‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 31 sur 196 · PART. II, TIT. I, GHAP. I, ART. IX · texte numérisé non relu

PART. II, TIT. I, GHAP. I, ART. IX

Congrégittion des Rites l'a ainsi ordonné le 7 septembre J816.

90. A ces paroles Ex hoc altaris partmpatione, il pose les mains de chaque côté sur l'autel, et le baise au milieu, en prenant garde de toucher la sainte hostie (Rubr.,\h\à.).

9 . S'éiant relevé en disant : Sacrosanctum Filti eut, il rejoint les mains, puis pose la gauche sur l'autel pour faire de la droite un signe de croix sur la saint«; hostie au mot C^jrpus, et immédiatement un autre signe de croix sur le calice aux paroles El sanguinem sumpseri" mm. Et, posant aussitôt la main gauche au-dessous de la poitrine, en prenant garde que Vindex et le pouce ne touchent la chasuble, il fait de la droite le signe de la croix sur lui-même, en disant : Omni benedictiane cœ^ lesli et gratta repleamur; il rejoint incontinent les mains devant la poitrine à la conclUj»ion, Per eumdem Chrit^ tum Domtnum noslrum {Ruhr., ibid.).

92. Lorsqu'il dit : Mémento, Domine^ etc., il écarte les mains, le:^ étend et les rejoint lentement, de manière que la jonction ne se fasse qu'à In somno pacts. Les tenant unies et élevées jusqu'au menton \ il baisse un peu la tète, et, les yeux fixés sur Tadorable Sacrement, il fait, pendant une petite pause, mention des délunts qu'il doit ou qu'il veut recommander (Ruhr , ibid.).

93. Après cette recommandation, il relève la tête, et, les mains étendues comme auparavant, il continue : Ipsis, Domine, etc. A la conclusion, Per eumdem Christum Dominum nostrum^ rejoignant les mains, il fait line inclination de tête à la croix (Rubr.^ ibid.), quoique le samt nom de Jésus ne soit pas prononcé; c'est le seul cas dans toute la Messe où il en soit ainsi.

* Utque ad faeiem, tenues de la Rubrique.

94. Il met ensuite la main gauche sur le corporal , et se frappe légèremenl la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite, en même temps que , d'un ton de voix médiocre (comme pour VOratey fralres)^ il dit: Nobis qiu)que peccatoribas [Rahr., ibid., n. 3) *.

95. Les paroles Famutis luis^ etc., se disent à voix basse, et les mains étendues à l'ordinaire {Ruhr., ibid.)*.

96. Arrivé à la conclusion , Per Christum Dominum noslrum , il rejoint les mains comme de coutume , sans ajouter Amen (Rubr.^ ibid.).

97. Mais il continue immédiatement : Per quem haec omnia^ etc., et, la main gauche posée sur l'autel, il fait trois signes de croix sur le calice et l'hostie conjointement, disant, au premier^ Sanctificas ; au second, Kmficas; et au troisième, Benedicis^ et praeslas nobis (Rubr,, ibid.).

98. Il découvre aussitôt le calice, fait la génuflexion: et, s'étant relevé, il prend respectueusement avec Je pouce et l'index de la main droite l'hostie au-dessous du milieu, et, tenant le c«ilice de la gauche par le nœud, il fait trois fois avec la sainte hostie le signe de la croix au-dessus du calice dans son diamèire intérieur, sans sortir de sa circonférence et sans toucher aucune- Dienl ses bords. Au premier signe de croix, il dit : Per ipsum; au second. Et cum ipso; au troisième, Et in ipso; et

* LorsquMl devra se frapper la poitrine, en cette circonstance, i YAgnus Dei, au Domine^ non sum dtgnuSf il aura soin ,de t^nir les trois derniers doigts de telle sorte que le pouce et l'index ne touctieut pas la chasuble. ("/></-* randus, lib. iv, cap. xlvi.) {Note de r Auteur.)

