‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 24 sur 159 · Après cette génuflexion, il découvre le calice · texte numérisé non relu

Après cette génuflexion, il découvre le calice

* Le Prêtre doit faire attenlion d'élever la sainte hostie en ligne droite, et non au-dessus de sa léte ou en dehors da corporal ; il i e relèvera ni si haut, qu*ii soit obligé d'avnir les bras trop tendus ni si bas, qu'il les ait trop arqués t) prendra garde également de la tenir arrêtée en Pair, comme aussi de faire cette action avec tant de précipitation qu*il ne laisse pas le temps à l'œil de l*aperccvoir, ni aux fidèles velui de Tadorer {Note de V Auteur )

* Depius ce moment jusqu'après Tablution» le pouce et Vindex de chaque main ne doivent plus être séparés, si ce n*est pour toucher la SMinte hostie ; et lorsqu'il faut tourner les feuillets, on prend le signet entre Vindex et le médius. Les luaios se posent sur le corporal, comme déjà on Ta fait otiserver, si ce n'<st lorsqii'étant jointes, on doit les appuyer i Tautel. Dans ce dernier cas, il ne faut pas imiter certains Prêtres qui les porte t, ainsi jointes, sur rintérit ut* du curp«iral, comme s'ils voulaient loiiclier des doigts la saintf hostie ; mais il faut le faire de telle sorte que le bout des petits doigts touche le devant de l'autel. (Note de V Auteur.}

en ^ prenant la pale entre Vindex et le médius (c'est de cette même manière qu'il la prend en (ouïe autre occasion semblable). Et, en cas que quelque parcelle soit restée aliachée aux doigts qui ont louché la sainte hostie, il les frotte légèrement entre eux au-dessus du calice {Rubr.n ibid., n. 7) \ mais non pas contre les parois de la coupe.

,84 Ayant découvert le calice, et se tenant droit, il dit : Siîkili modo postguam cœnatum est ; puis, en même temps qu'il dit les paroles Accipiens et hune praeclarum calicemj il prend avec les deux mains le calice entre la coupe et le nœud * , il l'élève un peu au-dessus du cor* porai pour Vy reposer tout de suite ; et, sans le quitter, aux mots tibi gratias agens^ il fait une inclination de tête vers l'hostie consacrée. En disant : Benedixit, il fait avec la main droite un signe de croix sur le calice, sans pour qela le quitter de la main gauche, et, le reprenant avec les deux mains, il continue beditque Discipulis suiSy dicem : Accipite^ et bibitê ex eo omnes {Rubr.^ ibid.j.

85. Quand ces paroles sont achevées, et non auparavant, il appuie les coudes sur l'autel, et, élevant un peu ie calice, qu'il tient de la nyain droite par le nœud, eo même temps (ju'il le soutient avec les trois doigts inférieiirs de la ma^n gauche par le pied (sans le pencher avec affectation de son côlé), la tête indicée, il prononce

* Cela dAvra se fiiire, dit la Rubnqne, tontes les fois que quelque parcelle reste attachée aux doigts. Mais, comme il n'est pas bien facile de savoir si quelque parcelle n*est pas ainsi resiée, p»r une bonne précaution, on pourra le faire toutes les fois qu'après avoir tou hé la sainte hostie, on aura k s'occuper, à l'c^rd du calice, de quelque attion qui en doime le moyen. (Noie de V Auteur.)

* Jiupta nodum infra euppam, dit la Rubrique.

dévotement le^ paroles de la consécration. Hic est enim calix^ elc. (ftaftr., ibid.)

86. La consé» ration faile, il pose le calice sur l'autel, et, en àisanl a voix basse : Haec guotieacumque fecerilis^ il fait la génuflexion el adore le Sang précieux. S'élaiil relevé, il prend le c&Hce de la main droite par le nœud, de la gauche par le pied, el, le suivant des yeux, il l'élève en sorle qu'il puisse êlre vu par le peupU ; puis il le remet b sa place, le couvre de la pale, et fail^'e nouveau la génuflexion (/fu6r., ibid.) ; prenant garde, ici et en autres circonstances semblables, que le manipule ne touche la saiiile hostie.

ARTICLE IX

Du Canon , depuis la Consécration jusqu'au Pater.

87. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, se lient droit, et, les mains étendues à la manière ordinaire, il dit : Unde et memores^ eic, {Rabr, Miss.^ pari. li, tit ix,n.1l .)

