S'il arrivait qu'un Prêtre se rendit k l'autel ou en
Prêtre qiri va dire la Messe ne s'occupe pas de ce qui se fait è un antre autel. L*usage contraire est généralement établi en France ; et si Ton passe devant un autel lorsqu'un aulre Prêtre y dit la Messe, depuis la consécration jusqu'à la cofomanion, on fait la génuflexion, on se découvre après avoir fléchi le genou, et on se recouvre, conune le dit TAuleur, avant de se relever. Nous pensons que e*est un usage louable auquel il faut se conformer, lorsqu'on peut con- DAftre d'une manière claire et facile à saisir que le saint Sacrement est sur l'autel ; car le Prêtre qui va célébrer ne doit pas sortir facilement de wa recueillement. ' Sans Oter la barrette.
revint sans porter Iç calice, toutes les fois qu'il fait quelque salutation, il doit se découvrir. Quand il fait la
f génuflexion, il se découvre avant de fléchir le eenou^ et I ne se recouvrç qu'après s'être levé *.
ARTICLE III
De l'arrivée; du Prêtre à l'Autel
25. Arrivé au pied de l'autel sur lequel il doit célébrer, le Prêtre s'arrête au bas des degrés , se découvre , donne la barrette au Servant^ et fait une iùclination profonde k la croix. Si le très saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait la génuflexion [Rub. Miss., part, ii, tit. in, n. i) jusqu'à terre, et non sur le dernier degré *.
26. Étant monté à l'autel, il pose le calice vers le côté de l'évangile , et abaisse aussitôt avec les deux mains le voile qui était replié par-dessus la bourse '; il prend la bourse , la dresse sur l'autel ^, la soutient avec la main
' Ifous avons dit, dans une note précédente, que c'est le contraire Iprsqa*!!
Dorte le calice.
* Ce j^int Atait coutroyersé : de bons Rubricalres pensaient ([q*i) sidj&t de faire cette génuflexion sur le dernier degré ; le Manuel des Cérémonies romaines et l'usage commun étaient conformes « ce sentiment' ; mais la S. Congrégation des Rites a résold )a question dms le sens de l'Auteur, le It riovémbre fS31. Voici le doute proposé : Quando Celebrans genuftectit ante altare 55. Saeran'enttf tam expositi quam in tabernaculo retonditif ^ehetne ^enu" jUdert i?n piano presbytern, an in infimo gradu altaris f Ei' voici la i'é^pônse : Serventur Rubricact séd in aecessu et recessu in piano estgènufieetendum.
' Lorsque le calice est préparé à la manière des Églises ^9 Ifranoe, cette recommandation Revient superflue, puisque ce voile n'est pas relevé.
* D'autres Cérémoniaux indiquent simplement de poser la bourse sur Tautel, et c^'est peut élre la pratique la plus ordinaire : beattcoup de Prêtres poseat la bourse à plat. " '
gaacfae , et de la droite il en tire le corporal , qu'il raet sur l'autel ; puis il place également de la noain droite la bourse du côté de l'évangile, l'ouverlure tournée vers le milieu de l'autel, à moins que quelque dessin en broderie , ou quelque autre sujet, ne demande que , pour la régularité, on la pose dans un autre seDS^
27. Il déplie ensuite avec les deux mains le corporal ' sur le milieu de l'autel, en le faisant avancer assez sur le devant, mais non, toutefois, si proche du bord, qu'en se retournant vers le peuple, il y ait danger qu'il ne le tire avec la chasuble ou le manipule '. C'est une très bonne précaution, lorsqu'on étend le corporal, de déplier
' Saint Ligaori demande également que l'ouverlure de la bourse regarde lerôtéde Tépître; maia comme notre Aulf>ur le recommande, il est essenUel de mettre la croix ou les autres sujets représentés sur la bourse dans leur sens n^itnrel. On y aura donc égard en la dressant On aura aussi l'attention de la placer de manière ï ce que la cire ne puisse dégoutter de»&tts.
