‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 26 sur 159 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Eé8iii|i« succinct de «aclqaet règles données dans les articles pr6- « <èêdénts, avec'^àeiqaes kinires observations saÉ' la'Mesfté;

\ . Le Prêtre doit avoif les mains joiptes à V][ntroït^ ï VOfferidire et à la Communion^ comme aussi pendant

* Un grand nombre de Prêtres disent le Te Deum en revenant de l^antel : <}uet<|QfS:RubriQaiçefrétdblis8eiit ^u*un ^ peol sans fauti», et que latBubrfqae 4|ui''prescrii de dit» le cantique Âpfiodim7e n'est «{ue directive. Noui' n*osell^n9,fia8 KOQ'f )us «ondàmner cette pratique, qui est celle d*fa<»rame8 pieux et instruits. Catalan insinue d'après le ca'dinal Buna qu'on p<uil' b suivre ()b flerein^v E^p» l i cj xxix 0. H.) Néanmutns nous ferons observer' que le |(B|te4e la Eubriqoe est e&près; <fa3 les autres commentateurs réputés; Merêti perexecitple, n'insiBueot pas qu'il soit pernis de s'en écarter; eoÉii, que hS'dMftlli^fiéiéBiomaia Mot d'aocird avec k Rutoiqut. • ' •

bt LA ilESSE BASSE. 95

tout le È^yrie, le Gloria in excehis, les deux Évangiles^ le ( reâo^ le Praeceptis salutaribus monili^ Vile, Missa ui, oii Benedicûmus DominOj ou Requîescant in pace.

% Il demeure profondénient incliné quatre fois seulement : i<* au Confiteor, ^^ au Munda cor meum, 5® au Te igitur, 4" au Supplices te rogamus. Dans toutes les autres circonsiaDces où il Taut sincliner, il doit le Taire médiocrement.

%. \\ fait trois inclinations profondes : 1^ eii arrivant h l'aiiiel;, â"" au pied de Tautel, avant de comrnencef lai Messe; S^ au même lieu en quittant l'autel, la Messe Ë* Die. Oti suppose que le saint Sacrement n'est pas dans lé tabernacle.

4. ii dit ijuàtré choses à voix médiocre, d'un ton moins élevé que le reste de ce qui se dit k haute voix^ savoir : 1° Orate^ fratres; 2" le Sanctus; S" Nobis quo^ qaepbccaibritfui; 4^ Dominé^ non svm dighus.

5. 11 s'incline trois fois au milieu de j'autel, les main^ jointes, sans les appuyer sur l'autel : i»au Munda car meum;^* aii Sanctus; 3' h VAgnu^ Dei. Dans toutes les autres circonstances, lorsque le Prêtre est incliné, il ap* puie les mains sur le bord de l'autel.

6. Il élève lôs yeux h la cbîx * neuf fois soiilementi savoir : 1* en commençant Munda cor meum; 2«* en disant les premiers mots de l'oraison Suscipe^ sancte Pa^ ter; 3« pendant tonte la firière Offerimus tibi. Domine; 4" à Vmi, Sanclificator; S" h Suscipe, sancta Trinitas; 6<>à JDeo noslro après Gratins agamus; 7*" à Te igitur; 8" aux mots Et, elevatis oculis; 9^ à Benedicat vos.

' On avait posé celte question ï la S, Con^nrégation : « Denegalur t^ sliquibuB oblittalio cncern aspiciendi, dimi a Riibrica Saci^rdoli celebranii ia- JDogitur in Missa ôcuWruiu e\evaUo : quid dic^ndum de hujusmodi opmioDe? • La réponse fiit celle-ci : /■ ^xia Rubricas, iu elevatioue ooulurum crucem esse inpiciendaui. i (22 julii 1848.)

7. Il ne sera pas inofile d'ajouter ici, en favear de ceux qui commencent l'étude de ces matières, quelques autres obseivations au sujet de la Messe. D'abord on dit le Gloria in excelsis toutes les fois que le Te Deum a été dit aux Matines. Le Jeudi saint et le Samedi saint on dit également le Gloria, quoique les Matines n'aient pas le Te Deum; c'est la seule exception k la règle générale.

8. On ne dit pas le Gloria aux Messes votives, même dans le temps pascal et pendant les octaves. On excepte les Messes votives de la sainte Vierge, lorsqu'elles sont dites un jour de samedi ; celles des Anges, et celles qui se célèbrent solennellement pro re gravi ou pro publica Ecelesiae causa, pourvu qu'elles ne soient pas célébrées en violet.

9. Aux fêtes doubles, on ne dit qu'une oraison , à moins qu'il y ait quelque mémoire à faire. Aux semidoubles on dit communément * une seconde et une troisième oraison ; pour l'ordinaire c'est celle A cunctis avec une autre ad libitum .' S'il y a une commémoraison, on la fait en second lieu, et l'oraison A cunctis devient la troisième. S'il se trouve plusieurs commémoraisons, on omet A cunctis, et on les fait toutes, quand même il y aurait plus de trois oraisons. Quand on doit dire i'orai-

* Communémeni : car il se trouve quelques exceptions; ainsi les dimanches «mi-doubles intra octavnm n'ont que deux oraisons.