88. Aux paroles De tuis donis ac dalis^ il joint le§ mains devant sa poitrine, et, ayant posé' là gauche suf îe corporal, il fait de la droite trois signes dé croix sur le calice et l'hostie conjointement, disant, au premier,' Hostidm puram ; au isecond, Éosiiam sànctam ; 'au troisième, Ilostiam immaculatam. Il fait immédiatement un autre signe de croix sur l'hostîé, en disant : Pqn^m saructum vitae aetemae ; puis un autre sur lé calice, en disant : Et calicem salulis perpetuae. Après cela, Ifeç mains étendues h l'ordinaire, il poursuit : Supra quai propitio, elc. (Ruhr., ibid.)

89. A Supplices te rogamiis^ il se tient profondément incliné, les mains jointes et appuyées sur le bord de l'autel, et non pas sur l'intérieur du corporaL La S.

Congrégation des Rites Ta ainsi ordonné le 7 septembre

90. A ces paroles Ex hac altaris participatione, il pose les mains de chaque côté sur l'autel, et le baise au milieu, en prenant garde de toucher la sainte hostie (Rubr., ibid.).

9 . S'élant relevé en disant : Sacro$anctum Filii tui^ il rejoint les mains, puis pose la pauche sur l'autel pour faire de la droite un signe de croix sur la sainte hostie au mot C^rpus^ el immédiatement un autre signe de croix sur le calice aux paroles Et scmguinem sumpseri" mus. Et, posant aussitôt la main gauche au-dessous de la poitrine, en prenant garde que Vindex et le pouce ne touchent la chasuble, il fait de la droite le signe de la croix sur lui-même, en disant : Omni bemdiclione cœlesti et gratia repleamur; il rejoint incontinent les mains devant la poitrine k la conclusion, Per eumdem Christum Dominum noslrum (Rubr.^ ibid.).

92. Lorsqu'il dit : Mémento, Domine^ etc., il écarte les mains, les étend et les rejoint lentement, de manière que la jonction ne se fasse qu'à In somno pacis. Les tenant unies et élevées jusqu'au menton ', il baisse un peu la tête, et, les yeux fixés sur ladorable Sacrement, il fait, pendant une petite pause, mention des délunts qu'il doit ou qu'il veut recommander (Rubr ^ ibid.).

93. Après cette recommandation, il relève la tête, et, les mains étendue^ comme auparavant, il continue : Ipsis, Domine, etc. A la conclusion, Per eumdem Christum Dominum nostrum^ rejoignant les mains, il fait une inclination de tête à la croix (/ta6r.,ibid.), quoique le samt nom de Jésus ne soit pas prononcé; c'est le seul cas dans toute la Messe où il en soit ainsi.

* Uique ad faeiem, termes de la Rubriqae.

94. n met ensuite la main gauche sur le corporal , et se frappe légèrement la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite, en même temps que , d'un ton de voix médiocre (comme pour l'Orate, fratres)^ il dit: Nobts quoque peccatoribus (Ruhr., ibid., n. 3) \

95. Les paroles Famu/t5 mis, etc., se disent à voix basse, et les mains étendues à Tordinaire {Ruhr., ibid. ) «.

96. Arrivé à la conclusion , Per Christum Domtnum fiostrum , il rejoint les mains comme de coutume , sans ajouter Amen (Rubr.^ ibid.).

97. Mais il continue immédiatement : Per quem haee omnia^ etc., et, la main gauche posée sur Tautel, il fait trois signes de croix sur le calice et l'hostie conjointement, disant, au premier, Sanclificas; au second, Kmficas; et au troisième, Benedicis, etpraesla$nobis{Rubr,, ibid.),

98. Il découvre aussitôt le calice , fait la génuflexion; et , s'élant relevé , il prend respectueusement avec le pouce et l'index de la main droite l'hostie au-dessous du milieu , et , tenant le c<ilice de la gauche par le nœud, il fait trois fois avec la sainte hostie le signe de la croix au-dessus du calice dans son diamètre intérieur, sans sortir de sa circonférence et sans toucher aucune* ment ses bords. Au premier signe de croix, il dit : Per ip* tum; au second. Et cum ipso; au troisième, El in ipso; et

