‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 105 sur 159 · PART. IT, GHAP. VU, ART. II · texte numérisé non relu

PART. IT, GHAP. VU, ART. II

18. Lorsqu'on a fini de chanter le trait, le Célébrant chante Oremm, et le Diacre Flectomus gmua {Rubr.^ ibid.), en s'agenoniliant % ce que tous doivent faire également, k Texception du Célébrant {Gav., part, iv, tit. H, in Rubr. III; Merati, ibid., n. 15; Bauld.^ ibid., n. 8). Le Sous-Diacre reprend aussitôt : Ltoate (ihffrr., ibid.)^ et tous se relèvent.

16. Pendant que le Célébrant chante l'oraison Extenn sis fnanilms {Merati, ibid.J, le second Acolyte va aider le Sous-Diacre k ôter sa chasuble ; puis celui-ci, ayant reçu le missel du second Cérémoniaire, et fait les révérences accoutumées tant k l'autel qu'au Cboear, chante sur le ton de l'épitre la leçon sans titre {Rvibr,, ibid.).

17. La leçon finie, il fait les saints comme k l'ordinaire, et, sans prendre la bénédiction du Célébrant, il rend le missel au second Cérémoniaire (Batdd,^ ibid., n. 11 et là), reprend sa chasuble, et retourne k sa place du coin de l'épitre, comme pendant l'introït {Mercui, ibid., n. 17). Lorsque le Célébrant a fim de lire cette même leçon, k laquelle on ne répond pas Deo gratias {Baidd.^ ibid. ; Merati^ ibid., n» 16)^ et le trait qui suit, les trois Officiers sacrés vont s'asseoir (Bisso, ibid.,

18. Pendant que le Chœur chante le trait, on prépare les trois pupitres pour la Passion, et tout se fait comme nous l'avons dit du n^ 39 au nombre 44 inclusivement du chapitre iv, k l'exception de ce qui suit. Le Célébrant dit in cornu epistolae toute la Passion, même la partie qui tient lieu d'évangile , en disant auparavant le

* Noire Auteur semble dire id qu'on fléchit les deux genoux; nous avons fait k la page 182 une note à ce sujet. Cependant plus tard, chap. viu, art. iv, | n. 32, notre même Auteur dira positivement qu'on ne fléchit qu'un genou.

j>E l'office du tendredi saint. 585

Mmda car meum, qu'il dit au même lieu, profondément incliné, en omettant Juhe^ Domine^ benedicere {Rubr.^ ibid.).

19. Lorsque la Passion est finie, et que ceux qui l'ont chantée sont partis, le Sous-Diacre descend in pUmo^ et le Diacre, in comti epistolae^ ôte sa chasuble, prend le stoîone noir, et porte le missel sur l'autel avec les saluts accoutumés {Merati^ ibid., n. 19) ; ensuite, se mettant k genoux sur le bord du marchepied, il dit Munda cor meam^ et, sans demander la bénédiction (Rubr.y ibid.), il se lève, prend le missel, descend in flano près du Sous-Diacre, et, après les révérences accoutumées, il va chanter l'évangile. On n'y porte ni Tencens, ni les chandeliers des Acolytes (Rubr.^ ibid.).

20. L'évangile chanté, le Sous-Diacre ne porte pas le livre à baiser au Célébrant {Rubr., ibid.) ; mais, après l'avoir fermé, il le donne au second Gérémoniaire. Tous ensemble font la génuflexion au milieu ; puis les Acolytes retournent k leurs places (Caerem. Episc.^ ibid., n. 19), le Gérémoniaire pose le livre sur la crédence, et le Diacre et le Sous-Diacre vont unmpost alium derrière le Célébrant in cornu epistolae {Gav.^ ibid., in Rubr. ix; Merati, ibid., n. 20).

21 . Alors le Célébrant commence la préface des oraisons, les mains jointes. La préface finie^ il les étend et les rejoint, en faisant une inclination k la croix, en même temps qu'il dit Oremm. Le Diacre chante Fkctamus (jmua, et le Sous-Diacre Levate^ comme nous l'avons (lit au n. 15 , puis le Célébrant chaule l'oraison sur le ton férial, les mains étendues. Il chante le reste sur le même ton et avec le même rit, c'est-k-dire les oraisons les mains étendues, et leurs préfaces les mains jointes (flu6r.,ibid.).