* On lit dans quelques G»rémoniaux : On peul^ à cause des saintes par^ eelles, laisser le devant du corporal plié jusqu'à l'offertoire. Komsçe va plus loin, et enseigne positivement qu'on ne déplie la partie de devant qu'l roffertoire Cela paraît 'opposé au texte des Rubiiques : cependant c'est une pratique que nous c> oyons générale dans les Eglises de France Elle a pu Hre introduite par suite de rallération qu'a ^ubie le voile du calice : dan^ sa forme actuelle, il tombe sur le devant du corporal de manière à donner, en efTft, ces in^i^iétudes poi^r les saintes parcelles qui auraient p^ y rester
' L'Auteur suppose partoyi un auiel Hixe Les règles précises qu'il donne sur le lieu que doit occuper le corporal étendu, et plus tard le cali' e que le Prêtre doit poser dessus, sont très bonnes en se plaçant dans sa supposition ; mais ^malheureusement dans beaucoup d'églises il n'y a que des autels portafe, et alors fl ne faut pas perdre de vue que l'autel, c'est la pierre consacrée. On doit donc prendre garde à étendre le corporal, & placer le calice, et plus tard l hostie, dé tele manière qu'on ne coure pas le danger de célébrer en dehors du védlable j-iitel les Prètres chargés de ces églises doivent veiller à ce que CfS pierres sacrées soient disposé'S convenablement, et de tefle sorte que le Célébrant ne s6it pas exposé à faire des cérémonies inijoitantes sur du boife ou tou'e ^-ulte matière qui les environne Ils doWeni veiller aussi h ce qu'on ait toujours^ à* Féga^d de ces autels, tout le respect que mérité ledr conalcrafeon;' ' f. • . ■ . - • "
en dernier lieu la partie de devant, et, lorsqu'on le plie, de commencer au contraire par celte même partie : par ce moyen, on éloigne tout danger de laisser perdre les parcelles qui auraient pu rester inaperçues ; et, si tous les Prêtres gardaient cette règle, il en résulterait que cette partie du corporal qui louche la sainte hostie serait moins exposée. Il Tant avoir l'attention de réserver ainsi un même côté pour le devant du corporal, lors même qu'il n'y aurait pas de croix, attendu que cela n'est pas prescrit, et qu'on ne baise pas l'autel à cause de la croix supposée sur le corporal ^
sis Après avoir étendu le corporal, le Prêtre prend de la main gauche le calice par le nœud, en mettant la droite par-dessus, et le place sur le milieu du corporal, à telle distance du bord qu'il n'empêche pas de baiser l'autel ; il arrange le voile de telle manière que par devant il soit convenablement disposé, et couvre tout le calice, ainsi que le veut la S. Congrégation des Rites (12 janvier 1669) *. Cela Tait, il se rend au côté de l'épitre les mains jointes, ouvre le missel, et le dispose sur son coussin ou pupitre (JRuftr , ibid., n. 4).
* Le corporal ne doil avoir aucune broderie, si ce n*esi une petite croii qu'on permet de faire sur le devant, à un doigt ou deux du bord , jamais au milieu.
* n D*eDtre pas dans l'esprit de TÉglise que les vases sacrés soient exposés à découvert à la vue du peuple. Nous regardons comme regrettable l'usage introduit en beauc« up de lieux de porter à l'autel et d'en rapporter ostensiblement la cuslode et surtout l'ostensoir ne renfermant pas de saintes hosties. On voit même ces objets sacrés portés ainsi à la vue de tout le peuple jusque dans les saints offices , par des sacristains laïcs. Ceci est plus que regrettable, c'est un abus de nature h diminuer le respect d s fidèles pour les choses saintes. Mais nous pourrions eiter des paroisses où l'esprit de l'Église est mieux suivi, i^es vases sacrés et notamment l'ostensoir n'apparaissent jamais aux yeux des fidèles que lorsqu'ils contiennent le saint Sacrement. En tout autre temps, ils sont renfermés ou voilés.
S9. Après qu'il a troavé la Messe, il retourne au milieu, et fait à la croix, en arrivant, une inclination médiocre : car on ne voit pas déraison, du moins fondée, sur la Rubrique, qui oblige à la faire profonde ^ Se tournant ensuite la face du côté de Tépitre, il se relire un peu sur le côté de l'évangile pour ne pas tourner le dos à la croix d'une manière inconvenante, et il descend, les mains jointes, au pied de l'autel pour commencer la Messe {Rubr.^ ibid , n. 4) *.
ARTICLE rV.
Du Commencement de la Messe^ et du Confiteor.
50. Le Prêtre, descendu au bas de l'autel, fait une inclination profonde b la croix, ou, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexion^ sans autre salut (car c'est l'enseignement commun des auteurs^ que toute espèce de salut est renfermée dans la génuflexion, de même qu'une inclination médiocre est renfermée dans une profonde, et une inclination légère dans une médiocrey. Il commence ensuite la Messe par le signe de la croix (Rubr. Jlf<s5.,part. ii, tit. m, n. 1, 4) *.
* LMnclination que TÂuteor appelle médiocre doit être, sebn Merali, mtmmarum maxima.
* LoTsquNm joint les mains, on met le pouce de la main droite sur celui de la main gauche, si ce n'est dans le temps de la consécration ii la communion, comme il sera dit en son lieu. {Ruhr. y part, n, tit. m, n. 1.)0n a soin que les mains ne soient ni trop rapprochées, ni trop éloignées de la chasuble, ni trop relevées vers la figure, ni abaissées vers la terre ; mais on les tient dans one situation naturelle, médiocrement élevées vera V' ciel. (Note de V Auteur.)
* Cfttte génuflexion se fait sur le degré : la génuflexion in piano est prescrite seulement in acccssu et recessu.
* Pour faire le signe de la croix , on met la main gauche au-dessous de la poitrine (Rubr,, ibid,, n, 5) ; on élève la main droite, et, en touchant avec
3t . Après qu1I a Tait le signe de la croix, ii dit, les mains jointes, Tanlienne Introïbo, et le psaume Jadtca me^ Deu8. Au Gloria il baisse la tête, et la relève ^ Sicut erat. Au yersel Adjutorium nostrum^ eie.j il fait de nouveau le signe de la croix (Rubr.^ ibid., n 6) ^
32. Au Confiteor^ il sMncline profondément. Aux mots VobiSj, fratreSj et Vos^ fratres^ il ne se tourne pas vers le Servant, parce que cela ne se fait qu'à la Messe solennelle. A Mea culpa^ il se frappe la poitrine sans affectation et sans bruit avec la main droite, la gauche posée au-dessous de la poitrine (Rub,, ibid., n. 10).