* LonqaH devra se frapper la poitrine, en cette circonstance, à VÂgnuê Iki, au Domine, non sum dtgnus, il aura suin ,de t»'mr les trois derniers doi^s d« telle sorte que le ponce et Tindex ne touchent pas la chasuble. (Du'^ rwdm, lib. iv, cap. XLVi.) {Note de V Auteur.}

* Si l*on fait la féie ou mémoire d'un Saint mentionné dans cette prière, ta prononçant son nom, on incline légërenieni ta tête vers le livre. Il est bon de aire, eii passant, que le saint Jean dont il y est question, c'est ^ainl Jean Baptiste. La S. Cungregation l'a déclaré ainsi le :27 mars t ^24

80 PAaT. Il, TIT. I, CHAP. I, ART. X.

immédiatement, sans cesser de tenir le calice de la main gauche, il Tait deux autres signes de croix sur le corporai , entre la coupe et sa poitrine ; le premier, pendant gu'il dit : Est libi Deo Patri omnipotenli ; le second , en disant : In unitate Spiritus Sancti ; puis, reportant incontident Thosiie au-dessus du calice, où il la tient de ia main droite, il élève un peu le calice et fhostie ^ la (bis, en disant : Omnts honor et gloria. Ayant ensuite déposé le calice et replacé Thostie à sa place, il Trotté légèrement ses doigts sur le calice, te recouvre, fait la génuflexion {Rubr.; ibid.)i et continue comme nous allons le dire :

ARTICLÇ X.

Du Pater noster à la Communion.

$tâ. Après avoir fait la génuflexion , il pose les mains sur le corporal, et dit d'une voix intelligible : Per €mnia I90cd!a meeulorum. Le Servant ayant répondu Àmm, le Prêtre poursuit, Oretnm^ etc., rejoignant les mains et iQclinan^ la tête vers le très saint Sacrement; il relève }a tête, et continue, les mains jointes, jusqu^^u Pater^ qu'il dit tout entier les ipains étendues devant la poi« tfinç , et les yeux arrêtés sur la sainte hostie {Ruhr. Miss.^ part, ii, tit. $, n. f). -•

„ IQO. Après que le Servant a répondu ; Sei libéra nos a malp, le Prêtre dit tout bas, Amén. Après quoi il tire la patène de dessous le corporal , et Tessuie de la main droite ^ avec le purificatoire , qu^il place ensuite à Quelque distance du corporal du côté de Tépitre. l\ pVend la patène entre l'iiidex e\ \e '^edtus ^e. |a main droite, il laHient drossée (et appuyée sur la nappe près

' La main gauche posc«' s< r le coriuiral Rubr , U»d ).

du corporal, le dedans vers le milieu de Tautel), et dit : Libéra nos, eic. {Ruhr,, ibid.)

iOI . Avani de dire ; Da propùius pacem, il met la main gauche au-dessous de h poilrine, et fait sur soi, avec la patène, (]u*il a dans la droite, un sigiie de croix ordinaire, en disant : Da propUiu^ pacem in diebUs nos-^ tris ». En terminant lé signe^ de croix, il baise la patène, nonpas au milieu, mais près du bord, conformémenl au décret do la S. Congrégation des Rites du 24 juillet 1683 : il serait même convenable de ne pas ta baiser sur la partie que devra toucher la sainte b'osiie. Puis, poursuivant : Ut, ope misericordiae^ il fait passer la patène sous l'hostie, en s'aidant pour cela de l'index de la main gauche {Rubr., ibid., n. 2).

102. Après cela il découvre le calice, et fait la génuflexion; puis il prend Thoslie entre l'index et le pouce de la main droile, la porle avec ces deux doigts au-dessus du calice, où, Tayant prise aussi avec les deux premiers doigts de la main gauche, il la rompt doucement et peu à peu en ligne droite par le milieu, en commençant par le haut, ei disant pendant celte action : Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. L'hostie divisée, il pose sur la patène la partie qui est dans sa main droite; puïs de la même main il détache une petite partie du bas de l'autre moitié qu'il tient avec sa main gauche dudessus du calice, disant en même temps : Qui tecum mvit et régnât, et Tien de plus (Rubr., ibid.) '.

