‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 106 sur 159 · PART. IV, CHAP. VII, ART. III · texte numérisé non relu

PART. IV, CHAP. VII, ART. III

27. Lorsqu'on a fini de chanter Venite adoremusy tons se lèvent, et alors le Célébrant, avec ses Ministres toujours placés de même, monte sur le marchepied et s'arrête in cornu epiêtolae S le Diacre étant presque au milieu de l'autel, et le Sous-Diacre sur le degré le plus élevé (Meratù ibid., n. 25). Le Célébrant découvre le bras droit de la croix et la tête du crucifix; puis, sur un ton un peu plus élevé, il chante de nouveau : Ecee lignum. Tout le reste se fait comme la première fois r/îti6f.,ibid.).

28. Ensuite le Célébrant va au milieu de Tautel (Rubr.^ ibid.), ayant toujours ses Ministres à ses côtés, le Diacre in cornu evangeliiy et le Sous-Diacre in cornu epistolae^ et découvre la croix entièrement, donnant le voile au Sous-Diacre, qui le remet à un Acolyte pour le porter sur la crédence (BauU.^ ibid., n. 6; Merati.^ ibid., n. 26) ; et alors, prenant un ton de voix plus élevé, il recommence la même antienne de la même manière. Cette fois, après que le Chœur a dit : Venile adoremuê^ tous restent à genoux (Bauld.^ ibid., n. 8 ; Meratiy ibid., n. 27).

29. Alors le Célébrant, d'un pas grave, tenant des deux mains la croix élevée, accompagné seulement du Cérémoniaire, qui relève au besoin le bas de l'aube (Me^ rati^ ibid.), la porte devoti^ et sans faire aucun salut, au lieu préparé, et, k genoux, il la place sur le tapis et le coussin (Rubr.^ ibid.^. Ensuite il se lève, fait la génuflexion unico gmu^ et retourne a la banquette.

30. Au moment ou le Célébrant fait la génuflexion, le Chœur se lève, ses Ministres, sur le marchepied, font aussi la génuflexion vers la croix {Bauld.y ibid.), et des-

' Où on lit rintroïl de la Messe.

DE L'OFnCE DU VENDREDI SAINT. 389"

cendent per brmarem k la banquette. Le second Acolyte dévoile la croix de Procession, et un autre Clerc découvre toutes les autres croix de l'Église et de la sacristie, mais non pas les images (Bauld,^ ibid., n. 7; Merati, ibid.).

51 . Le Célébrant et ses Ministres^ arriyés à la banquette, ôtent tous trois leurs manipules, conformément aa décret delà S. Congrégation des Rites du le septembre 1736; ils ôtent ensuite leurs souliers (Rubr.^ ibidr; Merati^ ibid., n. 31) ^; et, le Diacre et le Sôus-Diacre restant à la banquette, le Célébrant, accompagné du Cérémoniaire, va adorer la croix en cette manière *.

32. Il se mettra à genoux une première fois, au bas du chœur, et pourra dire, s'il veut : Adoramus te Christe^ et henedicimm tibi, quia per sanctam crucem tuam rede-^ mistt Mundum. C'est l'avis de Bauldry (ibid.^ n. 8), de Gâvantus (part, rv, tit. ix, in Rubr. xii, litt. 0), de Merati (ibid.^ n. xxix). Ensuite il se lève, se remet à genoux au milieu du chœur, et prie de même. II fait la même chose auprès de la croix, et baise les pieds seulement du crucifix (Bisso^ litt. A, n. 185, § 1 ; Bauld.^ de Bralion, Merati^ ibid.). Puis il se lève, fait une génuflexion simple k la croix, et retourne per breviorem à la banquette. Les Acolytes lui mettent ses souliers, le Diacre et le Sous-Diacre sa chasuble et son manipule; ensuite il s'assied et se couvre [Rubr,^ ibid.; Bisso^ ibid., §2; Jlferaf», ibid.,n.30).

33. Alors seulement les Ministres sacrés, ayant salué le Célébrant, vont ensemble, accompagnés par le second

* Le CâébraDt s'assied pour ôter ses souliers {Memoriale Wf. , lit. v, cap n, g II, n. 12).

