‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 21 sur 159 · Enfin, il se revêtira de la chasuble, en disant · texte numérisé non relu

Enfin, il se revêtira de la chasuble, en disant

* Lorsque l'Eglise prescrit le lin, linum, pour les vêlements sacrés, on peut employer également ou le fil de lin proprement dit, ou celui de chanvre ; mais le Gl de coton est interdit par décret de la S. G. des R. du 15 mars 1664 et du 15 mai 1819.

* Les paroles de la S. Congrégation sont celles-ci : Congruentius uH cingulo lineo.

' Poui bien mettre Tétole de la manière qu'on l'indique ici, il faudrait que, comme en Italie, elle ne fût que légèrement doublée et restât flexible ; mais lorsqu'elle est doublée de bougran et roide comme du carton, ainsi que cela se voit trop souvent en France, il est impossible qu'elle ne paraisse pas au-dessus de la chasuble 11 arrive même que, è raison de sa largeur excessive, elle remonte jmque dans les chevaux, et devient malpropre En oulre, elle étreint le c u d'une manière très disgracieuse et très incommode.

^ PART, il, TIT. I, CHAP I, ART. II.

Domine^ qui dixisii, etc. ; et il aura soin de l'assujettir Don seulement sur le cou et les deux épaules, mais encore sur la poitrine en la liant par devant avec les cordons qui sont en dessous *.

14. Tels sont les seuls vêtements que le Prêtre doit porter à Taulel. L'usage de quelques Prêtres qui n'y Vont jamais sans mouchoir, et qui se font de cet objet une espèce de vêtement désormais nécessaire, ne semble nullement k recommander. Cependant , au cas où i*on en aurait besoin, on pourra l'attacher avec le cordon sous la chasuble, de manière k ce qu'il soit entièrement caché; mais on prendra garde qu'il soit bien propre, et de couleur blanche autant que possible. '

ARTICLE II

De la sortie de la sacristie,

15. Le Prêtre, revêtu de tous les ornements, se couvre delà barrette (Rubr. Miss., part, n, tit. ii, n 1), mettant la pointe pliée dij côté gauche *.

16. Ayant pris ensuite le calice de la main gauche par le nœud, tandis qu'il appuie la droite étendue sur la bourse et le voile, il le tient h la hauteur de la poitrine, sans l'appuyer contre soi , et aussi sans trop l'écarter ' ;

* On ne baise pas la chasuble ni l'aube, mais seulement Tamict, le manipule etrétole, chacun de ces ornementH à Tendroit de la croix.

* En Italie, trois angles seulement de la barrette sont surmontés d'une poipte ; la pointe qui ne paraît pas sur le quatrième angle esjt censée p)iée. Lorsque la tarrette a quatre pointes, il faut seulement avoir attention, en la met^nt, de placer un des angles au mili u du front.

' ' Sacerdos aecipit manu sinistra calicem quem portât elevatum antepecfus, bursam manu dextra super calicem tenons. » (Bubr , part n, tit. u, n. 1). Le Frêtre, portant le calice, doit le tenir de la main gauche par le nœud, en appuyant la main droite par-dessus U bourse. En France, beaucoup de Prêtres, s*écartant <le eettç règle, vont ^elq^uefois de la SacrisUe ^ Tautel et revientteat

bE LA MESSE BASSE. 5|

il fait, sans se découvrir % l'inclination à la croix ou k Timage principale de la sacrisUe, et il part pour l'autel (Rubr., ibid ) «.

17. Quoiqre !a Rubrique ne prescrive pas de prendre de Tean bénite en entrant dans l'église, il est pourtant très louable de le faire : car cela est confornne \k la pratique universelle, ainsi que Ta déclaré la 1^. Congrégation des Rites le 9 avril 1808.

lÔ. En allant à l'autel, le prêtre, précédé du Servant, marche avec gravité, nriodestie et recueillement, tenant son esprit tout occupé de la pensée du grand mystère qu'il va célébrer '.

19. S'il lui arrive de passer devant le grand autel, il fait une inclifalion profonde ; et si le très saint Sacrement est renfermé dans le tabernacle, il fait la génu-

de l'antd è la Sacristie, en portant, en moins dans une partie du trajet, le calice d^one s^ule Ojam, tandis que l'autre est occupée à préserver la queue de leur soutane LMncoiivénient qu'ils yeulent éviter, et qui les empêche de se conformer au texte de la Rubrique, n'aurait pas lieu si d'autre par ils se conformaient aux décisions de la S. Congrégation, qui, consultée sur la question de savoir si oo Archidiacre on un Doyen de Chapitre pouvait porter une Koutane à queue, déclare que a Vusum veftis talarU eum cauda ad instar PraeloFtorum Bomanae curiae non Itcuisse neque licere. « (1 7 ,uin et 2 dé> cenibre 16^3 )