* Quelques Rubncaires, fondés sur \e Cér<^monial dps Evoques flib. n, c. vni, n. 73). veulent qu'on fasse le signe de l.i croix avant de. lire : Da propWus paeem ; mais TAuteur n'a f<jit que traduire ici la Rubrique du lAissel. Ceux qui demandent qu*on anticipe un. peu le signe de croix, ont pour but de faire baiser l^i patène au niot Pacem. En suivant le texte de la Rubrique, on le fait iminédiatement après ces paroles du Missel : In diebw nosiris. .* Ce n*est {tas laRubri(^jae, mais ua décret de la S. Cou^TÔgation des Rites,

82 PART. II, TIT. I, CnAP. I, ART. X.

403. Il retient celte particule avec la main droite audessus du calice, et pose sur la patène la partie qui lui reste à la main gauche S en disant : In unitate Spiri" tus sancti Deus. Il porte aussitôt la main gauche au nœud du calice, et dit à haute voix : Peromnia saeculasaecido' rum. Le Servant ayant répondu iltnen, le Prêtre fait audessus de la coupe avec la particule trois signes de croix en disant, au premier, Pax Dommi ; au second, SU semper; au troisième, Vobiscum. Le Servant répond : Et cum spiritu tuo^ et le Célébrant laisse tomber la pai ticule dans le calice, en disant tout bas : Hœc commixiio^ etc : il frotte ensuite léi;;èrement entre eux le pouce et rindex au-dessus du calice et fait la génuflexion {Ruhr., ibid.) ^

1U4. Après qu'il s'est relevé, se tenant médiocrement incliné vers l'adorable Sacrement, les mains jointes entre sa poitrine et l'autel, sans pourtant le toucher, il dit à haute voix : Agnm Dei, qui iollis peccata mundi; et, mettant alors la mam sur le corporal, et se frap|>ani la poitrine de la droite avec les trois doigts qui n'ont pas touché la sainte hostie, il ajoute : Miserere nobis : ce qu'il réitère au second Miserere nobis et à Dona nobis pacem^ sans rejoindre les mains depuis qu'il les a séparées au premier Agnus {Rubr., ibid.).

105. Ensuite, les mains jointes et posées de la manière ordinaire sur le bord de l'autel, et non sur le corporal, conformément au décret de la S. Congrégation

qui détermine qae c'est du bu» qw Ton détachera cette particule. Ce décret est du i août 1665. {Note de VAuteur.)

* Ed la joignant è l*autre de manière que l'hostie conserve sa forme ronde. Ainsi le recommandent, en général, les cérémoniaux.

• Après avoir frotté ses doigts, et avant de faire la génuflexion, il doit couvrir le calice Rubr., îDid ); ce qv'il fait de la main droite, en mettant la main gauiJiesttr le pied.

des Rites du 7 septembre 1816, il dit tout bas les trois oraisoDS prescrites a^anl la communion, tenant les yeux arrêtés sur la sainte hostie (Rubr.^ n. 3).

106. Les oraisons terminées, il fait la génuflexion, et, se relevant, il dit : Panem cœlestem accipiam, et nomm Damtni invocabo (Rubr.^\h'\iï,)

107. Il prend alors de la main droite les deux parties de l'hostie, sans les faire sortir en dehors de la patène, on au moins en les faisant venir seulement par le côté S de telle sorte qu'aucune parcelle ne puisse tomber sur le pied du calice : pour le faire avec plus de commodité et de décence, il s'aide de la main gauche. Puis il prend ces deux parties entre l'index et le pouce de cette même main gauche, de telle manière qu'elles ne soient pas totalement superposées l'une sur l'autre *. Ensuite, avec la main droite, il place la patène sous l'hostie entre l'index et le médius de la gauche : tenant ainsi l'hostie et la patène entre sa poitrine et le calice, un peu au-dessus du corporal, s inclmant un peu '^ sans s'appuyer, s'il lui est possible, du bras gauche sur l'autel ^; et, sans nullement se tourner d'aucun côté, il dit trois fois d'un ton de voix médiocre ; Domine^ non sum dignus; en même temps il se frappe à chaque fois la

' Ou par le haut

* On peut réunir les deux parties de Vhostie de sorte que Vune soit un peu nr Vautre , ou seuleaient tes approcher l'une auprès de Pautre Les Gérémomaux demandent, en général, qu'elles soient placées de mauière i former une figure ronde ou à peu près.

' Les Céréoioniaux prescrivent, en général, une inclination médiocre.

