mettent celle qui doit servir à l'aspersion dans les bénitiers ordinaires; le Diacre présente more solito l'aspersoir au Célébrant, qui s'as-| perge d'abord lui-même, puis il fait l'aspersion du Clergé qui l'environne, sans rien dire {Memoriaîe Rit., Ho-t rat. Christ. , Merali, part, iv, tit. x. 42). En mêmej temps, un autr^ Prêtre eu surplis et eu étole violette, et |

DE l'office du samedi SAINT.

1 en anbe, fait Paspersion du peuple, accompagné par Acolyte qui porte le bénitier (jMernti, ibid.). !X. Après avoir fait l'aspersion du Clergé, le Célé- .Aiit achève la bénédiction de l'eau baptismale, en versant dans le bassin des Ibnts de l'huile des catéehu- ^uènes et du saint chrême, de la manière que la Rubrique du Missel le prescrit. S'il j avait quelques baptêmes à faire, on y procéderait immédiatement avec les béré nu «nies accoutumées (Cœr. Episc, lib. ii, cap. xxvii, p. 8 ; Mtraii, ibid.).

I X. La cérémonie des fonts entièrement terminée, on Retourne à l'autel processionnellement dans le même [jrdre qu'on est venu, et en chantant les litanies des «saints (Rvbr. Miss,, ut in die ; Bauld., Bûso, Merati\ ibid., n. 43) (1). Lorsqu'on rentre au Chœur, tout le monde se met à genoux, et y reste jusqu'à ce que les litanies soient entièrement terminées. Les Officiers ^acrés, après avoir fait à Pautel la révérence convena- |}le, vont à la sacristie (2) quitter les ornements violets et se préparer pour la messe, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, n. 36.

ARTICLE V

Du commencement de la Messe à la Fin de V Office,

38. Lorsque les Chantres sont arrivés à VJlgnus Bei, Lm peu plus tôt ou un peu plus tard, selon c[Lie la sacristie esi plus ou moins éloignée, les Officiers sacrés, préi?édés des Acolytes portant leurs chandeliers, se rendent à l'autel, faisant en sorte de se trouver au Chœur à la fin de Christe, exandi nos. Après qu'il est terminé, tous se lèvent, et les Chantres chantent le Kyrie^ qui

(1) Le Missel recommande de chanter les Litanies sous le rit dout)le, c'est-à-dire en disant deux Ibis chaque invocation.

(2) C'est, du moins nous le croyons, la pratique générale en France. Meiaii dit que les Officiers saci és, après avoir quitté les ornements violets à la banquette, devraient venir au pied de Pautel se prosterner jusqu'à Peccutoi es : mais la Rubrique du Missel ne pres-

' ' t prostration que pour les lieux où il n'y pas de fonts baptis- ^ ; et le ('éiérnonial porte simjjlement qu'au retour des fonts ^/ i:smaux on se met a genoux jusqu'au Peccutores (lib. ii, cap. ucvxx, u.

PART. IV;, CHAP. VIII, ART. V

suit ordinairement les litanies. Ils le chantent gravement, pour donner aux Officiers sacrés le temps de faire leur entrée au Chœur, puisque cela tient lieu d'introït pour la Messe de ce jour, et que les Chantres, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du 14 avril 1753, ne doivent pas commencer l'introït avant que les Officiers sacrés ne soient dans le Chœur. Le Célébrant, ayant fait les saints ordinaires au Chœur et l'inclination profonde à la croix, conjointement avec ses Ministres, qui doivent faire la génuflexion, commence la Messe.

39. La Messe de ce jour se dit, jusqu'à la communion du Prêtre inclusivement, comme à l'ordinaire, à l'exception toutefois des particularités suivantes. On reprend le psaume Judica avec le Gloria Patri {Rubr.^ Miss, ut in die), 11 n'y a pas d'introït ; mais, aussitôt l'encensement fini, le Célébrant dit le Kyrie alternativement avec ses Ministres, more solito (Rub}\, ibid.).

40. Aussitôt que le Célébrant a fini l'intonation du Gloria, et non auparavant, lo premier Acolyte sonne la clochette de l'autel {Rubr,^ ibicl.), et un autre sonne celle de la sacristie (1) pendant tout le temps que le Célébrant récite l'hymne avec ses Ministres. On joue de l'orgue comme aux autres Messes (JVIerati, part, iv, tit. X, n. 51).

4L Après l'épître, le Célébrant, ayant donné la bénédiction au Sous-Diacre, more solito^ chante Alléluia trois fois, en élevant la voix à chaque fois. Le Chœur le répète autant de fois et de la même manière {Rubr., ibid,). Pendant ce temps, le Diacie et le Sous-Diacre sont placés comme à l'introït (2). Lorsque le Célébrant a ensuite fini de lire le trait, il va dire l'évangile, more solito,

42. Les Acolytes assistent à l'évangile sans leurs chandeliers (Rubr,, ibid.). On ne dit ni Credo, ni of-

(1) Au lieu de la cloche de la sacristie, il est généralement d'usage de sonner les cloches de l'église pendant tout le tenips qu'on chante le Gloria. Et en effet le Pulsaniur campanœ paraît mal interprété si l'on se contente de sonner une clochette de sacristie.