35. Quand le Servant a flni Misereatur ^i, etc., le Prêtre répond Amen, puis il se relève et se tient droit. Le Servant ayant dit i son tour le Confiteor, le Prêtre dit ; Misereatur vestrt; puis tndulaentiam^ en faisant le signe de la croix sur lui-même {Aubr., ibid., n. iO).
54. fen commençant Dem tu conversus^ etc., il s'incline médiocrement^ et il demeure ainsi incliné jusqu'à l'oraison Aufer a nobis. Au mot Oremu^^ il sépare et étend les mains, qu'il rejoint aussitôt sans les élever (Rubr., ibid) *.
l'extrémité des doigts le froDt , on dit In nomine Patris; on la baisse de la même manière sur la poilriae, en disant et FUii; on la porte de l'éppule gauche à la droite » en disant et Spiritus sancli; et on rejoint aussitôt les mains, en disant Amen. {Note de V Auteur) On tient en même temps, ainsi que l'enseigne la Rubrique, la main gauche au-dessous de la poitrine; c^r c'est une règle générale qu'il ne faut jamais tenir une main suspendue en l'air pendant que l'autre est occupée à quelque chose, comme à f jire le signe de la croix, à tourner un feuillet, etc Si la droite est ainsi occupée, l** gauche doit être appuyée sur la poitrine, ou sur l'autel, ou sur le livre, selon les circonstances.
* 11 faut prendre pour la Messe un ton de voix modéré, pas trop élevé. Il faut aussi observer les Rubriques sUr ce qui doit se dire à voix basse, à voix médiocre, et à voix haute L'Auieur traite ces divers points, part.i, chap. i, q. 4, et part, ii, ch* if, n. 4.
* Gavanltts et d'autres, fondés sur le Cérémonial des Évéques (bb. r, eapi. xu n. 5)» près criv«at d'élever les mains.
6egle Générale. Les roaios disjointes et écartées ne doivent jamais dépasser la largeur des épaales (Aabr., ibid.^ lit. IV, n. 5).
35. Après le mot Oremus^ le Prêtre récite secrètement roràisôii Âufér a nobis^ etc.; en même temps, il monté S rautël les mains jointes {Rubr.^ ibid., n. 1).
56. Arrivé à Tautel , il s'incline médiocrement, les mains jointes et posées sur le bord, de telle sorte que les petits doi^s étendus, sans être séparés des autres doigts, tduchebi la partie antérieure ou le devant de Tautei {ce t|ui s'observe, dit h Rubrique, toutes les fois que l'on pose les mains jointes sur l'autel). En même temps qti'it est incliné, il dit roraison Oramus te, Do-^ mtne, etc., et baise l'autel en disant les paroles Quorum rdiqiliàehic sufit {Rubr., ibid.) *.
ARTICLE T
be VlntroU à la fin de lEpttre.
57. Après avoir baisé l'autel, le Prêtre, achevant rorsiisoti sads autre inclination à la croix, s'en va, lès maitlâ jdlnies, au côte de Tépitre, où il lit l'introït, Taisant sur soi le signe de la croix en commençant. Au Gloria Patrie il fait une inclination vers la croix; il répète eiisùite t'introit sans nouveau sigtié dd croix [Rubt. Misi.j part, ii, titré iv^ n. 2).
* Touchant la manière de baiser l'autel, ii est bon de remarquer qu'on le baise toujours au milieu de sa longueur ; qu'il ne faut pas pour cela b'eu approcher si près, qu'on soit obligé de tourner le cou et de se tordre le corps; qu'il faut disjoindre les mains , et les poser dessus de chaque côté , eo dehors da corporal , à moins qu'il ne soit si large que les mains ainsi écartées en dehors donnent au Prêtre une position disgracieuse. Mais lorsqu'on baise l'aufel après la consécration , on pose les mains, ou au moins le pouce et l'index de chaque main, sur le corporal. (9foU de V Auteur.)
38. L'introït achevé, il retourne au milieu de Tautel, et dit aussitôt le Kyrie alternativement avec le Servant (Rubr., ibid ) *.
39 Après le dernier JCj/ne, s'il doit dire le Gloria^ il sépare horizontalement les mains (sans les poser auparavant sur l'autel) ; il les élève jusqu'à la hauteur des épaules, et (sans élever les yeux) il dit : Gloria in exceU sis Deo, Au mot Deo, il rejoint les mains en faisant une inclination légère à la croix {Rubr., ibid., n. 3) *.
Règle générale. Toutes les fois qu'on élève les mains, elles ne doivent pas dépasser la hauteur des épaules.
