‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 15 sur 159 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Be étref» éétâitto «al peavent se rencontrer dans la matière oa Tac" tl«B 4hÊ Saerlflee» et de ee qa*il faut faire dans ces circonstances.

Question i. Si, dans l'acte de la célébration, le Prêlre vient h s'apercevoir que ce qui a été pris pour le pain n'est pas apte à être consacré, que doit-il faire ?

Réponse. La Rubrique l'enseigne clairement : elle dit que si c'est avant la consécration , le Prêtre doit prendre une autre hostie, et, après en avoir fait loffrande, au moins mentalement, continuer la Messe simplement. Si e'est après la consécration, il substitue une autre hostie, dont il fait l'ofiTrande mentalement, et, reprenant à ces paroles. Qui pridie, etc.^ il la consacre et coniiniie. H devrait agir ainsi lors mâme qu'il aurait déjk

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pris l'hostie non consacrée, et que par conséquent il ne serait plus à jeun, parce que, comme déjh nous Tavons dil, le préceple de procurer l'inlégrilé du Sacrifice l'emporta sur celui d'être à jeun. (Ruhr., part, m, tit. m.) Enfin, si cela arrivait seulement après la communion da précieux Sang, il devrait , pour ne pas laisser le Sacrifice imparfait, reprendre du pain et du vin, en faire l'offrande de la manière qu'il a été dit, les consacrer l'un et l'autre, en commençant à Qui pridie, etc., et communier immédiatement après. (Ruhr., ibid., n. 6.)

Q. 2. Si ce qui a été mis dans le calice n'était pas matière apte au Sacrifice, que faudrait-il faire ?

R. Supposé que le Prêtre s'en aperçoive avant la consécration, ou même après avoir proféré les paroles sacrées sur le calice, il doit y substituer du vin avec de i'eau, et, après avoir fait l'offrande, comme nous l'avons dit, il fait la consécration, en reprenant aux paroles Simili modo, elc. Ainsi le veut la Rubrique. (Ibid , tit. iv, n. 5 et 4.)

Q. 5. Si le Prêtre ne s'apercevait du défaut essentiel de ce qui a été mis dans le calice qu'après avoir pris le Corps adorable du Seigneur, que devrait-il faire?

R. Saint Thomas enseigne (m p., q. Lxxxiii, art. vi, ad. 4) qu'il devrait prendre une nouvelle hostie, remettre dans le calice du vin et de l'eau^ faire de la manière que nous l'a vonsk dit l'offrande du pain et du vin, les consacrer l'un et l'autre, en reprenant aux paroles Qui pridie, etc., faire immédiatement la communion et finir la Messe. La raison qu'en donne le saint Docteur, c'est que, si diceret sola verha comecrationis Sangutni$, non servaretur debitm^ordo consecrandi ; et le Canon 2 du Concile Yit de Tolède ajoute ; PerfectaviderinonpossuntSacrificia, nm perfwU> ordine emnpleanliwr. La Rubrique est eon-

forme à la doctrine de saint Thomas : elle fait seulement Tobservation que, si cela ne pouvait s*exécuter sans scandale, on devrait se contenter de consacrer materiam Sanguints. (Ibid., n. 5-)

Q. 4. Que doit faire le Prêtre s'il vient à reconnaître ces défauts dans Tune et l'autre matière du Sacrifice?

R. Si c'est avant la consécration, il leur substitue une matière valide, et continue les prières ; il les cesserait à l'endroit même où il en est, supposé qu'il ne puisse se la procurer. Dans ce dernier cas, il cesserait également, même après avoir prononcé les paroles de la consécration, lesquelles n'ont eu aucun effet*, puisqu'on suppose la matière essentiellement vicieuse. S'il n'en reconnaissait l'invalidité qu'après avoir pris ces substances, il ne pourrait plus célébrer, puisqu'il ne serait plus k jeun ; il devrait seulement, dans le cas où il y aurait danger de scandale, continuer le reste , c'est-îidire lire les oraisons, en supprimant ce qui ferait allusion k la communion que ces prières supposent reçue, bénir le peuple et réciter le dernier Évangile. (Ibid.j n. 8.)

Q. 5. Que devrait faire un Prêtre qui aurait oublié de mettre dans le calice de l'eau avec le vin?

R. Selon la Rubrique, s'il se rappelait cette omission avant la consécration, il devrait la réparer et verser de l'eau dans le calice Après la consécration , il devrait simplement continuer la Messe , l'eau n'étant pas matière essentielle du Sacrifice. (Ibtd., n. 7.)

Q. 6. S'i. tombait quelque chose dans le calice, une mouche par exemple, si le vin était empoisonné, que devrait faire le Prêtre?

R. Le Docteur angélique a dit ce qu'il fallait faire en parai eas ; voici ses propres paroles : Si muica vd ara-

nea in càlicem ante cansecrationem ceciderit, aut etiam venenum deprehenderit esse immixtum, deberU effundi, ety abluto calice, denuo aliud vinum poni consecrandum. Si vero aliquid horum post cansecrationem acciderit, débet animal cautecapi, et diligenter lavari et comburi, et ablutio cum dneribus in Sacrarium mittt. Si vero venenum ibi deprehenderit esse immixtum, nullo modo débet sumere, nec aliis dare^ ne calix vitae vertatur in mortem; sed débet diligenter in aliquo va^culo ad Iwc apto cum reliquis conservari. Et, ne Sacram^ntum muneat imperfectum^ débet aliud vinum ponere in calicem, et denuo sumere a consecratione calieis et Sacrificium perficere .(P. m, q. Lxxxiii, a. VI ad 5. — Rubr., ibid., lit. x, n. 5.)

Q. 7 Pourquoi sainl Thomas ne deaiande-t-il ici que la consécration du vin, tandis que dans la réponse k la question il demande aussi la consécration du pain ?

R. II n'exisle pas de parité entre les deux cas : ici la double consécration a été faite validement , et par conséquent le Sacrifice est sauf quant à son essence et aux conditions essentielles ; tandis que dans l'autre cas la consécration sur le calice a été invalide, et par conséquent le Corps et le Sang n'ont pas été en même teoaps sur l'autel sous les deux espèces.

Q. 8. Si un Prêtre doutait qu'il eût passé quelque chose dans l'action du Sacrifice, que devrait-il faire?

R. Je veux rapporter ici tout au long la doctrine de saint Thomas, comme pouvant être d'une grande utilité aux âmes qui ont des craintes à l'excès , et sont portées aux scrupules : Licet Sacerdos non rccolat se diadsse aliqua eorum quae dicere debuit , non tamen débet ex hoc mente perturbari ; non enim qui multa dicit recolit omnia quae dixit.,. Si tamen Sacerdoti probabiliter comtet se aiiqua omisiisse : si quidem non sunt de necessitate Secera-'

menti ^ non extstimo quod propter hoc débeat resumere immutando ordinem Sacrificii , sed débet ulterius proce^ dere ; si veto certificetur se omistsse aliquid eorum quœ sunt de necessitate Sacramenii^ scilicet formam consecroFtionis^ cum forma consecrationis sit de necessitate Sacra^ menti sicut et materia , idem videtur faciendum quod dictum est in defectu materiae : ut scilicet resumatur a forma consecrationis, et caetera per ordinem recitentur, ne mutetur ordo Sacrificii (m p., q. lxxxui, a. vi ad 5).

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