‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 43 sur 159 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

De rOflIcc da Diacre K

1. Le Diacre se trouve à la sacristie un quart d'heure avant la Messe; il fait une petite prière, prévoit le cbant de l'évangile et de l'/te, Missa est, ou du Benedicamus Domino ; ensuite il se lave les mains, puis se revêt des habits sacrés. Pour prendre le manipule et la chasuble pliée les jours où l'on doit s'en servir, il attend que le Célébrant soit entièrement habillé : il Taide à se revêtir des ornements sacrés, en les lui présentant conjointement avec le Sous-Diacre '.

2. Lorsque le Célébrant, étant habillé^ se couvre de sa barrette, le Diacre, qui se tient à sa droite, met aussi la sienne; il reste là, les mains jointes, jusqu'au signe du Cérémoniaire. Alors il descend in piano en même temps que le Célébrant et le Sous-Diacre, fait avec eux l'inclination à l'image de la sacristie, tenant sa barrette en main; puis, ayant fait une inclination médiocre au Célébrant, il se couvre et marche h l'autel derrière le Sous-Diacre.

* On suppose toujours le Chœur à portée d'être salué. ■ Si l'on doit faire l'aspersioo de l'eau bénite avant la Messe, le Diacre trou- \Gra pour cette circonstance son Office exposé ci-dessus, au chap. ii. ' A moins que rofiice de Diacre ne soit rempli par un Chanoine ; car alors ^celui-ci est dispensé d'aider le Célébrant en celle circonstance. {Dec. du fS juin Î67G )

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5. En entrant dans l'église, il reçoit, découvert, Teaa bénite que le Cérémoniaire lui présente, la présente k son tour au Célébrant avec les saints ordinaires, fait le signe de la croix sur lui-même, et se couvre de nouveau.

4. En arrivant au Chœur *, il se découvre, et attend le Célébrant, en se retirant vers sa droite; il donne sa propre barrette au Cérémoniaire^ puis reçoit celle du Célébrant des deux mains avec les baisers accoutumés, k moins qu'on aille dire une Messe des morts, puis il la donne aussi au Cérémoniaire *.

5. Il arrive k l'autel k la droite du Célébrant, fait la génuflexion in piano, et répond avec le Sous-Diacre aux prières de la confession, se signant comme le Célébrant, etc. Il s'incline médiocrement vers lui en disant Misereatur^ et profondément vers l'autel en disant le Confiteor. II se tourne un peu vers le Célébrant aux paroles et tibi Pater.,., et te Pater (Ruhr, Miss.j part, ii, tit. iiu n. 9); il se relève ikVIndulgentiam, et s'incline de nouveau médiocrement depuis Deus tu conversus jusqu'k Oremus.

Nota. Il tient ordinairement les mains jointes devant la poitrine, excepté quand il est assis ou occupé k faire quelque chose. Quand il se sert de la main droite, il tient la gauche étendue sur sa poitrine. Quand le Célébrant fait la génuflexion, et qu'il se trouve k son côté, il lui soutient le bras de sa main au moment où il se relève.

' L'Auteur met indistinctement le chœur pour le sanctuaire.

* G*est un usage que nous croyons à peu près général de ne donner les barrettes au Cérémoniaire qu'en arrivant à Tautel. (Voir plus haut, chap. v, n. 5.) De plus, il est essentiel d'ajouter ici qu'en arrivant on salue le Chœur et l'autel. 11 n'y aurait d'exception pour le Chœur que dans les cas où le Clergé ne serait pas aux stalles.

194 PART. Il, TIT. II, CHAP. VII.

6. Après que le Célébrant a dit Oremus^ il monte avec lui à Tanlel à sa droite, relevant d'une main le bas de ses habits par devant '; ensuite il reçoit la navette des mains du Cérémoniaire, prend la cuiller, la baise, la présente au Célébrant en lui baisant la main et dit : Benedicite^ Pater révérende (Ruhr., ibid., tit. iv, n. 4). Si le Célébrant était un Prélat, il dirait : Benedidte, reverendissime Pater.

7. Après que le Célébrant a mis l'encens, il rend la cuiller au Diacre : celui-ci la baise après avoir d'abord baisé la main du Célébrant (Rubr. ibid.); ce qu'il ob* serve toujours en pareilles circonstances. L'encens étant béni, il prend l'encensoir fermé, et, le tenant de la main droite par l'extrémité des chaînettes près du petit couvercle, et de la gauche au-dessus du grand couvercle, il le présente au Célébrant : en le présentant, il a soin de baiser d'abord l'extrémité de l'encensoir, puis la main du Célébrant {Rubr. ibid.), qui se trouve entre les deux mains du Diacre.

