‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 56 sur 196 · L'évangile fini, il s'en va, vers le côté de .l'épUre · texte numérisé non relu

L'évangile fini, il s'en va, vers le côté de .l'épUre

^ Voici Tordre tracé par le Cérémonial des Evéques pour se rendre aa lieu

où doit être chanté TÉvangile : « Procedit Caeremoniarius, mox Thuriferarias

«um thoribulo'et navlbufâ ;-'s^6uift(ér dén^Ge^ffèhHI'^tthi (âftnfMliibli»- ac cercis

aefcensîs, dlîMe 9ttb8ta^iiti9 mtanîbH^ jnnctis, iiRiAft) Ditfcdfmft, librnm Evan-

getium clausum ante pectus portans. » (Lib. n, cap. vni, n. ii }

DE l'office DU CÉKÉMOHUIIIE. 17f

elfait la génuflexion en même temps que les antres <. Il reçoit du Sous-Diacre le missel avec les inclinations eonvaaables, et le replace sur la crédence ; puis il retourne in cornu epistolae^ et s'y tient jusqu'à ce que les Ministres sacrés aient uni le Credo. Il fait les inclinations de tête comme le Célébrant, et se signe en même temps que lui.

16. Quand le Célébrant dit le verset Et incamaiw esl, le Cérémoniaire fléchit un genou. Quand les Ministres sacrés ont fini de réciter le Credoy il leur fait signe d'aller s'asseoir par le chemin le plus court. Il assiste à la banquette pour les avertir lorsqu'ils devront se découvrir. Quand le Chœur chante Et tncamcOus^ il se met k genoux ainsi que tous les Ministres inférieurs ; les Hinis« très sacrés se découvrent senlemait.

Nota. Aux Messes où les Ministres sacrés se mettent aussi à genoux pour le verset Et incamatus est^ le Cérémoniaire a dû faire d'avance préparer des coussins.

i7. Quand on a fini de chanter ces paroles : Et homo foetus est^ le Cérémoniaire fait signe au Diacre de venir avec lui prendre la bourse, et, après la lui avoir donnée, il retourne à la banquette. A ces mots Et vitam venturi ioeeuli, ou un peu auparavant, il avertit les Ministres sacrés de retourner à l'autel ; il retourne ensuite au coin de répltre.

18. Lorsque le Célébrant a dit Oremus avant Toffertoire, il fait signe au Sous-Diacre, et celui-ci, ayant fait la génuflexion, se rend à la crédence. En arrivant, le Cérémoniaire lui met le grand voile sur les épaules,

* C*est-à-clire en même temps que les Acolytes, lorsqu'il pe&se devant Tautel pour se rendre au coin de Tépttre, où il doit recevoir le livre du Sous-r Diacre.

r2 PART. II, TÏT. lï, CUkV. V.

) manière que la partie la plus longue pende du côté 'oît ^ ; puis il l'accompagne à l'autel, en portant luiême le ciboire, qui, au besoin, a dû être préparé sur crédence ; il aide à découvrir le calice, et, lorsque le ms-Diacre s'est retiré avec la patène, il fait mettre l'enins à l'ordinaire.

19. Il se retire au coin de l'épitre, et, pendant que le îlébrant encense la croix ou la partie de l'épitre, il passe 1 côté de l'évangile, ayant soin de faire la génuflexion 1 milieu de l'autel ; il ôte le missel, descend au bas des 3grés, et remet le livre à sa place après que le Célébrant encensé cette partie de l'autel. Il reste alors auprès du issel pour assister le Célébrant, lui indiquer à l'ordilire les oraisons et tourner les feuillets.