* Quand une oraison est marquée ad libitum^ < e n*est pas qu*on puisse l'omeltre à volonté, la Rubrique entend seulement que le Prêtre la prendra à son choix, soit parmi celles qui sont à la fin <iu Missel sous ce litre : Ora~ tiones diversae direndue in Missa ad libitum Sacerdulis, cum m qute in propriis Missis amgnatitur, quando non est festum duplex, soit inénie idïaires Messes; car la S. Cungrégatioit des Rites t décidé, le 2 si»pleiubre 17^1, que celte oraison p(»uvait être d'un saint, ou du très saint Sacrement, on d'un Patron , ou de In Passion, ou de la Croix, etc.

son Ftdelium^ elle se place toujours i'avant-dernière. Pendant l'A vent, pendant le Carême, dans le temps pascal et dans les octaves, il y a des oraisons particulières au lieu de celles A cunctis et ad libitum. Aux Têtes simples, aux réries et aux Messes votives, les oraisons doivent toujours être en nombre impair, trois, cinq^ sept *; et Celles qui ne sont pas assignées se prennent, au choix du Prêtre, parmi les oraisons diverses à la fin du Missel.

Quant aux oraisons prescrites par l'Ordinaire pour des calamités ou des besoins publics, il faut remarquer premièrement qu'elles doivent toujours se dire en dernier lieu, et sans égard au nombre impair; s- r.ondement , que si l'oraison est prescrite « pro re gravi ^onne dçit pas h dire aux doubles de première classe^ non plus qu'aux doubles de seconde classe dans les Messes solennelles. Quant aux Messes privées dans les fêles doubles de seconde classe^ elle est laissée à la volonté du Prêtre *.

10. On dit le Credo à toutes les fêtes du Seigneur, de la très-sainte Vierge, des Apôtres, auxquels on joint les Docteurs de l'Église, et h la fête de sainte Madeleine. Pendant les octaves qui ont le Credo^ on le dit même lorsqu'on fait l'Office d'un autre Saint. Mais on ne le dit jamais aux Messes votives privées, pas même le diman-

< Cependant, à celle question, 0 An in Missa semiduplici, simplici, vet vo> tiva, necesf^ario dicendae sini collectaB impares, puta très, quinqae aut sept^ni, an vero, ci mpleto teriiario numéro coiiiniemorationum, omitti posait quinta vel sepiioia, s la S. Gon^régaiion d<>8 Rites a répondu, le 2 décembre 1684: « Négative ; sed pust tertiam oraiionfm et imperatas passe, non tamen te* neri,sHperaddere plures. » L'Auteur a dû connaître ee décret : nous ignorons pourquoi il établit ici une règle qui, à not'C avis, lui est opposée. r

* C'est ainsi que Ta décidé la S. Congrégation, le 15 mai 1819. Notre Auieur avait donné des règles oppo>ées à ce décret. Ndus avons cru devoir changer son texte, et nous lui avons substitué ce qui se trouve ici en caractères italiques. ,

Ô^ PAUT. II, flT. ï^ cilAP. II.

che, ainsi que Ta décrëié la S. Congrégation des Rites le 1â novembre 1816. On ne le dit pas non plus a la Messe des Litanit^s de la lele de saint Marc, lors même que celte fête tomberait le jour du dimanche in albis^ parce que c'est une Messe fériale ; ainsi l'a déclaré la S. Congrégallori des Rites le 25 septembre 1706 *. On le dît tous les dimancbes, tors même qu'on n'en fait pas l'Office et qu'on n'en dit pas ta Messe. On Tomet i toutes les f^les des Mariyrs, des tonfesseurs, des Vierges et des sa-nles Veuves, à lexcepiion de celles des patrons et des titulaires des égliseàoù l'on célèbre. On dit aussi le Credo aux Messes votives solennelles pro re gratis confortnément au décret de la S. Congrégation des Rites du 15 janvier 1674; et encore dans les églises w5t ass^ervaiur tnsignis reliquîà alicujtis Sancti : ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites te 12 décembre 1684 et te 10 janvier 1693. Insignisreliquia est corpus, caput, hra-

^ La S. Congrégation des Rites t été interrogée sur la Messe qu*il fallait dire lé jttilr de saint Marc et les jours des Rogations, dans les églises où il ne 8*ctt eélèhfe qu^uoe seule; la question a été posée sinsi qu'il sa t :

c An in festo S. M»rci, ac in feriis Rogationnoi, si in lis ûal de fi«sto duodecim lectipnum, in iis locis ubi una lanluin Missa cantatur pro popu'i m^^ori coniihodilate, ut posait posi Pr^cession^tn vacare laborilus, an oporieat potiu^ cantare Missam de festo quani de Rogationibus ? » La S. Congiégatiun i répoflidu. le 9 mai 1 30 *• • Gonv^nientius est Prucessioncin fatere post Noi»am, inde canUtre Missam Rogationum • Alors «m a demande pro gratta de p<iu* voir chanter la Mes.>e des Rotations avant Tofficf du jour» ut popvlt^s, qui frequentissimui ades9e solet tempore matutmo in Ecclesiis^ possit vacare laboribus La S Congrégation a répondu, le 23 juillet 1136 : « Pro gratis^ et poterit cantari Missa Rogatio(>uin acte Processioneui pro po( uli comuiuditate. » On voit donc qu'en général, s'il n'y a qu'une Me^se ce jour-Up c'est celle des Ltanies qu'il faut d re Mais si la fête de saint Marc tombait le dimanche in albiSt nous croyons qu'il faudrait dire la Messe du dimanche ; si elle toMibaii un dimanche non privilégié, nous peitsi>iis qu'il faudrait dire la Messe de la réte. La S Congrégation n'a rien positivement conmiaudé : le Convenientiu» semble nous laisser la latitude de notre interprétation.

di^f crtM, d'après la S. Congrégation des Rites, 8 avril

i\. VIU^ SfîSMest^ est corfélatirau Ghria iVi eofceUis : on le dit donc toutes les fois qu'çn a dU le Gloriq Qn j)0urrait f^ire beaucoup d'autres observation^ sur la M(^§sç;^nous le9 omettons pour ne pas sortir (|e .la.briè:: veté.^ue Dops nous somnies prescrite^ et aussi parce qu'elles ne rentrent pas dans notre plan.

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