^ Merati (in Gav,^ part, ii, tit. x, n. 13) observe qu'un Prélre, en cas de faiblesse, pourrait appuyer le petit doigt sur le corporal Saint Ligtiort . avec d'autres Kubrici>tcs, dit le coude hors du corporal. Merati (ibid) combat ce dernier sentiment.

poitrioe ; puis il poursuit tout bas :Ut intres, etc. {Ruhr.^ ii)i(|., n. 4) *.

108. Après cela, il se redresse, prend les deux parties de Tbostie* enti-e le pouce et Tiiid^r de la màift droite, se signe lui-même avec ceti^ sainte hostie, en 4enânt toujours la patqpe dessous, et en prenant garde, que la croix qu'il forme ne dépasse pas en largeur la eirc^onfé* rence de la patène, et ne s'élève pas en hauteur ti^Hement que l'hoslie puisse éire vue du peuple (Rubr,, ihid )*. ' Î09. Âprèâ avoir fait ce signe de croix, (e Prêtre appuie modestement les coudes sur le devant de Tautel, et, ainsi incliné médiocrement, et tenant au-dessus de la patène les deux parties de l'hostie superposées l'une sur l'autre, il se communie avec beauççup de révérence (Itubr., \bid,) \

* Afin de ne pas se presser en achevant la formule , il pourra , aussitôt après avoir frappé sa puilrine, reposer sa main sur le corporal , ou la mouvoir asses leotement pour se bisser te temps de dire les paroles. (Note de l'Auteur.)

* Qu'il met entièrement Tune sur l'autre, sel n Vusa^e gé»éraL II y a plusieurs manières d'opérer cette aclion. Voici celle qui nous paraît la plus sinpe et la plus commode : Immédia eroont après le dernier Domme ^ non eum dignuSf les deux parties de la sainte ho&le étant tenues pa? les deax premiers doigts de la main gauche, on preiu) de la druiie la partie la plus avant ée près de Hnléritur de ce te main gauche, on la tire tout à fait, el on la pose doueemeiil sur Taiitre On fait ensuite passer ces deux parties ainsi réunies de la main gauche à «a droite.

' Il fait le signe de croix on di^aut : Corpus Domini nostri Jesu Chnêti (Rubr., ihid ).

* Canal Sacerdos (dit Merali, îom I, p 588) ne denlibwt eomminuat taerosànelam hosliam Nous ne voulons pas condanmer la pratique respectueuse lecommandée ici ; mais lursqu'on ne pourrait avaler 1^ sainte hostie qu'après un certain temps , si on ne la faisait passer soùs les Henls , on peut le faire sans scrupnle, puisque, cnnime le remarque très bien Gertoni dans ses Ritfi8.de Ui Sfesee privée^ o*Ue chair immortelle et impassible ne reçoit aùi?iÀ dommage des dents, qui ne brisent pas le Corps adorable , mais seuteaiefit les es^^^,(NfUe ife l'Auteur^)

110. Ayant ainsi pris la sainte hostie, il pose la pa^ tène sur le corporal, se relève, et, sans séparer les pouces du second doigt, il joint les mains devant son visage, et prie mentalement pendant un court espace de temps ttubr,, iLid.) ^

m. Après ce moment de recueillement, il sépare ses mains, ei ditb voix basse ; Quid relribuam Domino; en même temps il découvre le calice, et fait la génuflexion. Ayant pris ensuite la patène de la main droite, il recueille avec soin et attention les parcelles qui auraient pu rester sur le corporal (Rubr., ibid.) : potir cela, il soulève, s'il en est besoin, Vextrémilé du corporal avec la main gauche '.

112. Après avoir recueilli les parcelles, il porte la patène au-dessus de la coupe', et, la tenant an peu incli-

* Qtielqi^ps Préires s^arrélent également an instant et font un peu de méiitalion pour produire quHques actes avat.t la communion ; mais la plupart des Auteurs condamnent celle pratique, par la raison qu'il n'est pa^ permis de mêler des ai tes de dévotion partit tt^ière aux actes publics de religion, k moins que la Bul)rique ne les permette , comme, par exemple, aux deiu Mémento , et apcès la communiou sous l'espèce du pain