Nota. Lors même que le Diacre serait honoré du titre de Chanoine, il ne doit pas omettre les baisers ordinaires dont nous venons de parler : ainsi l'a décrété la S. Congrégation des Rites le 2 avril 1690 et le 4 juin

8. Pendant que le Célébrant encense l'autel, il se tient k sa droite un peu derrière lui, élevant de sa main gauche la partie postérieure de la chasuble. Il fait la génu-

* n fait la génuflexion en même temps que le Prêtre baise TauteL Si Ten* censément ne devait pas avoir lieu avant Tintroït, par exemple, aux Messes des morts, le Diacre ne monterait pas avec le Célébrant jusque sur le marchepied : il s*arréterait sur le degré le plus élevé, ferait la génuflexion en même temps que le Prêtre baise Taulel , cl suivrait ensuite le Célébrant pour Tintroït.

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flexion toutes les fois que pendant l'encensement on passe devant la croix (Rubr. ibid., n. 7) *.

9. A la fin de rencensement, le Célébrant lui remet ! l'encensoir : le Diacre le reprend de la même manière

qa'il Ta donné, et baise la main droite du Célébrant, placée entre les deux siennes comme nous l'avons expli* qoé plus haut, puis il baise l'extrémité supérieure des chaînettes. Alors il descend in piano in cornu epistolae, et, tenant l'encensoir de la main gauche par le haut, et delà droite près du grand couvercle, il encense le Celé* brant de trois coups, avec inclination profonde avant et après. Ensuite il rend l'encensoir au Thuriféraire, monte à la droite du Célébrant sur le degré le plus élevé (Rubr. ibid.), lui indique l'introït de la Messe % fait le signe de la croix en même temps que lui, répond au Kyrie^ etc. Il reste au même lieu, ou bien^ au signe du Cérémoniaire, il va s'asseoir avec le Célébrant et le Sous-Diacre (Rubr. Miss.^ part, i, tit. xvii, n. 6), En ce dernier I cas, il fait, du lieu où il se trouve, une inclination médiocre à l'autel avant de le quitter.

10. Lorsqu'on chante le dernier Kyrie, s'il est assis, il retourne k l'autel de la même manière qu'à la fin du Gloria et du Credo. Mais si Ion ne s'est pas assis, au signe du Cérémoniaire il va derrière le Célébrant (Rubr. Miss.j part, ii, tit. iv,n. 4), au milieu de l'autel, toujours sur le degré le plus élevé. Quand le Célébrant entonne le Gloria^ au mot Deo il fait une inclination de

* Lors même que le saint Sacrement ne serait pas à cet autel, le Diacre ferait dua cette circonstance les génuflexions prescrites, quoique le Célébrant ne fît alors que des inclinations.

* Lorsque le Cérémoniaire est plus à portée , c*est lui qui indique au Célébrant le commencement de Tintroït , ainsi qu*il est dit ci • dessus , chap. Y, n. 7.

tête s puis monte à la droite du Célébrant, et continue le Gloria avec lui (Rubr.^ ibid.), faisant comme lui les inclinations et le signe de la croix k la fin. Ayant Tait la génuflexion en même temps que les autres Ministres sacrés *, il va s'asseoir, marchant devant le Célébrant ou à sa gauche.

il. En arrivant à la banquette, il prend la barrette du Célébrant, et la lui donne avec les baisers ordinaires, tant de la barrette que de la main ; ensuite il prend sa propre barrette, fait au Célébrant une inclination en même temps que le Sous-Diacre, puis s'assied et se cou* vre. Pendant qu'il est assis, il tient les mains étendues sur ses genoux ; quand il se découvre, au signe du Cérémoniaire, il pose la barrette sur son genou droit.

12. Vers la fin de l'hymne, aux paroles Cum saneto Spiritu^ il se lève après s'être découvert, met sa barrette sur la banquette, reçoit celle du Célébrant en baisant d'abord la main, puis l'objet, la met aussi sur la banquette. En retournant à l'autel, il salue le Chœur en même temps que le Célébrant et le Sous-Diacre, d'abord le côté de l'épitre, puis, après quelques pas, le côté de l'évangile, se tenant toujours à la droite du Célébrant '.

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