20. Quand la préface est finie, il fait signe au Diacre ) monter sur le marchepied à la droite du Célébrant )ur dire le Sanctus ; il avertit également le Sous-Diacre ms les lieux où c'est la coutume que celui-ci monte k

gauche du Célébrant pour dire avec lui le Sanetus. a S. Congrégation des Rites a déclaré, le 12 novembre S31, que, sur ce point, chaque église pouvait suivre sa )utume. A Te igitur^ le Diacre passe à la gauche du élébrant, et le Cérémoniaireserend au coin de l'épUre : »us deux font la génuflexion en passant au milieu de Intel * . Â ces paroles, Qui^ pridie quam pateretur^

* D*après Merati, le Gérémoniaire ne se rendrait pas à la crédence, mais au re, pour indiquer rOffertoire au Célébrant Alors 1» Sous-Diacre va seul à crédence, où il prend le voile aidé par les Acolytes. Cette dernière manière t plus conforme au Cérémonial des Évêques (lib. i, cap. x, n. 5; lib. ii, p. viii, n. 60). Il semble naturel que le Gérémoniaire assiste le Célébrant i préférence à ses Ministres.

* L'Auteur ne suppose pas le saint Sacrement dans le tabernacle. Mais s'il i présent, il faut deux génuflexions ; et, dans ce cas, on peut poser ce prin- M général, que, toutes les fois qu*nn Ministre de Tautel passe d*un côté à

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ayant mis de l'encens dans l'encensoir {Caer. Ep, , lib. ii, cap.Yii, n. iO), il se met h genoux en même temps que le Thuriféraire, et h l'élévation il veille k ce qu'on sonne la clochette de trois coups distincts, ayant soin de faire a?ec ie Thuriféraire une inclination profonde avant et après chaque élévation.

21 . Après la seconde élévation, il se lève ^ et reste h la fliéme place, on bien il se met sur le degré le plus près de Tantel jusqu'à Nobis quoque peecatoribus. Alors il passe de Tautre côté en faisant la génuflexion au milieu de Tantel, mais toujours derrière le Sous-Diacre.

22. Lorsque le Diacre quitte la gauche du Célébrant, il prend sa place, fait de nouveau la génuflexion avec le Célébrant et le Diacre, qui déjh doit être h droite. Le Cérémoniaire reste au même lieu pour assister le Célébrant en ce qui regarde le missel jusqu'il VAgnus Dei; il fait tontes les génuflexions avec le Célébrant, tourne les fenillets, etc.

23. Avant que le Paier commence, il fait signe au Diacre, qui, ayant fait la génuflexion, se retire derrière le Célébrant sur son degré ordinaire. A Ditnitte nobis^ le Cérémoniaire avertit de nouveau le Diacre et aussi le Sous-Diacre, lesquels, ayant fait la génuflexion, montent ^ au côté de l'épltre. Le Sous-Diacre y dépose la patène, quitte l'écharpe, et, au signe du Cérémoniaire, ayant fait h génuflexion, il retourne à sa place in plano^ tandis que le^ Diacre reste k la droite du Célébrant. Quant au Céré-

l'antre du Célébrant, il fait toujours uoe première génuflexion au lieu du déport, une seconde au lieu de Tarrivée, et point au milieu. On se comporter comme notre Auteur déclare, ci-après (chap. vit, nota), qu*on doit le faire 'Prta la consécration.

' On suppose que le Chœur se lève : autrement le Cérémoniaire resterait Cernent ï genoux jusqu'à Nobis quoque peccafohbus.

174 PAaT. If, TIT, II,; CBàP.' V.

moniaire^.ilreste k I9, gauche }tt$4i»)à ce que te Célébrant

ait c^^^.^%^K(?#s,^,P^ -Mors il fait signe

aiji S<>ttSrD,i(^.cr^, et celui-ci, ayant fait la génuflexion ea $3L pl^e,, mopt^e k }^ gauche du Célébrant, où il fait une nouvelle 'géDul][ef\on ^^^ et dit avec lui VÀgnus Dei {Rubr. Miss., part. ii,.tit. x, n. 8). Le Cérémoniaire, ayant fait la génuflexion au moment de l'arrivée dn Sous-Diacre, et en méoie temps que lui, avec le Célébrant, descend sur le pavé, ,^t aUoô^ le Sous^Diacre pour raccompagner lorsqtt'ilkia'donnQr la.paix. On la donne d'abord au côté de révangile,v pn commençant par le plus digne, puis au côté d€^ l'épitre, eu ayant soin de faire la génuflexion lorsqu'on passe devant le milieu de l'autel ^

