‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 25 sur 159 · Après avoir pris cette ablution , le Prêtre pose · texte numérisé non relu

Après avoir pris cette ablution , le Prêtre pose

* S'il fallait donner la «communion aux fidèles, on suivrait les règles tracées par TAnteur, part, i, cbap. ix, q. 14 et suiv., et part u, tit i, chap m, art 1

' I ne lettre de saint Pie V ï TArrhevêque de Tarra one, en dale du 8 janvier 157», cilée p^r Benoîi XIV (de Sacrif. Misa., lib n, cap. 2i;, déti-miine que le vin versé pour la purification doit an moins rgaW en quantité celui de la consécration, et qu'en outre on doit prendre la purifi ation par le m^me côté du calice que le précieux Sang. N<-annioins, s'il arrivait quelquefois que le vin de la purification n*atieignît pas dans le i*ali«^e la hauteur qu'avait alteii<te le précieux Sang, il suffira d aj^ilcr égèremen» le caUce, afin i|ue la purification passe sur tous les endroits qu'a touchée le Sang précieux. Si la particule de Thostie qui a été mise dans le calice y demeurait attachée, le Pr^re la tirerait doucement avec Findex sur le bord du calice, on b en il la prendrait avec la purification. Ce dernier moyen est le plus convenable et le plus conforme ï la pratique de ceux qui tiennent le plus aux règles {Idem, de Saer Mis$., lib. m, cap. xvii). (Note de VAuieur )

On pourrait peut-être appuyer cette pratique par la Hnbrique du Vendredi saint, qui, ï la Messe des présanctifiés, prescrit de mettre la parcelle dans le vin. Le Direetùrio'^de* Riti dit môme qu'on peut mettre une seconde fois du Tin dana le calice pour prendre la parcelle, si elle y demeurait encore attaahéo iprèa h première puriflsaiion.

Wt PART, n, TIT. I, CHAP. I, AM. X.

le calice et la patène en même temps sur Fautel, çn sort^ que le calice soit sur le devant du corporal '.

117. Ensuite, mettant le pouce et l'index de cbaïque main au-dessus du calice, il prend la cou|)e (les deux maîns avec les autres 'loigis, et s'en va au coin de répîire pour Tàbliition,' qu^l reçoit , le calice appuyé sur Tautel, etî disant : Corpus tuum. Domine, eic. *.

Il faut remarquer, 1° que la Rubrique dît : Abluit pollïcès et indices, et non pas seulement, Exlremitales du gitorum poUicis et indicis, cela parla crainte l'ondée que Ffiostîe n'ait touché une partie plus avancée des doigts; 2** que cum pollicibus et iniicihus il f\uit également présèniet a ralvluiîon ceux des autres doigts qui par accident aiiraient touché la sainte hostie; 3° enfin, que c'est une louable pratiqué de prendre dans la clernière ablution peu de vin et beaucoup d'eau.

118. Quand l'ablution est dans le calice, le Prêtre le transporte près du purificatoire ; puis, prenant le puriiicatoire avec la main droite, il le met aussitôt «tur les doigts de la gauche, qu'il tient encore sur la coupe; il secoue d*abord légèrement les deiix mains sur le calice, pui^ il va au milieu et s'essuie les doigta '.

' Il ne couvrira pa» ta patène de la pale ; et cela se tire de la Rubriqne. C«He^ct, comme nous le verrons bienidt, prescrit, lorsqiroB anange le eaiWe, de mettre d*abord la p-4ène, et ensuite la pale : c<* q»i montre qtie la patèae ne dnit pas (|lre couverte dans le moment présent. (Noie de \ Auteur )

* Les Cérmonia«a ftiseot en frénéral qu'avant de qutlter le oMlieM de raiitel, il h^\ ia>re une inclination de télé è la^ croix. La pratique d'a|»puycr le cs^Kce flurrautel pomr l'ftlilafion a été confirmée par une décision du 5 oclot*re 1851. Si. Von ne peut s'y conformer pooctitelleroent ï raison de 1 élévalien do calice et de la petite tailla du Servant, il faut du moins éviter de recevoir les ablutions en ^'incHâant d'une manière inconvenante, ainsi que nous Tavona vu («i?» souvent.

^ Selon la règle adoptée généralement par les C^moniani, il f|it 4*abord vm Mâaati0Q 4» tlli è )» ctohl. Dai^toute c^te antlon de ValMM, il éoH

119. Le Prêtre, qui dès Iqrs ne lient plus conjoints les'premiers doigts de Tune ni de Tautre main, prend le calice de la droite, et, portant le purincaloire au-dessous du menton, comme il y tenait la patène pour la communion, il prend l'ablution.

120. Après cela, il pose le calice sur le corporal au milieu de l'autel; puis, le tenant de la main gauche par le nçBud, il essuie de la droite avec le purificatoire , d'abord légèiement les bords, et ensuite tout Tintérieur de la coupe *.

121. Enfin, ayant mis le calice avec la main gauche en dehors du corporal vers le côté de l'évangile, il place dessus le purificatoire, étendu dans sa longueur, ensuite la patène, puis la pale. Alors, repliant le corporal avec les deux mains, il le met dans la bourse , qu'il pose aussitôt sur l'autel pour couvrir le calice du voile. Il met Ta bourse par-dessus, et place avec les deux mains le calice au milieu, ayant soin que le voile couvre bien tout le devant , ainsi qu'^op peut le conclure de la Rubrique (ibid., n. 5), et que le commande expressément un décret de la S. Congrégation des Rites du 5 mars

ARTICLE XI

De la Postcommmioii àla find^la Messe.

m. Le calice ainsi disposé, le Prêtre va au coin de l'épltre ', et il lit la communion les mains jointes : il

prendre ffarde qu'tocune goutte ne tombe de ses doigts, m sur le pied dtt calice, ni sur la nappe, ni sur je cor»'<.ral. . . ^

' La Rubrique porte ': • Âblulionem sumit, et extergit os et calicem purififaloriii (part ii, tit x. n. 5). Le Prêtre, avant d*essuyer le calice, essme éwic d'abord ses lèvres avec le pariflcatoire.

