‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 9 sur 196 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De ce «Ut eftt en ontre reiinls ponr célélirer.

Odestion 1 . Qa'est-cê qui est nécessaire pour cëlé« brer validement?

Réponse. 1<> Ud Prêtre ; 2° la matière ; 3® la forme; 4^ riotention.

Q. 2. Et pour célébrer licitement, que requiert-on ?

R. Pour qu'un Prêtre célèbre la sainte Messe licitement, il est nécessaire, 1^ qu'il soit exempt de péché mortel ; 2<> qu'il soit à jeun, ayant gardé le jeûne naturel ; 3^ qu'il soit exempt de toute censure et d'irrégula* riié; 4® qu'il consacre avec des azymes, s'il est du rit Jatin; 5^ qu'il célèbre avec les ornements sacrés, qui sont l'amict, l'aube, la ceinture, le manipule, l'étolc, la chasuble, le calice et sa patène, enûn le missel ; 6® qu'il célèbre dans les lieux et les temps prescrits; 7" qu'il le fasse sur un autel consacré, ou au moins sur une pierre sacrée; 8** que sur cet autel se trouvent les ornements nécessaires , c'est*à-dire les nappes, la croix, les cierges ; 9*" qu'il ait un Servant; 10^ qu*il ait la permission de l'Évêque du diocèse dans lequel il célèbre; 11® qu'il observe les Rubriques du Missel.

Q. 5. Un Prêtre qui ne serait pas à jeun pourrait-il célébrer pour administrer le saint Viatique à un mourant?

R. Non, il ne pourrait le faire ; parce que le précepte divin de la communion à l'article de la mort cesse d'être obligatoire toutes les fois qu'on ne peut pas le remplir de la manière que l'Église le commande.

Q. Â. Pourrait-on célébrer si Ton doutait être à jeun î

R. On ne le pourrait pas, de quelque nature que

soit ce doute, pourvu qu'il, soit fondé : car il y a ici précepte de s'abstenir , pour le plus sûr, dans les cas douteux

Q. 5. Que devrait faire un Prêtre qui aurait pris les ablutions à là première Messe du jour de Noéi, et qui par conséquent ne serait plus à jeun ? : R . Après avoir fini ta première Messe , il devrait se retirer et omettre les deux autres; et cela ne peut donner lieu k aucun scandale; car chacun sera tranquille quand il en saura la raison.

Q. 6. Peut-on quelquefois célébrer la Messe ou administrer la sainte Eucharistie sans les Vêtements «acres ?

R. Il n'y a pas de cas où il soit permis de célébrer sans les vêtements sacrés, et celui qui oserait se le permettre pécherait mortellement. Cela n'est pas même permis pour donner la sainte communion à un mourant. Également , lors même que les vêtements sacrés avee lesquels on doit porter le saint Viatique k un malade manqueraient, un Curé ne pourrait pas dans cette cir* bonstàdce, sans péché mortel, porter le Sacrement en habit ordinaire. Il y a pourtant des théologiens qui disent que dans les cas urgents, pour ne pas laisser mourir quelqu'un sans Viatique, on peut le lui porter sans In^ tOQière, sans surplis, sans vêtements sacrés. {Elbd^ tom. II, 66, 17; Gohat, tr. 4, n. 417; La Croix ^ lib. vi, n. 14.)

Q. 7. Pourrait-on au moins dire la Messe sans lumières ?

R. On ne le peut pas absolument, quelque nécessité de célébrer que l'on puisse imaginer. En cas de grande tiéeessité, une seule lumière suffirait, comme l'observe GavanUis. Les lumières doivent être de dre, seloii la

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Rubrique ; cependant Sylviud ne fait pas difficulté de permettre de Thuile ou de la graissé en cas dç pressante nécessité.

Q. 8. Peut-on la dire sans Servant ?

R. Cela est absolument défendu parle Canon Propomùti^ et aussi par le Concile de Bâie (sess. ixi), alors que le Concile était légitime^

Q. ^. Cela se pôùrrait-il s'il y avait néceà^îté pressante de célébrer ?

R. Saint Antonin émet l'opinion qu'on ne peut Jamais célébrer sans Servant, quelle que soit la nécessité que l'on puisse supposer. Cependant d'autres Docteurs graves ne font pas difficulté de le permettre quand il s'agit d'administrer le saint Viatique à un malade en danger de mort, et dans quelque autre cas semblable.

Q, 10. Si l'on ne pouvait avoir qu'une personne de sexp différent, pourrait-on l'admettre h servir la Messeî

R.^ Cela n'est jamais permis : Nulla femina praesumat ad altare accedere tel Presbytero ministrare : voilà ce qui est écrit dans le chap. ^ de Cohahit. Cleric. D'où beaucoup de pocteurs concluent qu'il y aurait moins de înal à célébrer sans Servant que d'admettre une femttie ^ servir.

Q. il, Si uii Prêtre célébrait sans croix sur l'autel, quelle lïiute cort)méttrait-ii ?

R. Le P. Merati, qui a peut-être pour lui le commun des Théologiens, veut que ce ne soit qu'une faute vébielle (tom. i. p. 297). D'autres, au contraire, soutiennent que Je péché serait, mortel, à raison de l'ancienneté de cette Rubrique, et aussi des décrets de la sainte Côni^régation des Rites; qui l'ont tant de fois sanctionnée. |lst-il besoin de dire que, pour plus fie sûreté, dans le ca9 en quastion tt dan» tons la» aiitrai da même ganfa^ laia*

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qu'on ne peut célébrer avec la décence que prescrivent les Rubriques, il vaudrait mieux, ordinairement parlant, s'en abstenir ?

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