* Tous les Commentateurs des Rubriques, à Texceplion de notre Auteur disent que le Célébrant va seul adorer la croix .

300 pàMt. nr, chaf . m, kM. m.

GérémoDÎaire, faire l'adorattonSde |la cvoii^ de la «i^Be manière et tvee les mêmes eérémoDies que le Célébrant. Le Diacre baiae les pieds du Crucifix le premier^ le Sôus^ Diacre après lui (Merati, ibid., n. 51).

54. Quand les Ministres de Tautel se sont retirés, le reste du Clergé commence i'adoraticiti : les Prêtres les premiers deux k deux, puis les autres Cleres dans le même ordre, et enfin les laïques (JRti&r., iWd.) *, si c'e&t Fusage que les laïques entrent dans le sanctuaire (BatM. , iMd., n. XXVI).

Nota. Si ce n^est pas l'usage que les laïques entrent dans le chœur, alors un Prêtre, revêtu d'un surplis et d'une étote noire, portera un autre Crucifix dans le lieu oùie peuple a coutume de faire l'adoration, et où l'on a dû préparer un tapis, un coussin et un voile, comme il a été dit ci-dessus [Bauld.y ibid., n. 19; Merati^ ibid.). Si c'était un lieu où cela dût gêner la Procession, le même Prêtre aurait soin de l'ôter avant qu'elle commence.

55. Pendant l'adoration, les Chantres chantent les improperta marqués dans le missel, et les continuent jusqu'à ce que l'adoration soit terminée. Il n'est donc pas nécessaire de chanter tout, mais seulement ce qu'il faut pour le temps qu'elle dure, eu égard au grand ou au petit nombre des adorateurs {Rubr. /ibid.; Caer. Ep.^ n, U).

56. En arrivant de l'adoration de la croix k la banquette, les Ministres sacrés saluent le Célébrant, reprennent leurs souliers et leur manipule ; le Sous-Diacre reprend en outre sa chasuble ; puis ils s'asseyent k côté du Célébrant^ et se couvrent (BofM.^ihid., n. 10; B%$so,

< Lês membres dn Cierge ôtent atttfii leurs souliers fUfem. M,t tit. v, cap. u, § u, n. 15;.

DE VOFFiCR ht fBimrAEflrl BAUft. 894

iind.; Merati^ ibid.). Alors tth Clerc, ayant pris k la cré^ dence le missel, se présente devant le Célébrant, le salae, et, rottvraiit à l'endroh des improperia, il le fient de Éofanièire à ce qa'ils paissent être récités alternative-^ mm par le Célébrant et ses Ministres.

57. Lorsque les Acolytes ont fait Tadoration, le premier ftlliime les cierges de la crédence, et ensuite ceux de Tatitel (Rubr., ibid.; Caer, Ep., ibid., n. 28; Gav,, ibid., in Ruhr, xiii, litt. Q; Merati^ ibid., n. 55); le se^ coud vi, €fti place du Thuriféraire, tenir le missel devant les Officiers sacrés, jusqu'à ce qu'ils aient In tous les itnproperia. Lorsqu'ils ont fini, il ferme le livre, saine le Célébrant, reporte le missel sur la crédence, et reprend sa place. Qnant aui Thuriféraires, après qu'ils ont adoré la croii, ils vont, le premier, préparer son ^censoir {Merati, ibid., n. 55), le second, aider le Porte- Croix Il se revêtir de l'aube et de la chasuble pliée : celle da Diacre peut servir.

Nota. Au cas où il n'y aurait pas de Sous-Diacre pour porter la croix, un simple Clerc, revêtu d'un surplis, pourrait la porter (Bauld,^ ibid., n. 26).

58. Vers la fin de l'adoration, le Sous-Diacre se lève, salue le Célébrant, et \^per breviorem porter à l'autel la bourse renfermant le corporal avec un purificatoire. En arrivant sur le marchepied, il faitJa génuflexion à la croix, étend le corporal more solito^ et met auprès le purificatoire sur le cqté de l'épître {Rubr.^ ibid.). En même temps le Cérémoniaire porte le missel avec son pupitre au côté de l'évangile, ayant soin de faire les génuflexions à la croix (BauÙ.y ibid., n. 2S; Gav.^ ibid., litt. R; Jtferaei, ibid.). Le Diacre, ayant étendu le corporal, fait de nouveau la génuflexion vers la croix, et retourne j)er breviorem à la droite du Célébrant, où il s assied et se couvre (Bisso^

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litt. F, n. 45, §§ 25, 24; Bauld , ibid., d. 24; Merati, MA.).

