CHAPITRE iii
M ÎÉ toattltré ie M»«r là MlAie eonaliiilOB. ARTICLE i.
Bègles pour donner la sainte œmmunion pendant la MHh '•
i« L'i)()m.inistr;^tK)n de la très .^ajntç Kncba^stie ^tanjL k proprement, parler, vue, partie de la JAesse^ il.estjiis^ de|.i^i(erj|cif)#.la n^nière dont le Prôire doit donner I4 sainte communion, conroro^ément à Cfi que prescrivent la Kubrique, le Rituel romain et les Auteurs.
Si Ldi^ ddhë riiië ntiehiuës personhes dësitetit cômmui)i^r a I9 Messe (ce qui. est loMJôurs mieux et plifs eonformek l'antiquité que de le faire: avant ouaprièsla Mesiiè); il fatit préparer autant de petits pains qu'il y a de jiei*s6iineé '. Si les commuoiadts étaient bonibrèui^,
* On dit aussi le Credo aux fttes de Dédicace des églises (Ruhr» gen. part. I, lit 3M)..,.
* On pourra consuller ulilement ce que dit TAuteur sur ce point, part, l^ diap, iK, que^t . I4 etsuiv
' L<* très saint Sacrement ne devrait 6tre conservé 'tans une église qu*à un 8PUt autel* conformérnent an décret du i\ juin 16*.)6. Em Italie, dans l>eaa-* coup |l*églises, ioe,n*eNt pas au grand autel qu'est la sainte réserve * on /jt donc souvent obligé de prendre les précautions que r Auteur conseille ici, ou de donner U sainte commumoD en dehors de la Messe.
98 FART. Il, TIT. I, CHÀP. Ul, ART. I.
on Terait bien de se servir toujours du ciboire ; s'ils sont en petit nombre, on pourra nriellre les petits pains avec l'bosiie du Sacrifice sur la patène. De quelque manière que l'on fasse, les pains devront toujours se trouver sur Fautel au moment de l'Offertoire ^
3. En faisant l'offrande, le Prêtre comprend dans son intention les petites hosties h consacrer (Rubr.^ part, ii., tit. VII, n. 3) : pour cela, on les met ordinairement sur la patène, surtout si elles sont on petit nombre, quoiqu'on ne puisse pas condamner ceux qui les laissent sur le forporal (Merati, t. I, p. 484, et autres). L'offrande faite, il les dépose sur le corporal vers sa main gauche, à peu de distance de la grande hostie, et il prend bien garde de les toucher jamais avec la manche de l'aube ou le manipule.
4. Si elles sont dans un ciboire, il l'approche de soi sur le devant du corporal, un peu vers sa main droite, et le découvre (Ruhr,, ibid.). Après l'offrande, il le recou* vre et le remet il sa place, c'est-à-dire derrière le calice *. mais toujours sur le corporal.
* Le Prêtre peaMl quelquefois offrir après coup et consacrer de petits pains qu*on te lui présente quVprès roblaiion de ce'ul qui doit servir au sacritice? Passetini, célètre dominicain et docteur do la Sapiencp, enseigne qu'on ne p^u en sûreté de conscience consacrer aucune hostie qui n'ait été offerte en son temps avec a grande Ce sentiment est rigoureux. La plupart des Auteurs pensent que pour de vraies et solides raisons, on peu offrir mentalement jusqu'à la Préfove inclusivement , et consacrer les petites formules qui n'auraient pas été présentes au moment de l'Offertoire. Mais Collet (Traité des saints Mystères, chap xiv, n 2) regarde comme certain qu'il n'y a plus rien à faire quand le Canon est commencé. Ou piul se reporier à ce que dii PAuteur, part, i, eh ix, quest. 9 et 10.
■ Ce sont bien les termes de ta Rubrique: Rétro post cnlicem (Part, ii, tit. H, n 5) ; mais ces expressions ne s»* prennent pas rigoureii^-ement a la lettre. Si Ton consacre sur un aulet portatif, on prend garde surtout que le ciboire repose ^ur la pierre sacrée. Ordinairement on ne le place pas directement derrière le calice, mais un peu sur le c^)té droit.
5. A la consécration, il prend entre ses doigts la g^'ande hostie seule, laissant les petites sur le corp rai, et il fera de même toutes les fois qu'il doit prendre Thostie. S'il y a un ciboire, il l'approche de soi comme à l'Offertoire S et le remet à sa place après l'élévation de l'hostie, lorsqu'il a fait la génuflexion.