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3S. A l'oraison qui commeiiee par ces mot« : OmntpoienB semp%tem$ Deui^ qui mlva» omne$ génies^ les Acolytes ^ vont étendre le tapis violet a parte evangelii^ de telle sorte qu'une des extrémités soit posée sur le premier degré ; ils y mettent encore le conssin, et le reste du tapis tombe sur le pavé du chœur ; par-dessus ils étendent le long voile tissu de soie blanche (Coir. Bp.^ ibid., n. â2; et cap. xxTi, n. 8) mélangée de violet (Mémorial. Rit, tit. v, cap. ii, § i, n. 14).

35. Les oraisons terminées, les Officiers sacrés vont per breiviarem k la banquette, ou le Célébrant et le Sous- Diacre dtent leurs chasubles (Merati^ ibid., n. 2SS)'; puis ils se rendent in eamu epistolae, où ils se tiennent in piano (Caer. Ep., ibid., cap. xxvi, n. 9), tournés vers le peuple.

Si4. Alors le Cérémoniaire et le Diacre quittent le Célébrant et le Sous-Diacre, et montent sur le marchepied. Lorsqu'ils ont fait une génuflexion simple k la croix, le Cérémoniaire ^ la prend et la donne au Diacre, sans aucun baiser (Merati. ibid., n. 25). Le Diacre la porie révéreocieusement per breviorem au Célébrant, la lui remet également sans aucun baiser, en tenant l'image du crucifix tournée vers soi (Merati, ibid.), de telle sorte que le Célébrant la tient l'image du cruciûx tournée vers le peuple (Rubr. , ibid . ) .

' Le Cérémonial dit: Ministri.

* Le Memonale Rituum ajoute le mot seulement^ comme pour faire voir qu*on ne doit pas encore quitter le manipule.

* NileGérémonial des Évoques ni le MemoritUe RHuum n*assignd cette fonction au Gérémoniaire.

DE L'omCE DU TENDKEDI SAINT. 587

ARTICLE ni.

DuM&ment au l'on décfmore la croix jusqu'à la Procession.

25. Le Célébrant^ ayant reçu la croix, se place sur le degré le plus élevé in cornu epistolae (Ruhr. Miss.^ ui in die)^ ayant le Sous-Diacre k sa gauche et le Diacre à sa droite^ tous trois tournés vers le peuple. Il tient la croix de sa main gauche, de sa droite il en découvre le sommet fJRubr., ibid.), jusqu'au croisillon seulement, aidé en cela par ses Ministres, s'il en est besoin (Caer. Ep.^ lib. u, cap XXYI, n. 9; Bauld., part, iv, cap. x« art. m, n. 5; CasUMi^ lib. m, § 7, cap. ui^ n. 11 ; Me^ ratiy part, iv, tit. ix, n. 24). Puis, en l'élevant à la hau** teor des yeux, il chante, sur le missel qu'un Acolyte tient devant lui : Ecee lignum crucis (Ruhr., ibid.), d'un ton de voix grave et tellement ménagée, qu'on paisse chanter la même chose deux autres fois sur un ton plus élevéi sans que le chant ait rien d'inconvenant {Meratij ibid.)

26. Aussitôt qu'il commence, tous ceux du Chœur se lèvent et se tiennent tète découverte. Le Célébrant continue l'antienne et la chante tout entière avec ses Ministres {Caer. Ep,^ ibid., Parid. (7ram, lib. ii, cap. lxyii; Bauld.j ibid., n. 4) ^ Le Chœur répond: Fenûe adoremus, et tous se mettent en même temps à genoux lUroque genu, la tête inclinée vers la croix : les Ministres de l'autel font de même {Bralion^ part. iiL cap. xi, n. 15; Bisso^ litt. D, Q. 88, § 5) ; le Célébrant seul reste debout (Rubr.y ibid.).

* Le Bfisâdl est suf ce point pM explicite. Le Célébrant chanté : Ëece Hçnum erucis; les Ministres chantent avec lui : In qtio salus Mtmdipependit; «tleChœur: Fentle odoremtM.

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