‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 12 sur 159 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De ce «ni est en «ntre retato pour célél^rcr.

Question i. Qa'est-ce qui est nécessaire pour célébrer valiclement?

Réponse. !<> Un Prêtre ; V la matière ; 3<* la forme; 4^ rintention.

Q. 2. Et poor célébrer licitement, que reqniert-on?

R. Pour qu'un Prêtre célèbre la sainte Messe licitement , il est nécessaire, i^ qu'il soit exempt de péché mortel ; ^ qu'il soit à jeun, ayant gardé le jeûne naturel ; 5^ qu'il soit exempt de toute censure et d'irrégularité; 4® qu'il consacre avec des azymes, s'il est du rit latin; 5® qu'il célèbre avec les ornements sacrés, qui sont l'amict, Faube, la ceinture, le manipule, l'étolc, la chasuble, le calice et sa patène, enûo le missel ; 6® qu'il célèbre dans les lieux et les temps prescrits ; 7" qu'il le fasse sur un autel consacré, ou au moins sur une pierre sacrée; S° que sur cet autel se trouvent les ornements nécessaires , c'est-à-dire les nappes, la croix, les cierges ; 9* qu'il ait un Servant; 10^ qu'il ait la permission de l'Évêque da diocèse dans lequel il célèbre; il® qu'il observe les Rubriques du Missel.

Q. 3. Un Prêtre qui ne serait pas à jeun pourrait-il célébrer pour administrer le saint Viatique à un mourant?

R . Non, il ne pourrait le faire ; parce que le précepte divin de la communion h l'article de la mort cesse d'être obligatoire toutes les fois qu'on ne peut pas le remplir de la manière que l'Église le commande.

Q. 4. Pourrait-on célébrer si Ton doutait être à jeun?

R. On ne le pourrait pas, de quelque nature que

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soit ce doute , pourvu qu'il soit fondé : car il y a ici précepte de s'abstenir , pour le plus sûr, dans les cas douteux

Q. 5. Que devrait faire un Prêtre qui aurait pris les ablutions à la première Messe du jour de Noël, et qui par conséquent ne serait plus à jeun ?

R. Après avoir fini la ]première Messe, il devrait se retirer et omettre les deux autres; et cela ne peut donner lieu à aucun scandale; car chacun sera tranquille quand il en saura la raison.

Q. 6. Peut^on quelquefois célébrer la Messe ou administrer la sainte Eucharistie sans les vêtements sacrés?

R. Il n'y a pas de cas où il soit permis de célébrer sans les vêtements sacrés, et celui qui oserait se le permettre pécherait mortellement. Cela n'est pas même permis pour donner la sainte communion à un mourant. Également , lors même que les vêtements sacrés avec lesquels on doit porter le saint Viatique à un malade manqueraient, un Curé ne pourrait pas dans cette cirlionstance, sans péché mortel, porter le Sacrement en habit ordinaire. Il y a pourtant des théologiens qui disent que dans les cas urgents, pour ne pas laisser mourir quelqu'un sans Viatique, on peut le lui porter sans lainière, sans surplis, sans vêtements sacrés. {ElbeU tom. II, 86, 17; Gobât, tr. 4, n. 417; La Croix ^ lib. vi, n. 14.)

Q. 7. Pourrait-on au moins dire la Messe sans lumières?

I R. On ne le peut pas absolument, quelque nécessité de célébrer que l'on puisse imaginer. En cas de grande nécessité, une seule lumière sufiQrait , comme l'observe Gavantuft. Le» lumières doivent être de cire, selon la

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Robriqae ; cependant Sylvius ne fait pas difficulté de permettre de i'buile ou de la graisse en cas de pressante nécessité.

Q. 8. Peut-on la dire sans Servant?

R. Cela est absolunrent défendu par le Canon Propoiuiêti, et aussi par le Concile de Bàle (sess. xxi), alors que le Concile étî^jl légitime ,

Q. S. Cela se pourraît-il s'il y avait nécessité pressante de célébrer?

R. Saint Antonin émet l'opinion qu'on ne peut jamais célébrer sans Servant, quelle que soit la nécessité (jue Ton puisse supposer. Cependant d'autres bocteurs g^raves ne font pas difficulté de le permettre quand il s'agit d'administrer le saint Viatique à un malade en danger de mort, et dans quelque autre cas i^emblable.

Q. 10. Si l'on ne pouvait avoir qu'une personne de sexe différent, pourrait-on Tadmellre à servir la Messe?

Ro Cela n'est jamais permis : Nulla femina praesumat ad aliare accedere vel Presbytero ministrare : voilà ce qui est écrit dans le chap. î de Cohabit. Clenc. D'où beaucoup de, Docteurs concluent qu'il y aurait moins de mal à célébrer sans Servant que d'admettre une femme à servir.

Q. il. Si un Prêtre célébrait sans croix sur l'autel , qq^lle faute commetiraît-il ?

R. Le P. Meraiî, qui a peut-être pour lui le commun des Théologiens, veut que ce ne soit qu'une faute vénielle (tom. I. p. 297). D'autres, au contraire, soutiennent que le péché serait mortel, à raison de l'ancienneië de cette Rubrique, et aussi des décrets de la sainte Congrégation des Rites qui l'ont tant de fois sanctionnée. Esl-il bespin de dire que, pour plus de i^ûreté» dans Ip c^s en qiMiUoD et dans tous les autres du même genret loxê^

qu'on ne peut célébrer avec la décence que prescrivent les Rubriques, il vaudrait mieux, ordinairement pariant, s'en abstenir?

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