6. Après avoir communié sous les deux espèces, le Prêtre repose le calice sur l'autel, et le couvre de la pale. Puis, si les saintes hosties sont sur le corporal, avant de les toucher, il fait la génuflexion, les met ensuite révereneieusemcnl sur la patène, et fait une seconde génuflexion, que beaucoup de Prêtres omettent, quoiqu'elle soit clairement prescrite par la Rubrique (tit. x, n. 6) ; il se tourne alors par le côté de l'épltre, et dit (supposé que le Servant ait termiué le Confiteor) : Mmrealar vesiri, et non I as im, lors même qu'il n'y aurait qu'une seule personne à communier. Après Mmreaiar^ il dit : Indulgmtiam^ en faisant un signe de croix sur les communiants, sans séparer le pouce de l'index. Si les saintes hosties sont dans un ciboire, après qu'il a pris le précieux Sang et couvert le calice, il approche ce ciboire entre le calice et sa poitrine, le découvre ' , fait la génuflexion, et se tourne ve|| le peuple pour le Misereatur.
7« Quand il a d\i Indulgentiam^ il se tourne vers Tantel et fait la génuflexion ; puis il prend de la main gau*
* Et Voovr^ de la maio droite (Rubr, ibid., tit. vin, n. S). — Quand on ne dit pas la Messe sar un autel fixe, il faut avoir soin que le ciboire repose sur la pierre sacrée.
* Lorsqu^on découvre le ciboire, on doit mettre le couvercle sur le corporal» conœe il est explqué en ce métue chapitre, art. ii, n. 1i, p. 102. Le saint ci-» boire, quand il renferme de saintes hosties, doit être recouvert d'ufi pavillon ea soie (Rit. Rom. de sacrament. Eccles.) Pour ouvrir le cibo re, un commence par enlever ce pavillon» que l'on pose sur la nappe de Taolel en dehors d« corponly puis on Ole le couvercle, que l'on met toiiijjoansiir le corporal.
100 PART, n, TIT. I, CHAP. IH, ART. I.
che entre Tindex et le médius la patène ou le ciboire, celui-ci par le nœud, et en même temps de la droite, entre le pouce et Tindex, une des saintes hosties, qu'il élève un peu au-dessus de la patène ou du ciboire : la tenant ainsi, il se retourne eniièrement vers le peuple, et, les yeux pieusement arrêtés sur le Sacreajenl, il prononce d'un ion pieux et d'une voix distincte : Eeee Agnus I>et, ècce qui tolKt peccata mundi ; ei ^uss\{6\ il ajoute trois fois Domine, nonsum dignusut inires sub teclummêim; sed tantum die verbo^ et sanabitur anima niéa (Ruhr. ^ Miss., part. H, til.x, n. 6k .
8. Quand ces paroles sont achevées, il descend par le milieu et jamais par le côte, conformément à la déélsioà de là S. Congrégation des < ites du 1S septembre 1756'^ ; et ils'âppioèhe des personnes qui doivent commuiiîe^^ eèmmençant toujours du côté de répttré. Il fbit sur cha- Cùtie des personnes à qui il donne la communion un signe de croix avec la sainte hostie, sans pourtant isôrtir de la circonférence de la patène ou du éiboire, W disant : Corpus Domini nostri Jesu Chriêti cùstodidt atiiham tmm in vitàm aetemam. Amen. On comnience ces fTaroles en méçie temps que le signe de lacrbix'(/là&r'., fbîdV. ' ^ ^ ^ '^
' 6e ^ret, ^\ est vrai, ne décide la 9\)esUon direç^*'inQn| q^ W^^^ ^^^ pelles d>'k religi uses ; m^is on peul très bien gélléra^ser rapplieatiuç de celte dfecisron comme l'a fait notre Àiiiour.