' Après avoir fait une inclinaVion de tête k la creii, selon la ràgle adopté^ féoémleffieut par les Géréuiooiaux.

retourne au milieu, baise l'autel, et, se tournant vers le peuple, il dit : Dominus vobiscum. Il retourne aussitôt vers le livre, dit Oremus avec les oraisons de la manière que nous l'avons marqué avant Tépitre (Rubr. Miss.^ part. Il, titre xi, n. i).

125. Les oraisons flfties et la conclusion achevée, il ferme le Missel (Rubr., ibid.), k moins qu'il ne doive dire un évangile autre que In prtnctpio : la tranche du livre fermé doit regarder le milieu de l'aulel.

124. Il va ensuite au milieu baiser l'autel, et il dit, tourné vers le peuple, Dominm vobiscum; puis Ite, Missa est ou Benedicamm Domino, selon le temps, ou conformément à la Messe qu'il célèbre. Il dit le premier en restant tourné vers le peuple; le second, après s'être retourné vers l'autel (Rubr., ibid.).

425. Après Vite, Missa est, il se tourne de nouveau à l'auteU s'incline médiocrement, et, les mains jointes et appuyées sur le bord de la manière ordinaire, il dit tout bas : Placeat tibi, sancta Trinilas(Rubr,, ibid., tit. xii, n. I).

126. Il baise ensuite l'autel, et, se redressant, il lève les yeux; et en même temps, étendant les mains, il les élève, les rejoint, incline la tête en disant : Benedicat vos omnipoiens Deus; et aussitôt, les mains jointes devant la poitrine, les yeux baissés, il se retourne vers le peuple, comme à l'ordinaire, par le côté de l'épiire; puis, posant la main gauche étendue sur sa poitrine, il donne la bénédiction avec la main droite, en disant : Pater, et Filius, et Spiritus sanctus *. Rejoignant immédiatement les mains, il achève le tour en le continuant sur sa droite, et s'en va au coin de l'autel pour dire l'évangile selon saint Jean (Rubr,, ibid.).

* En ftisant un seul signe de croix {Rubr., ibid.).

127. On observe, pour dire le dernier évangile, les mêmes règles que nous avons iracéos pour le premier. On Tait la génullexion vers le coin de l'aulel en disant: Verbum caro factum est, ou d'autres paroles auxquelles on doit fléchir le genou en certains évangiles. On fait également les signes décrois sur le livre, le front, la bouche et la poitrine ; mais quand on ne se sert pas du livre, et que le carton est éloigné, on fait sur l'autel le signe de croix marqué comme devant se faire sur le livre

(Hliftr., ibid.V.

128. Étant retourné au milieu de Taulel, le Prêtre relève et replie sur la bourse la partie du voile qui devra être de son côté S et, prenant le calice de la main gaache, il met la droite par-dessus, comme quand il est venu à l'autel; il descend les degrés en se tournant toujours sur sa droite. Il fait une inclination profonde, et, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexion du genou droit jusqu'h terre, sans autre inclination; il reçoit du Servant la barrette, se couvre, et, précédé du même Servant, il s'en retourne à la sacristie, observant ce que nous avons dit à l'art, ii.

129. Au départ de l'autel, il commence Kantienne Trtum puerorum, qu'aux doubles il dit en entier avant le cantique^ en ajoutant Alleluia au temps pascal. Puis

* La Riibriqae laisse la faculté de faire le signe de croix indistinctement sur raoïel oa sur le livre : « Pullice dextro signans primum signe crucis

I attire seo librum in principio Evangelii, deinde frontem» os et pectus. • (Ibid ) Si Ton se sert du livre, après que l'Evangile est terminé, on le ferme de telle sorte qu4 la tranche soit tournée vers le milieu de Taulel. (Dec. du

I 3«Kstobre )851.)

* Cftte recommand tion est pour 1m lieux où le calice est disposé ï li manière dMtalie. Elle n*a pas d'objH lorsque le voile, comme cela se pratique généraleiitent en France, n'en couvre guère que le devaiil, puisqu'alors il ne tombe que très peu sur le côté par lequel la main du Prêtre doit prendre le calice.

j92 PART. ÎI, TIT. I, CHAP. II.

il récite le Benedicite {Ruhr., ibi(l.,n. 6) S le Laudate Dominum in sanctU ejus, elc,

150. En arrivant à la sacristie, il fait, sans se f|écouvrir, une inclination profonde au crucifix, ou à telle autre image qui en lient la place; il pose le calice, ôte sa Karrètle, et quitte les ornements sacrés dans Kordre in- Vefse à celui dans lequel il les a piis. Lors donc

Îu'il quitte Taube, il ôte d'abord de la manche le bras auche, qui a été revêtu le dernier, puis il fait passer auessus dé sa tête la partie dont il peut se 4évèiir; et enfin il tire la manche du bras droit. Il fera attention de baiser la croix de letole, celle du manipule et celle 9é Tamict, comme il l'a fait en s'hablllaht. '*'fël. Enfin, s'étant lavé les mains, selon une pratique non à la vérité prescrite par la Rubrique, mais irès- Ibuable et reconiihandée par tous les Au euTs, il se retire eii lieu convenable, afin de rendre au Seigneur, avec le plus dé dévotion qu'il le pourra, les' actions de grâces

àiii lui sont dues par sdn ineffable bienfait.

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