‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 11 sur 159 · PART. I, CHAP. IV · texte numérisé non relu

PART. I, CHAP. IV

puisse finir à la naissance ou peu après le premier point de l'aurore. De même, quand on dit midi, on n'entend pas déterminer un point mathématique ; mais il faut prendre ce mot dans une certaine extension, tellement qu'on peut ne commencer la Messe qu'à midi précis.

Q. 8. Pécherait-on si Ton transgressait cette Rubrique sans nécessité?

R. Il ne semble pas possible d'excuser de faute grave un Prêtre qui, sans une nécessité pressante, célébrerait la Messe tellement avant le Jour,'^qu'on ne pourrait avec vérité dire en aucune manière qu'il a célébré a l'aurore : il faut raisonner de même pour ce qui regarde l'heure du midi. La raison en est qu'un tel Prêtre agirait contre une loi universelle qui est tenue pour obliger sm6 gravi. Voici ce que le Concile de Trente ordonne aux Evêques sur ce point : Ne superstitioni locm aliquis delur^ édicté et pcenis propositis caveant Episœpi ne Sacerdotes aliis quam debitis horis célèbrent. (Sess. xxu, in Decr. de observand.)

Q. 9. Peut-il arriver qu'il soit permis a un Prêtre de dire la Messe hors du temps prescrit par la Rubrique ?

R. Les moralistes énumèrent quelques circonstances où un Prêtre le peut licitement. Tous s'accordent pour le cas 011 l'on devrait porter le Viatique à un mourant; mais pour d'autres circonstances, il y a lieu de craindre que quelques-uns n'aient été trop faciles. Ce qu'il y a de certain, c'est que la S. Congrégation du saint Concile écrivit, par ordre de Clément XII, k l'Archevêque de Bologne , alors Cardinal Lambertini, depuis Benoit XIV, une lettre instante, dans laquelle elle réprouve comme abusif Tusage de dire beaucoup de Messes avant Taurore et après midi, à l'occasion de fêtes solennelles^ de concours de fidèles, etc.

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