S9. L'adoration terminée, le Diacre^ au signe da Cerénioniaîre, dépose sa barrette, se lève, et, ayant salué le Célébrant, il va, accompagné du Cérémoniaire, au lieu où est la croix. Ayant £ût la génuflexion unico genu^ il la prend ; et alors tout le monde se met à genoux, le Célébrant et le Sous-Diacre à la banquette, et ceux du Chœur à leurs places {Bisso^ ibid., § 25; Bauld. ^ ibid., n. 28; (Je Bralion^ ibid., n. 20); il la porte révérencieusement des deux mains, et, aidé du Cérémoniaire, il la place sur l'autel (Rubr.y ibid.)-

40. Ensuife tous se lèvent; le Diacre fait une simple génuflexion, et retourne per breviorem à la droite du Célébrant; il s'y assied, et se couvre, aussi bien que le Sous-Diacre et le Célébrant (Merati^ ibid., n. 36). Pendant ce tempslb, un Clerc ôte le coussin et le tapis, et reporte tout à sa place {Caer. Ep.^ ibid., n. 12).

ARTICLE IV

De la Procession.

41 . Lorsque le Diacre a replacé la croix sur l'autel, les Thuriféraires viennent au milieu du chœur '; ils sont suivis du Porte-Croix entre les Acolytes portant leurs chandeliers; les Thuriféraires font seuls la génuflexion (Bauld., part, iv, cap. x, art. iv, n. i); puis ils se mettent en marche pour la chapelle du reposoir, par le chemin le plus court. Le Clergé suit la croix, les simples Clercs les premiers, les Prêtres ensuite, et les OflBciers sacrés les derniers (Ruhr. Miss.^ ut in die)^ marchant

* Ou dtt sanctuaire, selon la disposition des lieox.

DE l'office du VENDfUBDI JSAINT. 3©5

les mains jointes, l'an après l'autre, la tête concerte \ après que tous cependant, même le Célébrant, ont fait la génufleiion à la croix avant de partir.

42. En arrivant an reposoir, les Thuriféraires font la génuflexion dans le milieu utroque gmu^ et se retirent au coin de l'épitre; le Porte-Croix, avec les deux Acolytes, s'arrête à quelque distance de la chapelle, en se retirant comme la veille ; et tous ceux de la Procession se placeront également comme la veille, après avoir fait la génuflexion utroque genu (Merati^ part, iv, tit. ix, n. 41).

43. Les Officiers sacrés, arrivés k la porte de la chapelle, donnent leurs barrettes au Cérémoniaire {Cofir. Ep. , lib. Il, cap. XXV, n. 31 , et cap. xxvi, n . 1 4) ; le Cérémoniaire les remet à un Clerc, qui les reporte au grand autel sur la banquette des Officiers sacrés. Cela fait, le Diacre et le Sous-Diacre s'écartent par côté, et, prenant le Célébrant au milieu d'eux, tous trois font la génuflexion in pUmo utroque genu^ puis se relèvent, et se mettent k genoux sur le dernier degré, où ils prient quelques moments (Caer. Ep.j ibid., cap. x-xv, n. 31), En même temps on distribue les flambeaux et les cierges au Clergé, et on les allume (Rubr.^ ibid.).

44. An signe du Cérémoniaire, le Diacre se lève, fait la génuflexion, va ouvrir le petit tabernacle *, fait de nouveau la génuflexion, et retourne à la droite du Célébrant. Celui-ci met l'encens dans les deux encensoirs sans le bénir ; puis, à genoux avec ses Ministres, il encense le très saint Sacrement (jRu6r., ibid.). On fait

' D*aiitres bons Rubricistes sont d'avis que le Célébrant et ses Ministres doivent se rendre à la cbapelle da sépulcre la tête découverte.