' Cela a été confirmé par une dédsion récente du 5 octobre * 851 ; mais si le Prêtre ne portait pas le caKce, il devrait saluer, la télé découverte

* Il y a trois sortes d'inclinationn : la profonde, la méd.ocre et la légère, ou d<> télé seulement L'inclination profonde se fait en baissant la lôie et en cour* bant le corps profondéinént ; l'incliriation médiocre se fait en baissant la t^te et en pliant le corps dès Ta poitrine seulement ; rinclination légère se fait en baissant la tête, et même un peu les épaules, mais d'une manière insen>ible. Ainsi l'enseigrent les Rubricîsles (Note de V Auteur.)

* Plusieurs Prêtres, en allant ^ Vauief, récitent quelques prières vocales, comme l'hymne Veni, Creator, le psaume Miserere ; mais Merali (part, n, tit. n, n 6) pense, avec la plupart des Rubriostes^ que cela ne doit pas se faire, attend que les' Rubriques, auxquelles chaèim doit é*en tenir, sont lifoétte^'fiir ce' point.'

flexion du genou droit jusqu^à lerre : dans l'un et l'autre cas, il reste la tête couverte de sa barrette (Ruhr., ibid.) *.

20. De méme^ s'il passe devant quelque autel où se trouve exposée une relique insigne, soit qu'on en fasse alors la fête dans cette église, soit k raison de quelque circonstance particulière, il lui fera une inclination profonde sans se découvrir; mais si. c'est une relique delà vraie Croix, il fera la génuflexion d'un genou, également la tète couverte. Ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites le 7 mai 1746.

21. Quoiqu'il ait le calice en main, s'il passe devant le saint Sacrement exposé, ou dans le moment de l'élévation, ou pendant qu'on distribue la sainte communion, il doit fléchir les deux genoux (décision de la S. Congr. des Rites, 21 juillet 1638), ensuite se découvrir et adorer le très saint Sacrement. Il remettra la barrette sur sa téle avant de se lever ; ce que, dans les deux derniers cas, il ne fera point avant que le Célébrant n'ait déposé le calice ou le saint ciboire sur l'autel : ainsi le veut la Rubrique Cependant, lorsqu'il. y a beaucoup de communiants, il suffira de faire la génuflexion à deux genoux, sans attendre jusqu'à la (in pour se relever : on s'appuie, en ce dernier cas, sur un décret de la S. Congrégation des Rites du 5 juillet 1698 *.

* On suppose, dans toutes ces règles, que le Prêtre qui va dire la Messe porte son calice, ce qu'il doit faire à moins d'empêchement physique (déc. du 3 octobre tSSl); mais s'il arrivait, pour quelque c^use, qu^ le calice fût placé d'avance « r l'autel, le Prêtre ferait tête découverte les inclinations et génuflexions! t il est parlé id et dans les uuméros suivants, comme on le verra d'aillem j n. 24.

* Les Rubriques, les décrets de la S. Congrégation, les Liturgistes romains, se taisent absolument sur le cas où le Prêtre passe devant quelque autel où Tcn dit la Messe, à moins qu'on ne fasse l'élévation ou qu on i>e donne la saiLte comniunion. Il suit de \i qu'à l'exc ption de ces d« u\ circonstances, le

23. Lorsqu'il se découvrira, il devra faire attention de ne pas laisser poser la barrette sur le calice (S. Cangr. des Rîtes, 1«f septembre 1703); mais il la donnera au Servant, ou la tiendra lui-même entre le pouce et l'index, l'ouverture tournée de son côté, en appuyant le bas de la main sur la bourse, pour qu'elle ne tombe pas.

23. Le Prêtre qui porte le calice ne doit saluer personne^ à moins qu'il ne rencontre l'Evêque du lieu , ou quelque autre grand Prélat ou grand personnage : en ce cas il doit saluer d'une inclination de tête \ U saluera de même un Prêtre qui reviendrait de dire la Messe. Si deux Prêtres se rencontrent dans un passage étroit , l'un venant de l'autel et l'autre y allant, c'est à celui-ci a céder le pas k l'autre, et celui qui vient de célébrer doit modestement accepter de passer le premier sans perdre du temps à s'en excuser. Si un Prêtre qui se rend à l'autel ou qui en vient avec le calice entre les mains rencontre les Ministres sacrés de ta Grand'Messe , soit qu'ils aillent la chanter , soit qu'ils reviennent , il doit modestement les laisser passer en inclinant la tête sans se découvrir : an contraire , le Célébrant aussi bien que les Ministres de la Messe chantée doivent se découvrir en lui rendant le salut.

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