' En donnant la samte c^niniunion, il fitut prendre garde de tou>*her tes tèiFres de la peivionne qui la reçtiiu cm son Tîsagp, en aocane manière; stiit aTec k0^d'4gt4k seii a\ec la sainte hostie; mais en mettant cetienït sur li lanitoe, on la presse légèroment, coii*me pour Vy attacher, avec rextréinrtA' desilnigts, pjftV^ retire anssitét Que la sainte eoflinitminn se donne avec la/^tèoc^ou ^i^ le eiboire, eh auctm oas on ne doit avoir dans la^ maip QatiilM le pnM^ fltoire, oofuiee qvekiites Prêtres le pratiqiDi è iort, pwiqnem là tt^hn^ife, «ifW ftitnel, ai «oeiia Auteur teaéÊôtét n'm font siflBiioii (MQtÊrdéVJMêm:) lir Ift Mème^aiMMi^ ov ne^^eil pes «>ir pl^s Mnir^ petëîeo^piln iti 4Kfls,
DE LA MESSE BASSE. iOl
9. Le Prêtre, aVan^ fiifi'*(fë donner la communioD, revient à l'autel sans rien dire ; il y monte* conome il en est dt scenda, par le milieu, el non par le côlé. Il pose sur le eorporal le ciboire ou la paiène. S'il reste des saintes faoslies, il les adore en fuisant la génuflexion, et les consomme avec respect '.Il recueille les parcelles aveé soin et les fait tomber dans le calice. U prend ensuite la purification, ei continue à Tordioaire (Rufir.^ ibid.).
ARTICLE II
De la manière de dofiner la sainte communion hors de la
Messe.
10. Comme il arrive souvent qu^on est obligé de donner la sainte communion hors de là Messe % il ne sera pas inutile d'expo er ici ce que le Prêtre doit observer dans cette circonstance. 11 se lave les mains, se revêt d'un surplis*, el d'une étole de la couleur conforme à rOlïice du jour *. Si ie Prêtre qui doit donner la cpmmunion est un Chanoine ayant l'usage de la cappa^ il doit l'ôter, et prendre un surplis ayec, l'étole., ainsi Que Ta déclaré la S. Congrégation, le 12 juillet 1628 et le 19
quelque respectable qne soit le sentiment qui a déterminé quelques Prêtres à iAiroduire, du raiùn^ pi ur pux, cet uss);^.
' On si^ppiise que le Préire n*esl pas hTautel de la saint^t réserve.
• Cela a rive souvent, iuloul en Italie, ou le labçraacle souvent q'est pu an maître autel^
• L'Au'eur dit. de la cotta; c*est le vêtement qoi, en Italie, tient lieu de notre surplis, dont pourtant il n*a ç»s la furino.
• Noire Auteur nvail pensé ave de graves Rubricisles qu'on pouvait Clément se servir de la couleur blanche, qui est projtre au très s»*int Sacrenient; nfis la ^ Congrégation.^ décla'é le contraire le 1? mars 1836' Voici li^g t^rij^ du décret : « Juxta Ritu ilis Romani Rubricam (slola pro miiV8li;an(Ia 88. Eucharistia),, d^bet ç^se colori? Officie conveuientis. »
i02 I^ÂRT. II) TIT, I, CHAP. III, ART. H.
juin 1775, et ainsi que le prescrit le Rituel rornain '. Ainsi préparé, le Prêtre se couvre de sa barrette, et il se rend ù Tautel du saint Sacrement, les mains jointes, précédé du Clerc, qui porte le corporal renfermé dans une bourse *.
11. En arrivant k Tautel, il donne sa barrette au Servant, et lait au milieu la génullexion in piano. Il monte à l'autel, déplie le corporal, et place la bourse, comme pour la Messe. Ayant ensuite ouvert le tabernacle, il fait la génuflexion, en tire le ciboire et le place sur le corponl; puis il Touvre, pose le couvercle sur le corporal, un peu en arrière, mais non loin du ciboire même ', et fait une seconde génuflexion. Le reste se continue comme nous l'avons dit pour la communion donnée pendant la Messe; voici seulement ce qu'il y a de différent. Quand le Prêlro, de retour à l'autel, a déposé le ciboire et fait la génuflexion, il frotte aussitôt légèrement l'un contre l'autre le pouce el l'index de la main droite au-dessus de la coupe ; puis, continuant à tenir
* La cappa^ vêtement de chœar des Prélats et des Channjnes, est un grand manteau. La S Congrégation des Riles a plasieurs fois décidé que, pour donner la ^ainte coumiunion, non seulement le Prêtre devait quitter la cappa^ mais qu'il devait «u^isi prendie le surplis. La quf'stion avait été ainsi posée: An Ganonicis usuin c»ppae et rochetti habentibus liceat Sacranienta adminislrare cum solo rochetto. et deposila cappa? > 1i a été répondu, le 1i! uillet 16â8 : • Sacrameita esse minislntnda cum superpelliceo etstula.juxta Rituale Romanum » Le 19 juin 1715, la S. Congrégation 6> adresser la njêroe décision à une consultation du même genre. Malgré ces textes formels, Tusage contraire a géné>alement prévalu, au moins m France, ou les Chanoines donnent toujours, hors de la Messe, la sainte communion avec leur habit de chœar. Bien plus, le rochet, dans beaucoup de diocèses, est devenu abusivement rhabit de tous les Prêtres, et même df>s simples Clercs.