40. Le Prêtre, au milieu de l'autel, continue le Gloria les mains jointes. II a soin d'incliner la tête aux paroles Adoramus te... Gratias agimus tibi... Jesu Christe.,. susdpe deprecationem n^strum Lorsqu'il dit : Cum sanC" to Spirttu, etc.^ il fait sur soi le signe de la croix (Rubr., ibid ), pose les mains étendues sur l'autel et le baise (Ruhr., ibid., part, ii, tit. v, n. 1) '.
* LesCéémoniaux disent généralement que le Prêtre, en arrivant k Tautel, fxX à la croix une inclination de télé, que Merati appelle rêver entia minimarum seu simpUeium moûcima. Cet auteur, qui cite plusieurs Rubricistes à Tappui de son sentiment, ajoute que le Prêtre doit faire cette inclination toutes les fuis qu'il arrive au mi ieu de l'autel ou qu'il doit le quitter , à moins qu'il n'y ail une inclination prescrite par le Missel paulo ante recessum vel paulo post accessum, comme cela arrive, par exemple, quand il faut baiser l'aulel (Merati in Gav., part ii, tit. iv, n. 8). Cette règle, adoptée par saint Li-^ guori, est généralement suivie en France; et partout où elle est établie, on s'y conformera, quoiqu'on puisse faire contre cette pratique de sérieuses objec« tions.
• A quelles Messes doit-on dire le Gloria ? L'Auteur répond à cette question, part. II tit. I, chap. n, n. 7 et 8.
' Beaucoup de Cérémoniaux disent à tort qu'après le signe de la croix on rejoint les mains. A cette question * « Aliqui Rubricarum expositores dicunt » post signum crucis quod fit in fine Gloria in eoccelsis^ Credo et Sancfus^
41. Il se relève, rejoint de nouveau les mains, et se tourne par le côté de Tépître vers le peuple, les yeux baissés : il sépare de nouveau les m^ins et les rejoint en disant : Dominus vobiscum^ etc. (Rubr,^ ibid.) >.
42. Il revient ensuite par le même côlé au missel; il écarte de nouveau les mains, les rejoint en disant Ore-mus^ faisant en même temps une inclination de tête à la croix ; et, les étendant aussitôt à la largeur et à la hauteur des épaules, de la manière que nous avons déjà indiquée, il dit l'oraison (Rubr.^ ibid.) *.
45. Pour la conclusion, aux paroles PerDaminumo^ bien Per eumdem Dominum^ il rejoint les mains ; à Jesum Christum^ il incline la tête vers la croix; il la relève aussitôt, et demeure ainsi les mains jointes devant la poitrine jusqu'à la fin de l'oraison. S'il y a pour conclusion Qui vivis et régnas, ou bien Qui tecum vivit et régnât^ il ne fait aucune inclination k la croix; il rejoint seulement les mains en disant : In mitate Spiritus smcti, etc. [Rubr.^ ibid., n.l et 2).
44. Quand il y a plusieurs oraisons, on ne dit pas le mot Oremus pour toutes, mais seulement pour commencer la première et la seconde. Il en est de même des
> manus esse jungendas, etiamsi Dihil ejusmodi prescribat Rubrica : rectène? • La S Congrégation répondit c Serventur Rabric» (12 novembre 1831).
^ Toutes les fois qu'il dit Dominus vobiscum, il doit étendre le$ mains de telle sorte qu'elles ne dépassent ni la largeur ni la hauteur des épaules, et que la paume de chaque main soit toujours en regard de la paume de Tautre main. Il devra faire attention de ne pas plier la tête en Tinclinant vers le peuple, et de ne pas s'appuyer le dos contre l'autel (Noie de V Auteur); comme aussi de ne pas froisser la chasuble.
' On doit observe)' les mêmes règles toutes les fois qu'on dit le mot Oremuiy à moins que le contraire ne soit marqué. On fera aussi attention d'éviter un défaut trop commun : c'est de prononcer la première sylbbe 0 d'une manière forcée , en appuyant sur cette syllabe comme si on la doublait. (Note de r Auteur.)
62 PART. II, m. I, CflAk 1, ART. VI.
coticiusionà qui ne doivent avoir lieu qu'à la première et à là dernière oralsoii (Rûbr.^ îbid.) *.
ARTICLE VI
De VÉpître à l'Offertoire.
45. Lés oraiâons terminées de la manière que noua venons de le dire, le Prêtre lit IVpltre, ayant les mains aîi livré od aii papitrë : la manière en est laissée à son gré et à sa commodité, pourvu que les mains touchebt le missel de quelque façon (Rubr., Jlfiss., part, ii, tit. vi, n. 1) «.
46. Quand il a fini de lire Tépitre et ce qui la suit, laissant ouvert le missel, qui doit être transporté de Pau-
* Quand le Prêtre prononce , dans ronison , ou daas toute autre partie de la Messe, le très saint nom de Jésus, il doit faire une inclination de tête vers la croix, Tévangile excepté (car alors Tinclinatiou se fait vers le livre). Quand il prononce celui de la très sainte Vierge , ou du Saint dont on célèbre la fête , ou bien dont on fait la mémoire , et celui du Soaverain-Pontife vivant , il fait également une légère IncUoatiou, mais vers le livre, et non vers la croix. (Rubr.^ \h\d.) (Note de V Auteur ) On excepte les items prononcés dans le titre de Tépître ou de l'évangile. On n'incline pas alors la tête en les prononçant, lors même qu'on ferait la fête du Saint. (Merati et autres Rubricisies )
On pourra consulter le chap. ii, n. 9, touchant les oraisons qu'on est obligé 00 quMl convient de dire à chaque Messe.
