Q::^ CHAPITRE VIU
Be la HesM privée célébrée par l*Évéqne«
1. Il convient que rÉvôque qui doit célébrer la Messe se revête des ornements sacrés, non pas à la sacristie, mais i Tautel, où Ton a dû les disposer à Tavance (Caer, Ep., cap. xn, n. 1).
' Lonque des PréUb sont hors du lieu de leur juridietioot ofl leur donne fieulewtint baiser l'instrument de paix ; on les salue aussi en allant à l'autel et en revenant, et même, selon l'avis de quelques-uns, après le dernier Evangile Pour le reste, on agit comme s'ils n*élaient pas piésents. Lorsqu'un prinee séculier de grande considération e4 présent pendant U Mèsae,on observa If» mémei choses que pour les grands Prélats, k TexceptioR de ce qii kwi : V au Confiteor on dit à Tordinaire VobiSt fratre^.,, vos pratrest aana leur feire aucune inclination; V après TEvangile on leur donne à baiser le Miasel, sais non pas cehii de Tautel, qne le Célébrant doit baiser seul ; on leur en présente un autre préparé ï celte fin ; 3® enfin» le Prêtre ne s'ineline pes wn ^ ivani la bénéidiotiou» et il la donne sur eux-aiênies. (NfU$ 4e VA^eur )
DE U MESS6 BASSE. i87
% On devra donc avoir soin de faire préparer devant le milieu iê cet autel, à distance convenable, un prie-Dieu* aur lequel le Prélat pourra faire sa préparation et son action de grâces * .
3 Les ornements à préparer sur l'autel sont : la chasuble et Vêtole de la couleur du jour, la croix pectorale, la ceinture, l'aube tt Tafflict. On met le manipule à pai*t, soit sur l'autel, soit sur la crédence dont nous allons parler.
4. C«?tte crédence, que le Cérémonial des Evêque$ caractériae yar le mot de inensukt doit être couverte d'une nappe. On dispose dedans le calice tout préparé pour la Messie et le manipule, si on ne Ta pas mis sur l'autel ; les burettes, l'aiguière avee sa cuvette et me serviette.
5. Quoique deux derges suffisent à la rigueur (Coer. £p. ib , B. 4)« il est très convenable, surtout si l'Evéque doit célébrer dans Que église publique, que Ton en allume au moins quatre.
6. Il est également de grande convenance que cette Messe ae soit pas seulement servie par de simples Clercs, mais en outre par un Prêtre. Le Cérémonial des Evêques en désire môme plusieurs. Il s'exprime aipsi : Valde convmens esset ut duos saltem CapeU hnos, cûUio nrnndis indutos, apud se mintUrantes huberet (Ept^n
mpitSy ibid ) *.
7. Le moment venu, TÉvéque se lave les mains près de son prie-Dieu Les Prêtres qui l'assistent reçoivent son anneau et le remettent à son doigt j ils lui présentent aussi la serviette pour essuyer ses mains.
8. L*Ëvôque s*4tant immédiatement rendu au pied de l'aute!, les Prêtres assistants lui présentent successivement les ornements saorés avec les révérences et les baisers convenables : d'abord l'amict, que TÉvôque met par-dessus le rochet (Rubr , part ii, tit i, p. î ); ensuite l'aube, puis la ceinture La ceinture étant attachée 4^ Taube convenablement fixée, ils lui donnent à boiser la croix
* Si l'en sait ^ rEvêfia Tagiée, on dispwia itir «• ^it-Diffi w «vert I rendrpit te furière» (U U prépuation.
^ No«s avons vtt sotiveot les Mtn» qui akùstent rÉvégpft h k llMfie )MBse as mrw de i-éle&e Noos n'a^opa trouvé ni dans k CMmwi nâi ibwa les Anteurs aucun texte qui justiÛAt oetta pfitiil^
128 PART. Il, TIT. I, CHAP. VIII.
pectorale, etTaident à l'adapter sur sa poitrine {Ruhr,,ih,^ n. 4)*. ils lui présentent également Tétole à baiser et la lui mettent sur le cou, prenant soin de la faire passer sous le portant de la croix. L'Evêque ne croise pas 1 étole (Ruhr., ib.). Enfin ils Taident à se revêtir de la chasuble.
9 L'Evoque dit ensuite la prière du manipule, qu'il ne pourrait pas dire dans le moment où l'on devra le lui mettre au bras {Caer., II, cap viif, n. 9).
10. Quand la chasuble n'est plus sur l'autel, un de ceux qui assistent l'Évéque va prendre le calice à la crédence, et le place de la môme manière que pour les Messes dites par un simple Prêtre*. Celui qui doit assister TÉvêque à sa gauche a soin de prendre le manipule, pour se tenir prêt â l'attacher au bras du Prélat.