• Dans quelques églises bien disciplinées, c'est le Prêtre lui-même qui porte la bourse appuyée contre sa poitrine. On ne peut conda:nner celte pratique, surtout quand le Servan» n'est pas un Clerc. (Note de V Auteur.)
' Voir la note de la page 99.
ces deax doigts joints ensemble, il couvre le ciboire sans faire une seconde génuflexion, ensuite il les purifie dans on petit vase préparé à cet efifei et les essuie avec le purificatoire. Pen<laut qu'il fait tout cela, il dit l'antienne 0 sacrum convivium, in quo Chrislus sumitmr, recolilur memoria passtonis ejus, mens impletur gratta, et futurae glariae nobis pignus datur; au temps pascal, il ajoute AUeluia. Après cela, il dit: Panem de CoAo praesiitisti eis; le Servant lépond : Omne delectamenluminsehabentim. On ajoute également AUeluia dans le temps pascal et pendai^ toute l'octave du saint Sacrement. Le Prêtre dit ensuite : Domine, exaudi, etc.; Dominusvobiscum...
Oremus. Deus^ qui nobis sub Sacramento mirabili Passionis tuae memoriam reliquisti : tribue quaesumus, ita nos corporis et sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut redemptionis tuae fructum in nobis jugiter sentiamus. Qui vivis et régnas in saecula saeculorum. Le Servant répond : Amen.
Dans le temps pascal, au lieu de l'oraison précédente, on dit celle qui suit :
Spirilum nobis. Domine, tuae caritatis infunde : ut, quos Sacramentis paschalibus satiasti, tua facis pietate concordes. Per Chrislum Dominum nostrum. b}. Amen.
12. Ensuite le Prêtre replace le ciboire dans le tabernacle, qu'il ne ferme qu'après avoir fait une génuflexion. Puis, élevant les yeux à la croix, étendant et rejoignant les mains et inclinant la tête vers la croix, il dit à haute voix : Benedictio Deiomnipotentis; se tournant aussitôt vers ceux qui viennent de communier, il continue : Pa^ tris, et Filii, et Spiritus sancti ; en même temps il fait 8Qr eux un signe de croix avec la main droite ; il termine en disant : Descendat super vos et maneat semper; et il se retourne k l'autel par le même celé sans aehever ^
i04 PART. II, TIT. I, GHAP. lY.
fe (Cercle. Le Servant répotid : Àmm. Le Prêtre replie le eorporal, le met dans la bourseï qu'ildonné ao Clere ou qu'il conserve pour la porter lui-même, fett «me inclination de tête à la croix, descend, &it la génuflexion du genou droit jusqu'à terre, et s'en retourne k la sa* cm\\e. #
45. (.orsque , pour quelque raison pressapte , un Prêtre revêtu des ornements sacrés est (^iigé tte donner la sainle communion immédiatement avant on aprèi^ la Messe, il doit également le faire de la iQânièi^ qi^ noos venons de dire.'
i4>. Mais les règles ne sont pas les mêmes s^l'^n doit donner la sainte communion pendant la Messe, en tirant Te ciboire du tabernacle. Àlof^, après avoir pris (e* {Précieux Sang, le Prêtre couvre le calice et le place k Hextrémité du corporal dv côté de l'évangile. Fi^is, tenant toujours unis le pouce et l'indei de chaque main, ildtè lé carton du milieu, ouvre le tabernacle; fait la génu^ flexion, et tire le ciboire. Le reste se continue C(>nHi^ nous l'avons marqué précédemment , si ce n'iest qu'à la fin le Prêtre ne dit aucune prière et ne frotté pas ses doigts an-dessus de la coupe ; mais aussitôt qu'il a feit la génuflexion, il referme le ciboira, le place dans le tabernacle, qu'il ferme après une seconde génuflexion, et continue la Messe à l'ordinaire.