' D'après un décret du 16 décembre 1828, c'est le Sacrista qui ouvre le tabernacle; le Diacre prend seulement plus tard le très saint Sacrement.

8M PART. IV, CHàP. Vn, AKT. IV.

prendre alors les montaots da dais, lequel est porté, ovt, seloo le décret de la S. Congrégation des Rites du 15 septembre 1756, par des Prêtres en surplis seulement, ou par d autres personnes, selon l'usage de chaque église.

45. Après que le Célébrant a fcit Tencensement, le Cérémoniaire lui met l'écharpe sur les épaules, et le Diacre va prendre le très saint Sacrement et le lui donne mare solito. Le Célébrant, le tenant, les mains couvertes par les boute de l'écharpe {Rubr., ibid.)., se lève, et se tourne vers le Clergé, ayant le Diacre k sa droite et le Sous-Diacre à sa gauche {Merati, ibid., n. 46). Alors les Chantres, k genoux, commencent le Vexilla (Rubr., ibid. ; Caer. Ep., ibid.), et la Procession se met en marche. Le Porte-Croix et les Acolytes vont les premiers. Arrivés au milieu du chœur *, sans faire aucun salut, ils se rendent à la crédence, et le Porte-Croii la dépose in cornu epiêtolae, puis il fait la génuflexion, et va quitter les habits sacrés (Bauld.^ ibid., n. 7 ; de Bration, part. IV, in Append. 3, cap. xii, n. 8) *. A mesure que le Clergé entre au chœur, chacun se rend k sa place ' et s'y met k genoux (Baûld., de BraliM, ibid. ; Merati, ibid., n.50)*.

46. Lorsque les Officiers sacrés arrivent au grand autel^ le Diacre reçoit le saint Sacrement, le met sur le mi-

' Ou du sanctuaire, selon la dispositieD dts lieux. ' S'il n*a pas la chasuble, il peut, d*après Merati, rester du côté de Tépître jusqu'à k fin.

• L'Antair appose toujours !e chœur devant l'autel : si le contraire avait lieu, il serait mieux que le Clergé se rangeât dans le sanctuaire, s'y mît à ge- DOttx* et y restât jusqu'à la fin de la eoBzmunion, eommo fl va être dil, au n. i7, des Porte-Dais.

* Lorsque le Célébrant et ses Ministres Mt vrivés à la hakolradtf ea retire le dais.

DE t'OinCB DtJ YEroREDI SAINT. 808

liea (Ju corporal, délie le ruban avec lequel on avait lié le voile pour plus de sûreté, et le met sur le coin de Tépître ; puis il étend le voile du calice de la même ma* nière qu'on le fait au commencement de la Messe (Me* moriale Rit, tit. v, cap. ii, § 4 ; Merati, ibid., n. 51) ; ensuite il fait la génuflexion, et retourne à la droite du Célébrant, qui, en ce même moment, quitte Técharpe (Meratû ibid.), pour lui présenter Tencens, Le Célébrant encense le très saint Sacrement {Rubr., ibid.) ; pendant ce temps, ses Ministres relèvent sa chasuble à l'ordinaire (Memariale Rit., ibid. ; Merati, ibid., n. 52).

47. Ceux qui portaient le dais reçoivent des cierges, el restent k genoux en demi-cercle devant l'autel, jusqn'après la communion. Si les Porte-Dais étaient des laïques, ils resteraient à genoux, avec leurs cierges allu* mes, devant la balustrade.

48. Lorsque le Célébrant a encensé le saint Sacrement, les Thuriféraires font la génuflexion devant le milieu utroque genu, et le second va reporter son encensoir kla sacristie (BauM., ibid.. n. 19; Gav., part, iv, tit, IX, in Ruhr. XIII, litt. C ; Merati, ibid.), tandis que le premier va se placer in cornu epistolae, attendant le moment où il faudra de nouveau se présenter pour l'encen* sèment {Bim, litt. F,, n, 45, § 27),

ARTICLE V

Du reste de V Office,

49. Après avoir encensé le très saint Sacrement, le Célébrant monte avec ses Ministres sur le marchepied. Vès qu'ils ont fait tous les trois une simple génuflexion, le Diacre ôte le voile du calice et) le (donne! au

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