‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 53 sur 159 · DE LA MESSE SOLENN. EN PRÉS. DE L'ÉTÊQUE · texte numérisé non relu

DE LA MESSE SOLENN. EN PRÉS. DE L'ÉTÊQUE

accompagné du Prêtre assistant et des deux Diacres d'honneur S tous trois en habit ordinaire de chœur (Caerem., lib. ii, cap. ix, n. 2 et 4). L'Évéque peut aussi assister à la Messe solennelle étant lui-même en habit ordinaire de chœur, simplement avec la barrette, et alors il se place le plus ordinairement à sa stalle. Dans Tun et l'autre cas, un Clerc en surplis doit tenir un missel prêt pour le présenter ouvert en temps convenable au Prélat. Régulièrement, il y a en outre un autre Clerc pour porter le bougeoir {Caer. Ep.^ lib. I, cap. XX, n. 1). Il ne fait guère porter la crosse que quand il assiste à son trône vestitus sacris indumentis.

2. Lorsque TÉvêque assiste à la Messe solennelle sur son trône, on doit lui préparer dans le sanctuaire, devant le milieu de l'autel, un prie-Dieu couvert d'un tapis vert ou violet, selon le temps {Ih., cap. xD, n, 8), sur lequel il ira se mettre à genoux dans les temps de la Messe où l'on doit s'agenouiller. Lorsqu'il est à sa stalle, il s'y met à genoux sans se déplacer.

3. Toutes les fois que l'Évêque est présent de l'une de ces deux manières, il doit être salué en particulier, et non par un salut commun à tout le Chœur. Le Cérémonial assimile partout le salut à l'Evéque à celui qui est dû à la croix de l'autel ; c'est-à-dire qu'à l'exception des Chanoines et du Célébrant, qui lui font une inclination profonde, tous les autres devraient faire une génuflexion '.

4. L'Évêque, en entrant dans l'église, reçoit l'aspersoir du plus digne de ceux qui l'ont accompagné ou qui sont venus pour le recevoir à l'entrée, lequel le lui présente avec les baisers ordinaires. D se donne d'abord de l'eau bénite à lui-même, puis il aspei^e tous ceux qui sont présents ; ensuite il se rend à l'autel du saint Sacrement pour y faire sa prière avant de se rendre au trône ou à sa stalle. Il est très convenable, au moins les jours de fêtes, que l'on

kmnioribtis festivitatibus Episcopus erit semper cam plaviali... Poterit tamen, si magis placnerit, hujusmodi Miss» in festis minus solemnibus cum sua cappa pontifieali intéresse » (lib. n, cap. ix, n. 4).

* Au tit. in de cette Seconde partie» nous expliquons les offices de ces assistants de llËvéque.

* Od peut voir, page 131, ce que nous avons dit touchant cette r^le.

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touche de Torgue aussitôt qu'il entre à l'église (Cœr. Ep.^ lib. i, cap. XV, n. 3 et 4).

5. Si Ton doit faire Taspersion de l'eau bénite, le Célfibrant, après avoir aspergé l'autel, va présenter l'aspersoir à l'Évétpie, qm, après s'être donné de Teau bénite à lui-même, aqperge le Câébrant, comme il a été dit page 149.

6. C'est rÉvéque qui commence la Messe. Pour cela, il vient devant le milieu de l'autel, où ses assistants se mettent à sa droite, tandis que le Célébrant est à sa gauche ; le Diacre est à la gauche du Célébrant, et le Sous-Diacre à la gauche du Diacre : de telle sorte que TÉvêque et le Célébrant occupent le milieu, ayant tout leur cortège, le premier à sa droite, et le second à sa gauche ; mais tous les Ministres doivent être un peu en arrière. Ainsi placé, l'Évêque commence ; le Célébrant, avec ses Ministres, lui répondent, se tournant vers l'évéque quand ils disent : Et tiHy Pater... et te, Pater *. Après que l'Évoque a dit Indulgentiam, etc., il se retire et retourne à son siège, où il dit, conjointement avec le Célébrant, Deu$, tu convenus, etc., jusqu'à Aufer à nohis exclusivement.

7. C'est toiqours TÉvêque qui met et bénit l'encens, aidé eneela par le Prêtre assistant, qui présente la navette. Le Thurifâraire présente à genoux l'encensoir ouvert.

8. Le Célébrant, même lorsque l'Évéque est présmit, est encensé autant de fois qu'à l'ordinaire (s. Congr. A., 4 aug. 1663) ; mais de deux coups seulement (Caer. Ep., Kb. i, cap. xxm, n. 32). Quant au Prélat, s'il est à son trône, on l'encense trois fois, e'estr à-dire avant l'introït, après l'évangile et à l'offertoire. Mais si l'Évéque assiste simplement en sa stalle, avec son habit ordinaire de ehœur, il est encensé seulement à l'offertoire. Lorsque le Célébrant et rÉvéque sont encensés, l'Évéque l'est toiqours inunédiatement après le Célébrant : celui-ci de deux coups par le Diao'e, et l'Evéque de trois coups par le Prêtre assistant (Caer. Ep.y lib. i, cap. xxni, n. 26, 27et32).

' Le Cérémonial des Évêques ne parle de cette nttnière de GommtDoer qa*^ roccasion de la Messe des morts ; mais les aotres Gérémoniaux qui expliquent le rit romain donnent les détails que nous exposons ici pour toute Messd soleamUe célébrée devant rÉvôque dans eon diocèse.

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