* P usieurs Cérémoniaux semblent laisser au Prêtre la faculté de poser ses mains sur Tautel sans toucher le livre. Cette pratique est néan<noîns contre la lettre de la Rubrique, qui parle expressément : Ita ut palmae librum tançant. On tient ses mains de la même manière pendant le Graduel, le Trait, VAlle^ luia. — Si dans Tépître (ou dans toute autre partie de la Messe) il se trouve des paroles <tui exigent que Ton fasse la génuflexion , par exemple. In nomine Jesu omne genu flectatury etc.; Adjuva nos^ Deus, e/c, en ces circonstances le Prêtre, posant les d^ux mains sur Pautel, hinc et tnde^ fléchit le genou druit seuement, e non les deux genoux. Quoi qu'en disent quelques Auteurs, qui ne donnent aucune raison de leur sentiment, c'est ce qu'il y a de plus conforme à la Rubrique, qui porte simplement genufleetit. (Noté de ï'AuUur.)
tre côté, il 8e rend au miliea de l'autel, lève les yeux k la croix, et les abaisse aussitôt, sMocline prcfondément en tenant les mains jointes entjre 89 poitrine et l'autej^ et dit : Munda cor meum, etc, puis. Jubé Dop%tne, efc.^ non pas Domne (Rub., ibid., n. 2) *.
Âi. Cette prière étant pnie, il va au liyr(^ les in^ips jointes, et, la face tournée vers le coin ae l'^yangil^, |1 dit, les mains toujours jointes : Dominm vobifcun^ En disant Sequentia ou /mtttim, il sépare les inains, rait avec le pouce de la droite le signe de la croi^ stir le commeQcement de l'évangile, pendant qu'il tient la gauche étendue sur le livre, ainsi qu^ l'a décidé la l§. Congrégation des Rites, le 7 septembre 181 6. En poursuivant, il porte la main droite étendue au front, y fait avec le dedans du pouce un petit signe de croix, qu'il trace également et immédiatement sur sa bouche et sur sa poitrine : en même temps, il récite le reste des paroles, et tient la main gauche appuyée au dessous (de la ppilriqe fjRuftr., ibid., n. 2).
48. Il lit ensuite l'évangile, les mains jointes : s'il doit faire une inclination de tète, il la fait toujours vers le livre. Ceci s'applique également aux génuflexions qui se trouveraient prescrites (Rubr. , ibid .).
48. Lorsqu'il a fini l'évangile, il élève quelque peu le missel, et (se baissant un peu) il le baise 'au lieu èù il a fait le signe de la croix en commençant [Rubr., ibid.)' L'ayant reposé k sa première place, il prend le livre avec le pupitre des deux mains, et le rapproche veré le
' S*il ttrnvait que le Prêtre dût transporter le livre loi-même» parce qall n'aurait pas un Servant capable de le faire , en passant au milieu de Tautel , jl feRfit le saint à la croix, e) placerait au côté de Tévangile le missel déblais, de telle sorte qu*it soit tourné vis-à-vis du coin antéreur de Tépîtré; puis il retiiurnerait au n ilieu pour dire le JUunda cor meum, [iiubr,^ ibid.;
milieu, tout près du corporal, mais non pas dessus ; et, joignant aussitôt les mains, il retourne au milieu.
50. Quand on doit dire le Credoy il disjoint les mains aussitôt qu'il prononce le premier mot, les élève jusqu'aux épaules, et les rejoint aussitôt aux paroles /nunum JDeum, en inclinant en même temps la tête vers la croix. Il conserve ainsi les mains jointes pendant le Credo {Rubr.^ ibid., n. 3) *.
51. AiiX paroles Et incamalus esU il s'agenouille, flé* cbissant seulement le genou droit, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites le 22 août 1818. Il faut commencer la génuflexion aux mots Et incarnatm est^ et l'achever en disant : Et homo factus est ^sans baisser aucunement la tète, comme le font quelques-uns sans nulle raison). Aux paroles Simul adoratur^ il incline la tête. En disant : Et vitam ventûri saeculi^ il fait sur soi le signe delà croix comme en terminant le Gloria {Rubr,^ ibid.)*.
ARTICLE VU
De l'Offertoire au Canon.
52. Quand le Prêtre a terminé le Credo^ il baise Tau^ tel, se tourne vers le peuple, et dit : Dominus vobis' eurn. Il se retourne vers l'autel : il dit Oremus en étendant les mains et en inclinant la tête à l'ordinaire; puis, les mains jointes, il lit l'offertoire {Rubr.^ Miss, y part. II, tit. vu, n. 1).
53. L'offertoire étant fini, le Célébrant ôte avec les deux mains le voile de dessus le calice, le plie à l'instant ou le donne k plier au Servant % et le place à sa
* Quand doit-on dire le Credo? On trouvera la réponse ï cette question , part. Il, tit. I, chap ii, n. 10.