11 . Les Prêtres qui assistent l'Évêque n'étant pas sacris induit, sont soumis à la règle générale, et doivent être à genoux pour répondre au commencement de la Messe, conformément à ce que porte la Rubrique (lUd.^ tit. ii, n. 6).
* Si rÉvéque devait dire une Messe de Requiem, on lui présenterait le manipule k baiser, et on l'attacherait à son bras avant de tui présenter la croix.
* Nous croyons qu'on pourrait laisser le calice sar la crédence jusqifi Y Offertoire, et Ty reporter immédiatement après la communion. Catalan le dit positivement pour le temps qui suit la communion {Comment., n. 3) Notre Auteur, également dan^ le cha^iitre de la Messe chantée avec deux Acolytes seulement, donne pour rAgle de port r le &ilice sur la crédence après la communion Ënfln, on trouve cette même règle dans le Memoriale Rituum pour la Messe célébrée dans les petites églises le jour de la Punficittion, le dimanche des Rameaux, etc. Du Molin enseigne positivement qu'il faut placer d'abord le calice à la crédence et Ty laisser jusqu'à TOffertoire. De plus, il fait verser l'eau et le vin dans le calice par le Chapelain , ce qui semble contraire au Cérémonial des Ëvéques, où les [fonctions des Chapelains sont ainsi décrites: a Capellani servient ei in Missa, in respondendo, in transferendo librum ab » uno lalere altaris ad aliud , cooperiendo et discooperiendo calicem eum opos
• fuerit, in porrigendo mantili cuni lavât manus, in ministrando ampuUas, et t in caeteris omnibus faeiendis usque ad iinem Missœ necessariis (lih. i, cap. XXIX, n. 5). Le Cérémonial indique tout ce qu'il y a de particulier k l'Évéque; il ne dit rien sur le point en question, et à la fin du chapitre il ajoute : Caetera » omnia Episcopus celebrans servat, prout alU sacerdoies observare coosueve-
• nut nempe joxta rubricas Missalis. »
12. Afvès Indulgentiam (Rubr,, ib., n. 10), le Prêtre ou les deux Prêtres qui répondent de chaque c^té de TÉvéque se lèvent, et celui qui est à gauche lui présente, avec les cérémonies ordinaires, le manipule à baiser et le lui attache au bras.
13. Ils Tassistent pendant toute la Messe^ se tenant à portée pour répondre, tourner les feuillets du livre, indiquer de la main ce qu'il feutdire, couvrir et découvrir le calice, servir les burettes, recevoir et lui remettre son anneau, présenter la serviette lorsqu'on lui donne à laver, et tout ce qui est du senice de Tautel (Caerem. Ep., lib i, cap. XXIX, n. 5).
14. Lorsqu'ils sont deux pour remplir ces offices, et que FÉvêque est au milieu de Tautel, ils se tiennent Tun à sa droite et Vautre à sa gauche. Mais si TÉvéque est au côté de Tépître, ils se tiennent tous les deux à sa droite, et, s'il est au côté de l'évangile , tous les deux à sa gauche, de telle sorte que l'Évéque soit toujours le plus prés du milieu de l'autel ^
15. Le Cérémonial des Évêques recommande que, pour la consécration, on apporte deux flambeaux, que l'on ne devra éteindre qu'après la communion {Ibid., n 6 et 7).
16. Après l'ablution des doigts, l'Évéque se lave les mains comme après TOflertoire : Et semper in lotione, dit le Cérémo^ niai (ibid., n. 10), familiaris aliquis ministrat aquam in pelvim^ Capellani vero mantile,
17. A la fin de la Messe, l'Évéque donne la bénédiction more épiscapalij en disant : Sit nomen, etc., et faisant trois signes de croix (Ruhr,, tit. xiii, n. 8), mais sans la crosse et sans la mitre.
18. Immédiatement après le dernier Évangile, les assistants de l'Évéque, ayant porté le calice à la crédence, s'il n'y a été transféré immédiatement après les ablutions, aident le Prélat à quitter les ornements sacrés, qu'ils déposent au milieu de l'autel, au même lieu où ils avaient été préparés avant la Messe.
* Il en est ainsi dans tous les cas semblables, que rOfficisint soil un Évéque ou un i^imple Prêtre l n'y a d'exception que quand cel Officiant est en chape; car alors ses Ministres sont tciyours à chaque côté de lui. Nous pensons qu'en ce dernier cas l'intention de !a Rubrique est de mettre les Ministrea eo posi^ Kon de toujour9 soutenir et porter au bo^oiQ k cbape de l'Ofl^ciai)^
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