24. La paix étant donnée au Chœur, ils retournent à l'autel; et, le Cérémoniaire ayant fait la génuflexion in piano à la droite du Sous*Diacre, il reçoit de celui-ci la paix, en lui faisant une inclination avant et après; puis il va la donner (Ruhr., ibid.) au premier Acolyte, ou bien au Thuriféraire, si celui-ci assiste à la crédence en place des Acolytes occupés à tenir les flambeaux. Cela fait, il se tient en sa place ordinaire in cornu epistolae jusqu'après la communion du Prêtre.

* Si le Soiis-Diacrc fait ici nne seconde génuflexion, c'est parce quMl se trouve à cOté du Célébrant au moment où celui-ci la fait avec le Diacre et le Cérémoniaire. Mais on peut faire cette remarque générale, que toutes les fois qu'an Ministre de r»nlel se déplace après la consécration (ou même avant la consécration si le saint Sacrement est dans le tabernacle), pour aller ^ côté dn C^- Kbrant, ou le quitte pour venir se placer derrière lui, s'il ne doit pas passer au milieu de l'autel, il fait seulement la génuflexion avant de partir, et ne la feit point en arrivant, à moins que, comme ici, des circonstances particulières ne l'exigent.

* On suppose que le premier Choeur est toujours du côté de l'évangile : s'il en était autrement, on aurait égard aux dispositions locales, et l'on eonunence- Nit par le plus digne du premier Chœur.

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Nota I. S'il y a une communion du Clergé, après que le Célébrant a pris le précieux Sang, le Sous-Diacre couvre le calice de la pale, puis le Diacre et le Sous-Diacre, ayant fait la génuflexion , changent de côté. Le Diacre découvre le ciboire, et tous deux font une nouvelle génuflexion avec le Célébrant/. Ensuite le Diacre, descendant sar le degré le plus élevé, du côté de Tépltre, dit, pro» fondement incliné et la face tournée du côté de Tévangile, le Confiteor. Le Célébrant, se tenant droit sur le marchepied et tourné vers le Diacre, dit le Misereatur et Vlndulgentiam en faisant un signe de croix sur les communiants avec la main droite, tandis qu'il tient la gauche appuyée sur sa poitrine. Au moment où le Diacre descend pour dire le Confiteor^ le Sous-Diacre se retire également sur le degré le plus élevé, du côté de l'évangile, où il reste jusqu'à /ndu/^entiam inclusive, debout, les mains jointes, la face tournée vers le Diacre. Changeant ensuite de côté avec celui-ci, ils font en même temps que le Célébrant la génuflexion l'un derrière l'autre en passant devant le milieu de l'autel; ils accompagnent ensuite le Célébrant, se tenant à ses côtés, le Diacre du

* S'il faut tirer le ciboire da tabernacle, le Célébrant, pour laisser le milieu de l'autel au Diacre, se retire avec le Sous-Diacre vers le coin de l'évangile, et tous deux se mettent à genoux sur le marchepied près de Tautel. Tous les autres Ministres de l'autel se mettent également à genoux, aussi bien que les communiants ; mais ceux qui sont au chœur restent tous debout, à Texception de ceux qui doivent communier. Le Diacre ôte d'abord le carton, puis il ouvre le tabernacle, fait la génuflexion sans mettre les mains sur l'autel (car cela n'est jamais permis qu'au Célébrant), se relève aussitôt, tire le ciboire du tabernacle, et le pose sur le corporal. Ensuite, pour l'ouvrir, il ôte d'abord le pavillon, s'il y en a un, et le met sur la nappe de l'autel, puis le couvercle, (lu'il pose sur le corporal; alors il fait encore une génuflexion. Au moment où il se retire pour dire le Confiteor, \e Célébrant se lève, ainsi que le Sous- Diacre, et va prendre le milieu de l'autel. Il fait la génuflexion avant de setourner pour dire le Misereatur (Mcrali, part, ii, til. x, n. 52 et 55).

f 7ft PART, n, TIT. n, CffAP. V.

côté de révangile, et le Sous-Diacre da côté de l'épttre*.