(2) Et la Chœur est debout. Il ne s'assied qu'au verset ConfiU- 'mini.

DE l'office du SAMFDI SAINT.

fertoire {Rubr.y ibid.), quoique le Prêtre, après l'évangile, dise : Bomùuis vobiscum et Oremus à l'ordinaire. On ne dit pas non plus VAgnus Dei^ et on ne donne pas la paix (Ruhr.^ ibid.).

43. Après que le Célébrant a mis la parcelle dans le calice, le Diacre le couvre, et passe de l'autre côté, tandis que le Sous-Diacre vient en même temps à la droite du Célébrant (1) pour découvrir more solUole calice, verser le vin de la pnriflcation du calice et les ablutions {Merati, ibid., n. 59).

44. On peut, à cette Messe, donner la communion aux i fidèles, et, dans les paroisses, elle pourra servir pour sa- ; tisfaire au précepte pascal, comme l'a décidé la S. Congrégation des Rites le 22 mars 1806. Si l'on doit donner

; la communion, le Diacre change de côté, et le Sous- ' Diacre passe à la gauche du Célébrant, et fait tout comme le Jeudi saint.

45. Après la communion du Prêtre, le Thuriféraire va préparer l'encensoir. Les Chantres, au lieu de la communion^ chantent l'antienne JUleluio, puis le psaume Laudafe Dominum, omnes genteSy etc., après lequel ils répètent l'antienne (Rubr, ibid,).

46. Le Célébrant, après avoir pris les ablutions, va in cornu epi^tolœ, où il récite la même antienne et le même psaume submissa voce, avec ses Ministres, qui sont placés comme à l'introït ÇBauldry, part, iv, cap. xi, art. v, n. 17 ; Gfiv., part, iv, tit. x, in Rubr. XL, litt. P; Meraiiy ibid., n. 60). Et lorsque le Chœur a répété l'an-

I tienne Mlelula, le Célébrant entonne l'antienne Vespere i autem Sabbati (Rubr., ibid.), qu'il poursuit submissa voce

avec ses Ministres, tandis que le Chœur continue à la

chanter {Bauldry, Merati, ibid.).

47. Au moment où les Chantres entonnent le Magnificat, le Prêtre fait le signe de la croix conjointement

"C ses Ministres, et se rend au milieu de l'autel. Le us-Diacre se place à sa gauche, et le Diacre à sa droi- : celui-ci présente l'unceiîs à l'ordinaire (Bauld , ibid., 18; Meratiy ibid., n. 56), et le Célébrant encense

■1) L'tm et l'autre ont soin de faire les génuflexions ordinaires, i-à-dire une première génuflexion avant de partir, et une seconde arrivant.

PART. IV CHAP. Vm, ART. V.

more solito l'autel, absolument comme aux Vêpres des autres fêtes {Rubr.^ ibid.).

48. Le Diacre, après avoir encensé le Célébrant, va encenser le Chœur more solito. Pendant ce temps, le Célébrant et le Sous-Diacre restent à l'autel, placés comme pour l'Introït, attendant que le Chœnr ait fini de répéter l'antienne de Magnificat {Bisso, litt. M, n. 25, § é). Après avoir encensé le Chœur, le Diacre revient encenser le Sous-Diacre, qui, du degré où il se trouve, se tourne pour cela vers lui, sans tourner le dos au Célébrant ; puis le Diacre, ayant remis l'encensoir au Thuriféraire, monte aussi près du Célébrant comme pour l'introït, et est encensé au. même lieu en se tournant vers le Thuriféraire. Ensuite celui-ci encense les Acolytes et le peuple more solito ; puis il reporte son encensoir à la sacristie, et revient ensuite (Jlfera/z,ibid., n. 62 ; Bisso^ ibid., § 1 : Bauld., ibid., n. 18 et 19).

49. Lorsque le Chœur a répété l'antienne Vespere autem, etc., le Célébrant va au milieu de l'autel avec ses Ministres, qui s'y trouvent unus post alium ; il baise l'autel, dit Dominus vohiscum, et continue le reste de la Messe à l'ordinaire {Merati, ibid., 63); seulement le Diacre ajoute deux Alléluia à Vlte^ Missa est{Rub. ibid.).

JYota, Il est bon de remarquer que la Rubrique de ce jour prescrit la manière de se procurer le feu nouveau à bénir en ces termes : Intérim excutitur ignis de lapide foris Ecclesiam, et ex to accenduntur carbones. Par conséquent, il serait contraire à cette rubrique de se procurer le feu nouveau au moyen des allumettes phosphoriques, d'autant plus que la première oraison de la bénédiction suppose du feu qu'on s'est procuré de la manière indiquée par la Rubrique.

JVota. Ceux qui ont le privilège de dire en ce jour une Messe privée, la commenceront comme de coutume, en omettant les Prophéties, et les Litanies, ainsi que l'a décide ia S. Congrégation des Rites, le 28 et le 31 juillet 1821.

Le Célébrant, après avoir dit VAufer a nobis etc,^ et baisé l'autel, sans aller au missel, dira aussitôt le Kyrie et le Gloria^ et continuera la Messe comme elle est dans le missel (1).

(1) Par conséquent on devra dire, alternativement avec le Clerc

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