' Sans rejoindre ensuite les mains (S. R. G. 12 mart. 1831). ' On suppose que le Servant, s*il n*est Clerc, est au moins revétn d'un
droite, en dehors du corporal, assez près pourtant pour qu'il ait la facilité de poser la pale dessus, ce qu'il peut toujours faire, afin de la reprendre plus commodément V 54. Posant alors la main gauche sur l'autel, et prenant le calice de la droite, il le met en dehors du corporal. Puis, de la main droite, dont il doit toujours se servir pour découvrir et recouvrir le calice, il ôle la pale de dessus la patène, et la pose sur le voile plié '. Il prend de la même mai», entre le pouce, l'index et le médius^ la patène, sur laquelle est l'hostie; et, y portant également la main gauche avec la même disposition des doigts, il la tient des deux mains sur le milieu du corporal, vers
surplis, aiosi que le porle la Rubrique, part, h, til. ii, n. 1. 11 est vrai que la s. Congrégation a décidé, le 3 octobre 1851, qu un laïc avec les habits ordinaires, peut (aire toutes les fonctions du Clerc servant la Messe ; elle a seulement ajouté : Sed opportunius Clerictis ; toutefois , comme il s'agit ici d'un acte que la Rubrique ne met point dans les fonctions du Servant, nous pensons que si celui-ci n*est pas revêtu d'un surplis, il ne convient pas de lui remettre le voOe.
' En Italie , la pale , comme déjà nous Vavons fait observer , n'étant qu'un sunple carré de toile sans carton , ne peut être posée droite comme on le fait ordinairement en France : elle se pose donc à plat On comprend dès lorscom* ment l'Auteur ménage un moyen de la reprendre sans trop de difficulté ; et c'est peut-être ce qui peut expliquer aussi pourquoi , à la Messe basse , le voile reste plié sur l'autel du côté de l'cpître.
* En France, les Cérémoniaux disent généralement qu*on dresse la pale contre le gradin ; quelques-uns indiquent cependant qu'on peut la poser sur le Toile. On comprend facilement que la raison de ces petites dispositions particnlières ï la France , c'est ce morceau de carton que Ton a introduit entre les toiles de nos pales Cette altération a fini par amener un usage abusif, celui de faire broder le dessus des pales , dont souvent la partie inférieure est seule en toile. Un décret de la S. Gongrégaiion des Rites, du 22 janvier 1701, dédare que la partie supérieure ne doit pas être en soie. Ajoutons encore que ces pales, quelquefois magnifiquement brodées en dessus, sont souvent d*une malpropreté répréhensible dans la partie qui doit couvrir le précieux Sang , et qui seule alprs peut être bénite.
^j^ PART. II, TIT. I, CHAP. I, ART. VII.
la hauteur de sa poitrine, h quelque distance de lui*. Alors il élève et abaisse aussitôt les yeux sur Thostie, en disante voix basse : Suscipe, sancte Pater ^ etc (Ruhr., ibid,n. 2)V
55. Quand il a fini cette prière, et non auparavant, tenant toujours de la même manière la patène des deux mains, il fait avec elle sur le corporal, k di? lance convenable, un signe de croix en ligues droites et égales ^. Inclinant ensuite la patène, il en fait doucement tomber l'hostie sur le milieu de la première partie du corporal *. Puis il place la patène elle-même en partie sous le corporal, du côté de Tépître {Rubr.^ ibid., n. 5) tenant, pendant cette action, la main gauche appuyée sur Pautel.
56. Il va ensuite, les mains jomles, au coin de l'épitre *; et ayant pris le calice, par le nœud, de la main gauche, il le nettoie de la main droite avec le puriflca-
^toire ; puis il tient avec les doigts de la gauche ce jpaéme purificatoire étendu en long, de manière que, si quel-
* Les Cérémoniaux ajoutent ordinairement, et avec raison, que les autres doigis sont joints et étendus par-dessous.
* Si le Prêtre devait consacrer de petites hosties pour la communion des fidèles, il devrait suivre les règles tracées par TÂuieur, part, i, ch. ix, q 9 et suivantes, part, ii et tit. i, chap. iii, art. i, n. 2.
' Plusieurs Cérémoniaux portent que Ton fait ce signe de croix en tenant la patène è la même hauteur de la poitrine. De bons Rubricistes veulent que le Prêtre, pour le tracer, abaisse la patène à six pouces environ du corporal. L'Auteur parait de ce dernier sentiment, qui est fondé sur ce que ce signe de croix semble prescrit pour être fait sur le lieu où l'on doit déposer l'hostie. La même observation s'applique au signe de croix qui suit l'oblalion du calice. ' * Quand on dit la Messe sur un autel fixe, il est bon de suivre à la lettre la règle donnée ici; mais quand on célèbre sur un autel portatif, il faut surtout faire attention de placer Thostie sur la pierre consacrée.
* La Rubrique, non plus que l'Auteur, ne dit point que l'on fait, avant de quitter le milieu de l'autel, une inclination à la croix, quoique cela se pratique en France généralement.
qnes gouttes venaient k tomber des burettes sur le pieçl du calice, il pût les recueillir.