* Si l'on fait la féie ou mémoire d'un Saint mentionné dans cette prière, en prononçant son nom, on incline légèremenl la tête ver» le livre. 11 est bon de oire, en passant, que le saint Jean dont il y est «question, c'est baiul Jean Baptiste. La s. Congrégation l'a d*'claré ainsi le :!7 ni»rs 1^24.

|H) PART, n, TIT. ï, CHAP. I, ART. X.

immédiatement, sans cesser de tenir le calice de la main gauche, il fait deux autres signes de croiic sur le corporal , entre la coupe et sa poitrine ; le premier, pendant qu'il dit : Est iibi Deo Patri omnipolenti ; le second, en disant : In unîtate Spiritus Sancti ; puis, reportant incontinent Thostie au-dessus du calice, oy il la tiepl de la main droite, il élève un peu le calice et Tbostie à )fi fois, en disant : Omnis honor el gloria. Ayant ensuit^ déposé le calice et replacé l'hostie ^ sa pl^çe^ il frotte légèrement ses doigts sur le calice, le re(;oMvre, fait \9. génuflexion {Rubr., ibid.), et continue comme npu^ allons le dire :

ARTICLE K

Du Pater noster à la Communion.

98. Après avoir fait la génuflexion , ii pose les mains sur le corporal, et du d'une voix intelligible : Per émnia mtâcula mecuiorum. Le Servant ayant répondu Amen, le Prêtre poursuit, Oremm^ etc., rejoignant les mains et ipeiiaant la léie vers le très saint Sacrement ; il relève h tête, et (continue, les mains jointes, jusqu'au Pater, qv il dit tout entier les mains étendues devant la poitrine, el les yeux arrêtés sur la saioid Uotiie {Rubr. Mm., pari, a, lit, x, n. 1).

100. Après que le Sei vant a répondu i Sêd libéra nôê H rnalo^ le Prêtre dit tout b^s, Amm. Aprèa quoi H tire la patène de dessous le corporal , et l'essuie de la raain droite ^ avec le purificatoire , qu'il place ensuite ^ iquelque distance du corporal du côté de l'épitre. Il prend la patène entre l'index et le n^dius de la main droite, il la tient dressée (et appuyée sur la nappe près

' La main gaurlio posé*' 8i r b» rorpnral l\uhir . iM ).

m IK MCSSC EASSE. 81

du corporal, le dedans vers le milieu de Taute)), et dit : libéra nos, etc. (Rubr., ibid.)

101 . Avani de dire ; Da propttius pacem^ il met la main gauche au-dessous de In |)oitrine, et fait sur soi, avec la patène, qu'il a dans la droite, un signe de croii^ ordinaire, en disant : Da propitim pacem in diebus nostris ^ En terminant le signe de croix, il baise la pa« tène^ non pas au milieu, mais près du bord, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du 24 juillet 1685 : il serait même convenable de ne pas la baiser sur la partie que devra toucher la sainte hostie. Puis, poursuivant : tlt^ ope misericordiae^ il fait passer la patène sous Thostie, en s'aidant pour cela de l'index de la main gauche {Rubr., ibid., n. 2).

102. Après cela il découvre le calice, et fait la génuflexion; puis il prend Thostie entre Tindex et le pouce de la main droite, la porte avec ces deux doigts au-dessus du calice, où, l'ayant prise aussi avec les deux premiers doigts de la main gauche, il la rompt doucement et peu Il peu en ligne droite par le milieu, en commençant par le haut, et disant pendant celle action : Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. L'hoslie divisée, il pose sur la patène la partie qui est dans sa main droite; puis de la même main il détache une petite partie du bas de l'autre moitié qu'il tient avec sa main gauche audessus du calice, disant en même temps : Qui tecùm vitt^ et régnât, et rien de plus [Rubr., ibid.) *.

• Quplqiies Rubricairw, fondés sur 1« Cér<'rnonial dw Ev<*ques (lib. n, c. viii, n.'73). vealeiUqn'ea tawa le siffle de Utmx avant 6^ m i Da profiititi9 pacem ; mais TAuteur n*a fait que traduira" ici la Rubrique du Missel. Oui qui deoiaD^ient qu'on anticipe un pnu If signe de croix, ont pour but de («ira baiser Va patène au niol Pacem, En suivant \o texte de la Rubrique, ou W fii( imiDédiateincnt après oes paroles du Missel : la diebw noitrù»

* Cs n'est pas la Rubrique, nuu» uu décret do la S. O^ngn^satiou d«i RiMf ,

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i03. n retient cette particule avec la main droite audessus du calice, et pose sur la patène la partie qui lui reste ^ la main gauche % en disant : In unitate Spiri-' tus sancti Deus. Il porte aussitôt la main gauche au nœud du calice, et dit ^ haute voix : Peromnia saecula saeculorum. Le Servant avant répondu ilmen, le Prêtre fait audessus de la coupe avec la particule trois signes de croix en disant, au premier, PaxDommi; au second, «Sï^ xemper; au troisième, Vobiscum. Le Servant répond : Et cum spirita tuo^ et le Célébrant laisse tomber la pai li« eu le dans le calice, en disant tout bas : Hœc commixlio^ etc : il frotte ensuite légèrement entre eux le pouce et l'index au-dessus du calice et fait la génuflexion {Ruhr., ibid.) •.