• La plupart «tes Cérémoniaux sont plus explicites ur Tai^tion du Prêtre en cette cirronstance. Voici la man ère indiquée et assez généralement pratiquée pour recueillir les saintes parcelles. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, se relève, recule un peu le calice, luv, prenant entre V index ei le médius de chaque main les Goinsdelapaiiie antérieure du corporal, il le secoue légèrement sur la patène, d*abord de la dioite^eule, puis de la gauch*-, enfin d s deux mains ensemble; a(»rès quoi, sans quitter le corporal de la main gauche, il prend la patène de la droite vers le i alice entre les mêmes doigts, et la comluit» à trois ou quatre reprises, le long du corpo al, tandis que de la gauche il en relève les extrémi* tel» pour renvoyer les parcelles »ur la patène; il reprend ensuite de la main ganclie la patène au même endroit, et il la conduit vers sa main droite, ainsi qi« il Ta foit de Tauire côté du corporal. Si, nonobstant tout ce soin, on dé- Ciiuvrait plus tard de saintes parcelles, TAuleur expose ce qu*il faudrait faire, part. I, chap ix, q. 5 et suivantes.

' Les Cérémoniaux qui permettent de reculer un peu le calice pour re- : cueillir les paroettw, diseiit qu'après les avoir recueillieg ou te rapproche. >

86 PART. II, TIT. I €nAP. I, ART. X.

née, il la prend entre V'miex et le médius de la main gauche, près de l'endroit où il la tenait de la main droite* puis, avec le pouce et l'index de cette dernière main, il fait tomber dans le calice tes parcelles qui peuvent s y trouver, en passant légèrement ces doigts sur la partie intérieure S et enfln il frotte légèrement ces ménaes doigts entre eux au-dessus de la coupe du calice {Rubr. ibid.), mais jamais sur ses parois.

115 Après cela, le Prélre, tenant toujours la patène delà main gauche, pose cette main sur l'autel, et prend avec les trois doigis libres de la droite le calice au-dessous du nœud^ en disant : Calicem salutarts^ etc , jusqu'à ScUvus ero inclusivement : alors il l'élève de telle sorte que le haut de la coupe arrive vis-à-vis son front, et il se signe avec le calice comme il l'a fait avec l'hostie, en disant : Sanguis Domini nostri, etc. (Rubr.j ibid.,

114 Ayant fait ce signe de croix, il se tient droit, et prend avec grand respect, en deux ou trois fois, le précieux Sang, avec la particule qui a été mise dedans, en tenant en même temps la patène sous le calice (Aa&r., ibid., u. 5) assez proche de son menton. Il prendra garde

* Et en prenant bien garde de ne pas faire tomber les parcelles en dehors de la coupe.

* La plus grande partie des commentateurs des Rubriques prétendent que le Prêtre, en se signant tant avec la sainte hostie qu'avec, le cali« e, ne doit pas incliner la tête aux mots Jesté Chrtsti ; ce qu'en vérité ou ne peut pas prou* ver, au moin^ d'une manière claire, par la Rubrique. Aussi un grand nombre de Prêtres s'en tiennent sans scrupule h la règle générale, qui prescrit Imclina-^ tion de tête à la Mess» toutes les fois qu'on prononce le saint nom de Jésus. (Note de l'Auteur.)

La S. Congrégation a décidé ce point le 2i septembre iSiS. Â c^tfe qoes« tion : « An Sacerdos seipsum sigoans cum hostia et calice consecratis, ante » sumplû'nem ss. Sacramenti ad v^rba Jesu Christi debeat caput iuclinard? • tU« a irépondu : « ACfirmative, juxta Rubrisas. •

qu'il est plus convenable de ne pas sortir le calice des lèvres que de le porter plusieurs fois à la bouche *.

H5. Quelques Prêtres, suivant l'enseignement de quelques riubricistes, même d'assez grand poids« ont coutume, après avoir pris le précieux Sang, de se tenir un peu dans le recueillement, le calice posé sur l'aulel. D'autres, s'en tenant au texte de la Rubrique, qui ne fait en rien mention d*une telle pratique, posent immédiatement sur le corporal la main gauche avec la patène entre les doigts, disant tout bas : Quod ore sumpsimus^ etc., et en même temps, sans se déranger, présentent le calice vers le coin de l'opilre, i our que le Servit y verse le vin de la purification, qu'ils prennent sur-lechamp (/{a&r., ibid.), en tenant, comme pourlacommuniuD, la patène sous le menton *.

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