PART. II, TIT. I CIUP. I, ART. X
née, il la prend entre Tindex et le médius de la main gauche, près de l'endroit où il la tenait de la main droite, puis, avec le pouce et l'index de cette dernière main, il fait tomber dans le calice les parcelles qui peuvent s y trouver, en passant légèrement ces doigts sur la partie intérieure S et enfin il frotte légèrement ces mêmes doigts entre eux au-dessus de la coupe du calice {Rubr. ibid.), mais jamais sur ses parois.
i15 Après cela, le Prêtre, tenant toujours la patène delà main gauche, pose cette main sur l'autel, et prend avec les trois doigts libres de la droite le calice au-dessous du nœud^ en disant : Calicem scdutaris^ etc , jusqu'à Salvus ero inclusivement : alors il l'élève de telle sorte que le haut de la coupe arrive vis-à-vis son front, et il se signe avec le calice comme il l'a fait avec l'hostie, en disant : Sanguis Domini noslri, etc. (Rubr.^ ibid., n. S) \
114 Ayant fait ce signe de croix, il se tient droit, et prend avec grand respect, en deux ou trois fois, le précieux Sang, avec la particule qui a été mise dedans, en tenant en même temps la patène sous le calice (Au&r., ibid., u. 5} assez proche de son menton. Il prendra garde
* Et en prenant bien garde de ne pas foire tomber les parcelles en dehors de la coupe.
* La plus grande partie des commentateurs des Rubriques prétendent que le Prêtre, en se signant tant avec la sainte hostie qn* avec le calit e, ne doit pas incliner la tête aux mots Jutt Chrtsti ; ce qu*en vérité on ne peut pas prouver, au moin» d*une manière claire, pair la Rubrique. Aussi un grand nombre de Prêtres 8*en tiennent sans scrupule è la règle générale, qui prescrit rindina* tion de tête à la Messe toutes les fois qu'on prononce le saint nom de Jésus. (Note de V Auteur.)
La S. Congrégation a déddé ce point le 2i septembre 1842. A cette question : tf An Sacerdos seipsum signans cum hostia et calice consecratis, ante • snmptiiinem ss. Sacramenti ad v^rba Jesu (7/imti debeat caput iuclioardî • ttt» a répo^da : t Affirmative, ja^ BabriMs. •
qu'il est plus convenable de ne pas sortir le eali<;e des lèvres que de le porler plusieurs fois à la bouche *.
US. O^e'^ues Prêlres, suivant l'enseignproent de quelques Rubricistcs, même d'assez grand poids, ont conlume, après avoir pris le précieux Sang, de se tenir un peu dans le recueillement, le calice posé sur Taulel. D'autres, s'en tenant au texte de la Rubrique, qui ne fait en rien menlion d'une telle pratique, posent immédiatement sur le corporal la main gauche avec la patène entre les doigts, disant tout bas : Qaod ore sumpsimuSy etc., et en même temps, sans se déranger, présentent le calice vers le coin de l'épître, ^ onr que le Servant y verse le vin de la purification, qu'ils prennent sur-lechamp {Rabr.^ ibid.), en tenant, comme pour la communion, la patène sous le menton '.