1U4. Après qu'il s'est relevé, se tenant médiocrement incliné vers l'adorable Sacrement, les mains jointes entre sa poitrine et l'autel, sans pourtant le toucher, il dit à haute voix : Agnus Dei, qui tollis peccata mundi; et, mettant alors la main sur le corporal, et se frappant la poitrine de la droite avec les trois doigts qui n'ont pas touché la sainte hostie, il ajoute : Miserere nobis : ce qu'il réitère au second Miserere nobis et ^ Dona nobis pacem^ sans rejoindre les mains depuis qu'il les a séparées au premier Agnus (Rubr., ibid.).

105. Ensuite, les mains jointes et posées de la manière ordinaire sur le bord de l'autel, et non sur le cor^ poral, conformément au décret de la S. Congrégation

qui détermine que c'est du bas qu<« l*on détachera cette particule. G6 décret est du 4 août 1665. {Note de VAulwr.)

* En ta joignant à Tautre de manière que l'hostie conserve sa forme ronde. Ainsi le recommandent, on général, les cérémoniaux.

* Après avoir frolté ses doigts, et avant de faire la génuflexion, il doit couvrir le calice \Rubr., iDid ) ; ce qu'U Ciit de la main ditite, en metUni la main gnwhinr laiôMt.

des Rites du 7 septembre 1816, il dit tout bas les trois oraisons prescrites avant la communion^ tenant les yeux arrêtés sur la sainte hostie (Rubr.^ n. 5).

106. Les oraisons terminées, il fait la génuflexion, et, se relevant, il dit : Panent cœlestem accipiam, et nomen Dominiinvocabo {Rubr./ihid.)

107. Il prend alors de la main droite les deux parties de l'hostie, sans les faire sortir en dehors de la |)atène, ou an moins en les faisant venir seulement par le côté *, de telle sorte qu'aucune parcelle ne puisse tomber sur le pied du calice : pour le faire avec plus de commodité et de décence, il s'aide de la main gauche. Puis il prend ces deux parties entre l'index et le ponce de cette même main gauche, de telle manière qu'elles ne soient pas totalement superposées l'une sur Tauirc ^ Ensuite, avec la main droite, il place la patène sous l'hostie entre l'index et le médius de la gauche : tenant ainsi l'hostie et la patène entre sa poitrine et le calice, un peu au-dessus du corporal, sincimant un peu ^ sans s'appuyer, s'il lui est possible, du bras gauche sur l'autel ^; et, sans nullement se tourner d'aucun côié, il dit trois fois d'un ton de voix médiocre ; Domine^ non sum dignus; en même temps il se frappe k chaque fois la

* Ou par le haut

* On peut réunir les deux parties de Vhostie de sorte que l'une soit un peu sur l'autre, ou seulenient les approcher Tune auprès de l'autre Les Céréiiiooiaux demandent, en gcnéritl, qu'elles soient placées de maLière ài former une figure ronde ou à peu près.

' Les Céré'uoniaux prescrivent, en général, une inclination médiocre.

^ Merati (in Gav.^ part, ii, tit. x, n. 15) observe qu'un Prôlre, en cas de faiblesse, pourrait appuyer le petit doigt sur le corporal Saint Liguori . avec d'autres Rubricistes, dit le coude Iwrs du corporal. Merati (ibid ) combat ae dsrnier seotiuieot.

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poitrine ; puis il poursuit loul bas :Ut intres, etc. {Rubr.^ il)i(l., D. i) ^

108. Après cela, il se redresse, prend les deux parties de riioslie * entre le pouce et l'index de la main droite, se signe lui-même avec cette sainte hostie, en tenant toujours la patène dessous, et en prenant garde que la croix qu'il forme ne dépasse pas en largeur la eirronférence de la patène, et ne s*élève pas en hauteur tellement que l'hostie puisse être vue du peuple {Rabr,^ ibid )'.

109. Après avoir Tait ce signe de croix, le Prêtre appuie modestement les coudes sur le devant de l'autel, et, ainsi incliné médiocrement, et tenant au-desKus de la patène les deux parties de l'hostie superposées l'une sur l'autre, il se communie avec beaucoup de révérence (Rubr., ibid.) *.