57. Alors il prend de la main droite la burette de vin, et en verse ce qu'il en faut dans le calice ; puis ayant fait un signe de croix sur la burette de Teau, il dit : Deus^ guthutnanaesubstantiae. Il prend delà même main cette même burette, il en verse un peu \ en même temps qu'il dit : da nobis per hujus aquae et vint mysterium {Rubr.^ ibid., n. 4), et continue lentement le reste de la prière, ayant soin de faire une inclination en prononçant le nom de Jésus. Après avoir mis l'eau dans le calice, il fera bien, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites le 7 septembre 1816, d'essuyer avec le purificatoire les gouttes qui pourraient être restées sé[lîirées du vin ■.
58. Ensuite il rapproche le calice du corporal ; il se rend lui-même au milieu de l'autel ', il couvre du purificatoire la partie de la patène qui était restée découverte; et, la main gauche posée sur l'autel, il prend d'abord de
* De bons auteurs, à la tête (lesquels on peut placer saint Charles Borromée et saint Liguori, recommandent de verser le vin et Teau sur la paroi du calice, que Ton tient un peu penché, afin de ne point faire jaillir de gouttes (Cerim. délia ife«s., 6ap. vu, n. 9).
* Eugène IV, dans le décret pour les Arméniens, avant lui Honorius UI (cap Pemieiotm), et, aprëd ces deux Pontifes, un grand nomire de Conciles, ont statué que Teau doit être mise dftns le calice en très petite quantité. Sur cela le dncie Habert (de Euch , cap. vu) fait cependant cette observation : Efsi in praxi servari debeat (hoc slatutum , probandi lamen non s /fit un Sarerdoles qui unam guttulam infundunt : ce qui est d'autant plus sérieux, qu'une seule goutte peut rester attachée aux parois du calice. (Noie de V Auteur.)
' Les Cérémoniaux donnent ordinairement de cette sorte les détails de l'actioo du Prêire en ce moment : t Ayant approché un peu le calice du corporal, il rejoint les mains, tout en tenant le purilicatoire, s'incline vers la croix ^ ces mots Jésus Ckristus » Ils indiquent en outre une inclination de tête à fsire à la crofx en arrivant an milieu de Tautel.
68 PART, n, TIT. I, CHÀP. I, ART. VII.
la droite le calice par le nœud, puis de la gauche par le pied, et, le tenaut ainsi par les deux mains élevé de telle sorte que le dessus de la coupe ne soit pas plus haut que les yeux, il dit : Offerimm iibi^ regardant la croix pendant toute cette prière {Ruhr.^ ibid., n. 5).
69. Lorsque la prière Offerimus est terminée, il fait avec le calice, en le tenant toujours de la même manière, un signe de croix sur la partie la plus reculée du corporal, sans passer aucunement sur Thostie ; puis, l'ayant placé au milieu ^ h une petite distance de l'hostie, il le couvre delà pale {Ruhr.^ ibid.).
60. Cela Tait, il s'incline médiocrement, et mettant les mains joiutas, comme de coutume, sur le bord de l'autel, il dit: In spiritu^ etc. (Rubr.^ ibid.)
61. Cette prière finie, il se relève, étend les mains en les élevant ainsi que les yeux, et inconiinent^ rejoignant les mains et baissant les yeux, il dit en même temps : Fm, Sanclificdtor^ elc ; puis, en formant un signe de croix sur les oblats, il ajoute : et benedic hoc Sacxificium tuo sancto nominipraeparatum (Rubr.^ ibid.) *.
* On suppose rhoslie sur le milieu de ia partie antérieure du corporal . Si la trop petite dimension de la pierre -acrée avait oblige le Prèlre à la reculer davantage, il faudrait égalemenr reculer le calice, qui dès lors serait plus près du fond de Tautel que du devant. Mais il est essentiel que l'hostie et le calice soient également sur la pierre sacrée, un peu séparés, l'hostie en avant, le calice en arrière.
' Toutes les fois qu*on doit faire des signes de croix sur les 61)lats, réguliè rement il fout d'abord joindre les mains devant la poitrine; puis, pour bien foraer le signe de croix, il faut étendre la main en la tenant droite, les doigts Joints ensemble, conformément an décret de la S. Congrégation Oes Rites du 2i juillet 1685. Il faut encore remarquer que, quand les signes de croix se font ensemble sur Ihostîe H le calice, ou tire la ligne droite du milieu de la pale sur rbosUe, sans aucunement baisser la main, et la ligne transversale entre le calice et l'hostie, c*estrè-dire en dehors et sur le devant delà pale, mais à Il même hauteur que la première ligne. On observera aussi de faire ces signes
62. Ayant fait le signe de la croix sur l'hostie et le calice, il joint de nouveau les mains \ et s'en va an coin de Fépître, où, ayant Tauiel à sa gauche, il se lave Textrêmité des pouces et chaque index des deux mains, il les essuie ensuite * ; et pendant tout ce temps, il récite le psaume Lavabo^ etc, {Rubr.^ ibid. n. 6), qu'il dit en entier au même lieu.