Nota IL Si les Ministres sacrés doivent communier^ après Indtdgentiam^ ils se mettent à genoux sur le bord du marchepied devant le Célébrant. Lorsqu'ils ont reçu la sainte communion tous les deux, ils font la génuflexion au même lieu, puis vont se placer aux côtés du Célébrant comnoe nous Tavons dit. Pour passer, ils prennent chacun un bout de la nappe des mains de ceux qui la tiennent, et la leur remettent lorsqu'ils sont passés. Le Diacre prend la patène, et la tient un peu au-dessous de l'hostie, accompagnant ainsi la main du Prêtre qui donne la communion. Le Sous-Diacre se tient près du Célébrant, les mains jointes, la face tournée vers le peuple, pendant tout le temps de la communion. Lorsqu'elle est finie, le Thuriféraire reporte la nappe h la crédence, et le Cérémoniaire assiste aux ablutions.

25. Lorsque le Célébrant est revenu au côté de Tépitre, il l'assiste pour le livre, qu'il ferme après la dernière oraison, à moins qu'on ne doive dire à la fin un évangile particulier : en ce cas il laisse le livre ouvert^ et, après que le Diacre a chanté Ylte^ Mtssa est, il le donne, pour plus de commodité, au Sous-Diacre, qui le transporte au côté de l'évangile.

26. Pendant la bénédiction il se met à genoux comme tous les autres Ministres, et se lève après qu'elle est donnée. Vers la fin de l'évangile il fait signe aux Acolytes de prendre leurs chandeliers et de venir devant le milieu de l'autel. Et après qu'ils ont fait la génuflexion

* Il est peut-être bon d'ajouter ici cette remarque, que pendant que le Célébrant dit Eece Agntis Dei, etc.^ et Domine^ non ium dignus, etc., les Officiers sacrés sont tournés et inclinés vers la sainlc hos!ie, et non tourné» vers le peuple.

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h ces paroles Et verbtim caro^ ou, si c'est an autre évangile, après qu'il est fini, ils s'en vont à la sacristie, soivisdu Clergé. Quant auCérémoniaire, il prend les barrettes des Ministres sacrés, et, après avoir fait en temps convenable la génuflexion avec eux, il les leur donne, commençant par celle du Célébrant, qu'il remet entre les mains du Diacre.

27. On retourne k la sacristie dans le même ordre que Ton a observé en venant à l'autel. En arrivant, le Cérémoniaire, conjointement avec les Ministres sacrés, salue le Clergé, et, ayant fait une inclination à l'image de la sacristÎH % il aide le Célébrant k quitter les ornements sacrés, et, après s'être acquitté de son office auprès de lai, il s'occupe de mettre en lieu propre toutes les choses qui sont sur la crédence.

Nota L Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes peuvent ne prendre leurs chandeliers qu'après l'évangile tout-k-fait terminé : ils vont seulement alors devant le milieu de l'autel ; et lorsque les Ministres sacrés en sont descendus, ils font tous ensemble la génuflexion ; puis le Cérémoniaire donne les barrettes, et l'on s'en retourne à la sacristie de la manière que nous l'avons dit.

Nota IL Les Ministres sacrés font la génuflexion in piano en arrivant la première fois k lautel, et en le quittant pour retourner a la sacristie. Dans les autres cir* constances ils la font sur le degré autant que possible.

* L'usage commun est de saluer en arrivant, d'abord la croix, puis le Clergé qui aurait fait cortège au Célébrant; en dernier lieu celui-ci salue ses OfDcicrs, d'abord ceux qui sont h sa droite, puis ceux qui sont à sa gauche : pcrsonne^, oe manque de lui rendre le salut.

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