* Afin de ne pas se presser en achevant la formule , il pourra , aussitôt après avoir frappé sa poitrine, reposer sa main sur le corporai, ou la mouvoir ^sses lenlement pour se l;iisser le temps de dire les paroles. (Note de l'Auteur.)

* Qu'il met entièrement Tune sur l'autre, sel n Tusage |é éral. Il y i plu-ieurs manières d'opérer celte action. Voici celle qui nous paraU la plus sii'pe et la plus commode : Immédiacraent après ie dernier Domine , non sunfk digtim, les deux parties de la sainte h<isti6 étant ternies pa-^ les deux premiers doigts de la main gauche, on prend dfe la droite la partie la phis avamée près de Vinléritur de ce le main gauche, on la tire tout à fait, et on la postf doucement sur Tartre On fait ensuite passer ces deux parties ainsi réunies de la main gauche à a droite.

' il fait le higiie de croix en disant : Corpus Domini nosifi Jesu ClkTièU (Rubr,, ibid ).

*" Careat Saverdos (dit Merati, îora I, p .*>88) ne dentibuit comminusii saerosanciam hosliam Nous ne vouions pas condamner la pratique respectueuse lecomuiaudée ici ; mais lorsqu'on i>e pourrait avaler la sainte hoslie qu'après un certain temps , si on ne la faisait passer sous les dents , on peut le faire sans scrupule, puisqu*', cMinmie le remanfue très bien Gertom dans ses Rii49 d^. (a. Af^99^ privée, c«>tte chair imuiurlelle et impassiiile ne reçoit aucun do9w»age ^ deuts, qui ne brisent pas te Corps adorable , mais seulement le» ^R^> (N(Ht^, dfi l'Auteur.)

pE IK MflSSE B4SSE, 9^

ilO. Ayant ainsi \jr\s^ la sainte hostie^ il pose la pa« tène sur le corporal, s^plève, et, sans séparer les pouces du second doigt, il j[pint les mains devant son visage, et prie menialemeui pendant un court espace de temps ÎHubr,, ibid,) \

m. Après ce moment de recueillement, il sépare ses mains, et dit a voix basse : Quid retribuam Domino; en même temps il découvre le calice, et fait la génuflexion. Ayant pris ensuite la patène de la main droite, il recueille avec soin et attention les parcelles qui auraient pu rester sur le corporal (fla6r., ibîd.) : pour cela, il soulève, s'il en est besoin, l'extrémité du corporal avec la main gauche ^.

i12. Après avoir recueilli les parcelles, il porte la patène au-dessus de la coupe', et, la tenant un peu incli-

*■ QtietquM Préims »*&prétef!t égstemenf un tnstont ^ font nn pen de méiitalion pour produire qupiques actes avai.t la conimnnion ; mais la plupart des Âaieurs condamnent cetie pratique, par la raison qu'il n'est pa.> permis démêler des ailes de dévotion partit u'ière aux actes publics de religion, à moins que la Rttliriqtte ne les permette , comme, par exemple, aux deux Mémento , et apfèA la oumiBuiiittn seiis l'espèee dB pain

* La plnp'«rt des Cérénoniaux sont plus explicites ut IVtion du Prêtre en cette circonstance. Voici la man ère indiquée et assez Kénéralemenl pratiquée pour leeueiHir les saintes parcelles. Le IVêtre, ayant fait la Ké«>uflexion, se relève, recule un peu le calice, ( ui-^, prenant entre Vindex et le médius de chaque main leS'CtfiR^derla partie antérieure du corporal. il le secoue légèrement sur la patène, d'abord de ta dioileNCule, puis de la gauche, enfin d s deux mains ensemble; a)*vèK qnoi. sans qaHtep le eorporal de la main gauche, il prend la patène de la draite v«rs le lalicd entre les mêmes dmgts, et hi conihii!, à trois on qnsfre npmtSy I» loiif; du corpo al, t-div^is que de H» gauche i) en relève les exirémitéA pour renvoyer les pandlfti >nr h patène; il reprewf ensuite de h itmt gaiiebe la patène au mêm« endroit, et il la conduit vers sa main droite, ainsi qiiiil'a fait de V»v^fe cOté du corporel. Si, nonobstant tout ce soin, on dé^ a>uvrait plus tard de saintes parcelles, TAuleur expose ce qu'il faudrait faire, \t»H>, I, chj»p IX, q. 5 et suivatttea.

'^ Les Céréffioninttx qui permettent de reculer ufr peu le catice pour re^ cueillir k» paroaUies, diaeiit ipi'apràs les avoir recnelfliee ofl le rapproche.

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