65. Au Gloria Patrie il fait une inclination de tête a la croix en s'avançant vers le milieu : il peut cependant ne dire le Gloria Patri que quand il sera en face de ta croix de Tautel.
64. Y étant arrivé, il joint les mains, élève les yeux vers la' croix, et, les abaissant aussitôt, il appuie à la manière ordinaire ses doigts sur les bords de l'autel, et, médiocrement incliné, il dit la prière Suscipe^ sancta Tri" nitas : quand elle est finie, il étend les mains sur l'autel, et le baise (fluftr., ibid., n. 7).
65. Après qu'il a baisé l'autel, il se tourne vers le peuple^ écarte et rejoint les mains comme au Dominus vobis" cum, et dit, d'un ton médiocrement élevé : Orate, fra^ ires ; puis, achevant le tour, il se retourne vers l'autel
de croix d*iine dimension convenable, et proportionnée en longueur et en largeur. (Note de VÂuteur,) Les signes de croix qui se font sur le calice seulement doivent être à peu près de la grandeur de la pale ; sur Thostie on les dit an peu plus petits.
Pendant que Ton fait sur les oblats le signe de croix de ta main droite, la ganche est appuyée sur Tautel. {Hubr., part, n, tit m, n. 5).
' La Rubrique ne parle pas non plus ici de Tinclination de tète que généra* lenent les Gérémooiaox recommandent de faire à la croix avant de quitter le miliett de Tautel.
* Dans beaucoup d^églises on attache sur le bout de Toutel le petit linge appelé manuterge et en quelques lieux lavabo, qui sert à essuyer !es doigts du Prêtre : nous regardons cet uyige comme abusif, et contiaire au respect dû k Tautel La place du manuterge est sur la crédence des burettes : le Ser« vaut le présente au Prêtre lorsqu'il en est besoin.
70 FAUT. Il, Tli. I, CUAl». I, AUX. VU.
par le côté de l'évangile. Il dit en même temps, k voix basse : utmeum ac veslrum Sacrificium^ etc. : car il ne doit pas rester tourné vers le peuple pepdant (|i|'il dit ces paroles, amsi que quelques-uns l'enseignent contrairepienl aux texie clair de la Rubrique (ibid.) et au Cérémonial des Evéques (lib. ii, c. 8, n. 66).
66. Après que le Servant a répondu, 5tisctptae, e(c., le Prêlre dit, à voix basse, Amen. Ensuite, les mains étendues comme pour les autres oraisons, il récite tout bas, sans les faire précéder du mot Oremus^ les Secrètes, qui sont toujours correspondantes et en nombre ég^l aux Collectes. S'il n'y en a qu'une, il n'achève pas la conclusion, ^ais il s'arrête après qu'il a dit ; Spirttus sancti Deus. S'il y en a plusieurs, il termine tout a fait la première, en disant même ilmen. Alors une seconde conclusion a lieu poijr la dernière Secrète ; mais il s'arrête aux mêmes paroles, qui sont considérées comme le comniencement ()e la Préface.
67. Après avoir dit leiJ mots Spiritus sanctj Detis de la derfijère Secrète, il s'arrête, trcuye dans le Missel la Préface qiii convient, et, les mains sur l'autel k la manière ordinaire, il dit : Per omnia 8<iecula saeculorumei Dominm vobiscum; à Sursum corda^ il les élève k la hauteur de la poitrine, les paumes tournées l'une vers l'autre; k Gratins agamus, il les rejoint (sans les élever davantage)S et k Deo nostro, il regarde la croix et incline la têteffiu6r.,ibid., n. 8).
68. Quand il commence Vere dignum, etc., il étend de nouveau les mains, et les tient élevées comme pendant les oraisons jusqu'au Sanctm : alors il les rejoint, sMn-
* Û'ielqaes Rubricistes disent an contraire qu*en rejoignant les mains on les
cHoe médiocrement, et dit d'un ton de voix médiocre: SanctM, sancîtis, etc., faisant atteniion de ne pas appuyer les mains sur Fantei. Aax paroles Benedtetm qui ventî, il se relève et ftit le signe de la croix (Rubr., ibid.) \
ARTICLE Yin.
Du Canon à la finie la Consécration.
69. La Préface terminée, le Prêtre pose la main droite snr ràutel, et de la gauche il trouve le Canon , puis il élève quelque peu les mains : il lève aussi les yeux vers la croix et les abaisse aussitôt. Il joint les mains, les pose k la manière ordinaire sur le bord de l'autel ; et alors, profondément incliné, il commence le Canon en disant : Te igitur, etc. (Rab. Miss., part, ii, til. viii, D. i .) Il ne doit pas le commencer plus tôt, d'après le décret de la S. Congrégation des Rites du 7 septembre
70. Arrivé aux paroles Uti accepta habeas et benedi' cas, il étend les mains sur l'autel et le baise; ensuite il se relève, joint les mains, et aux paroles Haec dona, haee munera, haec sancta sacrifida illibata, il fait trois signes de croix sur le calice et Tbostie conjointement ; et, sans joindre les mains, mais en les tenant élevées k l'ordinaire devant la poitrine, il continue: Inprimis quae tibi offerimus, etc. (Rubr.^ ibid.)